Il y a quarante ans, Tchernobyl...
21 Avril 2026 , Rédigé par Thierry BILLET
Alors que la frénésie nucléaire reprend les dirigeants politiques français, nous fêterons le 26 avril le quarantième anniversaire de l'explosion du réacteur 4 de Tchernobyl. Avant celle de FUKUSHIMA causée par un tremblement de terre au Japon, TCHERNOBYL a été le révélateur de la volonté de dissimulation des dangers du nucléraire en FRANCE. Les plus jeunes ignorent peut-être les propos rassurants du Professeur Pierre PELERIN du SCPRI (Service Central de Protection contre les Rayonnements Ionisants) à l'époque.
Si une association créée dans la foulée de l'annonce de la catastrophe - longtemps cachée par les soviétiques - n'avait pas mené un travail de recueil de données et de mesures de radioactivité, la CRIIRAD, le tour de passe passe aurait fonctionné parfaitement. Il ne fallait surtout pas inquiéter les Français sur les risques encourus du fait du nucléaire civil.
Aujourd'hui, la droite et l'extrême-droite sautent à pieds joints dans la relance d'un programme électro-nucléaire et dans la destruction de toute alternative et même d'une simple complémentarité avec les énergies renouvelables. Par exemple, les tarifs de rachat de l'électricité photovoltaïque ne permettent plus de solvabiliser les projets citoyens, gages de sécurité énergétique et d'utilisation de l'épargne locale à des fins socialement utiles.
Si l'électrification des usages est un moyen incontournable de décarboner, le contexte politico-militaire où la RUSSIE bombarde sans relâche le système électrique ukrainien devrait conduire MACRON and Co à réfléchir au danger d'une électricité totalement centralisée et sur la fragilité du réseau nucléaire.
C'est sans doute le souvenir cuisant de TCHERNOBYL en RUSSIE et en UKRAINE qui nous a évité jusqu'à présent une destruction de la centrale de ZAPORIJA, même si elle demeure un enjeu militaire significatif. Que se passerait-il si un fou ou un maladroit l'endommageait ?
Tandis qu'EDF devra faire face au crash financier de la centrale anglaise de HINKLEY POINT après ceux gigantesques de l'EPR de FLAMANVILLE et de FINLANDE, MACRON a annoncé qu'il piquerait le contenu du livret A de la Caisse d'épargne pour financer le nucléaire. Un tour de bonneteau comme nos dirigeants les adorent.
Bien entendu, on ne nous demandera pas notre avis d'épargnant. Et bien entendu l'appareil technocratique prétend que cela ne change rien aux capacités de financement du logement social qui est rappelons-le la destination primordiale du livret A...
On dépensera en plus ailleurs, mais il resterait toujours autant d'argent dans les caisses de la Caisse des dépôts et Consignations. Il faut être énarque pour oser de telles allégations. Et surtout ne pas craindre d'être contredit par des médias largement dépendants de la publicité pour les 80 ans d'EDF...
Je m'en vais donc solder mon livret de caisse d'épargne et renouveler mon adhésion à la CRIIRAD, histoire de ne pas cautionner avec mes petits sous un choix énergétique que je rejette.
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