Eva JOLY et Philippe MEIRIEU en campagne
Tout d'abord en complément de l'article d'hier sur la Région SAVOIE, ce petit livre reçu ce midi du Mouvement Région SAVOIE, avec le logo d'EELV qui nous donne la traduction des noms de communes savoyardes en "francoprovençal"... Je ne vous raconte pas comment se traduit ANNECY...
Comment un parti qui a réussi à réunir 20% des savoyards aux régionales et aux européeennes peut-il se rendre ridicule avec une telle publication ringarde et ridicule ?
Mais revenons à l'entretien qu'a donné Eva JOLY dans LE MONDE daté du 19 octobre un entretien qui me semble l'exemple même du piège médiatique.
Deux questions sur le point de savoir ce que feront les VERTS si HOLLANDE refuse leur ultimatum sur le nucléaire.
Puis, tout le reste sur les affaires judiciaires en cours concernant SARKOZY.
Le problème, c'est que ce n'est pas le boulot d'une candidate présidentiable de donner son avis sur : "Nicolas SARKOZY est il personnellement impliqué dans les dossiers KARACHI et BETTENCOURT ?".
Eva JOLY devrait refuser de répondre à de telles questions; mais on ne se refait pas, et l'ancienne magistrate assène son point de vue...
Au passage, elle ne parle d'aucune question environnementale, alors qu'il y a tant à dire... Alain LIPIETZ se plaint que la candidate n'aborde nullement les questions de l'alimentation par exemple, pourtant l'un des noeuds gordiens de la démarche écologiste...
Elle est aujourd'hui à 3% dans les sondages; cela ne remontera pas si Eva JOLY ne parle pas plus d'écologie...
Et qu'elle arrête de poser des ultimatums... alors que Cécile DUFLOT négocie une circonscription à PARIS, Philippe MEIRIEU une circonscription à LYON, et combien d'autres ailleurs ?
Ils y renonceront si le PS ne signe pas un accord sur la sortie rapide du nucléaire ? J'attends de le voir pour le croire !
Il n'y a qu'à constater que l'inénarrable Jean-Vincent PLACé, bombardé sénateur en provenance directe des Radicaux de Gauche, se pare
du titre de "N°2 des VERTS", alors qu'il n'a aucun titre pour cela... Et on le laisse faire des déclarations tonutruantes à la presse... après avoir qualifié Eva JOLY de "vieille
éthique"... Du grand n'importe quoi.
L'ambiguïté est totale : posture radicale sur le programme de gouvernement et négociations en coulisses sur les circonscriptions gagnables pour les leaders du mouvement et ceux qui ont fait allégeance au camarade PLACE grand ordonnateur des négociations avec le PS. (Pas celles sur le programme, il s'en moque; les sérieuses, celles sur les places à prendre...)
Philippe MEIRIEU, par exemple, a fait campagne sur le fait que les conseillers régionaux EUROPE ECOLOGIE n'avaient (et donc n'auraient) que ce mandat, dont il disait qu'il est si important qu'il doit mobiliser toutes les énergies des élus régionaux... Et il donne lui-même l'exemple de se présenter dans une circonscription gagnable à LYON... Il est vrai qu'il annonce qu'il démissionnerait de la région si il est élu... Or, il a été élu il y a seulement 3 ans et il a en charge l'une des politiques structurelles de la Région, qui commence à peine à se mettre en place. Si il part, c'est un élu socialiste qui prendra sa place, pas un Vert...
L'élection régionale n'aura donc été qu'un tremplin ? La prochaine étape, c'est le Ministère de l'Education ?
Exactement ce que l'on a reproché à JUPPE ne pouvant se passer d'être ministre alors qu'il avait promis de rester à BORDEAUX ou à MONTEBOURG qui n'a pas pu s'empêcher de cumuler les postes de parlementaire et de président du Conseil général alors qu'il plaidait le mandat unique et la VI° République.
Bien entendu, tout ceci se fait en proclamant haut et fort que l'on s'en remettra aux décisions du parti, que rien n'est fait, que l'on n'a surtout pas d'ambition personnelle, etc.
Toutes ces déclarations de vertu qui ne trompent que ceux qui veulent bien y croire.
Mais cela se fait par un courriel adressé d'abord aux adhérents de son courant à l'intérieur des Verts, et en prenant toutes les précautions d'humilité pour essayer de ne pas effaroucher le militant de base.
Philippe MEIRIEU a déjà tout compris...
Région SAVOIE, c'est décidément NON !
Lorsque je suis arrivé en HAUTE SAVOIE, il y a vingt ans, les VERTS étaient déjà organisés en un région SAVOIE incluant les deux départements savoyards.
Cela avait été voté au milieu des années 1980 et avait un côté post soixante-huitard sympathique.
On se souvenait de "violem viur al pais" entonné sur le LARZAC dans les années 1970.
On était dans la lignée du rapport de ROCARD sur le "désert français".
Remettre en cause le centralisme exacerbé de notre pays n'était pas pour me déplaire.
Mais les choses ont commencé à mal tourner avec la montée en puissance de la Ligue savoisienne sur la scéne politique locale. Avec la Ligue, ses chefs de province, ses blasons et le reste de ses déclarations à l'emporte pièces sur les résistants savoisiens de THONES contre la République en 1792, on changeait de registre et on basculait dans une réécriture de l'Histoire de la réunion de la SAVOIE à la FRANCE qui sentait bon l'isolationnisme et le sentiment qu'indépendants, les savoisiens seraient aussi riches que les SUISSES.
La Ligue ayant cassé sa pipe, les régionalistes savoisiens ont clairement fait le choix d'investir massivement EUROPE ECOLOGIE.
Lors d'une réunion entre la Ligue savoisienne et les partisans de l'entrisme dans EUROPE ECOLOGIE, les choses furent scellées : le cheval de TROYES fut vite en place.
Avec l'accord de la frange la plus radicale des VERTS qui voyait là un appui politique d'adhérents déterminés à s'opposer au courant "réaliste", ils prirent vite une place surdéterminée par rapport à leurs forces réelles et, surtout, à leur poids électoral.
Ils réussirent même, aux Régionales, à imposer l'un des leurs en position éligible en HAUTE SAVOIE alors qu'il habite en SAVOIE... Mais il permettait ainsi d'exclure un conseiller régional "réaliste" qui se trouvait ainsi relégué en position non éligible. Tout cela au nom d'un accord "national" que nous ne vîmes jamais... pour la bonne et simple raison qu'il n'existait pas. En tous cas, vous ne verrez jamais ce conseiller régional que les haut-savoyards ont élu dans notre département.
"Faire de la politique autrement", disaient-ils...
Nous eûmes la naïveté de croire qu'EUROPE ECOLOGIE allait balayer ces héritages passéistes en retenant la seule Région RHONE-ALPES.
C'était faire fi de deux éléments.
D'abord, le fait qu'être une Région autonome chez les VERTS, cela permet à des apparatchiks locaux d'avoir des sièges réservés dans les instances nationales...
Ensuite, le manque de courage politique de Philippe MERIEU, tête de liste régionale, fermement opposé au régionalisme savoisien, mais ne voulant pas s'opposer avec ses partisans...et adoptant la posture politique démagogique des VERTS (encore reprise il y a quelques semaines par Eva JOLY) sur le sujet.
Alors, la Région SAVOIE existe encore chez EELV...
Bien entendu, aucun(e) conseiller régional écologiste à part l'élu savoisien ne ramène la Région SAVOIE sur le tapis lorsqu'il siège à LYON.
Aucune initiative n'est prise par personne pour la mettre en place.
Si ils y croyaient réellement, qu'attendent les conseillers régionaux verts pour mener des actions politiques en faveur de la scission de RHONE ALPES ?
Qu'attend Philippe MEIRIEU, président du Conseil fédéral d'EELV, pour porter ce combat politique qu'il a soutenu contre notre avis ?
En réalité, il ne veut pas d'une Région SAVOIE et les conseillers régionaux EELV ne font rien pour la faire exister en réalité.
Ainsi, elle continue de vivre dans le seul parti EELV, totalement déconnectée de la vie politique des deux départements
savoyards, vie politique complètement différente et incompréhensible d'un département à l'autre :
La SAVOIE basculera à gauche lors du prochain renouvellement cantonal.
La HAUTE SAVOIE demeure un fief du ruralisme conservateur.
Mais les régionalistes ont pris au sein de la structure politique des Verts Région SAVOIE un poids considérable et qui n'a jamais été aussi fort au service de leurs seuls intérêts.
Cette Région n'a aucun sens : elle ne correspond à aucune demande sociale, à aucune identité régionale, à aucun projet d'avenir, à aucune vision politique.
Elle est le rêve dangereux de militants qui sont prêts à soutenir l'UMP quand GAYMARD envisage la fusion des deux départements pour essayer de sauver sa majorité départementale UMP, ou pour créer une 2° Région offerte à la Droite...
C'est pour cela que les VERTS ne font rien à RHONE ALPES pour la faire advenir.
Faites ce que je dis, pas ce que je fais, tel pourrait être le mot d'ordre de ceux qui acceptent cet état de fait : être au fond de soi contre l'existence d'une Région SAVOIE, ne pas oser affronter les régionalistes sur ce point pour des raisons tactiques internes car cela permet de gagner les congrès par une alliance de la carpe et du lapin, mais ne surtout rien faire pour la faire exister concrètement...
Bel exemple de pratique politique schyzophrène ou de "real politik" tout
simplement.
Brûlage, pourquoi l'interdire seulement dans la vallée de l'ARVE ?
J'ai reçu un courriel que je vous livre intégralement à propos des brûlages de déchets verts après l'article que je vous rappelle :
http://www.thierry-billet.org/article-plan-de-protection-de-l-atmosphere-de-l-arve-86219926.html
Il me paraît en effet fort pertinent au moment où l'agglomération d'ANNECY va devoir préciser dès 2012 ses mesures en faveur de la qualité de l'air.
Sur le site internet de la Préfecture, voici un article intéressant concernant le Plan de Protection de l'Atmosphère de la Vallée de l'Arve :
Parmi les 129 pages, les pages 53 et 69 ont particulièrement retenu mon attention :
Mesure P2 = interdire le brûlage des déchets verts.
http://www.haute-savoie.gouv.fr/06_protection_populations/065_industriel_agricole/0653_ppa_vallee_arve/index.php
Comme certains, on peut se poser la question :
Pourquoi limiter ces actions à un tel périmètre ?
La pollution aurait-elle une frontière dans notre département ?
Plan de protection de l'atmosphère de l'ARVE
J'avais abordé cette question il y a quelques semaines ici :
L'enquête publique sur le plan de protection de l'atmosphère est ouverte et s'achèvera le 28 octobre
2011.
Voici les recommandations des associations environnementales pour y participer.
Voici des propositions de remarques à faire, à votre manière et selon vos sensibilités, à l'attention de M. le Commissaire-Enquêteur :
Le diagnostic
- Il reflète hélas la réalité avec des taux hors la loi sur plusieurs sites et pour plusieurs polluants.
-
L’augmentation de la pollution à l’ozone démontre que nous sommes confrontés à un problème de pollution généralisée due à
l’activité humaine. Il faut donc s’attaquer à toutes les causes des émissions polluantes, sans exception, et ne pas concentrer toutes les contraintes sur les citoyens et les artisans
locaux, en faisant l’impasse sur les secteurs industriels et des transports.
Rappel des parts de responsabilité de chaque secteur :
Transports : 80% des NOx – 25% des PM10 – 15% des HAP
Industrie : 10% des NOx – 20% des PM10 – 55% des HAP
Résidentiel : 10% des NOx – 50% des PM10 – 25% des HAP - Les dépassements de dioxydes d’azote (NOx) concernent les abords de nombreuses routes, et pas uniquement l’autouroute et la route d’accès au tunnel du Mont-Blanc. Il faudra donc améliorer les services ferroviaires et les transports en commun, ainsi que développer le covoiturage et généraliser les pistes cyclables (ne pas hésiter à insister spécifiquement sur le point qui vous tient le plus à cœur).
Le périmètre
Il aurait pu intégrer l'ensemble de la vallée de l'Arve, comprise l'agglomération franco-genevoise.Santé
- Le lien de cause à effet entre la pollution atmosphérique et la morbidité-mortalité est avéré. De nombreuses études confirment de façon implacable les effets ravageurs d'un air pollué, sur les enfants, les personnes fragiles et toute personne exposée en permanence à des taux même moyens. Il en va de la santé publique et de la mise en danger des populations. La topographie de notre vallée, ses particularismes météorologiques et aérologiques sont des facteurs aggravants faisant du périmère concerné une zone sensible.
- L’Institut de veille sanitaire en Région Rhône-Alpes affirme d’ailleurs: “Pour protéger la santé des populations, il convient de réduire globalement les niveaux de pollution sur la vallée, toute l’année et pour l’ensemble des polluants.” (p.91 du dossier).
- Les mesures de réduction des émissions doivent s'avérer efficaces pour ne pas se contenter de taux de pollution rentrés dans la loi, mais suffisamment ambitieuses pour que l'air redevienne de qualité en cette région touristique et en ce site à protéger.
- Cela doit passer, certes par un changement des comportements individuels (domaine résidentiel, chauffage, non brûlage des déchets verts, déplacements), mais aussi et surtout par des décisions courageuses à tous niveaux de compétences, réduisant les émissions du domaine industriel et celui des transports.
- Favoriser ces changements de comportements par des campagnes d’information des citoyens, au sujet des pratiques les plus polluantes et de celles qui sont vertueuses, plutôt qu’une verbalisation intempestive et peu pédagogique.
- Ces mesures devront se traduire sur le terrain par une baisse du trafic routier (personnes et fret international) et par une volonté sans faille à ne pas tout sacrifier à la société autoroutière visée, que ce soit lors d'épisodes de pics ou au quotidien. A terme, une véritable volonté de mise en place de solutions alternatives (tram-train, ceva et prolongement Saint-Gervais, report modal des marchansises) doit s'exprimer et être traduite dans les faits, les actes et sur le terrain.
- La période hivernale étant la plus problématique (les inversions de températures concentrent les polluants au fond des vallées), il faudra appliquer des mesures specifiques à cette période, telles que la limitation des vitesses et l’interdiction aux poids lourds les plus polluants d’emprunter l’itinéraire du tunnel du Mont-Blanc.
- La part de responsabilité du chauffage est importante, mais elle ne doit pas être exagérée. Le début de l’année 2011 a été particulièrement mauvais en termes de qualité de l’air, mais la douceur des températures a fortement diminué les besoins en chauffage, ce qui tend à modérer l’impact du chauffage sur la qualité de l’air (n’hésitez pas à parler de votre propre baisse de consommation de combustible pour le chauffage pendant cette période).
- Les feux de déchets verts sont interdits, ainsi que l’écobuage, mais aucune interdition ne concerne les autres feux, tels que ceux autour des chantiers ou entreprises, où toutes sortes de déchets sont mis à feu, libérant des fumées très toxiques dans l’atmosphère.
- Dans les mesures temporaires, en cas de pic de pollution, il est encourageant de lire que les camions seront redirigés vers le rail (Autoroute Ferroviaire Alpine), mais aucune mention de report vers le rail n’est faite dans les mesures permanentes ou saisonnières. D’importantes capacités ferroviaires existent pourtant (ligne historique du Mont Cenis).
- Pour obtenir une diminution effective de la pollution globale il faudra mettre en place, de manière perenne, le report du transport de marchandises vers le rail, tel qu’il est inscrit dans la loi Grenelle de l’Environnement, qui prévoit de faire passer la part des transports ferroviaires et fluviaux de marchandises de 14 à 25 % d'ici à 2022.
- D’après les modélisations proposées p.118, l’interdiction de circuler des poids lourds les plus polluants permettrait une très nette amélioration de la qualité de l’air. Il faut appliquer cette mesure rapidement pour des questions de santé publique.
- Les cartes présentées p.120 et 121 démontrent que l’application des mesures du PPA conduirait à une forte amélioration de la qualité de l’air local. Il faut appliquer toutes ces mesures avec ambition et sans tarder.
Evaluation du PPA
L'évaluation de ce PPA chaque année doit, dès la fin 2012, montrer son bien fondé, sous peine d'être taxé de gadget de circonstance, ce que personne ne souhaite, habitants, élus et pouvoirs publics.Exprimons-nous !
Quel que soit le contenu de nos contributions, il est primordial d’aller s’exprimer en mairie ou par internet, afin de démontrer que les citoyens de la vallée de l’Arve et de ses coteaux se sentent très concernés par les conséquences sur leur santé de la mauvaise qualité de l’air qu’ils respirent. Vous pouvez adresser vos remarques et observations jusqu’au vendredi 28 octobre 2011 inclus dans les 41 mairies concernées par ce PPA ou par courriel : enquete-valarve.ppa@orange.frLe dossier complet : http://www.haute-savoie.gouv.fr/06_protection_populations/065_industriel_agricole/0653_ppa_vallee_arve/20110926-1028/ppa20110915.pdf
Brasserie des Européens : Chauffer les rues,de pire en pire...
Dans le style, arrive l'hiver, dépêche toi de chauffer les rues pour gagner le maximum de sous en utilisant l'espace public, voilà les photographies que j'ai prises ce dimanche 16 octobre à la BRASSERIE des EUROPEENS.
Essayant de discuter avec le maître d'hotel pour qu'il arrête ces parapluies chauffants, je me suis fait envoyer sur les roses proprement.
Autrement dit, l'utilisation de l'espace public n'est pas conçue par de tels commerçants comme un avantage qui leur est accordé dont ils devraient user avec modération; mais comme un droit acquis où ils peuvent faire ce qu'ils veulent sans aucune responsabilité.
Exactement ce que cette personne m'a rétorqué : on est chez nous, on fait ce qu'on veut ! Sauf qu'il s'agit d'un
espace public dont l'usage leur est accordé, pas d'un espace qui s'inscrit à contre courant de la politique environnementale de la Ville.
Alliance dans les ALPES, vers la neutralité carbone...
J'essaie de ne pas manquer les assemblées générales d'ALLIANCE DANS LES ALPES au plan européen. Ce réseau de communes auquel ANNECY est la plus grande ville française adhérente, a pour objectif de faire connaître et d'appliquer les principes de la Convention alpine.
C'est dans ce cadre qu'ANNECY sera en 2012 "Ville des ALPES", récompensée par les communes de l'Alliance pour le travail réalisé en matière de protection de l'eau et d'engagement dans la lutte contre le réchauffement climatique avec la prochaine adoption de son plan climat territorial.
Je reviendrai longuement sur les actions qui seront menées tout au long de cette année 2012.
La dernière AG, à TRIESENBERG au Lichenschtein a été encore une fois l'occasion de mesurer l'implication croissant de communes essentiellement allemandes et autrichiennes dans le nouveau défi de la "neutralité carbone"; c'est à dire la capacité d'ici 2050 à ne plus produire de gaz à effet de serre du tout grâce à une révolution énergétique complète : utilisation des ressources locales, travail sur les déplacements, actions en faveur du maraîchage, etc.
Des communes du Haut Adige ou du Voralberg sont engagées de manière radicale dans ce changement de paradigme et en
tirent un bénéfice économique structurel : cohésion sociale renforcée, investissements productifs et innovation technologique, emplois non délocalisables.
L'exemple de la centrale d'achats du Land du VORALBERG laisse pantois : leur cahier des charges d'équipements conformes aux meilleurs standards écologiques devient un atout pour les entreprises
locales qui sont pratiquement les seules à pouvoir répondre à ces contraintes de qualité du produit et de "non toxicité" de ceux-ci.
Une dernière réflexion suite à cette AG : la plupart des maires présents ne sont pas engagés dans les partis verts. La plupart n'ont aucune étiquette politique, beaucoup sont sans doute de centre droit... Pour eux, cet engagement environnemental est la conséquence logique de leur volonté de préserver le patrimoine alpin : c'est donc pour eux le seul moyen de gérer de manière raisonnable le patrimoine culturel, environnemental, et social alpin...
Cela me fait penser à la boutade de Dany à LYON, il y a quelques semaines à propos du Président vert Winfried Kretschmann du Land de BADE WURTENBERG qui est clairement dans cette mouvance de centre droit...
Le positionnement radical des Verts français, après la belle embellie d'EUROPE ECOLOGIE, m'a paru, une fois de plus,
bien inadapté au regard des exigences de l'urgence écologique qui nécessite que l'on mette en mouvement toute la société vers la sobriété énergétique.
Scrutateurs à la primaire socialiste
L'ami Robert SAINT ROMAIN nous ayant gentiment invités à le faire, mon épouse Nicole (conseillère régionale
écologiste) et moi-même avons participé au dépouillement de la primaire socialiste à ANNECY.
Cet exercice démocratique est proprement enthousiasmant compte tenu de la mobilisation citoyenne qu'elle a suscitée.
Le Parti socialiste a su mobiliser ses adhérents au service d'une consultation qui les dépossédaient du choix du candidat socialiste.
Il faut souligner ce paradoxe.
En effet, jusque là, le "privilège" d'être adhérent d'un parti était de choisir le candidat de ce parti aux élections à venir. En contre partie des tâches ingrates du militant, il disposait du pouvoir d'élire ses candidats aux différents scrutins. Le militant socialiste a conservé la corvée de tenir les bureaux de vote, mais il a su ouvrir le vote à des centaines de milliers de français. C'est remarquable.
En organisant des primaires ouvertes à tou(te)s, les adhérents du PS ont su renouveler leur offre politique et donner un coup de jeune à leur fonctionnement interne.
Bien entendu, cela n'a pu être mis en oeuvre que parce qu'aucune personnalité n'avait le charisme suffisant pour s'imposer aux militants, et que le PS devait conjurer les échecs cinglants de 2002 et de 2007.
Mais c'est dans l'adversité que l'on peut prendre les plus mauvaises décisions.
Tel n'a pas été le cas et cela mérite d'être souligné.
En tous cas, ce fut un plaisir que de participer de cette manière au succès de cette démarche citoyenne bien utile.
Reste à savoir si les partis politiques vont étendre cette démarche des primaires y compris à d'autres élections.
Gageons que le choix du candidat aux législatives par exemple serait radicalement différent si tous les
sympathisants pouvaient voter ou si seuls les adhérents le peuvent !...
Lac en Partage : le dimanche 23 octobre
Nouvelle édition du « Lac en partage » le dimanche 23 octobre 11 de ANNECY à VEYRIER et SAINT JORIOZ cette année.
Je vous rappelle le principe : vous achetez un billet à 5 euros et 2 euros pour les enfants de moins de 12 ans, et vous accédez aux différents ateliers ouverts pour les associations qui souhaitent vous faire découvrir leurs actions en faveur du lac à ANNECY, VEYRIER et SAINT JORIOZ, sans compter les promenades vers le Roc de Chère, la cascade d’Angon et la Réserve du Bout du Lac.
Rendez vous à ANNECY sur le Quai Napoléon III : premier départ des bateaux à 8 heures 45.
ASTERS, la FRAPNA, Terres du Lac, les agriculteurs du tour du lac, le CAUE, la Ligue de protection des oiseaux, et bien d’autres vous attendent.
Plus d’infos sur : www.sila.fr
HOLLANDE/AUBRY, quel choix ?
C'est amusant de discuter de la primaire socialiste et des choix des uns et des autres.
Ce qui revient le plus souvent, c'est qu'encore plus de gens auraient choisi MONTEBOURG mais qu'ils ne l'ont pas fait parce qu'il faut être crédibles pour battre SARKOZY.
On ne vote donc pas pour ce que l'on croit mais pour ce que l'on estime être le choix d'une majorité de gens : les sondages dictent leur loi.
Ils disent que HOLLANDE a plus de chances, donc on vote HOLLANDE.
Comme si une campagne politique était l'addition de sondages.
Si c'était cela CHIRAC n'aurait jamais écrasé BALLADUR en 1995 !
Plutôt que d'assumer un choix politique, on est tenté de se couler dans le moule de celui qui a le plus de chances de gagner contre SARKOZY, c'est à dire ipso facto, celui qui apparaît comme le plus apte à séduire l'électorat centriste pour faire une majorité électorale.
C'est troublant car pour gagner, il faut d'abord rassembler son camp.
Or qui est susceptible de mieux réunir le camp de la gauche que Martine AUBRY ?
Qui est la plus capable de séduire les centristes, alors qu'elle est soutenue par STRAUSS KAHN, plus libéral que n'importe lequel des deux candidats de second tour ?
Si la participation remarquable aux primaires socialistes ne devait être qu'un abandon du libre choix au profit
d'une adhésion "raisonnable" à des sondages qui n'ont jamais été perspicaces à 6 mois d'une présidentielle, ce serait bien dommage...
Rien n'est simple...
Les électeurs de la primaire verte ont fait exactement le choix inverse : choisir la candidate qui est la moins consensuelle dans l'électorat écologiste et la plus clivante sur le plan politique au lieu d'un candidat tourné vers la pédagogie et l'adhésion. Mais l'échantillon électoral de l'ordre de 20.000 personnes n'a rien à voir avec celui des 2 millions de votants socialistes. L'ordre de grandeur par rapport à l'électorat d'EUROPE ECOLOGIE donne la parole aux militants, peu aux électeurs de base.
Et rien ne permet d'affirmer que ce sera un choix payant sur le plan électoral.
Bon vote, dimanche 16 octobre !
De toutes façons, sans état d'âme, il faudra voter pour le ou la gagnante de dimanche prochain...
COHN BENDIT, interview au Monde...
pour Le Monde.fr | 29.09.11 | 17h09
• Mis à jour le 30.09.11 | 07h52
Dany a accordé au MoNDE un entretien le 29 septembre que je reproduis ci-dessous. Feuilletant une revue de presse de ces derniers jours, je découvre qu'Eva JOLY déconseillait aux militants des VERTS d'aller voter à la primaire socialiste... Consigne bien peu suivie à ANNECY où j'ai croisé bien des adhérents...
La principale différence entre les écologistes français et allemands n'est-elle pas que les premiers sont pragmatiques, donc susceptibles de s'allier avec la droite ou la gauche, tandis que les seconds sont ancrés à gauche ?
C'est vrai que les Grünen ont toujours dit que leur indépendance, leur autonomie, leur permettaient, au cas par cas, des alliances avec les chrétiens-démocrates [qui sont à droite]. Mais dans ce pragmatisme que vous soulignez, le système politique joue un rôle majeur. Grâce à la proportionnelle, les Grünen sont présents dans toutes les villes, toutes les régions d'Allemagne, et cela permet de faire émerger des majorités différentes. Les Verts allemands travaillent avec la gauche à Francfort, avec la droite à Hambourg.
Le système électoral français est simplificateur et dommageable pour la démocratie. Car les Verts français se trouvent amarrés à gauche, mais qui peut affirmer sans rire que, localement, des majorités constituées de Verts, de centristes et d'une partie de la droite modérée ne fonctionneraient pas ?
Ce choix d'un ancrage systématique à gauche, que les Grünen n'ont pas fait, n'est-il pas réducteur pour EE-LV ?
Il est à la fois réducteur et nécessaire, pour les raisons que je viens d'expliquer, mais il n'est en aucun cas génétique. Il y aura peut-être, sans doute, une recomposition du paysage politique en France. Et à ce moment-là, il faudra m'expliquer en quoi on ne peut pas travailler avec un Michel Barnier [membre de l'UMP et commissaire européen au marché intérieur et aux services], avec une Nathalie Kosciusko-Morizet [ministre de l'écologie].
En Allemagne, l'expérience nous montre que le partage du pouvoir fonctionne mieux avec la CDU [Union chrétienne démocrate] qu'avec le SDP [Parti socialiste démocrate, classé à gauche]. Avec les sociaux-démocrates, on aboutit très vite à un accord, mais dès lors, les embrouilles commencent. Avec la droite, c'est long de signer un accord, mais ensuite, ça marche plutôt mieux.
Autre différence entre les deux mouvements : les Grünen soutiennent une politique de rigueur budgétaire mais celle-ci fait débat à EE-LV...
Les Grünen ont en effet voté ce qu'on appelle ici la "règle d'or". Nous, en allemand, on parle de "frein à la dette". Parler de "règle d'or", c'est du mysticisme ! Mais il ne faut pas faire passer les Verts français pour les laxistes qu'ils ne sont pas : Eva Joly souhaite réduire la dette publique de 1 point de PIB par an. Il est donc faux de dire que les Verts français n'ont pas tiré de conséquences de la crise. Mais il leur faut aller plus loin.
Puisque les écologistes français tiennent un discours critique sur la croissance, et que cette croissance est, en France, financée par la dette, qu'ils se déclarent ennemis de la dette ! Ils auraient une raison supplémentaire de le faire : ils sont très ambitieux, et souhaitent faire émerger une autre société. Mais comment le faire si la dette leur rend tout choix politique impossible ?
Vous sommez EELV de s'adapter à la crise
?
Mais oui ! Les Grünen, qui avaient travaillé sur un projet politique, l'ont totalement réécrit il y a trois mois. C'est une question de crédibilité. Quand je vois François Hollande faire sa sortie sur les enseignants, je retrouve là une grande tradition française : je promets, l'intendance suivra ! EE-LV n'est donc pas le seul parti français, loin de là, à vouloir s'abstraire de la réalité.
Mais, comme l'ont fait les Grünen en acceptant un allongement de la durée du travail, les Verts français doivent évoluer, en particulier sur les retraites, dossier sur lequel je les trouve totalement bloqués.
A force de s'adapter, comme vous le souhaitez, on ne fait plus rêver. Lors des dernières élections municipales, à Berlin, une partie de l'électorat traditionnel des écologistes n'a pas voté pour les Grünen, les trouvant désormais trop raisonnables…
C'est toujours la même histoire. Il faut s'adapter pour arriver au pouvoir et y rester, mais pas trop. D'où l'importance du choix des personnes qui représentent ce parti. Quand Joschka Fischer est devenu ministre des affaires étrangères de Gerhard Schröder [en 1998], il fascinait totalement les jeunes, alors qu'il était un pacifiste qui acceptait l'entrée en guerre de son pays au Kosovo. Il nous faut, à nous écologistes, des personnalités assez fortes, assez structurées, pour porter ces contradictions.
La journée de travail prévue vendredi entre les Grünen et EE-LV va-t-elle permettre un rapprochement ?
Sur des sujets comme la Palestine – où nous sommes très éloignés, car les Allemands, en raison de l'histoire de leur pays, ont un lien émotif avec Israël, alors que les Verts français sont très critiques – nous sommes arrivés à nous rapprocher. Alors tous les espoirs sont permis. Si nous étions frères siamois, ce serait la quintessence de l'ennui.
Anne-Sophie Mercier
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