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thierry billet

Écologiste annécien

Plan climat

Publié le 16 Juillet 2021 par Thierry BILLET

Fin Juin le conseil d'agglomération a voté intégralement le Plan climat énergie territorial du GRAND ANNECY que j'avais préparé avec JLR. La nouvelle majorité hétéroclite annécienne a donc voté avec un an de retard le plan climat qu'elle dénonçait comme "trop ambitieux" en février 2020. Mais qui était si mauvais que l'Autorité environnementale indépendante et l'Etat l'avaient estimé parfaitement conforme aux objectifs de la stratégie "bas carbone" nationale et avaient salué sa cohérence. Tirant les conclusions de ces avis favorables après le travail exemplaire des "ateliers climat" que nous avions conduit avec la société civile, la nouvelle majorité municipale n'a plus eu d'autre issue que de le voter en l'état. 

Nouvelle illustration du manque de préparation opérationnelle de l'équipe municipale actuelle qui rabâche à longueur de communication institutionnelle le thème de la "transition" adaptant le titre du film de Sophia COPPOLA en "Lost in transition". Car l'important, c'est le cap que l'on se fixe et la méthode pour emmener toute la société vers ce cap écologique et non la mixture intellectuelle actuelle en contradiction avec les compromissions permanentes qui tentent de masquer leur incapacité à faire. 

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Crise ouverte

Publié le 15 Juillet 2021 par Thierry BILLET

Mme LARDET l'avait dit dès le jour de son alliance avec M. ASTORG : ils ne sont d'accord sur rien. L'échange reproduit ci-joint sur Facebook entre M. DIX NEUF maire adjoint  et la députée LREM et maire adjointe est suffisamment cru pour qu'il n'ait pas besoin d'être commenté. Mme LARDET vide son sac à propos de ses alliés qui lui ont permis de devenir présidente de l'agglomération du GRAND ANNECY les accusant de tous les maux, y compris leur absentéisme en réunion. 

Dans une mairie  normale, l'un ou l'autre des maires adjoints serait démis de leurs fonctions par le maire, garant de l'homogénéité de l'exécutif municipal. D'autant que Mme LARDET dénonce le management toxique pour les agents municipaux de la majorité municipale à laquelle elle appartient.

Ou alors, dans une mairie normale, elle démissionnerait de son mandat de maire adjoint pour ne pas cautionner cette politique honnie.

Mais nous ne sommes pas dans une vie politique normale, nous sommes dans une alliance de deux ambitions personnelles (ASTORG/LARDET) où chacun peut dire tout et n'importe quoi, sans aucune cohérence d'équipe. Et le Maire laisse filer : le costume est trop grand pour lui et il ne sait pas trancher les désaccords entre ses maires adjoints. Comment voulez vous que la Ville (et donc l'agglomération) soit gérée correctement dans une vision stratégique de l'avenir d'ANNECY ?

Bien entendu, il faut renvoyer dos à dos ces deux polémistes d'opérette : vert bonnet et bonnet orange; ils sont d'accord encore pour partager les indemnités d'élus que le hasard électoral et leur cynisme leur ont octroyé en attendant la décision finale du Conseil d'Etat qui risque de siffler la fin de la partie rapidement maintenant.

NB : Toujours aucune preuve que Mme LAFARIE et M. OSTERNAUD ont bien payé leur avocat pour la plainte qu'ils avaient déposée contre moi pour diffamation et dont ils se sont désistés. Je les relance aujourd'hui même.

Crise ouverte

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Referendum sur le climat

Publié le 8 Juillet 2021 par Thierry BILLET

Editorial du « Monde ». 

L’enterrement du référendum sur le climat, à quelques jours de la prise de parole du chef de l’Etat sur les grands chantiers de la fin du quinquennat, n’a surpris personne. Depuis l’ouverture du débat parlementaire, il y a six mois, l’on savait que le projet de révision constitutionnelle visant à inscrire à l’article premier de la Constitution la préservation de l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique avait très peu de chance d’aboutir.Pour que les citoyens aient leur mot à dire, il fallait qu’au préalable l’Assemblée nationale et le Sénat s’accordent ligne par ligne sur la rédaction du texte qui leur serait soumis. Or, d’emblée, la Haute Assemblée a émis des réserves sur le verbe « garantir », dans la phrase qui prévoyait que « la République garantit la préservation de l’environnement et de la diversité biologique ». Le gouvernement et l’Assemblée nationale entendaient au contraire le maintenir.La majorité sénatoriale, de droite, a souligné le risque d’une explosion des contentieux du fait de la quasi-obligation de résultat découlant de la formulation du texte. La majorité présidentielle a rétorqué que ce terme avait été proposé par la convention citoyenne pour le climat au terme d’un long travail d’appropriation des enjeux climatiques. A l’issue de deux lectures dans les deux Assemblées, le différend est resté en l’état, poussant le premier ministre, Jean Castex, à annoncer, mardi 6 juillet, l’abandon du référendum.

Cri d’alarme des scientifiques

L’absence d’effet de surprise qui a accompagné cette annonce n’atténue en rien l’impression d’échec collectif que laisse ce projet avorté. Mois après mois, l’urgence climatique s’impose comme l’une des grandes priorités à traiter. Partout dans le monde, les signes d’un profond dérèglement se multiplient, donnant chaque jour un peu plus de consistance au cri d’alarme des scientifiques. Pénurie d’eau, exode, malnutrition, extinction d’espèces… Quel que soit le rythme de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les impacts dévastateurs du réchauffement sur la nature et l’humanité qui en dépend vont s’accélérer, assurent des centaines d’entre eux, rattachés au Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Ils deviendront douloureusement palpables bien avant 2050.

Eu égard à ces dangers, les calculs politiciens auxquels s’adonnent les acteurs politiques français apparaissent dérisoires. Fallait-il vraiment que le président de la République engage la procédure référendaire s’il savait que les conditions n’étaient pas réunies ? Que vaut la prudente argumentation du Sénat au moment où le Conseil d’Etat vient de sommer le premier ministre d’agir pour infléchir la courbe des émissions de gaz à effet de serre parce que les engagements de l’accord de Paris ne sont pas tenus ? Pourquoi la gauche n’est-elle pas montée en appui de la convention citoyenne pour le climat afin de prendre à témoin l’opinion et exiger le référendum ? Chacun est resté dans son couloir, obnubilé par la compétition présidentielle. Celle-ci pousse le président de la République à rejeter la droite dans le camp des climatosceptiques et la gauche à démontrer que, depuis le départ de Nicolas Hulot du gouvernement, Emmanuel Macron ne parvient pas à faire avancer la cause.

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Mme LARDET, En marche vers le tête à queue...

Publié le 22 Juin 2021 par Thierry BILLET

Il faut se pincer pour y croire tellement c'est ÉNORME. Mme LARDET, députée EN MARCHE qui a voté toutes les lois du gouvernement sans état d'âme, a fait alliance avec les VERTS à la Mairie et à l'agglomération. Hier matin, elle se félicitait de la victoire de M. WAUQUIEZ aux Régionales et de "ses" maires-adjointes qui vont être élues conseillères départementales en binôme avec des RÉPUBLICAINS. Ce n'est plus une girouette, c'est une éolienne en plein vent. Cela tourne casaque tellement vite que l'on s'y perdrait presque si il n'y avait pas la boussole de l'arrivisme pour retrouver le Nord, c'est à dire l'intérêt personnel.

Les VERTS et les Socialistes annéciens gavés d'orgueil d'avoir gagné la mairie d'ANNECY en renonçant à leurs valeurs cardinales se font balader aux cantonales et aux régionales par l'alliée de droite qui leur a assuré la victoire. Et tout ce monde s'entendrait comme larrons en foire pour gérer la Ville et le GRAND ANNECY ? Qui peut y croire ? Les couteaux sont tirés en permanence et derrière les sourires de façade, la soupe à la grimace est la règle. Et les services municipaux désorientés à juste titre devant un tel attelage bicéphale. 

Au fait, Mme BATAREL, DRH de SNR a démissionné de son mandat de vice présidente à l'Industrie du GRAND ANNECY. Peut-être faut il s'en remettre aux chartes d'éthique et à la prévention des conflits d'intérêts dans les grands groupes économiques pour mettre un peu de morale dans la vie politique ? 

En tous cas, il ne faut pas s'étonner avec un personnel politique aussi déboussolé que les  abstentionnistes soient légion. Que 70% des annéciens n'aient pas eu envie de participer à cette mascarade est peut-être, en définitive, une bonne nouvelle.

 

 

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Prise illégale d'intérêts, ça continue !

Publié le 19 Juin 2021 par Thierry BILLET

Reprenons les épisodes précédents. Mme LAFARIE et M. OSTERNAUD demandent la protection fonctionnelle à la Ville pour que la Ville paie les honoraires de leur avocat. Le Conseil municipal le leur accorde le 1er mars. Le 3 mars, je saisis en référé le tribunal administratif de GRENOBLE d'une demande de suspension au motif notamment de la prise illégale d'intérêts que constitue la participation au vote des deux élus concernés. Le 29 mars, coincé, la majorité  municipale retire la délibération. Le 29 mars au soir, Mme LAFARIE et M. OSTERNAUD savent qu'ils n'ont pas le droit d'utiliser les moyens de la Ville pour leur plainte contre moi.

Hier matin, je découvre que la Lettre recommandée avec accusé de réception (LRAR) adressée au Procureur de la République pour retirer leur plainte a été adressée le 6 avril 2021 ... par les services municipaux. Et donc que des agents municipaux ont travaillé pour les intérêts personnels des deux élus à rédiger et dactylographier leur lettre personnelle et que les frais d'affranchissement de la LRAR ont été payés par la Ville avec une adresse de retour de l'AR ... à l'adresse de la direction générale de la Ville ! Mieux, la lettre est conservée et archivée à la Ville !

Autrement dit, ils ont continué malgré le retrait de la délibération le 29/03 à faire travailler pour leurs intérêts personnels les services jusqu'au 6/04... Alors qu'ils perçoivent des indemnités de plusieurs milliers d'euros par mois, ils n'ont pas les moyens de payer une LRAR, ni le temps d'envoyer eux-mêmes leur lettre recommandée ! C'est une prise illégale d'intérêts manifeste.

 

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A la hussarde et à vélo !

Publié le 18 Juin 2021 par Thierry BILLET

Mon post sur le dogme vélocypédiste m'a valu de nombreux messages positifs.    Les photographies jointes à ce post illustrent mes critiques car, pour compléter, il y a une autre chose qui me navre, c'est qu'à force de faire de la piste cyclable "à la hussarde" on oublie d'autres politiques essentielles :
 
 - l'encouragement et la sécurisation des parcours piétonniers : rue des Marquisats on aménage une nouvelle voie cyclable en supprimant un trottoir piéton et de plus on grignote sur les espaces verts.
Idem esplanade de l'Hôtel de Ville où l'on coupe en deux une place piétonnière pour faire passer une nouvelle piste à 2 pas d'une école maternelle et primaire... 
 
- la création d'îlots de fraicheur et le retour d'une vraie perméabilité du sol : M. ASTORG & Mme LAFARIE coulent du noir partout sans l'accompagner par une vraie trame verte aux abords, et on ne pense même pas à l'utilisation de matériaux plus clairs (pour éviter les absorptions de chaleur, le fameux "albedo") ni moins consommateurs d'énergie grise.
 
Par exemple, la rénovation de la piste de l'avenue de France en contre-allée où sur plus de 700 mètres, ils ont recréé un "magnifique" enrobé bien large sans réfléchir à la désimperméabilisation... On est loin de la desartificialisation qu'ils avaient à la bouche il y a un an.
 
Nous sommes dans l'absence de réflexion globale d'aménagement. Et pendant ce temps-là, toujours pas de plan climat air énergie territorial, pas un m2 de capteur solaire en plus, pas une voiture d'autopartage en plus... et le silence assourdissant des associations de protection de l'environnement pour relever cette absence de réalisations concrètes.
 
A la hussarde et à vélo !A la hussarde et à vélo !
A la hussarde et à vélo !A la hussarde et à vélo !
A la hussarde et à vélo !A la hussarde et à vélo !
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Le vélo comme dogme, le cumul des mandats comme objectif

Publié le 16 Juin 2021 par Thierry BILLET

Que fait la Ville d'ANNECY ? Du vélo, du vélo, du vélo. Comme l'amie Séverine GRARD (pour les amateurs de Facebook je vous recommande ses articles) je ne me déplace qu'à pied et à vélo en ville. Je fus longtemps le seul à monter aux Conseils à CAP PERIAZ en vélo par tous les temps. Je ne sais pas ce qu'il en est maintenant. Mais faute d'autres projets à mettre en oeuvre, la Ville ne fait plus que cela. On pourrait s'en féliciter si cela ne devenait pas dogmatique.

Les aménagements tortueux devant la Mairie vont générer des conflits avec les piétons, poussettes, handicapés, etc. mais Mme LAFARIE, maire adjointe au vélo n'en a cure. Il faut que les vélos passent, le reste trépasse. Pour le moment on ne comprend rien aux travaux en cours, mais une fois en place, les conflits d'usage vélo/piéton/ automobiliste en pleine chaleur estivale vont être légions.

Et depuis quelques jours, je constate les abaissements de trottoir sur les "bateaux" déjà en place de sorte que le cul des cyclistes ne soit du tout plus secoué lorsqu'ils descendent sur la chaussée. A chaque fois, cela doit coûter bien plus de 1 000 euros pour un bénéfice nul pour le cycliste, et au détriment d'autres dépenses municipales.

Le vélo devient un DOGME, un casus belli  entre les habitants au lieu d'être pensé et construit comme un apaisement de la Ville.

Mais comme la Ville ne fait RIEN par ailleurs sur le plan environnemental, François ASTORG s'en contente. Et Mme LAFARIE, ancienne championne cycliste, se rêve à relier SEYNOD et ANNECY LE VIEUX en 10 minutes chrono même avec un vélo cargo ! Tout ceci ne fait pas une politique des modes doux, mais cela ravit sans doute les deux associations cyclistes qui ont soutenu RÉVEILLONS ANNECY et qui sont devenues les affidées de la nouvelle majorité municipale.

Pour Mme LAFARIE, les autres sont des imbéciles qui ne comprennent rien, les journalistes ne sont pas mieux lotis quand ils s'étonnent qu'elle puisse affirmer qu'il n'y a pas de problème que deux maires adjoints de la même équipe municipale s'affrontent aux départementales sur des programmes différents et donc sur la mobilité... Comme si la Ville ne dépendait pas des décisions du département sur les voies départementales qui traversent ANNECY. Mais, nous de la caste supérieure des élus d'ANNECY, nous n'avons pas de problème avec cela. IL n'y a que le petit peuple et les journalistes nuls pour penser le contraire, nous dit-elle textuellement sur FB. Cf. copie d'écran ci-dessous.

Comme si le ridicule de déclarer une partie de l'avenue de BROGNY en zone 30 et le reste à 50 n'était pas conflictuel entre la Ville et le département. Comme si le département (et les maires adjoints engagés sur des candidatures de droite aux départementales) ne soutenait pas le Tunnel sous le SEMNOZ contre le Maire. Comme si l'avenue du Rhône, le Crêt du Maure n'étaient pas de la compétence départementale ! Et là, il ne se passe rien alors que nous avions présenté au département un projet clé en mains dans le cadre des aménagements provisoires "post COVID" ... Il n'a pas été repris et rien n'est fait pour traverser en vélo l'avenue du RHONE, axe doux majeur entre CHORUS et la vieille ville.

Et bien entendu, tout ceci en luttant contre...le cumul des mandats ! En réalité, ces candidates alliées à la Ville et adversaires au Département sont d'accord sur un seul point; celui de l'élargissement du groupe des professionnelles locales de la politique, uniquement rémunérées par leurs mandats et donc prêtes à tous les équilibrismes politiques pour s'assurer des revenus très confortables et à géométrie idéologique variable.

Le vélo comme dogme, le cumul des mandats comme objectif
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C'est pas moi, c'est l'autre !

Publié le 15 Juin 2021 par Thierry BILLET

C'est pas moi, c'est l'autre !

Quand Mme LARDET, présidente de l'agglomération met en cause une décision de M. ASTORG, maire. En oubliant de rappeler qu'elle est membre de la majorité municipale de ce maire qui est membre de sa majorité communautaire, il y a de quoi perdre son latin, non ? 

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Les électorats du F-HAINE

Publié le 12 Juin 2021 par Thierry BILLET

J'ai déjà dit tout le bien que je pensais du site "THE CONVERSATION" de vulgarisation de la connaissance par des universitaires soucieux de combattre la désinformation. Il recèle régulièrement des études académiques comme celle relative aux électorats du F-HAINE. En analysant la sociologie des communes où le vote F-HAINE est important et stable, les chercheurs montrent qu'il existe en réalité plusieurs électorats notamment selon le lieu de résidence des électeurs. L'électorat du NORD est un électorat ouvrier, modeste, en demande de protection sociale qui se sent abandonné par la gauche autrefois majoritaire. L'électorat du SUD est un électorat historiquement de droite, de classe moyenne, de retraités, qui stigmatise les "assistés" et veut du maintien de l'ordre. Pas vraiment les mêmes attentes politiques, mais une même désillusion à l'égard des politiques traditionnels. 

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Les lacs perdent leur oxygène

Publié le 11 Juin 2021 par Thierry BILLET

Infonature résume un article de la revue NATURE qui alerte sur la diminution des niveaux d'oxygène dans les lacs; ce qui impacte l'équilibre biologique et halieutique de ceux-ci. La question du "remariage" des polluants contenus dans les sédiments est particulièrement préoccupante.

Une nouvelle étude publiée dans la revue Nature indique que les niveaux d’oxygène des lacs situés dans les zones de climat tempéré déclinent rapidement et même plus vite que les océans en raison de leur moindre surface. Ce phénomène représente un risque pour les écosystèmes et leur grande diversité d’organismes vivants.

Une équipe internationale du GLEON (Global Lake Ecological Observatory Network) a réalisé une étude sur les niveaux d’oxygènes des lacs situés dans les zones de climat tempéré. Les résultats, publiés dans la revue Nature, révèlent que les niveaux d’oxygènes dans ces lacs diminuent rapidement et même plus vite que ceux des océans. En effet, les niveaux d’oxygène des lacs étudiés ont en moyenne baissé de 5,5% depuis 1980 dans les eaux de surface et de 18,6% dans les eaux profondes, une perte 3 à 9 fois plus rapide que celle des océans. Les lacs ayant une surface bien inférieure à celle des océans, l’eau se réchauffe en effet plus rapidement.

La biodiversité des lacs est particulièrement riche. La baisse des niveaux d’oxygènes liée au réchauffement des eaux a par conséquence un impact important sur les écosystèmes. « La plupart des organismes vivants, comme les poissons, dépendent des niveaux d’oxygène de l’eau, explique l’institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) qui a contribué à l’étude en fournissant les données de l’Observatoire des lacs alpins (OLA). Une baisse trop importante peut mener au déclin de certaines espèces ». L’étude montre également que cette diminution des taux d’oxygène favorise les microorganismes qui, eux, évoluent plus facilement dans les milieux ou les niveaux d’oxygènes sont faibles. C’est le cas de certaines bactéries qui produisent du méthane, un gaz à effet de serre puissant. « La baisse du niveau d’oxygène impacte également les sédiments situés au fond des lacs qui retiennent la pollution. Avec la baisse de la concentration en oxygène, ces sédiments réémettent de la pollution métallique et des nutriments, comme le phosphore, qui font baisser la qualité chimique des eaux et favorisent les phénomènes d’eutrophisation », précise l’INRAE.

Les recherches ont été effectuées sur plus de 45 000 échantillons d’eau de 400 lacs des zones tempérées de la terre, principalement en Amérique du Nord et en Europe. Les plus anciens prélèvements datent de 1941 et les plus récents de 2019. Les chercheurs ont pu analyser l’oxygène dissout des eaux de surface et des eaux profondes ainsi que le profil des températures des eaux. Ils ont trouvé que depuis les années 1980, avec l’augmentation des températures de l’atmosphère, la température globale des eaux de surface des lacs a augmenté de 0,38 °C par décennie et la concentration en oxygène a diminué de 0,11 mg/l par décennie. Ils ont également remarqué que pour les eaux profondes, la température est restée relativement stable, mais l’augmentation de la température des eaux de surface a augmenté la différence de densité avec les eaux profondes, « rendant plus difficile le mélange des eaux des différentes strates des lacs et donc le renouvellement de l’oxygène des eaux profondes », souligne l’Institut. « C’est cette augmentation de la stratification thermique, en intensité et en durée, qui a conduit à une diminution des concentrations d’oxygène dans les couches profondes des lacs. »

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