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Écologiste annécien

C2A, réunion sur les projections financières.

Réunion technique à l'agglo ce jeudi 1er juillet.

Tous les conseillers municipaux des communes étaient invités, trop peu étaient présents à cette réunion qui avait pour but de préparer les prochains débats budgétaires de l'agglo à partir d'un exposé du cabinet KLOPFER.

J'en retiens une idée force : à partir de 2014, si l'on ne change rien, l'agglo se trouve en position de devoir emprunter au-delà du raisonnable.

Il faut donc changer les règles du jeu de l'intercommunalité rapidement pour pouvoir répondre aux enjeux d'aménagement du territoire ou alors laisser péricliter l'agglo en ne lui laissant aucune chance de développer suffisamment d'investissements. On pourrait ainsi tomber à 6 millions d'euros par an, trois fois moins qu'en période normale.

Cette situation financière est liée bien entendu au choc de la suppression de la taxe professionnelle qui va réduire nos marges de manoeuvre de manière drastique et mettre le budget de l'agglo à la merci de l'Etat qui va être seul maître de près de la moitié du budget communautaire grâce au fonds de compensation de la taxe professionnelle.

Localement, elle est aussi le fruit d'un pacte budgétaire qui faisait largement bénéficier les communes (et non la C2A) de l'augmentation de la dotation globale de fonctionnement que la création de l'agglo et le grand nombre de compétences transférées par les communes a permis d'obtenir.

En clair, les communes ont voulu une agglo pleine de compétences, mais ne lui ont pas laissé l'intégralité de la DGF que cette création générait.

Les communes ont bien vécu mais l'agglo sans projet politique supra municipal n'a été qu'une addition des demandes de chacune des communes qui récupérait au passage un petit pactole.

En l'absence de projet politique communautaire, chaque commune a géré différemment ses deniers provenant de la C2A. ANNECY a choisi de se désendetter activement; SEYNOD a continué d'investir massivement; etc.

Le débat financier à venir n'est pas prioritaire: il doit d'abord être le débat sur le PROJET communautaire; et de ce projet découle des choix financiers et budgétaires.

Mais pour cela il faudrait que les maires de toutes les communes expriment clairement qu'ils veulent la réussite de l'agglo présidée par Jean-Luc RIGAUT.

Or certain(e)s ne voient dans le débat actuel que le moyen de tirer la couverture pour leur commune ou de freiner ou d'empêcher tous les projets au prétexte de cette situation financière moins favorable.

On a bien compris jeudi soir que le nécessaire projet culturel de rénovation de BONLIEU risquait de devenir l'objet sacrificiel d'une orthodoxie financière qui permettrait de faire l'économie du débat politique sur l'avenir de l'agglo.

Pourtant, face à la création annoncéé du pôle métropolitain du GENEVOIS, l'extension géographique de l'agglo dans l'aire de son bassin de vie est le vrai débat politique que nous devrions avoir.

Il n'est pas sûr que les esprits soient murs pour ce faire.

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