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thierry billet
Articles récents

Réseau Environnement Santé

9 Octobre 2011 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement

Je connais André CICOLELLA depuis vingt ans, et plus particulièrement lorsque l'Institut national de recherche et de sécurité l'avait licencié parce qu'il avait osé révéler la toxicité des éthers de glycol; et que je l'avais aidé à contester son licenciement qui fut déclaré sans cause réelle et sérieuse par les juridictions.

André fait partie de ce que l'on appelle dans le jargon militant, les "lanceurs d'alerte", ces scientifiques et/ou citoyens qui prennent sur eux d'alerter l'opinion publique sur tel ou tel produit ou procédé potentiellement dangereux pour la santé publique.

Le Professeur VIEL sur les dangers des dioxines, le Professeur BELPOMME sur les perturbateurs endocriniens, le Professeur SERALINI sur les OGM en font partie.

Leur combat se double aujourd'hui de la mise en cause des liens entre les institutions prétendument indépendantes et de leurs membres qui oublient de déclarer les conflits d'intérêts qu'ils peuvent avoir car ils travaillent parallèlement pour des industriels.

Dans une société corsetée par les intérêts à court terme, ces lanceurs d'alerte sont essentiels. On l'a vu il y a encore quelques mois avec le MEDIATOR et l'agence de sécurité des médicaments qui a lamentablement couvert les agissements de SERVIER.

Pour autant, la répression qui s'abat sur eux est toujours aussi menaçante : coupure de crédits pour les universitaires, menaces physiques dans certains cas, campagnes de diffamation comme celle dont fut victime le généticien SERALINI à propos des OGM,...

Bref, mieux vaut encore faire le mouton et le gros dos : la lâcheté est toujours mieux récompensée.

Raison de plus pour essayer de s'informer par soi même, et c'est ce que propose le réseau environnement santé dont voici le site :

reseau-environnement-sante.fr/

Ils éditent une lettre électronique fot bien faite sur les enjeux de santé publique et les dossiers les plus emblématiques.

 

 

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FUKUSHIMA, salle pleine à ANNECY pour la Criirad

8 Octobre 2011 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement

La CRIIRAD et les AMIS DE LA TERRE ont rempli la salle Yvette Martinet qui débordait de monde ce jeudi 29 septembre pour une soirée consécrée à la catastrophe de FUKUSHIMA où la Criirad a dépêché une mission et où elle suit l'évolution de la situation avec ses relais japonais auxquels elle apporte son expertise technique.

La situation au JAPON, désormais remisée au fin fond de l'actualité (BORLOO qui se dégonfle, c'est quand même plus important, non ?) n'en reste pas moins dramatique et hors de toute projection scientifique sérieuse. L'absence d'incendie a empêché la formation d'un nuage radioactif comme à TCHERNOBYL et l'orientation des vents vers l'Ouest et la mer a permis d'éviter le pire sur le territoire japonais. Pour autant, les niveaux d'exposition des japonais sont alarmants, et l'absence de fiablité des informations sur la pollution souterraine justifie les plus grandes inquiétudes.

Roland DESBORDES, le président de la CRIIRAD, n'a donc pas voulu se montrer alarmiste, mais il a souligné la fragilité de la technostructure qui nous a embarqués dans ce choix nucléariste sans réel débat politique, en particulier en FRANCE (mais aussi au JAPON). Dans les pays démocratiques fédéralistes, le nucléaire est en train d'être abandonné (Italie, Allemagne, etc.) Seuls les pays centralisés où la décision est prise par les technostructures "pour le bien du peuple qui n'y comprend rien" maintiennent leur engagement pro nucléaire. La FRANCE est de ceux-là.

Mais les incidents à répétition montrent que tôt ou tard, le nucléaire connaîtra en FRANCE une crise environnementale majeure.

L'explosion d'un four il y a quelques jours a non seulement tué deux personnes, mais a révélé une pollution radioactive non maîtrisée.

L'arrêt rendu par la Cour d'appel de Nîmes le 30 septembre 2011 condamnant AREVA à 300.000 euros d'amende pour la pollution de la SOCATRI en juillet 2008 est un autre exemple d'une plus grande prise de conscience des failles notoires de la sécurité nucléaire dans notre pays.

Envoyez moi un courriel si vous souhaitez recevoir l'arrêt...

La question de la sortie du nucléaire est donc particulièrement importante tant pour ce qu'elle permet d'éviter comme accident irréparable, que pour ce qu'elle oblige à mettre en oeuvre pour plus de sobriété électrique dans notre vie quotidienne.


 Si iltechn

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Pierre HERISSON, DEXIA et la banque postale

7 Octobre 2011 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #C'est personnel

Le 29 septembre, au conseil d'agglo, Pierre HERISSON, comme à son habitude, a utilisé son droit de parole pour nous raconter son agenda de la semaine, en prenant prétexte de la question des finances des collectivités territoriales.Au conseil municipal, nous avons eu droit à ses voyages au Japon et ses autres rencontres fort intéressantes. Cette fois, c'était sur DEXIA et les difficultés d'emprunter pour les communes.

Il a donc raconté le Conseil d'administration de la BANQUE POSTALE auquel il a participé (si j'ai bien compris) et nous en a livré la teneur : Jamais la Banque Postale ne reprendrait les activités de prêt aux collectivités de la banque DEXIA, désormais en faillite.

4 jours plus tard, le gouvernement annonce l'inverse.

Dommage qu'il n'y ait pas eu un conseil d'agglo ce lundi, Pierre HERISSON aurait pu nous faire l'honneur d'un nouveau scoop.

Dur d'être un sénateur bavard et de ne pas avoir  sur son portable une alerte quand le gouvernement change de position.

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Corinne LEPAGE candidate à la présidentielle

6 Octobre 2011 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #C'est personnel

Le rejet de la candidature de Nicolas HULOT par les Verts lui offrait une opportunité dont je m'étais entretenu avec l'ami eurodéputé Jean-Paul BESSET dès le lendemain de la victoire   de Eva JOLY.

L'abandon de Jean-Louis BORLOO, susceptible d'attirer une partie de l'électorat centriste et écologiste, lui facilite la tâche.

Son positionnement clairement "anti SARKOZY" peut en faire un des éléments de l'élargissement de la majorité présidentielle d'un président socialiste.

Corinne LEPAGE a donc décidé de se lancer dans la campagne présidentielle.

Il lui faudra réunir 500 signatures d'élus locaux, mais cela est à sa portée.

Nul ne peut contester la vigueur de son engagement écologiste depuis tant d'années.

Elle viendra à ANNECY en novembre pour présenter sa candidature et recueillir des soutiens.

J'y reviendrai.


Voici sa déclaration de candidature.

 

 

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CDDRA, quelle gouvernance ?

4 Octobre 2011 , Rédigé par Thierry BILLET

La Région RHONE ALPES a incité et/ou contraint les établissements de coopération intercommunale à se regrouper au sein de comités de développement durable Rhône Alpes avec lesquels elle contractualise sur les investissements que ces collectivités souhaient réaliser sur leur territoire.

Le problème posé est simple : il n'y a pas de structure politique à ce niveau qui est globalement celui du bassin de vie.

Pour le bassin annécien, la cohérence territoriale est évidente : de Thônes à Faverges avec la Communauté d'agglomération, on se trouve effectivement sur le "bon" niveau en matière d'aménagement du territoire.

Pour autant dès qu'il s'agit de se lancer dans l'opérationnel, l'absence de structure politique porteuse d'une vision du bassin de vie devient une lacune insurmontable ou presque.

Si c'est l'agglo qui porte le projet, les "petites" intercommunalités ont le sentiment d'être dépossédées.

Si c'est une intercommunalité "périphérique" porteuse d'une démarche qui devrait être globale, elle a tendance à s'en désintéresser dès que l'investissement est réalisé chez elle.

Quant aux projets réellement fédérateurs, comme la lutte contre le réchauffement climatique, ils ne sont portés par personne et le plan d'action  à l'échelle du bassin de vie dort à l'agglo depuis plus de deux ans, sans aucune chance d'être ressorti au niveau de l'ensemble du bassin de vie.

Pour les intercommunalités rurales qui ne connaissent que l'usage de la voiture, aborder la question du climat apparaît hors de leurs forces et de leurs urgences.

Quant à l'agglo d'ANNECY, toujours incapable de recruter un chargé de mission pour engager les travaux de son plan climat, elle est tétanisée par l'impératif catégorique de M. ACCOYER : pas d'embauche publique !

Le séminaire organisé par le CDDRA le 27 septembre à Thônes sur la méthodologie permettant de rendre opérationnels au niveau de l'ensemble du Comité des projets portés par des EPCI, tels que la méthanisation des boues de la station d'épuration de SILOE par le SILA ou des fractions fermentescibles par la Communauté de communes de FAVERGES, ou la "trame nature" sur laquelle travaille l'agglo, a bien montré cet écueil très difficilement franchissable même pour des personnes et des élus de bonne volonté...

Globalement, seul le SILA, compte tenu de son assiette géographique, peut porter des projets qui intéressent tout le bassin de vie, voir au-delà. Mais il est l'exception et ses compétences sont réduites : déchets et assainissement.

Pour le reste, le CDDRA risque de demeurer un lieu d'agrégation de projets locaux pouvant intéresser la Région, et non un lieu de fédération d'un territoire large sur des enjeux communs; ce qui est pourtant la demande de la Région.

La qualité du travail qui est fourni y est pourtant d'une telle richesse qu'il appartient aux présidents des EPCI de se montrer à la hauteur des ambitions de la Région pour ses CDDRA.


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Etre élu écolo, un art de vivre...

3 Octobre 2011 , Rédigé par Thierry BILLET

Je voulais vous entretenir d’une réflexion qui m’est venue l’autre matin : j’allais prendre le bus et une fonctionnaire municipale me demande où est mon vélo... n’ayant pas vu que j’allais prendre le bus...

Sans que je m’en offusque, ce type de réflexion où un tiers me demande des comptes sur la conformité entre mon engagement et ma pratique quotidienne est fréquent.

Il ne viendrait pourtant à personne l’idée de demander à brûle pourpoint à un élu socialiste si il est engagé syndicalement pour la défense des travailleurs ou à un élu démocrate-chrétien si il est bien allé à la messe le dimanche précédent.

Mais il paraît naturel de me demander si j’ai circulé à vélo, si j’économise l’énergie, si je mange bio, etc.

Loin de me choquer, cette attente de nos concitoyens à l’égard des militants écolo est légitime.

Etre écolo, cela se traduit dans ses actes quotidiens, notamment par la réduction maximale de son empreinte écologique. Heureusement, beaucoup de gens se sont engagés dans cette voie sans pour autant se considérer comme des écolos...

Ne pas aller en train lorsqu’on doit aller à LYON est inacceptable : tous les conseillers régionaux écolo le font-ils ?

Ne pas éteindre toutes les veilles de ses équipements électriques n’est pas digne d’un élu écolo...

Etc. Etc.

Je suis persuadé que la fin est dans les moyens.

Etre l’un des seuls conseillers du SILA à utiliser le bus m’étonne toujours : comment parler concrètement des transports collectifs si l’on considère qu’ils sont « pour les autres » ? Si plus d’élus utilisaient la SIBRA, on discuterait autrement de la nécessaire amélioration de notre réseau au conseil d’agglo et on ne se réunirait pas dans un endroit qui était inaccessible aux transports collectifs.

La force de l’exemple devrait être une constante politique de l’écologie politique.

Pour donner un exemple, le bilan carbone des élus écologistes au Conseil régional devrait être plus faible que celui des autres élus régionaux. Est-ce la réalité ? Je n’en sais rien. Mais je sais qu’ils seraient plus crédibles si ils arrivaient à le prouver...

Et ne parlons pas du covoiturage qui est le ba-ba de l’engagement écologique : combien sommes-nous à nous en préoccuper ?

Mon dernier coup de colère en ce domaine était une réunion de la Région à ARCHAMPS sur le Plan climat régional,(pourquoi le faire dans un endroit non desservi par les transports collectifs ?) élaboré sous la responsabilité d’un élu vert qui n'avait pas prévu le covoiturage et ne l’a pas organisé malgré ma demande.

Alors oui, c’est sur leurs actes que l’on devrait juger l’efficacité et la cohérence des élus qui se disent écologistes...

Des autres élus bien sûr également, mais ces élus ne se font pas élire en invoquant l’urgence écologique...

Nous, élus écologistes, sommes persuadés qu’il faut changer MAINTENANT les politiques publiques et les modes de vie,...et donc changer nous-mêmes vers toujours plus de sobriété.

 

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Ouverture de classes maternelles à ANNECY

2 Octobre 2011 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #C'est personnel

Malgré le processus structurel de vieillissement de la population annécienne (21% de plus de 65 ans), on constate un retour en ville de jeunes couples qui se traduit par l'inscription de plus d'enfants en classe maternelle.

C'est un excellente nouvelle.

C'est ainsi qu'une classe maternelle a ouvert aux ROMAINS et une autre à VAUGELAS; ce qui a conduit la Ville à recruter deux nouvelles ATSEM.

ANNECY compte donc 52,5 classes de maternelle.


La Ville rédige une note de quatre pages appelée "Portrait de territoire".

Elle fourmille d'informations comme celle qui concerne les espaces verts par habitant : 18 mètres carrés pour une moyenne nationale de 10 mètres carrés.

Ou que le taux de logements sociaux à 19,2% des résidences principales qui classe ANNECY  dans les 10 villes les plus actives en ce domaine selon le classement de l'Etat.

Ou encore que ANNECY  est l'avant dernière des 13 communes de l'agglo quant au revenu fiscal : les classes les plus riches n'habitent pas ANNECY, mais dans les communes de l'agglo.


Vous pouvez ainsi connaître les données principales de notre ville en envoyant un courriel à

sigdu@ville-annecy.fr

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M. ACCOYER encore...

1 Octobre 2011 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Politique locale

Le Conseil interne de l’agglo de jeudi 29 septembre a encore été marqué par une attitude que je supporte pas de la part de M. ACCOYER.

Après l’exposé technique fort intéressant du cabinet d’expert sur les finances communales, on a d’abord eu droit aux déclarations hors sujet de M. HERISSON.

Pour raconter son emploi du temps de la semaine (c’est habituel) et en particulier l’action de la Banque Postale et le fait qu’elle ne rachèterait pas DEXIA, la banque qui a le plus prêté aux collectivités locales, histoire de se faire mousser parce qu’il a participé à une réunion la veille à ce sujet. S’écouter parler n’est pas le gage de la pertinence du propos. Mais on a écouté comme on doit écouter  un élu dans une assemblée civilisée où les conseillers sont respectueux de la parole des uns et des autres.

Lorsque M. ACCOYER a pris la parole, cela n’avait plus rien à voir. D’abord, un long monologue ressortant les « éléments de langage » de l’UMP sur la crise des finances publiques : toujours les mêmes antiennes et l’absence de toute autocritique sur la gestion calamiteuse depuis 2007. Puis une défense et illustration de la nécessité d’investir dans les activités créatrices d’emploi.

J’ai pris la parole à mon tour pour  poser deux questions à l’assemblée et lancer les termes du débat que le Conseil communautaire aura à trancher dans le cadre du futur pacte financier entre les 13 communes de l’agglo.

D’une part, sur le plan technique sur la Contribution économique territoriale et son évolution possible, ainsi que sur la répartition de sa croissance dans le cas où c’est l’agglo qui investit sur le territoire d’une commune : c’est l’agglo qui engrange le solde, la commune ou les deux ?

D’autre part, sur la question de l’efficacité de la dépense publique en termes de création d’emploi.

J’ai posé la réflexion suivante : l’agglo va devoir faire face à une baisse de ses dépenses car ses ressources vont baisser (j’y reviendrai dans le détail dans un autre article). Elle doit donc privilégier les investissements créateurs d’emplois non délocalisables. J’ai donc mis en balance, la création de 14 emplois directs (et 94 emplois indirects selon l’étude RACT MADOUX) par un Centre de Congrès à 25 millions d’euros, soit 250.000 euros par emploi créé ; et la création d’emplois par le même investissement dans un plan massif de réhabilitation énergétique du patrimoine bâti. J’ai demandé que cette question soit au coeur du débat de l’agglo sur sa politique d’investissement.

M. ACCOYER qui quittait la séance est alors revenu vivement dans la salle pour me répondre.

Au-delà de la teneur de ses propos, c’est la forme qui est insupportable : planté à un mètre de moi, debout, il a fait son maître d’école, s’emportant comme si j’avais dit des énormités ahurissantes, faisant la leçon à l’assemblée d’un ton doctoral ne souffrant aucune critique...

Cela m’a rappelé pendant qu’il parlait le grave incident qu’il avait créé à POISY à mon égard. Si vous avez oublié, c’est ici : http://www.thierry-billet.org/article-m-accoyer-vient-de-me-menacer-49149827.html

Alors qu’il quittait la salle définitivement avec M. HERISSON ( Ha, le cumul des mandats !), j’ai repris la parole immédiatement pour souligner le caractère insupportable de ce type de prises de parole méprisant pour les conseillers d’agglomération, sommés de croire sur parole la litanie parlementaire, écrasés par la science infuse parisienne.

Le Centre de Congrès se présente de plus en plus comme la nouvelle « fixette » de M. ACCOYER après la catastrophique autoroute A 41 : une dépense de prestige sur laquelle il veut à tous prix imposer sa marque.

 

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Malaise au conseil communautaire du 22 septembre

30 Septembre 2011 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #C'est personnel

Cet article a été écrit avant le conseil communautaire d'hier soir 29 septembre au cours duquel M. ACCOYER a encore fait des siennes. J'y reviendrai demain.

 

Les participants au conseil communautaire de jeudi 22 septembre ont été nombreux à faire part de leur malaise à la suite des interventions des élus minoritaires d'ANNECY et des réactions exagérées de M. ACCOYER.

C'est que le conseil communautaire de l'agglo regroupe les conseillers municipaux des communes mandatés par leur conseil municipal pour y siéger. Les conseillers communautaires représentent d'abord les intérêts de leur commune au sein de l'agglo. Poussant la logique jusqu'à l'extrême, ANNECY LE VIEUX et SEYNOD ont exclu leurs minorités de la représentation au sein du conseil communautaire.

De sorte que les conseillers communautaires viennent d'abord au conseil pour valider ce que leurs Maires, en réunion de bureau de l'agglo, ont validé.

Le conseil communautaire n'est alors que la chambre d'enregistrement des accords des maires des 13 communes.

Le débat n'a lieu que si les maires ne se mettent pas d'accord en bureau.

A priori, il n'était pas prévu statutairement que les conseillers suppléants prennent part aux débats. Mais la désignation de Pierre HERISSON comme conseiller suppléant interdisait qu'on lui retirât la parole. Dès lors, si lui parlait, le conseiller suppléant NPA d'ANNECY le pouvait également. Or, ce dernier n'a rien à faire des accords convenus au sein du bureau et trouve là une tribune politique qu'il ne se gêne pas pour exploiter jusqu'à plus soif.

Longs développements répétitifs, retours permanents sur les mêmes sujets à l'occasion de n'importe quelle question, voilà qui finit par lasser la très grande majorité des autres conseillers communautaires qui ne se reconnaissent pas du tout dans cette logique exclusivement tribunicienne.

M. ACCOYER a tenté de surfer sur ce mécontentement latent et milite pour une limitation des temps de parole de "l'opposition".

Une telle limitation n'est pas acceptable.

Le temps de parole des minorités dans une assemblée démocratique ne peut être limité.

Il appartient à chacun de prendre en considération la nécessité d'interventions adaptées à la question traitée dans des durées raisonnables.

La démarche du même ordre engagée par le conseiller municipal PS d'ANNECY, cherchant souvent à faire de la surenchère sur le conseiller NPA, est plus complexe sur le plan politique.

Jeudi dernier, ni le maire de CRAN GEVRIER, ni la maire de MEYTHET ne l'ont soutenu face à M. ACCOYER pourtant d'une rare agressivité. C'est qu'ils sont bien conscients que l'intervention de M. DUPERTHUY ne cadre pas du tout avec la logique de compromis que le PS met en oeuvre depuis les débuts de l'agglo avec B. BOSSON d'abord, puis avec JL. RIGAUT pour obtenir un traitement correct de leurs municipalités par l'agglo. Les interventions du conseiller municipal d'ANNECY, en décalage complet avec le positionnement politique du PS à la Région, ou à l'agglo, leur posent un problème politique sérieux qu'ils ne savent pas gérer car ils sentent qu'y compris leurs conseillers municipaux sont en désaccord avec le mode d'intervention du conseiller PS annécien. Celui-ci apparaît ainsi décalé et isolé, ce dont profite l'UMP.

Dans ce contexte spécifique, seule une élection du conseil communautaire au suffrage direct des habitants permettra de créer une véritable dynamique d'agglomération, et non la simple superposition et au mieux la coordination de projets communaux...

En attendant, souhaitons que les oppositions si utiles à la démocratie ne donnent pas de prétextes supplémentaires à l'UMP pour trouver des arguments pour les faire taire en utilisant l'incompréhension des conseillers communautaires des communes peu habitués à des expressions politiques partisanes.


 

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Un Procureur de la République mis en examen

29 Septembre 2011 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #C'est personnel

Je ne sais pas comment des "non juristes" comprennent et/ou apprécient cette situation absolument inédite où un juge d'instruction (vous savez ce juge indépendant que SARKOZY voulait supprimer) convoque un procureur de la République, magistrat comme lui, en vue de le mettre en examen, l'accusant de faits d'une réelle gravité.

Pour un juriste, et notamment pour un avocat, cette mise en examen témoigne d'une crise majeure de l'institution judiciaire celle de l'opposition irréductible entre la culture du Parquet aux ordres du pouvoir politique, auquel on demande d'être le garant de ce que l'on ne poursuivra pas de personnalités tant sur le plan local que sur le plan national, et la culture des magistrats indépendants dits "du siège" c'est à dire qui jugent les dossiers et qui souhaitent pouvoir appliquer la Loi en gardant leur libre arbitre.

SARKOZY a exacerbé cette opposition en renforçant la tutelle sur le Parquet, en bafouant les décisions du conseil supérieur de la magistrature pour placer les plus serviles aux postes clés et en accusant les juges du siège de tous les maux, faisant d'eux les boucs émissaires des échecs de sa politique sécuritaire.

L'extrême est atteint lorsque le dit procureur annonce qu'il va porter plainte à son tour pour diffamation.

Mais il ne précise pas contre qui : contre sa collègue juge d'instruction qui a osé le convoquer pour le mettre en examen ? Imaginez que tous ceux qui sont convoqués chez un juge d'instruction pour être mis en examen fassent de même ! Ou contre les journalistes qui ont rendu compte de cette information ?

Bien entendu,ce n'est qu'un simple contre feu médiatique.

Mais la déliquescence de notre Etat de droit est telle que plus rien ne semble pouvoir empêcher que la Justice ne sorte de la SARKOZIE qu'en l'état d'un champ de ruines.

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