LE PEN vs BARDELLA
Croire aux sondages sur l’issue de la présidentielle de 2027, c’est tirer des plans sur la comète. Souvenez vous en leur temps des scores annoncés de la candidature de CHEVENEMENT ou de celle de BALLADUR ... Les sondeurs et les sondés d'aujourd'hui font semblant d’ignorer la question sociale dans le score prévu de l’extrême-droite.
Car entre ce que promettait BARDELLA et ce qu’annonce LE PEN, il y a un gouffre qui s’appelle par exemple l’âge de départ en retraite (62 ans pour LE PEN) et des services publics renforcés alors que BARDELLA était devenu le champion des plus libéraux des patrons. Ce n’est pas pour rien que le conseiller économique de BARDELLA vient de quitter le navire et que LE PEN s’en réjouit. Les promesses du R-HAINE ne satisferont plus les patrons qui faisaient les yeux doux à BARDELLA.
Idem dans l’électorat d’extrême droite qui regroupe à la fois ce qu’on peut qualifier de « France oubliée » des déclassés, de ceux qui craignent de l’être et de ceux qui s’estiment oubliés par les gouvernements depuis longtemps ; mais aussi la droite catholique de BOLLORé and Co. Ces deux électorats sont nourris par la même haine de l’étranger : les premiers au nom de la lutte pour la survie (les étrangers comme concurrents pour les aides sociales) et les seconds par atavisme anti-musulman ou par ressentiment colonial (les pieds noirs et leurs enfants pour aller vite).
Ces deux électorats ne sont pas demandeurs des mêmes choix économiques ni des mêmes choix sociaux.
Et il y a donc un espace politique pour la gauche comme pour la droite républicaine.
Le NEPAL martyrisé par le nouveau régime climatique
Nous sommes passés, Nicole et moi, à SYABRUBESI losque nous sommes allés dans le LANGTANG après la première chute de glacier qui avait enseveli des centaines de personnes... La traversée de la longue langue de terre stérile reste dans nos mémoires avec le mausolée modeste sur lequel sont inscrits les noms des victimes. Mais les néapalais ont reconstruit un village plus haut pour continuer à vivre du tourisme et un peu d'agriculture.
Le tsunami de boue qui a dévalé depuis le TIBET tout proche en est une réplique XXL...
Le gouvernement népalais ouvre chaque jour plus de treks et délivre de plus en plus de permis pour escalader de plus en plus de sommets dont l'EVEREST. Les vols des hélicoptères dans le KUMBU assourdissent les vallées pour monter et descendre des riches occidentaux, chinois ou indiens auxquels les agences népalaises ont promis de les hisser coute que coute et en un temps record au sommet de leur choix. Il n'y a plus le temps pour les longues marches d'acclimatation et la découverte des paysages népalais. On va vite, on se prépare en caisson à la maison et on paie cher pour cela.
Du point de vue népalais, il faut faire rentrer des devises dans un pays exsangue livré à la corruption où la révolte de la jeunesse ce printemps n'a pas encore eu d'effet tangible.
Tout ceci ressemble à une course contre la montre contre le réchauffement climatique; un peu comme ces croisières pour nantis allant à la découverte des pôles et accélérant le phénomène qu'ils font mine de déplorer.
Mais la montagne craque du dégel du permafrost, au NEPAL comme dans la vallée de CHAMONIX et nous sommes entrés dans un monde que le GIEC nous avait annoncé pour 2050 mais qui est déjà là.
Mes pensées vont vers nos amis népalais heureusement saufs car la saison des treks n'est pas commencée pour les personnes averties, et bien sûr notre "filleule" Bina heureusement à l'abri pour le moment à KATMANDOU.
Mais ma colère est grande contre les climato négationnistes qui nous abreuvent chaque jour d'idées nauséabondes sur les "étranges étrangers" qui nous menaceraient.
L'Asie va être très vite déboussolée par les dérèglements dans l'Hymalaya; des milliards de personnes en INDE ou au PAKISTAN sont déjà concernés.
Que feront-ils, ces abrutis de RETAILLEAU et LE PEN contre ces personnes obligées de migrer car leur vie sera devenue infernale dans des deltas asséchés ou des vallées invivables ?
En 2027, nous aurons le choix de voter pour ces crétins et continuer à creuser avec eux le tunnel de l'inaction climatique ou de donner une chance à une atténuation des risques dans lesquels nous nous débattons.
Les préoccupations des Français
L'enquête électorale française sur un échantillon de 10 962 personnes pour Sciences Po fixe les priorités de nos concitoyens pour 2027.
76% trouvent déterminant de "préserver le système de santé", 66% "d'améliorer le pouvoir d'achat", 63% de "faire en sorte que le travail paie davantage".
Loin derrière à 41% on trouve "baisser le niveau des impôts et des taxes" et à 49% "mieux maitriser l'immigration".
Si vous écoutez le discours du gouvernement et de la droite, vous inversez purement et simplement les priorités : l'alpha et l'oméga est de baisser les impôts (des plus riches en premier lieu) et de pourchasser les immigrants.
Pour la santé ou pour rééquilibrer le partage de la richesse vers le travail, vous repasserez.
Qu'ils s'appellent ATTAL, PHILIPPE, RETAILLEAU, aucun ne parle de la santé et encore moins de la santé publique puisqu'ils viennent de réautoriser des pesticides cancérigènes et ne font rien contre la pollution au cadmium.
Quant à rééquilibrer le partage de la valeur ajoutée entre les travailleurs et les actionnaires, ce serait tomber dans le soviétisme. Malgré le travail documentaire irréprochable de l'Ecole d'économie de PARIS autour de Thomas PIKETTY, le négationnisme d'une polarisation de la richesse vers les très grandes fortunes est au même niveau que celui du nouveau régime climatique.
Et vous voudriez relancer la natalité, Messieurs ?
DARMANIN, le pitre qui en fait trop...
Avez-vous suivi l'histoire de ce courrier adressé par le garde des sceaux, DARMANIN au Ministre de l'intérieur NUNEZ lui signalant les dysfonctionnements de ses services quant au suivi des plaintes pour violences sexuelles ? Vous souvenez vous que le prédécesseur de NUNEZ était un dénommé DARMANIN ? Vous souvenez vous que DARMANIN avait fait l'objet de vives critiques des syndicats de policiers et de magistrats quand il a décidé de réorganiser les services de police en déshabillant la Police judiciaire en charge des enquêtes les plus complexes ?
Et qui doit mener les enquêtes sur les violences sexuelles ?
Non, ne répondez pas "la PJ" parce qu'alors vous aurez assimilé l'actuel Garde des sceaux à un pitre schyzophrène de la pire espèce.
Gérald DARMANIN ministre de l'intérieur est le responsable de ce que DARMANIN Gérald, ministre de la Justice dénonce.
INDEPENDANCE DE LA MAGISTRATURE, la bête noire de la droite extrême
Chaque jour nous rapproche de la déclaration de RETAILLEAU acceptant d'être le premier ministre de LE PEN si elle est présidente de la République. lls partagent déjà tout, ces deux-là : la haine des syndicats, de l'Etat de droit, des contre-pouvoirs associatifs, de la défense de l'environnement, de la solidarité ... Et bien entendu, tout conjugué, cela donne une haine particulière vis à vis des syndicats de magistrats, notamment lorsqu'ils prennent position contre leurs dérives.
Mon syndicat, le Syndicat des avocats de France, a publié un communiqué à ce sujet que je partage ici intégralement.
Des attaques, émanant de l’extrême droite et de l’ancien ministre Bruno Retailleau, ont été lancées contre le Syndicat de la magistrature (SM), à qui il est reproché d’avoir pris position contre la proposition de loi « Présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre dans l’exercice de leurs fonctions ».
Nos organisations souhaitent rappeler que l’État de droit exige que le juge judiciaire soit indépendant des pouvoirs exécutif et législatif. Si la liberté d’expression de celui-ci peut être contrainte par discrétion sur les affaires dont il est saisi, afin de manifester son impartialité, aucune ingérence de l’État n’est admissible s’agissant de l’expression portant sur toute question relative à la protection de l’État de droit ou au fonctionnement du système judiciaire. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) juge en effet que le public a un intérêt légitime à être informé de ces sujets d’intérêt général, qui relèvent du débat politique, de sorte que la protection de la liberté d’expression, fondement essentiel d’une société démocratique, doit être la plus large possible, y compris pour les idées qui « heurtent, choquent ou inquiètent ». Plus encore, l’importance à pouvoir alerter le public sur des réformes législatives a amené la Cour à poser le principe que tant les hauts magistrats que les syndicats de juges doivent alors donner leur avis, ce qui participe à la promotion et à la préservation de l’indépendance judiciaire.
Les contempteurs des juges méconnaissent donc ces principes fondamentaux dans une démocratie.
Comme le Syndicat de la magistrature, nos organisations sont inquiètes de l’adoption par l’Assemblée nationale de la proposition de loi « Présomption de légitime défense », modifiant en réalité, après amendement gouvernemental, l’article L.435-1 du code de la sécurité intérieure. Il est démontré que depuis l’adoption de cet article, créé par une loi de 2017, le nombre de tués par des policiers à la suite de refus d’obtempérer a augmenté. Avec la nouvelle réforme, les conditions « d’absolue nécessité » et de « stricte proportionnalité » seraient présumées remplies, de sorte qu’il n’y aurait plus d’enquête de menées, à moins que la victime (ou sa famille) ne réussisse à apporter la preuve contraire.
Et tel est précisément le but recherché : l’exposé des motifs de la loi précise qu’il s’agit de protéger les agents d’une « judiciarisation de leurs actions, parfois perçue comme une remise en question systématique de leur engagement sur le terrain » et de « l’insécurité juridique » qui en découle. Laurent Nunez, ministre de l’intérieur a rédigé une tribune dans le Monde le 21 juillet dernier où il explique qu’il souhaite par cette réforme éviter l’automaticité du « placement en garde à vue pour homicide volontaire ».
Ainsi, il est clairement posé que le but est de protéger la police du contrôle de la justice : le parquet devra démontrer, preuves à l’appui (qui devront donc être apportées par les victimes), que les conditions d’absolue nécessité et de stricte proportionnalité n’étaient pas réunies lors du tir (mortel ou non), pour ouvrir une enquête, qui ne sera plus automatique. Contrairement à ce que le ministre affirme, ce n’est pas le placement en garde à vue qui est décidé à chaque fois, mais l’ouverture d’une enquête. Celle-ci permet, si le parquet fait son travail, de récupérer les enregistrements des caméras de vidéoprotection ou des caméras piétons, dans les délais impartis avant leur effacement (en général, trente jours).
C’est la raison pour laquelle nos organisations dénoncent, à l’instar du Défenseur des droits, de la CNCDH, du rapporteur spécial de l’ONU sur les exécutions extrajudiciaires, la non-conformité de cette réforme au droit international des droits humains. Celui-ci impose une enquête effective et fait peser sur l’État et non sur les victimes, la nécessité de faire la transparence sur l’usage des armes par les forces de l’ordre.
Ainsi, l’expression d’un syndicat de magistrats est rendue nécessaire par l’expérience qu’il a de la Justice, de son fonctionnement, de ses rapports avec la police et des enquêtes qui pèsent sur celle-ci. Ses alertes sont essentielles au débat démocratique, elles sont utiles aux citoyennes et citoyens pour comprendre les lois qui sont débattues au Parlement.
Il n’est pas admissible de vouloir museler un syndicat par des procédures bâillon, en exigeant une neutralité qui serait contraire aux exigences posées par la CEDH et en feignant de confondre, pour discréditer son propos, expression politique et choix partisan. Les appels aux poursuites disciplinaires expriment surtout la volonté de taire la dangerosité de la proposition de loi.
L’exercice de leur liberté d’expression par des syndicats de magistrats est une garantie essentielle de l’État de droit et de la démocratie.
Signataires :
Ligue des droits de l’homme (LDH), CGT, FSU, Solidaires, Syndicat des avocat.es de France (SAF), Amnesty international France, Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et Organisation mondiale contre la torture (OMCT), dans le cadre de l’Observatoire pour la Protection des Défenseur·es des Droits Humains
Les négationnistes du climat chez EDF
Et voilà qu'EDF est contrainte d'arrêter ou de mettre en veilleuse de plus en plus de réacteurs nucléaires car l'eau de refroidissement des réacteurs devient insupportable pour les fleuves dans lesquels EDF la rejette. Et voilà qu'EDF communique pour s'excuser que ce serait du fait de "contraintes environnementales".
Voilà donc comment EDF perçoit les arrêtés qui empêchent de liquider toute vie aquatique dans les fleuves surchauffés par les canicules à répétition : une contrainte environnementale; alors que ce sont les centrales nucléaires qui exercent sur les milieux naturels une contrainte existentielle.
Bien entendu, cette communication est raccord avec les antiennes de MACRON à LE PEN sur l'écologie punitive qui enquiquine les gens et gâchent leur quotidien.
Après-tout qu'est-ce qu'on en a à fiche des poissons, cette contrainte environnementale déplorâble ?
Franchement, laissez nous tuer les poissons pour pouvoir climatiser tous ces logements dont nos concitoyens ne pourront pas sortir puisqu'il fait trop chaud dehors. Ils pourront passer encore plus de temps sur les réseaux sociaux à regarder des images de poissons vivants générés par l'intelligence artificielle. L'avenir est devant nous, radieux et nucléarisé...
Glups, quel cauchemar vivons-nous... Celui que raconte Yannick JADOT dans cette tribune du MONDE :
La France est en burn-out climatique. Des milliers de morts victimes des canicules, les mégafeux ravageurs, les maisons brûlées, la flore et la faune sauvages dévastées, des millions d’animaux morts dans les élevages, les cultures cramées, les hôpitaux au bord de la rupture, des logements devenus inhabitables, des classes fermées, des trains supprimés, des réacteurs nucléaires arrêtés, des festivals annulés… Partout la sidération. Tout est exceptionnel mais tout était prévu, donc prévisible. Et ce n’est que le début. En matière de climat, il y a ceux qui en meurent, et il y a ceux qui en vivent.
Des autocrates organisent notre addiction au pétrole et au gaz, déclenchent des guerres, bombardent les populations civiles, provoquent des chocs pétroliers. Nous en payons la facture climatique et le prix à la station-service. Des groupes comme TotalEnergies, profiteurs de guerre en Russie et au Moyen-Orient, s’enrichissent comme jamais. Et puis il y a nos gouvernements climato-arrangeants, qui préfèrent pactiser avec les pires lobbys plutôt que d’engager la mobilisation générale pour sortir le plus vite possible des énergies fossiles.
Et toujours l’extrême droite, ce charognard politique, se repaît du chaos, exploite les souffrances individuelles et les défaillances de l’Etat, organise la résignation et nourrit la tentation autoritaire. Tous pensent encore pouvoir s’arranger avec la réalité. Mais on ne négocie pas avec la science.
Il nous faut en finir avec cette « drôle de guerre » climatique. La menace est connue, existentielle, palpable. Les citoyens et les forces vives se sont mobilisés. Mais les gouvernements procrastinent, par déni, lâcheté et cupidité. C’est la débâcle. Ne doutons pourtant pas de la brutalité de la campagne que vont mener la droite et l’extrême droite contre l’écologie, pour masquer leur coupable incurie et conserver leurs rentes politiques et économiques. Les boucs émissaires sont tout trouvés : les écologistes ! On connaît la chanson. Les écologistes alertent ? Ils sont catastrophistes. Ils anticipent et proposent ? Ils sont irresponsables et punitifs. Les catastrophes surviennent ? Ils sont incompétents.
Tordons d’abord le cou au concept d’inaction climatique. Ne rien faire, laisser faire, c’est agir contre le climat ! Réduire les moyens de la sécurité civile, saborder les investissements dans l’isolation thermique des bâtiments, les énergies renouvelables, les transports collectifs, l’électrification du parc automobile, la décarbonation de l’industrie, l’agroécologie, c’est agir.
Chaque renoncement attise les flammes des mégafeux, ouvre les vannes des inondations, pousse le thermostat des canicules, assèche les cours d’eau et les sols, produit des chocs toujours plus meurtriers et infiniment plus coûteux que les économies budgétaires recherchées. Derrière chaque décision, il y a des vies sauvées ou des vies perdues ; l’habitabilité préservée du logement, du territoire, de la planète, ou des conditions de vie dégradées ; la liberté de répondre dignement et de manière qualitative aux besoins essentiels, de s’épanouir et de vivre ensemble, ou un régime de privation régi par le chaos, la compétition pour les ressources, les conflits.
Les solutions sont déjà là
Il n’y a pas d’un côté ceux qui porteraient le fardeau des ruptures à engager et, de l’autre, ceux qui laisseraient les Français tranquilles. C’est un mensonge criminel de prétendre protéger nos modes de vie sans rien changer de notre organisation économique, sociale et politique. Climatosceptiques et climato-arrangeants sont des capitulards qui nous condamnent au pire.
Agissons donc, comme une évidence. Comme un élan de vie et de civilisation. La bonne nouvelle, c’est que les solutions pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre et nous adapter aux chocs climatiques sont déjà là, portées par des citoyens, des forces vives, des entreprises, des collectivités locales, des élus. Elles doivent être démocratiques, car les transformations à engager sont telles et les délais si contraints qu’elles ne peuvent se déployer sans – ou pis, contre – les citoyens. Elles doivent être justes et clairement identifier ceux qui vont en bénéficier – les plus fragiles en priorité – et ceux qui vont en assumer le coût parce qu’ils le peuvent.
Oui, les écologistes ont eu raison avant les autres. Cela n’a malheureusement pas suffi, mais cela nous donne la force, l’expérience et l’efficacité d’une vision systémique du diagnostic et des solutions. Depuis longtemps, nous sommes plus que des lanceurs d’alerte. Du Parlement européen aux conseils municipaux, nous sommes des acteurs et des élus engagés.
Nous ne nous résignons ni au chaos climatique ni à la débâcle démocratique. Nous faisons au contraire le choix de la liberté et de la souveraineté, celui d’usines, de fermes, d’emplois, de culture et de services publics sur tous nos territoires, plutôt que la soumission aux régimes de Vladimir Poutine, de Xi Jinping, de Donald Trump et des pétromonarchies du Golfe.
Face à une société traumatisée par les chocs qu’elle subit, précarisée par un capitalisme devenu sauvage, angoissée par des transformations qu’elle sait indispensables, un nouveau cycle politique doit urgemment s’ouvrir.
L’écologie doit dorénavant s’ancrer jusqu’à l’obsession dans le concret, le quotidien, le vécu, le territoire. Une écologie qui ne se contente pas de conjurer les risques mais éprouve les solutions, promeut la démocratie partout (locale, délibérative, sociale, représentative, participative, internationale), embrasse les enjeux du travail, de l’entreprise, de la réindustrialisation verte comme ceux de l’école, de l’hôpital, de la justice et de la sécurité publique. Car c’est là que se jouent la dignité et la fierté retrouvées, que se bâtit la réconciliation de notre pays avec son avenir et avec lui-même. C’est ainsi que l’écologie politique sera utile dans les moments sombres que nous affrontons et qu’elle repassera à l’offensive dans les élections présidentielle et législatives qui viennent.
Yannick Jadot est sénateur écologiste de Paris, auteur de « Climat : la drôle de guerre » (Denoël, 2025).
La FNSEA découvre la crise climatique pour l'oublier demain...
Après avoir obtenu l'abandon de toutes les mesures susceptibles d'atténuer l'impact du nouveau régime climatique dans les différentes lois d'urgence agricole votées par la droite et l'extrême droite, voici que la sécheresse amène la FNSEA à demander encore des aides financières, mais cette fois parce que :
"Nous vivons une catastrophe climatique d’une ampleur que nous n’avons jamais vue en agriculture sur une telle durée, nous avons besoin d’une réponse gouvernementale inédite (…) s’il existe un certain nombre d’assurances, on sait parfaitement qu’elles ne pourront pas prendre en compte un tel niveau de sinistralité »
Crise climatique aujourd'hui mais pas hier, et cet opportunisme dans l'unique but d'obtenir le soutien financier ou réglementaire aux grosses exploitations exportatrices.
Cette phrase illustre l'incompréhension compléte de ce que nous vivons par la FNSEA et ses soutiens politiques.
"Nous vivons une catastrophe climatique d’une ampleur que nous n’avons jamais vue en agriculture sur une telle durée"
Alors que cette catastrophe climatique est le régime climatique désormais permanent d'aujourd'hui.
Il ne s'agit pas d'une crise destinée à s'interrompre; mais d'un état du climat qui va perdurer et contre lequel nos dirigeants n'ont pas assez fait.
En fait, la FNSEA demande des sous pour pouvoir continuer le même modèle agricole que celui qui est condamné par le régime climatique d'aujourd'hui.
Donner des aides à la FNSEA sans qu'elle ne réoriente sa politique vers plus de sobriété dans l'usage de l'eau notamment, c'est donner de l'héroïne gratuite à un toxicomane.
Mais le gouvernement qui n'a pas non plus intégré cette nouvelle ère climatique et ses conséquences immédiates va voler au secours d'un modèle agricole qui creuse sa propre tombe au grand détriment des agriculteurs eux-mêmes, malheureux malades de stress et de pesticides; trompés par des dirigeants syndicaux négationnistes du climat.
Manipulations marocaines sur le dos de sa jeunesse sans espoirs...
Pendant que le roi Mohammed 6 festoie pour ses 27 ans de règne, sa police laisse filer 50 à 60 000 jeunes dans l'enclave espagnole de CEUTA... De quoi ravir RETAILLEAU et LE PEN, MELLONI et TRUMP. On peut sans céder à la science fiction, imaginer que tous ont été alertés en amont pour réagir en temps réel au spectacle de la jeunesse marocaine se jetant à l'eau pour un séjour de quelques heures en EUROPE.
Une soixantaine en sont morts; déjà oubliés par le Roi et par la droite extrême européenne.
Il s'agissait sans aucun doute pour le MAROC de punir l'ESPAGNE socialiste de la visite de son premier Ministre en ALGERIE et de s'attirer les bonnes grâces de TRUMP et de la droite européenne pour qu'elle continue de lui sous-traiter la surveillance des frontières européennes au bord de la Méditerranée à coup de milliards d'euros.
D'une pierre deux coups dans le plus parfait cynisme monarchique pour fournir de belles images de débordement immigré en EUROPE à ses soutiens.
RETAILLEAU et consorts se gargarisent moins des premiers réfugiés climatiques français dans un pays débordé par le mégafeu de la GIRONDE.
En embrouillant les français dans des histoires pricocholines de nombre de bombardiers d'eau et de pompiers, de rapidité des secours et de choix des maisons à sauver, la classe politique fait oublier qu'elle n'a pas traité et ne traite toujours pas les causes profondes du nouveau régime climatique : notre ébriété aux énergies fossiles.
Une éminente climatologue avertissait ces derniers jours sur le fait que notre civilisation n'a pas été imaginée et mise en place progressivement pour un régime climatique qui n'arrivera pas en 2050 ou 2100 puisqu'il est déjà là. Ce court-circuit radical, ce téléscopage entre le réchauffement climatique et la vie quotidienne des humains rend paradoxalement inaudibles les alertes sur notre mode de développement insoutenable. Nos concitoyens préfèrent se rassurer en inventant des motifs techniques immédiats pour expliquer les incendies et leurs dégâts. Les autruches ne sont pas menacées de disparition.
Pour garder mon honneur, je vous rends ma légion...
« Pour garder mon honneur, je vous rends ma Légion », annonce l’autrice de Juste avant le bonheur, dans une lettre ouverte au président de la République, trois ans après avoir été médaillée.
« Voilà des années que je m’interroge face aux scandales sanitaires, aux catastrophes écologiques, à la faiblesse des décisions politiques devant l’urgence climatique », explique-t-elle dans cette lettre publiée sur Instagram. « La goutte de pesticides de la loi d’urgence agricole a fait déborder le vase de ma colère, de mon indignation. »
« Le pouvoir semble servir d’autres intérêts »
Agnès Ledig, qui se présente « en tant que maman de trois enfants, de sage-femme, et de paysanne désormais », s’oppose à la loi adoptée définitivement la semaine dernière par le Parlement, puis soumise par la gauche au Conseil constitutionnel.
« Plus de 2 millions d’entre nous ont dit non à la loi Duplomb, (…) mais le pouvoir semble servir d’autres intérêts plus attirés par l’argent que par le vivant », dénonce la romancière, qui a ouvert une ferme biologique à Biffontaine, dans les Vosges.
Mme Ledig, qui a entamé sa carrière d’écrivaine à la suite du décès de son fils Nathanaël, victime d’une leucémie à l’âge de cinq ans, affirme ne pas comprendre « comment un Etat républicain peut accepter que l’on retrouve des centaines de molécules chimiques dans le sang du cordon [ombilical] de ses enfants sans prendre des mesures urgentes et systémiques pour y remédier ».
Extrait du journal LE MONDE
Bravo Madame LEDIG !
Des spams à combattre
FRAMASOFT, l'association qui développe des logiciels ouverts destinés à ceux qui ne veulent pas laisser les "GAFA" maitriser leurs vies, fait la promotion d'un "chasseur" bénévole des spams qui nous harcèlent quotidiennement.
Des spams à l'appel
Les appels spams ont explosé ces dernières années (entre autres à cause des trop nombreuses fuites de nos données personnelles mais aussi via des entreprises ne respectant pas les lois). En plus d'être une plaie quand cela arrive 10 fois par jour ou encore lorsque vous attendez un appel, ils peuvent être dramatiques quand l'arnaque fonctionne auprès de personnes peu aguerries ou dans un moment d'inattention.
Plusieurs solutions s'offrent à vous : depuis le service de blocage Bloctel, jusqu'à bloquer tous les numéros qui ne sont pas dans votre répertoire… En passant par les applications mobiles. Encore faut-il en trouver une qui soit respectueuse de votre vie privée et facile à utiliser.
C'est là qu'entre l'application libre Saracroche développée par Camille Bouvat (que nous avions interviewé sur le Framablog en septembre 2025). L'application bloque déjà 17 millions de numéros (basés sur une liste de l'ARCEP et les signalements faits via l'application) et, étant libre, le code peut être analysé pour s'assurer que la vie privée est bien respectée.
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