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thierry billet

Écologiste annécien

Mesurer le bonheur ?

Publié le 16 Avril 2009 par Thierry BILLET dans C'est personnel


Depuis que le mouvement écologique existe, il critique le Produit Intérieur brut comme indicateur du progrès humain.
Une marée noire est bonne pour le PIB, mais est elle bonne pour l'homme et la nature ?
Poser la question est y répondre.
En lisant dans MEDIAPART que SARKOZY avait mis sous le boisseau la commission qu'il avait chargée de phosphorer sur de nouveaux indicateurs de bien être, j'ai découvert un site dédié à ces questions.
J'en extrais cette introduction de Dominique MEDA, dont le livre sur la valeur travail, dans la lignée d'André GORZ, m'avait beaucoup intéressé.

Propos introductifs de Dominique Méda au forum FAIR

 

Le forum FAIR s'est tenu le 30 mars 2009 au Conseil économique, social et environnemental.


L’objectif de cette journée est de vous présenter, de partager avec vous et de mettre en débat les idées que nous portons, individuellement et collectivement depuis maintenant presque une dizaine d’années autour de la remise en question du PIB comme indicateur central de richesse ou de progrès de nos sociétés. Quelle est la nature du progrès d’une société, qu’est-ce qui fait sa richesse, comment mesure-on celle-ci, au terme de quels processus les conventions qui permettent de le faire ont-elles été mises en place : ce sont toutes ces questions, sur lesquelles nous avons réfléchi et auxquelles nous avons tenté d’apporter des réponses que nous voulons maintenant partager avec vous. Les membres constitutifs de ce réseau qui organise cette journée sont venus à ces questions à partir d’intérêts et d’approches souvent différentes. Personnellement, je suis venue à la question de ce qui fait la richesse d’une société à partir de travaux antérieurs développés sur la place du travail dans la vie sociale et surtout sur la place relative de la production et des autres activités humaines dans la vie collective. Nous formons un groupe aux approches plurielles et aux points de vue diversifiés, nous ne sommes d’ailleurs pas d’accord sur tout, mais je voudrais justement revenir sur les étapes intellectuelles de la construction de notre réflexion, sur les convictions que nous partageons et sur les raisons de cette rencontre d’aujourd’hui.

1) La remise en cause du PIB et sa critique ne sont pas nouvelles, elles ont été notamment très développées dans les années 70, avec le rapport Meadows, les tentatives de nouveaux indicateurs de Tobin et Nordhaus, ou d’une équipe japonaise... Mais, il y a eu ensuite un grand trou dans la réflexion française sur ces questions, au moins sous cette forme un peu générale. A la fin des années 90, en écrivant « Qu’est-ce que la richesse ? », j’avais la très curieuse impression d’être anachronique, c’est-à-dire de ramener à la surface des questions qui avaient connu leur heure de gloire dans les années 70 (on pense à Illich, à de Jouvenel qui écrivait en 68, Arcadie, essai sur le mieux vivre, au très beau livre de Pierre Kende, l’Abondance est-elle possible ? qui date de 1971, à Gorz) mais qui n’étaient plus de mise, plus du tout d’actualité. Pourquoi ? Sans doute à la fois parce que les questions de quantité primaient sur les questions relatives à la qualité, et sans doute aussi parce que la domination de l’économisme était telle que l’idée même de revisiter les liens entre croissance et progrès était considérée comme taboue. Les années 80 et 90 ont sans doute été au plus haut point celles de la domination sans égale de l’idée que la croissance devait régler tous nos maux et donc que la grosseur du PIB était un proxy sans doute assez bon de la richesse, du progrès, du bien-être, de la santé…d’une société. Et donc des individus ou des petites communautés pouvaient bien être convaincus, chacun et chacune, que l’usage qui était fait du PIB était mauvais et que la vraie richesse n’était pas celle que représente le PIB, cette question n’a pas réussi à passer la barre médiatique pendant d’assez nombreuses années.

Il y a différentes façons de présenter les limites du PIB, sur lesquelles nous sommes désormais tous d’accord : il compte pour zéro des activités très importantes pour le bien-être social et individuel (par exemple il ignore les activités de soins, les activités domestiques, parentales, politiques, bénévoles, qui contribuent on le sait grandement à la reproduction de la société, à son maintien) ; il n’est pas affecté par les inégalités de répartition dans la participation à la production et dans la consommation ; il ne tient pas compte des dégradations apportées au patrimoine naturel à l’occasion de la production ou des activités humaines. Notre surconsommation des ressources naturelles et notre hybris, notre démesure ne laissent pas de trace sur notre comptabilité, parce que celle-ci n’est pas patrimoniale et donc qu’il est tout à fait possible qu’une opération de production fasse augmenter le PIB alors qu’elle s’accompagne de dégradations énormes parfois définitives de notre patrimoine naturel ou de notre santé sociale. Donc, d’une certaine façon, ce qui est le plus important, ce qui fait la cohésion de notre société ou ce qu’on appelle bien à tort l’environnement peuvent être de plus en plus dégradé à mesure que la production augmente sans qu’aucun indicateur ne nous en rende compte, ne nous alerte, ne nous fasse signe sur les risques que courent nos sociétés.

A la fin des années 90, en fait, sans que l’on en ait une vision bien claire et synthétique, commençaient à se développer des indicateurs sectoriels en France : le BIP 40 (baromètre des inégalités, Florence y reviendra) date de 1999, des tentatives d’indicateurs de développement durable se faisaient jour. Mais surtout, dès 1990 arrivait en France la série des Rapports Mondiaux sur le développement humain du PNUD – qui ont constitué pour moi une révélation car ils dessinaient des perspectives concrètes, ils donnaient des instruments permettant d’accompagner une nouvelle réflexion sur la richesse et la croissance. En effet, ils présentaient un nouvel indicateur, l’IDH, qui constituait une première tentative globale pour présenter une autre manière de classer les pays et de représenter le progrès. Avec un tel instrument, même encore limité, il devenait envisageable de changer d’indicateurs pour assoir de nouvelles politiques et pour se donner comme objectif non pas le concept purement opératoire de mondialisation mais bien celui de civilisation : développement humain, société civile administrant le droit d’une manière universelle, retour sur les Idéaux des Lumières.

 

La suite sur le site de FAIR :

link

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Rep’air de la HAUTE SAVOIE : seulement 34% de bon air !

Publié le 15 Avril 2009 par Thierry BILLET dans Environnement



Qualité de l’air cet hiver, toujours trop de poussières !

L’Air de l’Ain et des pays de Savoie présente dans son n° 35 de « Rep’Air » présente les nombres de jours de dépassement de la valeur limite de 50 microgrammes de poussières par mètre cube d’air.

Le nombre maximal annuel autorisé est de 35 par an.

Or, en mars 2009, ANNECY a déjà comptabilisé 22 dépassements depuis le 1er janvier 2009 soit sur deux mois !

CLUSES est à 28 jours, CHAMBERY à 21, le bassin genevois à 22 et THONON à 20 dépassements.

Résultat, le Rep’air de la HAUTE SAVOIE est de 34% de bon air seulement dans les zones urbaines.

La météo anticyclonique cet hiver explique cela, mais comme on n’y peut rien, il faut réduire la production de ces polluants...et donc réduire les déplacements routiers et les chauffages polluants.

Plus d’infos sur le site de l’Air des pays de Savoie :
link


Mais également pour tout savoir sur la
pollution des vallées alpines , ne manquez pas
link


Vous pouvez vous abonner gratuitement à cette lettre d’information par courriel à :
 air-aps@atmo-rhonealpes.org

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SCOT : un manifeste important

Publié le 14 Avril 2009 par Thierry BILLET


Le manifeste signé par les présidents des intercommunalités et par le président du Schéma de cohérence du territoire du Bassin annécien a eu trop peu d'écho.

Pourtant, il marque une réelle volonté politique.

Autant M. ACCOYER était un fervent partisan de l'enterrement du SCOT, et j'avais raconté sur mon blog cette réunion incroyable au cours de laquelle il avait indiqué que les SCOT ne servaient à rien, étant un échelon administratif supplémentaire et qu'il n'en avait pris la présidence que sur la pression de ses amis.

Autant son départ de la présidence a permis de commencer à travailler sérieusement.

Cette déclaration signée des présidents de communauté de communes de la rive gauche du lac, de la communauté de Fier et Usses, de la communauté de Faverges, de la communauté de communes de la Tournette, de la communauté de CRUSEILLES, de la communauté de la Fillière et de la C2A  en est une preuve utile.

Elle affirme des orientations auxquelles on ne peut que souscrire.

1. L'application d'un principe d'économie dans la consommation de l'espace : "cela peut remettre en cause certains secteurs inscrits dans les PLU, pour raisonner et rationaliser l'utilisation du foncier à une échelle plus large que celle de la commune, notamment en matière économique, ou pour limiter la production de logements peu denses et très consommateurs d'espace."

2. La mise en place d'un maillage hiérarchisé du territoire pour que la C2A "n'aspire" pas le reste du bassin de vie.

3. La nécessaire optimisation économique du territoire avec un schéma partagé d'implantation des zones d'activité économiques du territoire du SCOT et permettre parallèlement un partage et une solidarité efficace entre territoires et donc d'avancer dans la réflexion sur un dispositif de solidarité financière.

4. L'amélioration de l'accessibilité et de la mobilité par les transports en commun, notamment le désenclavement ferroviaire entre ANNECY et AIX LES BAINS.

5. La promotion du développement durable et des économies d'énergie : développement de nouveaux quartiers "durables" pour répondre aux besoins en logements, quantitatfs et qualitatifs, maintien des commerces et services de proximité, développement de l'urbanisation en lien avec les transports en commun, offre de logements accessibles à toutes les couches de population à proximité des services et équipements et des transports en commun.

Maintenant à nous de faire passer tout cela dans les actes !
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A 40 : avertissements sans frais

Publié le 14 Avril 2009 par Thierry BILLET dans Environnement


                   Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc.

                                                Communiqué.

En moins d'un mois, plusieurs accidents, départs de feu, et incendies importants de camions se sont produits sous le tunnel du Mont-Blanc ou sur l'A40. Tous n'impliquaient que des camions:
- Fumées suspectes sous le tunnel dues à des ruptures de turbos de poids lourds, nécessitant la mise aux abris des usagers.
- Incendie d'un poids lourd à Vougy sur l'A40 nécessitant l'arrêt de circulation dans le sens Cluses-Annemasse.
- Accident d'une semi-remorque chargée qui se couche sur le côté au niveau des travaux de la 2x2 voies des Bossons à Chamonix.
- Incendie d'un poids lourd chargé sur l'A40 à Etrembières nécessitant l'arrêt de circulation durant de très longues heures.

Si aucune victime n'est heureusement à déplorer, force est de constater que ces «incidents » ont provoqué des bouchons importants et durables, et des difficultés pour les secours à intervenir rapidement.

L'Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc prend note d'un avertissement sans frais rappelant la face accidentogène d'un trafic poids lourds dont la très légère baisse n'est due qu'à la seule crise.

La communication paradisiaque d'ATMB dans la presse et sur les ondes se prévalant d'un souci permanent à l'égard de la sécurité des usagers et de l'environnement ne doit pas autoriser quiconque à baisser la garde.

Au risque que les heures les plus sombres ne resurgissent sournoisement en pleine lumière, dix ans après.

                                   Chamonix ce 10 avril 2009.

                                                 L'A.R.S.M.B.

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Compagnie du mont blanc et tri sélectif...

Publié le 13 Avril 2009 par Thierry BILLET


Je vous fais partager le courriel que je viens d'envoyer à la Compagnie du Mont Blanc sur son arnaque au tri sélectif sur les remontées mécaniques de CHAMONIX.


Monsieur le directeur général,

Je suis venu skier hier au BREVENT et à LA FLEGERE.
J'ai particulièrement apprécié l'initiative du tri sélectif, tout en m'étonnant qu'elle soit sponsorisée par COCA COLA.
Par contre je n'ai pas du tout apprécié lorsque je me suis rendu compte au restaurant de LA FLEGERE puis aux remontées mécaniques du BREVENT qu'en réalité les sacs poubelles sont identiquement noirs.
De sorte que lorsqu'ils sont sortis, rien ne distingue les sacs de tri sélectif et ceux où il y a le reste des ordures.
Tous les déchets sont donc ensuite mélangés.
Votre annonce est donc mensongère.
Ayant lu votre charte Qualité Sécurité Environnement, je m'interroge.
Espérant une réponse,
Veuillez agréer, Monsieur le directeur général, l'expression de mes salutations distinguées,
Thierry BILLET
Annecy
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Déléguée syndicale dénoncée abusivement

Publié le 12 Avril 2009 par Thierry BILLET dans C'est personnel


Une conductrice d'un bus de nuit de la SIBRA est attendue au terminus de sa ligne par 4 véhicules : 2 de la police nationale et 2 de la gendarmerie et 1 fourgon.

Après l'avoir accusée devant les passagers d'avoir bu, elle est enfermée dans le fourgon et on lui fait souffler plusieurs fois dans un alcootest car elle ne présente aucun signe d'alcoolémie.

Le problème c'est que cette dame n'a rien bu.

Qui a alerté les forces de l'ordre ?

Pourquoi avoir mobilisé quatre véhicules ?

Pourquoi l'avoir accusée publiquement avant même d'avoir vérifié son alcoolémie ?

Dans la presse locale, M. CRISTINI directeur, affirme que ce sont les passagers du bus qui ont alerté les forces de l'ordre.

On ne peut que le croire.

Mais s'étonner que ce simple contrôle d'alcoolémie mobilise quatre voitures et un fourgon à 23 heures passées dans ANNECY...

Car voilà un traitement bien exceptionnel.

Le pur hasard veut qu'il concerne une déléguée syndicale CFDT travaillant dans une entreprise sous-traitante de la SIBRA et qui a donc été accusée à tort au vu et au su de tous d'une faute qui aurait évidemment justifié son licenciement.

La déléguée ne se remet pas de la peur qu'elle a eue. Elle est dispensée de travail de nuit depuis.

Elle n'a vu aucun de ses passagers appeler et aucun ne s'est présenté lorsque les forces de l'ordre sont intervenues pour revendiquer l'appel.

La CFDT a saisi le Parquet du Tribunal de Grande Instance d'ANNECY pour connaître les coordonnées de la personne qui a commis le délit de dénonciation calomnieuse.

Un passager donc...





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Tirs tendus de grenades lacrymogènes

Publié le 10 Avril 2009 par Thierry BILLET dans C'est personnel


Michèle ALLIOT MARIE est venue en CORSE pour expliquer que les forces de l'ordre avaient l'interdiction de tirer des grenades lacrymogènes à l'horizontale, et que cela n'avait pas eu lieu à BASTIA contre le gamin de 14 ans qui manifestait contre le procès COLONNA, puis contre les manifestants qui protestaient contre ce grave accident volontairement créé par un CRS qui avait violé les consignes.

Le problème c'est que les vidéos qui circulent sur internet montrent les tirs tendus à BASTIA.

Il suffit de se rendre sur le site de ARRET SUR IMAGE pour le constater.

Mme ALLIOT MARIE couvre donc des pratiques policières interdites.
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Lionel TARDY contre la loi HADOPI

Publié le 9 Avril 2009 par Thierry BILLET


Parce que l'UMP n'a pas mobilisé ses députés ce midi, la loi sur l'internet a été retoquée.

Grosse colère de SARKO à prévoir, mais il y en a un qui rigole, c'est Lionel TARDY, le député de notre circonscription qui s'exprime sur RUE 89.

« Je trouve ça excellent », a réagi à chaud sur Eco89 Lionel Tardy, un des meneurs de la contestation au sein de l'UMP.


L'affaire semblait pourtant pliée. En octobre, le Sénat avait adopté à l'unanimité le texte de Christine Albanel. Et jeudi dernier, l'Assemblée l'a adopté à son tour, avec quelques adoucissements. Ceux-ci avaient ensuite été rejetés mardi par la Commission mixte paritaire (CMP, sept sénateurs et sept députés), chargée d'harmoniser les versions votées au Sénat et à l'Assemblée. Et le Sénat a adopté cette nouvelle version ce jeudi matin, avant l'arrivée du texte devant les députés.


Surprise lors du vote définitif à l'Assemblée ce jeudi midi : 15 voix pour, 21 contre. Deux députés de la majorité, le Nouveau Centre Jean Dionis du Séjour et le souverainiste non inscrit Nicolas Dupont-Aignan, ont notamment voté contre.


Analyse de Lionel Tardy, député UMP opposé au projet de loi :

« A l'UMP, il y avait un malaise par rapport au texte. Peut-être que ça a joué sur la présence des députés ce matin. C'est le boulot du groupe UMP de rameuter les troupes. Ou au moins aux élus parisiens d'assurer la majorité [une bonne partie des provinciaux étant déjà repartis dans leurs circonscriptions, ndlr]. Normalement, quand un texte est bien ficelé, on a la majorité sans problème. On peut trouver beaucoup de raisons pour ce rejet, mais il faut peut-être se poser les vraies questions sur le texte. »

Lionel Tardy avait été un des principaux animateurs des débats la semaine dernière, lors de l'examen du texte à l'Assemblée.


Jeudi dernier, à la fin des débats, il avait voté contre le projet de loi.


Mais, ce jeudi midi, il a « boycotté » la séance :

« Je refusais de créditer ce truc (…). On n'a pas voulu me laisser de temps de parole, le groupe a choisi (Frédéric) Lefebvre et (Philippe) Gosselin. Je ne voulais pas participer à cette mascarade. »

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Comptage des oiseaux sur le lac

Publié le 9 Avril 2009 par Thierry BILLET dans Environnement

 
J’ai organisé pour le SILA une rencontre entre la Ligue de protection des oiseaux et la Fédération départementale de la Chasse pour confronter leurs méthodes de comptage des oiseaux sur le lac de manière à préciser les moyens pour le SILA d’utiliser ces comptages en vue d’alimenter sa veille scientifique sur le lac.

Les oiseaux, et en particulier les migrateurs, sont un excellent indicateur du réchauffement climatique ; et pourraient nous donner des indications précieuses notamment en comparaison de ce qui se passe sur les autres lacs de l’arc alpin.

Globalement, si la fréquentation de tous les lacs diminue depuis 2000, il est impossible d’en déterminer les raisons de manière précise ; d’autant que cette évolution n’est pas corrélée par les migrations sur la bande littorale qui serait plutôt en augmentation.

Même si le réchauffement climatique, par la diminution des périodes de grand froid dans l’ARCTIQUE, a nécessairement une influence sur les migrateurs, les évolutions locales ne peuvent aisément être rattachées à ce fait avéré.

La fédération de Chasse et l’Office national de la Chasse et de la Faune sauvage (ONCFS) recensent les anatidés (
les canards, cygnes et oies.) tous les hivers et uniquement l’hiver : canards, grèbes, cormorans, etc.

Or ce comptage d’hiver où le lac est d’abord un « parking à oiseaux » n’est pas un indicateur de la biodiversité qui y vit.

Une période de grand froid peut amener des canards en pagaille, sans que cela ne nous donne d’information sur la vitalité et la diversité de l’avifaune sur le lac et ses rives.

D’autant que la Fédération a rappelé le rôle primordial du THIOU pour ce qui concerne les canards, et notamment les colverts que le cours d’eau attire et protège. Le THIOU est un « réservoir » à canards pour le lac.

Les comptages d’été, en revanche, sont un meilleur indicateur puisqu’ils permettent d’étalonner non seulement le nombre d’oiseaux observés, mais également leur diversité et la fréquence de leur observation sur longue période.

La base de données de la LPO en HAUTE SAVOIE compte 380.000 observations et 41.000 pour le seul début 2009. Vous pouvez y accéder et l’alimenter par un simple déplacement sur le site de la LPO. N’hésitez pas.

C’est la raison pour laquelle nous nous acheminons vers un travail plus ciblé sur les oiseaux nidificateurs et en particulier sur les roselières de manière à permettre une évaluation du programme de réhabilitation par le biais de la fréquentation d’espèces emblématiques comme par exemple le 
Blongios nain et Rousserolle turdoïde.

Une réunion de travail utile donc dans la problématique d’une convention entre le SILA et la LPO et la production d’un état des lieux annuel de l’avifaune sur le lac.


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G 20 : l'écologie attendra la reprise

Publié le 8 Avril 2009 par Thierry BILLET dans Environnement


Sur le site, Slate.fr et sous la plume d'Eric LE BOUCHER, au terme d'un article relatant les succès chinois récoltés au G20 dont l'absolution de SARKOZY sur la terreur d'Etat imposée par les chinois au TIBET, cette conclusion sur la lutte contre le réchauffement climatique.

Enfin, et nous y voilà, l'environnement. Gordon Brown voulait que les grandes puissances s'élancent dans l'unanimité dans le développement «vert». La crise devait être l'occasion d'un «changement de cap» vers moins de CO2 et de pollutions en tous genres. La Chine a tout simplement évacué ce dossier de la table et l'a renvoyé au sommet sur l'après-Kyoto de l'ONU à Copenhague en décembre. Les recherches, les développements technologiques d'énergies propres, tout çà oui, réduire la consommation, non. La croissance chinoise est tombée au rythme de 6%, freinée par la chute de ses exportations vers les Etats-Unis et l'Europe, ce n'est pas le moment de lui coller des contraintes supplémentaires ! Les beaux discours écologiques sur une croissance «différente», on verra plus tard, a imposé M.Hu, pour l'heure on rétablit la demande mondiale, la consommation, coûte que coûte, il en va de l'ordre social chinois.

En vérité, la Chine n'est pas seule et elle n'a eu guère de mal à convaincre ses homologues. Les plans de relance des Etats-Unis à la France font la place belle à l'automobile et aux autoroutes. Les écologistes qui vantaient la «décroissance» sont servis : pour la première fois, le PIB mondial va reculer en 2009 de 2,7% selon l'OCDE, la chute atteindra 4% aux Etats-Unis, 4,1% en Europe,  6,6% au Japon ! Conséquence directe : le chômage va doubler pour dépasser les 36 millions dans les pays riches du G7 fin 2010. Le taux de sans emploi atteindra 11% en France. En Chine, les suppressions se mesurent en dizaines de millions de postes, autant de migrants renvoyés de la zone industrielle côtière vers leurs  campagnes d'origine. L'ordre social est partout explosif !

Dans ce contexte, continuer de vanter la «décroissance», expliquer «qu'il faut profiter de la crise pour consommer autrement», moins de T-shirt chinois, d'écrans plats chinois et de jouets chinois, M.Hu n'aime pas. Discours anachronique, juge-t-il, demandant qu'on en revienne aux choses sérieuses. Il a gagné, le G20 l'a entendu. La cause écologiste est remisée. Elle attendra la reprise.

Eric Le Boucher

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