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thierry billet

SILA, un nouveau pas en avant : la méthanisation des boues

4 Novembre 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement

La décision sera prise par le Bureau du SILA le lundi 8 novembre : le Syndicat va désormais méthaniser les boues de la station d’épuration SILOE avant de les brûler.

 

Cette méthode était préconisée dans le cadre du bilan carbone du SILA pour diminuer la production de méthane, gaz pire que le gaz carbonique (effet 8 fois plus fort en effet de serre).

 

L’investissement devrait être de l’ordre de 7 millions d’euros et l’installation de méthanisation pourrait être réalisée d’ici 2014.

 

Il s’agit là d’un signal fort sur lequel le SILA s’engage fermement sur des produits bien définis et avec un pouvoir de production de méthane parfaitement documenté, à la différence du scénario que nous avons éliminé, celui de la méthanisation des ordures ménagères sans tri préalable de la fraction fermentescible.

 

Avec la création d’une usine de compostage des déchets verts produits sur le territoire du SILA dont le volume explose littéralement et qui sont aujourd’hui conduits à PERRIGNIER, c’est une volonté politique de valorisation sur place de la biomasse qui se met en oeuvre pour aboutir au plus vite aux objectifs de valorisation de 45% fixés par le GRENELLE.

 

Pour autant, nous ne devons pas perdre de vue l'essentiel : la réduction à la source des déchets, c'est à dire la multiplication des politiques qui vont permettre d'envoyer à l'incinérateur, ou au tri sélectif le moins possible de déchets. Au premier rang, il y a bien sûr le développement de toutes les formes de compostage à la maison, dans l'appartement, en pied d'immeuble...

 

De ce point de vue, l'action de l'association CNIID est importante pour nous interpeller sans cesse.

Lisez plutôt cet article sur la volatilité du prix du plastique recyclé aujourd'hui à 258 euros la tonne, un prix jamais atteint :

http://cniid.org/index.php?option=com_content&view=article&id=178&Itemid=19

 

 

 

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BORLOO à MATIGNON

3 Novembre 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #C'est personnel

Les écologistes politiques ne peuvent qu'espérer que SARKOZY choisira M. BORLOO pour MATIGNON.

Alors que ce dernier a trouvé un cabinet de conseil pour estimer que 96% du GRENELLE de l'ENVIRONNEMENT avait été mis en oeuvre (oubliant au passage que les éléments les plus pertinents du GRENELLE avaient été abandonnés entre le travail des comités opérationnels et la Loi (OGM, transports, énergie, etc.), le bagout du Ministre ne survivra pas à un épisode gouvernemental où il sera carbonisé par SARKOZY.

On évitera ainsi la mise sur orbite d'un candidat "écolo responsable", surtout excellent vendeur de formules chocs prêtes à l'emploi comme sa maison à 100.000 euros dont on compte les réalisations sur les doigts de la main...

L'art de la formule peut passer pour un ministre quand les journalistes ne vont pas chercher ensuite si elle a été mise en oeuvre. Elle ne suffira plus pour un Premier ministre qui nous promet du "social" alors que les caisses de l'Etat sont vides et que l'UMP cherche d'abord à séduire les électeurs du FN, à grands coups de suppression de la gratuité des soins pour les demandeurs d'asile pour leur dernier coup d'éclat.

Dans LIBERATION d'hier, Eva JOLY présente le projet écologiste sur le plan social et notamment celui des retraites. Je vous invite à en prendre connaissance. Du concret, sans esbrouffe et sans paillettes, du sérieux en somme... La nouvelle marque de fabrique de l'écologie politique.

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Déflation et décroissance

1 Novembre 2010 , Rédigé par Thierry BILLET

 

 

L’UMP avait imaginé à l’occasion des européennes de définir ce que pourrait être une écologie politique de droite.

Sensées répondre aux argumentaires d’EUROPE ECOLOGIE, Mmes  JOUANEAU et KOZIUSCKO MORIZET notamment, pourfendaient la « décroissance » comme une perspective économique et sociale dépourvue d’ambition et surtout ne répondant pas aux enjeux de la mondialisation.

Les « décroissants » sont sociologiquement composés de gens qui ont assez d’argent pour vivre et envisager des placements "éthiques" ou des gens « en rupture » avec le modèle social actuel.

Le débat qu’ils ouvrent est intéressant.

Mais il est politiquement caricaturable : la décroissance ne peut être un projet politique écologiste pour la grande majorité de nos concitoyens qui galèrent pour payer leurs factures d’électricité, voir d’eau.

La décroissance a donc servi de repoussoir anti écolo pour l'UMP : regardez  ces écolos qui veulent nous ramener des années en arrière, qui se moquent des gens dans la dêche qui ne peuvent atteindre au niveau de vie qu'ils estiment "normal", qui n'ont d'autre projet que de nous ramener en arrière, etc.

Pour autant, la caricature se renverse avec la politique déflationniste que mène le gouvernement sans le dire : ne pas remplacer les fonctionnaires, réduire toutes les aides sociales, diminuer son niveau d’intervention dans tous les domaines... c’est engendrer une réduction massive de la dépense au sein de notre pays par la réduction du niveau de vie et par la crainte de lendemains qui déchantent. Cette réduction de la "demande" est le propre de la déflation.

En effet, on ne peut pas critiquer la décroissance qui ne peut être qu’un projet social voulu par les citoyens sur la base d’une adhésion à une démarche de simplicité volontaire, et en même temps, imposer une décroissance subie à la population la plus fragile de notre pays.

Alors que la grande pauvreté explose inexorablement, pourfendre la décroissance tout en la mettant en oeuvre de la manière la plus féroce socialement à l’égard des plus pauvres, n’est pas la moindre des contradictions du sarkozysme.

 

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