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thierry billet
Articles récents

Philippe MEIRIEU, tête liste régionale

8 Novembre 2009 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Politique locale


Philippe MEIRIEU vient d'être désigné comme la tête de liste d'EUROPE ECOLOGIE pour les régionales en Rhône Alpes en mars 2010.

Philippe est le candidat que nous soutenions fermement, preuve de l'ouverture et la poursuite du rassemblement autour des écologistes politiques.  Quelle satisfaction pour les comités locaux d'ANNECY et de CHAMONIX d'avoir contribué à ce résultat qui prouve l'unité et la volonté de crédibilité d'EUROPE ECOLOGIE.

L'écologie politique poursuit donc dans la voie de l'affirmation que c'est autour de la question écologique que l'on doit construire une alternative crédible au sarkozysme, comme l'illustration d'un réel changement de paradigme social et économique : du jetable au durable, de la solidarité contre l'égoïsme, etc.

Philippe MEIRIEU a tenu, en clôture de notre réunion de samedi, un discours remarquable de profondeur et de conviction. Il a rappelé cette étude auprès des enfants de 6 à 14 ans dont 64% pensent qu'ils verront la fin du monde... Un frisson dans le dos en écoutant cela. L'urgence écologique est déjà intégrée par les gamins, reste à convaincre les adultes qu'il est temps de passer aux actes.

Si vous ne connaissez pas Philippe, ci-dessous un entretien où il explique sa candidature avant sa désignation.

Il reste à transformer l'essai en désignant à la tête de liste en HAUTE SAVOIE, un guide de haute montagne de CHAMONIX, ancien président de l'association pour le respect du site du MONT BLANC, l'ami Georges UNIA.


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Intérêts privés vs intérêt général à DUINGT

8 Novembre 2009 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Politique locale


J'avais lu dans la presse un article sur le sentier piétonnier au plus près du lac  sur la commune de DUINGT qui s'intitulait "Le sentier du lac sera t'il un désastre écologique" et qui relayait le point de vue de quelques propriétaires riverains du lac qui pouvaient utiliser en partie le domaine public fluvial par le biais de conventions annuelles qui leur demandaient instamment d'assurer le maintien de la servitude de marchepied et  qui invoquent aujourd'hui le dérangement des animaux sauvages pour s'opposer au fait que les promeneurs puissent utiliser la servitude de marchepied sur ces terrains qui appartiennent à l'Etat.

Bien entendu, l'Etat n'aurait jamais dû laisser ainsi le domaine public devenir progressivement un bien privatisé de facto par des propriétaires privés.

Au cours de la conférence lac du 5 novembre, Pierre BRUYERE, président du SILA, a été séchement pris à partie sur cette question par l'association qui s'est créée à DUINGT à ce propos.

Il a rappelé la position de la communauté de communes de la rive ouest du lac en faveur de ce sentier piétonnier et a fait une proposition de compromis qui serait de limiter le passage en bord de lac sur 1,50 mètre et de supprimer les pontons privés qui ont été installés.

Cette solution de compromis n'a pas été saisie. Au contraire, le principe même du passage sur les terrains publics a été une nouvelle fois rejetée, s'appuyant sur les dangers que cela ferait courir aux roselières et au harle bièvre.

Les associations de protection de la nature présentes ont fermement rappelé que cette position n'avait rien à voir avec l'intérêt général et que l'on pouvait tout à fait bien ouvrir un espace au public et en assurer la tranquillité pour la faune et la flore. C'est tout le travail que la Ligue de protection des oiseaux développe avec les collectivités locales par exemple. Pour toutes les associations de protection de la nature, nous sommes en présence de la défense d'intérêts particuliers qui se cachent derrière des déclarations généreuses.

Rappelons que le domaine public est inaliénable, et la proposition actuelle qui est de limiter le passage et non de récupérer tout le terrain du domaine public est une position de compromis qui aurait dû recevoir l'assentiment des propriétaires.

L'ouverture au public des terrains du Conservatoire du Littoral est une exigence légale qui permet une gestion de ces espaces et une appropriation par les citoyens de l'espace protégé. 

On ne peut que s'en féliciter, d'autant que cette ouverture au public est assurée dans un cadre qui permet la protection de la faune et de la flore et une éducation à l'environnement.

Pierre BRUYERE a réaffirmé en conclusion que le SILA est déterminé à conduire cette politique d'ouverture au public en accompagnant la politique de l'Etat de faire appliquer partout la servitude de marchepied en commençant par les terrains qui lui appartiennent.
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Jean Louis Molié

6 Novembre 2009 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #C'est personnel





Jean-Louis Molié vient de décéder accidentellement.


Il avait pris une année sans solde juste avant sa retraite pour pouvoir se consacrer entièrement à son mandat de maire adjoint à l'environnement à CRAN GEVRIER car sa rigueur et son engagement ne toléraient pas de demie mesure. Il était conseiller d'agglomération et représentait la ville de CRAN au bureau du SILA.


Jean-Louis avait quitté le parti communiste à partir d'une critique du productivisme qu'il soit stalinien ou libéral. C'était pour lui la pierre angulaire de l'engagement écologiste. Il se battait quotidiennement pour que la gauche entende cela et rompe avec les schémas  de la croissance du PIB comme seul viatique économique. Il avait alors rejoint un petit groupe d'anciens responsables communistes qui avait rejoint les VERTS en même temps que Noël MAMERE.

Depuis une quinzaine d'années, il avait mis son expérience politique au service des VERTS, assurant la fonction de membre du Conseil d'administration régional et de secrétaire régional.

Sous une expression courtoise et un calme déterminé, Jean Louis affirmait fermement ses convictions.

Nous avons depuis lors milité ensemble dans le même courant des VERTS et avons participé avec enthousiasme à la gauche plurielle et soutenu les efforts de Dominique VOYNET pour faire entendre à Lionel JOSPIN la petite voix des écologistes, ce qui fut largement peine perdue. Jean-Louis avait le souci de l'efficacité et de la responsabilité politiques. Il était pour lui établi que les écologistes devaient participer aux exécutifs sur un programme où ils ne renient rien de leurs engagements. Il était acteur de compromis. La simple critique catastrophiste ou les débats internes stériles n'étaient pas sa tasse de thé.

Il s'était investi dans EUROPE ECOLOGIE avec enthousiasme, y voyant la concrétisation de son engagement constant dans le courant de Dominique VOYNET et  il souhaitait que cela entraîne un aggiornamento de la gauche dans son ensemble sur la question de l'urgence écologiste.

Les résultats d'EUROPE ECOLOGIE à CRAN GEVRIER doivent à son implantation locale et sa notoriété locale et au réseau de militants qu'il avait regroupés autour de lui dans le précédent mandat et dont plusieurs rejoignirent les VERTS.


Il avait été le seul membre du groupe local des VERTS, lors de la réunion collective qui devait trancher ce point, à se prononcer contre l'accord que nous envisagions de passer pour les municipales avec Jean-Luc RIGAUT. Pour lui, c'était une mauvaise décision car son objectif primordial était de changer la gauche. Nous avions ce désaccord tactique; cela n'entachait pas notre estime mutuelle. Nous avons continué de travailler ensemble à l'agglo et au SILA, unis par le même souci d'une écologie politique mature. Mais je sais qu'il m'en voulait d'avoir fait ce choix qu'il ne partageait pas. Il nous l'avait dit avec amitié lors d'une réunion d'EUROPE ECOLOGIE avec Philippe MEIRIEU où nous le vîmes pour la dernière fois, tout en se félicitant de poursuivre ensemble le chemin commun pour les élections régionales de mars 2010.

Il ne voulait pas être candidat : il s'était investi à CRAN et voulait aller au bout de cet engagement municipal qui lui convenait bien dans une commune dont il aimait les engagements, la vitalité, la convivialité. Il revenait de ses voyages à PIOSASCO, la ville jumelle italienne, avec entrain et tant de plaisir. Sa culture d'homme de gauche se sentait à l'aise dans l'équipe municipale de Jean BOUTRY, et il avait su regrouper autour de lui un groupe d'élus écologistes venus de la société civile dont l'implication municipale était à son image.

Jean-Louis, conseiller d'orientation, si investi dans l'égalité des chances  pour les élèves et la rénovation pédagogique, faisant la campagne régionale de MEIRIEU, prof de sciences de l'éducation... je sais qu'il se réjouissait de ce nouveau combat électoral, que nous allions mener ensemble une nouvelle fois, et qui synthétisait ses engagements de syndicaliste dans l'Education nationale et de militant écolo.

Sa dernière intervention au SILA était  pour demander une limitation de la puissance des bateaux sur le lac, estimant en écologiste qu'il ne servait à rien d'édicter des règles de vitesse limitée sur le plan d'eau si les hors bords avaient la puissance de la dépasser.

Investi dans la solidarité avec le tiers monde et en particulier le Burkina Faso, son engagement politique ne souffrait aucun temps mort. Il était sa vie, celle qu'il avait choisie par pur idéal militant et dont il ne déviait pas. Jean Louis était l'archétype du militant dévoué, pour lequel la fidélité était une valeur cardinale et le souci de la pérennité de l'organisation à laquelle il appartenait une véritable référence morale.

La peine qui m'étreint en écrivant cet hommage à un ami disparu si brutalement  fait écho  à celle de son épouse Anne Marie, et de ses enfants Claire et Arnaud auxquels vont mes pensées.

Jean-Louis nous avait fait découvrir le Briançonnais et ses merveilles. Le pré de Madame Carle et le Val Clarée, mais aussi Dormillouse et tant d'autres randonnées autour des ECRINS qui resteront désormais attachées indéfectiblement à sa mémoire. De sa maison là-bas, la vue sur la citadelle de Briançon est imprenable. La montagne qu'il aimait tant ne le verra plus.

Jean-Louis, je ne sais pas te dire au revoir.


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Gestion des déchets

5 Novembre 2009 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement


La politique de gestion des déchets est une pierre angulaire de la manière dont une société se pense elle-même.

Au Moyen Age ici et dans certains pays du Sud aujourd'hui, on jette les déchets dans l'espace public, on s'en débarasse sans aucun souci pour les conséquences sanitaires de ce geste. Il faut repousser au loin ses ordures, même si c'est simplement en bas de la rue. J'ai vu des images en Inde d'immeubles où la cour intérieure se remplit petit à petit de déchets qui montent au fur et à mesure le long des étages.

De cette pratique antique, il nous reste encore l'habitude des vides ordures -fréquemment obstrués- où l'on jette tout sans trier et de la collecte des encombrants en pied d'immeuble.

On a supprimé petit à petit les vides-ordures.

Il reste à supprimer la collecte des encombrants pour entrer de plein pied dans le XXI° siècle des déchets, celui du tri sélectif et de la réduction à la source.

Car là est l'enjeu : les encombrants laissés sur le trottoir sont la trace de cette vision ancienne des déchets, je les jette, les autres se débrouillent avec. On y trouve de tout, jetés n'importe comment, alors que beaucoup de ces produits sont recyclables et que d'autres sont dangereux et nécessitent des filières adaptées (médicaments, ordinateurs, produits chimiques, etc.).

Il faut donc franchir cette nouvelle étape du tri.

Sur la C2A, de 2002 à 2008, le tonnage des matériaux recyclables sur l'agglomération est passé de 3.752 tonnes à 12.104 tonnes, soit une augmentation de 322%.

Dans le même temps, les tonnages incinérés ont diminué de 28 %, passant de 59.983 à 43.601 tonnes.

La collecte des bacs jaunes a plus que doublé de 2.598 tonnes à 5.356 entre 2003 et 2008.

Le taux de recyclage est passé de 18,9% en 2002 à 32,8% en 2008.

Les statistiques des trois premiers trimestres de 2009 prouvent que l'effort des annéciens en ce domaine ne se dément pas.

Il est donc possible de franchir un nouveau pas concernant les encombrants dont le tonnage en collecte au porte à porte est également en forte réduction puisqu'il a été réduit de moitié pour s'établir à 1.000 tonnes aujourd'hui par an. Ce qui prouve que nos concitoyens ont déjà modifié leurs comportements sans attendre que cette collecte soit supprimée.

Il faut donc passer un nouveau cap pour le tri sélectif en supprimant la collecte indifférenciée dans la rue et en offrant aux habitants une qualité d'accueil dans les déchetteries qui permette de mieux trier ce qui sera amené. Pour exemple, la future déchetterie du Champ de l'Ale à CHAVANOD comprendra 14 bacs différents.

Quant aux déchets électriques et électroniques, ils doivent être repris par les commerçants, même ceux qui vendent par internet; c'est pour cela que nous payons une taxe sur le matériel neuf.

Le meilleur déchet est celui que l'on ne produit pas.

Mais celui qui existe est une source de matières premières pour l'avenir, et non un immondice qu'il faut détruire sans se poser de question.

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Eau potable, attachement au service public

4 Novembre 2009 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Politique locale


J'ai déjà parlé ici de l'étude réalisée par la C2A sur le service de l'eau potable. Elle est pleine de renseignements utiles, à commencer par l'attachement des citoyens au service public de l'eau.

Qu'ANNECY n'ait pas sous traité au privé comme l'ont fait tant de villes est bien connu des habitants de l'agglo.

Seuls 5% pensent que l'eau potable est confiée à une entreprise privée.


90% sont d'accord avec ce choix, 4% pensent que c'est une mauvaise chose et 6% ne se prononcent pas.

Les raisons en sont à 37% la qualité du service et à 37% le prix de la prestation. Vient ensuite la confiance avec 17%.

La satisfaction globale du service est de 8,3 sur 10; ce qui est exceptionnel.

Des voies de progrès sont encore possibles concernant l'information des habitants, notamment sur le fait que nombre d'entre eux (25%)  pensent que l'eau du robinet contient des produits chimiques ou des métaux nocifs. Ce point freine l'abandon de l'eau minérale et la consommation de l'eau publique, alors que ces craintes sont sans aucun fondement.On reconnaît là la puissance du marketing des entreprises d'eau minérale, puisque 59% des annéciens qui consomment de l'eau minérale pensent que l'eau du robinet n'apporte pas les bienfaits d'une eau en bouteille, ce qui est évidemment faux.

Pour autant, seulement 1 foyer sur 5 consomme principalement de l'eau en bouteille.
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SILA, réponse à l'appel d'offres du SIVADES

3 Novembre 2009 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Politique locale


Le SIVADES s'est vu notifier par le Préfet de PACA l'arrêt de sa décharge d'ordures ménagères, après moult mises en garde. Il se trouve donc complètement dépourvu pour traiter les déchets de la région de CANNES.

Dans ce contexte, il a lancé une consultation pour un traitement temporaire de ses déchets pendant la durée limitée de la construction d'une usine de traitement permanente de ceux-ci.

Le volume est important, de l'ordre de 110.000 tonnes par an.

CHAMBERY METROPOLE a décidé de répondre à cet appel d'offres en groupement avec le SILA pour une partie seulement de ces déchets (20.000 tonnes), de manière à ce que les déchets soient traités dans les meilleures conditions.

Les déchets arriveraient de CANNES en train et la durée de la convention ne dépasserait pas trois ans; c'est à dire le temps qui nous sépare de la fermeture définitive d'un des trois fours de CHAVANOD qui a été décidée par le SILA il y a quelques semaines.

Il s'agit donc d'une mesure transitoire ayant pour objectif de permettre aux cannois de solutionner temporairement leur problème, d'éviter une augmentation de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères pour les habitants de notre région et de faciliter le financement des lourds investissements que le SILA va décider courant 2010 sur la voie de la méthanisation, du compostage et/ou de la cogénération.

J'avais soutenu lors de la fermeture de l'usine de GILLY SUR ISERE le transport des déchets d'ALBERTVILLE au SILA car on ne pouvait laisser ces tonnages d'ordures ménagères s'amonceler, tant que l'usine de CHAMBERY n'était pas en état de les traiter. C'est maintenant le cas et le département de la SAVOIE a créé un syndicat départemental qui a la haute main sur toute la politique de gestion des ordures ménagères au niveau du département. Plus aucun déchet d'ALBERTVILLE n'est désormais traité au SILA et c'est une bonne chose.

Ceux de CANNES posent le même problème : celui d'une gestion archaïque des déchets par des collectivités qui n'ont rien anticipé, et qui se trouvent dans une situation d'urgence dûe à des erreurs manifestes de gestion par leurs conseils syndicaux. Comment l'Etat a t'il pu attendre aussi longtemps pour prendre des mesures coercitives, on se le demande.

Pour autant, faut il s'en laver les mains ?  Ce serait une posture facile : on augmente la taxe d'enlèvement des ordures ménagères et on laisse les cannois se débrouiller.

Ou faut il considérer que la solidarité d'intercommunalités doit jouer, le temps que des solutions pérennes soient trouvées à CANNES ? Et que c'est la responsabilité
des intercommunalités qui, comme le SILA ou CHAMBERY METROPOLE, ont mis aux normes leurs installations d'éviter que ces déchets ne partent dans des filières mal organisées et des sites mal gérés ?

Je n'ai pas changé de point de vue : la solidarité doit fonctionner si elle est limitée dans le temps, ce qui serait le cas si le SIVADES retenait l'offre de CHAMBERY METROPOLE et du SILA, sans dumping sur les prix puisque le coût de traitement serait de l'ordre de 200 euros la tonne avec le transport par rail.


La délibération du SILA est claire : pas plus de trois ans !

Dans trois ans, un four sera arrêté, des équipements nouveaux seront en place et l'on arrêtera le traitement des déchets du SIVADES si ils viennent ici.

L'important est que cette solidarité des territoires ne remette pas en cause la décision de fermeture d'un des trois fours d'incinération de CHAVANOD; ce qui a été réaffirmé par le Conseil syndical du SILA ce lundi 2 novembre.

Oui à un dépannage limité dans le temps du SIVADES...

Non à la recherche de déchets venant de l'extérieur du périmètre du SILA pour maintenir la capacité nominale de traitement.

La stratégie du SILA est clairement de ne pas chercher de manière pérenne à alimenter les trois fours de CHAVANOD par des déchets venant de l'extérieur pour maintenir la capacité de l'usine SINERGIE, mais de se positionner sur l'accompagnement de la réduction de la production des déchets telle qu'elle est en cours avec la montée en puissance du tri sélectif.

Il est au demeurant possible que le SIVADES estime que le tarif proposé et les contraintes d'exploitation imposées sont excessives. Dans ce cas, il n'y aura pas de déchets cannois à CHAMBERY et au SILA. Nous ne ferons de toutes façons pas de dumping sur les prix pour que le surcoût du traitement à CHAMBERY incite le SIVADES à investir rapidement dans une solution conforme aux exigences de la réglementation.

Mais s'opposer à la demande du SIVADES serait à mes yeux une forme d'attitude "nimby" qui n'est pas digne des écologistes.

D'autant que je plaide inlassablement pour que la HAUTE SAVOIE se dote de plusieurs centres d'enfouissement technique de classe 2 pour que nous arrêtions d'envoyer nos déchets ultimes ailleurs en FRANCE.

Solidarité temporaire des territoires et gestion intégrée des déchets sur leurs lieux de production, voilà les deux aspects de la politique cohérente des déchets pour laquelle je milite inlassablement depuis des années.









 

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Bilan carbone du SILA, le diagnostic final

2 Novembre 2009 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement


Le diagnostic des émissions de carbone par l'activité du SILA a été présentée aux Vice présidents.

La revente de chaleur de l'incinérateur pour chauffer des logements à SEYNOD entre en déduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), ce qui a pour effet de réduire considérablement les chiffres bruts qui avaient été énoncés.

C'est ainsi que le SILA émet 12.500 tonnes équivalent carbone soit 0,01% des émissions françaises.

Un plan d'action a été élaboré dont la mesure phare serait de trouver un débouché pour la production de chaleur de la période estivale qui n'est utilisée jusqu'à maintenant que pour l'eau chaude sanitaire des logements de SEYNOD. Une étude de faisabilité, à la fois technique et juridique va être lancée. L'hypothèse de travail serait d'envisager une utilisation par un industriel comme SNR.





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COPPENHAGUE, il faut réussir...

1 Novembre 2009 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement




Il faut réussir le sommet de COPPENHAGUE.
Pour cela le rôle des opinions publiques est décisif.
Avez vous bien signé l'appel ?

http://www.copenhague-2009.com/

 

Vous pouvez aussi télécharger le drapeau du climat

sur le modèle du drapeau "PACE" contre la guerre du Golfe.

http://europeecologie.eu/Le-drapeau-Climat-Climate-Flag

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L'erreur boréale, le 6 novembre à ANNECY

29 Octobre 2009 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement


Ne manquez pas la soirée du 6 novembre organisée par EUROPE ECOLOGIE avec Richard DESJARDIN sur la déforestation au QUEBEC.

Ne manquez pas la projection de L’ERREUR BOREALE  et débat  en présence de Richard Desjardin le 6 novembre 2009 - Salle Martinet à Annecy à partir de 20 h 00.

 

 

Richard Desjardin, auteur-compositeur-interprète québécois, personne profondément humaniste, nous fait l’honneur de sa présence lors de la projection de ce documentaire : Un film coréalisé en 1999 par Richard Desjardin et Robert Monderie


http://www.richarddesjardins.qc.ca/


Il donne l'état de la situation sur l'exploitation erratique et abusive de la forêt boréale québécoise et questionne la responsabilité citoyenne face à la destruction de l'environnement. Ce documentaire a bouleversé  le monde forestier québécois. Il a été lauréat notamment d’un prix Jutra (prix du cinéma québécois), prix du développement durable en milieu rural à Lille…

 

Les sérieuses questions formulées dans le film ont mené à la création de la commission Coulombe portant sur la gestion de ces forêts.

 

Cette dernière a finalement donné raison au documentariste.


http://www.commission-foret.qc.ca/

 

Ce documentaire a donné naissance en mai 2000 à l’Action Boréale del’Abitibi-Témiscamingue (ABAT), association qui lutte pour la sauvegarde de la forêt boréale. Richard Desjardin en est le vice-président.

 

http://www.actionboreale.org/accueil.html


Projection de l'Erreur Boréale et débat  en présence de Richard Desjardin le 6 novembre 2009 - Salle Martinet à Annecy à partir de 20 h 00.

 

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Kick off meeting pour SILMAS

27 Octobre 2009 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement


Amusant de traduire "kick off meeting" par conférence de lancement : 15 partenaires venant de 5 pays de l'arc alpin : slovénie, autriche, allemagne, italie, et france sous le pilotage de la Région Rhône Alpes et sa vice présidente verte Hélène BLANCHARD réunis au SILA pendant deux jours pour lancer officiellement en présence de l'Union européenne le programme transfrontalier SILMAS que l'on peut traduire comme "instruments soutenables pour le management des lacs alpins".

En clair, il s'agit sur deux aspects : le réchauffement climatique et les modifications de l'état des lacs d'une part et d'autre part sur la gestion des conflits d'usage sur les lacs alpins de travailler en synergie entre les chercheurs et les gestionnaires des lacs alpins, sur des financements venant à 75% de l'Union européenne.

La richesse des échanges de ces deux premiers jours de travail notamment sur les expériences de modélisation des évolutions constatées suite au réchauffement climatique dans l'arc alpin par des chercheurs allemands et autrichiens, mais aussi italiens de l'Université de TRENTE, montre que la collaboration européenne est l'échelon adapté et irremplaçable pour travailler de manière pertinente.

Je repense à certains appels de quelques prétendus écologistes haut savoyards au boycoot des européennes avec une certaine colère quand je constate que sans l'Union européenne, ce type de rencontres et de travail  serait impossible. Chaque aspect "work package" dans le langage européen est placé sous le pilotage à chaque fois d'un pays différent. Le SILA a la responsabilité du volet piscicole sous l'angle de l'impact du réchauffement sur la ressource halieutique, mais aussi sur le mode de réglement des conflits entre pêcheurs professionnels et pêcheurs amateurs.

A ce propos, Jean-Luc RIGAUT vient de se prononcer en faveur de l'établissement de quotas pour les pêcheurs amateurs et professionnels si la gestion durable de la ressource en poissons sur le lac le nécessite.

Le lac d'ANNECY est au coeur de ces problématiques et le travail pan européen la bonne échelle pour penser globalement et agir localement.



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