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thierry billet

Écologiste annécien

M. ACCOYER encore...

Publié le 1 Octobre 2011 par Thierry BILLET in Politique locale

Le Conseil interne de l’agglo de jeudi 29 septembre a encore été marqué par une attitude que je supporte pas de la part de M. ACCOYER.

Après l’exposé technique fort intéressant du cabinet d’expert sur les finances communales, on a d’abord eu droit aux déclarations hors sujet de M. HERISSON.

Pour raconter son emploi du temps de la semaine (c’est habituel) et en particulier l’action de la Banque Postale et le fait qu’elle ne rachèterait pas DEXIA, la banque qui a le plus prêté aux collectivités locales, histoire de se faire mousser parce qu’il a participé à une réunion la veille à ce sujet. S’écouter parler n’est pas le gage de la pertinence du propos. Mais on a écouté comme on doit écouter  un élu dans une assemblée civilisée où les conseillers sont respectueux de la parole des uns et des autres.

Lorsque M. ACCOYER a pris la parole, cela n’avait plus rien à voir. D’abord, un long monologue ressortant les « éléments de langage » de l’UMP sur la crise des finances publiques : toujours les mêmes antiennes et l’absence de toute autocritique sur la gestion calamiteuse depuis 2007. Puis une défense et illustration de la nécessité d’investir dans les activités créatrices d’emploi.

J’ai pris la parole à mon tour pour  poser deux questions à l’assemblée et lancer les termes du débat que le Conseil communautaire aura à trancher dans le cadre du futur pacte financier entre les 13 communes de l’agglo.

D’une part, sur le plan technique sur la Contribution économique territoriale et son évolution possible, ainsi que sur la répartition de sa croissance dans le cas où c’est l’agglo qui investit sur le territoire d’une commune : c’est l’agglo qui engrange le solde, la commune ou les deux ?

D’autre part, sur la question de l’efficacité de la dépense publique en termes de création d’emploi.

J’ai posé la réflexion suivante : l’agglo va devoir faire face à une baisse de ses dépenses car ses ressources vont baisser (j’y reviendrai dans le détail dans un autre article). Elle doit donc privilégier les investissements créateurs d’emplois non délocalisables. J’ai donc mis en balance, la création de 14 emplois directs (et 94 emplois indirects selon l’étude RACT MADOUX) par un Centre de Congrès à 25 millions d’euros, soit 250.000 euros par emploi créé ; et la création d’emplois par le même investissement dans un plan massif de réhabilitation énergétique du patrimoine bâti. J’ai demandé que cette question soit au coeur du débat de l’agglo sur sa politique d’investissement.

M. ACCOYER qui quittait la séance est alors revenu vivement dans la salle pour me répondre.

Au-delà de la teneur de ses propos, c’est la forme qui est insupportable : planté à un mètre de moi, debout, il a fait son maître d’école, s’emportant comme si j’avais dit des énormités ahurissantes, faisant la leçon à l’assemblée d’un ton doctoral ne souffrant aucune critique...

Cela m’a rappelé pendant qu’il parlait le grave incident qu’il avait créé à POISY à mon égard. Si vous avez oublié, c’est ici : http://www.thierry-billet.org/article-m-accoyer-vient-de-me-menacer-49149827.html

Alors qu’il quittait la salle définitivement avec M. HERISSON ( Ha, le cumul des mandats !), j’ai repris la parole immédiatement pour souligner le caractère insupportable de ce type de prises de parole méprisant pour les conseillers d’agglomération, sommés de croire sur parole la litanie parlementaire, écrasés par la science infuse parisienne.

Le Centre de Congrès se présente de plus en plus comme la nouvelle « fixette » de M. ACCOYER après la catastrophique autoroute A 41 : une dépense de prestige sur laquelle il veut à tous prix imposer sa marque.