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Écologiste annécien

DIOXINES, encore et toujours...

Je suis devenu bien malgré moi, un "spécialiste" des dioxines sur le plan judiciaire, avec la catastrophe de l'incinérateur de GILLY SUR ISERE.

On pourrait penser que ce type de catastrophe va permettre de rendre les organismes de contrôle plus vigilants, compte tenu de la notoriété médiatique de tels dossiers.

Il n'en est rien.

En FRANCE, les choses sont encore plus graves puisque ces organismes de contrôle sont démantelés lorsqu'ils relèvent de l'Etat (voir la dilution des DRIRE dans les DREAL), ceci étant encore aggravé par la réduction des effectifs.

Et que ceux qui dépendent des différentes agences de vigilance créées pour certaines entre 1997 et 2002 sont déjà sujettes à toutes les interrogations.

La dernière en date étant l'affaire du MEDIATOR, absolument invraisemblable. Il faut lire l'article du Dr Irène FRACHON dans le dernier numéro de XXI, dont je vous recommande la lecture pour l'ensemble de la parution (en vente dans les librairies, pas chez les marchands de journaux...)

Et voilà qu'en ALLEMAGNE, un scandale de même nature met à nouveau en cause les dioxines et l'alimentation animale :

BERLIN (AP)

Le scandale de la dioxine a rebondi samedi en Allemagne avec la décision des autorités d'interdire à 934 exploitations agricoles supplémentaires de vendre des oeufs, de la volaille ou du porc après la découverte de ce qu'un fabriquant avait dissimulé la livraison d'alimentation animale potentiellement contaminés.

Le parquet du land de Basse-Saxe a ouvert une enquête et la police a perquisitionné plusieurs des bureaux du producteur, a précisé la ministre de l'Agriculture, Ilse Aigner. "C'est un scandale dans le scandale", a-t-elle constaté, critiquant "la qualité de la surveillance de l'alimentation et des aliments pour l'élevage par les autorités régionales".

Le ministère de l'Agriculture de Basse-Saxe estime que des produits, "principalement des oeufs" des exploitations ont probablement été vendus depuis dix jours mais que "la consommation de ces produits ne représente pas de risque sanitaire" étant donné le faible niveau de contamination.

Le scandale a éclaté la semaine dernière lorsque des enquêteurs ont découvert des taux excessifs de dioxine dans des oeufs, des poulets et quelques porcs. Les autorités ont fait abattre des centaines d'animaux et suspendu les ventes de 5.000 exploitations.

Seules 400 étaient encore sous le coup de l'interdiction vendredi mais la Corée du Sud et la Chine maintiennent leur gel des importations de porc et de volaille allemands.

Les autorités allemandes sont remontées jusqu'à la société Harles & Jentzsch. L'entreprise, qui a déposé son bilan cette semaine, est soupçonnée d'avoir utilisé des graisses contaminées à la dioxine dans la production d'aliments pour le bétail. AP

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