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thierry billet

Écologiste annécien

Politique des déchets : les habitants mobilisés

Publié le 19 Avril 2011 par Thierry BILLET in Environnement

L'examen de l'évolution des tonnages, mais aussi les contacts pris par les ambassadeurs du tri lors de la semaine du développement durable montrent que nos concitoyens sont de plus en plus volontaires pour améliorer et approfondir les gestes de tri.

Autant nous avons des progrès majeurs à faire en centre ville avec les cartons des commerçants dont la plupart se moquent de cette question comme de leur première chemise et enfournent les cartons sans même les plier, autant les habitants sont prêts à avancer.

Seulement 4 lombricomposteurs ont été retournés à la C2A essentiellement pour cause de déménagement et l'enquête de satisfaction est en voie de dépouillement avec un taux de réponse important. Vous pouvez encore réserver votre lombricomposteur pour votre appartement par un coup de fil à la C2A !

Le tri du textile va commencer incessamment : les colonnes seront livrées en mai 2011 : une nouvelle filière s'ouvre pour les annéciens.

Les contacts avec des copropriétés en vue de la mise en place de composteurs en pied d'immeuble se multiplient également. Parlez en dans votre copropriété... 

Enfin, l'étude d'optimisation de la collecte des Ordures ménagères sur l'agglo et symptomatiquement sur la ville d'ANNECY où la "sur qualité" est manifeste face aux tonnages collectés, a été confiée à la société INDIGGO de CHAMBERY : l'étude des tournées est en cours en vue de leur rationnalisation et de leur optimisation. Cela voudra dire moins de camions, moins de bruit et moins de gaz à effet de serre.

Cela permet à la C2A d'avancer vers une labellisation "qualitri plus" qu'elle vient de solliciter.

Cette mobilisation des habitants conduit à réfléchir aux modalités de facturation de la prestation et notamment à la prise en charge des efforts des EPCI qui collectent les déchets et du SILA qui les traite.

Cette dichotomie collecte/traitement devient chaque jour plus compliquée à gérer.

Tant que la demande des EPCI était d'avoir un incinérateur le plus gros possible pour y brûler leurs déchets, le système tournait facilement sur le plan financier.

Maintenant que l'enjeu est de réduire les déchets à la source et de développer la valorisation matières et non l'incinération, chaque EPCI se préoccupe de trouver des solutions de valorisation locale. Mais alors, comment concilier cela avec le respect des missions de collecte pour les uns et de traitement pour l'autre ?

Par exemple, un EPCI qui trouve des agriculteurs intéressés par les déchets verts le fait-il en direct avec eux alors que c'est du "traitement" relevant de la compétence du SILA ? Derrière ces débats techniques, c'est la question de la solidarité entre les EPCI qui est posée et il convient donc d'envisager des solutions nouvelles en matière de tarification qui permettent par exemple d'accorder des bonus aux EPCI qui réduiront le plus leur production de déchets.

Bref, la vertu crée de nouvelles complexités que les élus doivent affronter dans le but unique de réduire la production de déchets au maximum.