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thierry billet

Écologiste annécien

Assainissement individuel, le SILA s'engage sur la remise en état

Publié le 24 Novembre 2008 par Thierry BILLET dans Environnement


J'avais déjà parlé dans ce blog de la question de la vérification du bon fonctionnement des fosses septiques par le SILA en souhaitant que le syndicat aille au-delà de ce simple contrôle qui se traduit par un courrier d'observation aux propriétaires.


La question est d'importance dans la mesure où un dysfonctionnement a des conséquences majeures pour la pollution des sols et des eaux de surface, même si elles sont diffuses.


Le SILA vient de décider d'aller au-delà et de se positionner en appui des propriétaires en assurant la maîtrise d'ouvrage de l'étude de remise en état; ce qui permet aux habitants d'être largement subventionnés pour déterminer les travaux à effectuer.


De surcroît, cette étude permet aux propriétaires d'être éligibles à des aides à la réalisation des travaux.


C'est donc un progrès notable vers lequel le SILA s'engage.


Reste à convaincre nos concitoyens de se préoccuper sérieusement de cette pollution due à leur assainissement individuel et à engager les investissements nécessaires.


Les maires disposent d'un pouvoir de police à leur égard, peu utilisé, et au final, peu efficace.


Le SILA va donc piloter des réunions d'informations associant les maires des communes concernées pour sensibiliser les citoyens à ces enjeux importants pour le milieu naturel.



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Un contrat de bassin pour le FIER & le Lac

Publié le 24 Novembre 2008 par Thierry BILLET dans Environnement


La récente réunion au Conseil Général sous la présidence de Christian JEANTET, sur la mis en oeuvre d'un contrat de bassin incluant à la fois le FIER et ses affluents d'une part, et le LAC et ses affluents d'autre part, a permis de valider le scénaio d'un seul contrat de bassin qui regrouperait les deux bassins versants.


Même si le LAC, contrairement au FIER est dans un excellent état, il est apparu nécessaire de prendre en considération par exemple la question des polluants organiques persistants,

mais également celle des rivières qui s'y jettent (Bornette, Ire, Saint Ruph, etc.).


Dans ce contrat unique, deux comités opérationnels travailleront en parallèle puisque les problématiques sont différentes.


Mais cette solution permet d'économiser une structure intercommunale supplémentaire tout en permettant de traiter les problèmes dans leur ensemble.


La question de l'eau, même en montagne, est une des questions du XXI° siècle.


Les demandes croissantes des collectivités qui utilisaient leur propre ressource en eau et sollicitent maintenant la C2A en vue d'obtenir un volume croissant d'eau potable en provenance du LAC en sont une illustration. Les causes en sont diverses. On sait que celle de CRUSEILLES craint les conséquences de l'A 41 sur son captage historique de la DOUA.

On enverra ensuite la facture à ADELAC, le concessionnaire de l'autoroute ? En tout état de cause, ces demandes conduisent la C2A à projeter un schéma directeur pour se positionner à la hauteur de cet enjeu nouveau.

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JO 2018, le débat municipal

Publié le 21 Novembre 2008 par Thierry BILLET dans Politique locale


Le débat du conseil municipal sur les Jeux Olympiques a été un bien mauvais débat.


Lancé par les élus socialistes qui voulaient un "referendum décisionnel"; ce qui était matériellement impossible à tenir compte tenu des délais légaux, il visait à stigmatiser le manque d'informations données par la majorité municipale aux élus de l'opposition.


Drôle de procès alors que les minorités du CM sont associées à un "comité de suivi" qui se réunit à nouveau le 28 novembre et au cours duquel tous les éléments sont mis sur la table au fur et à mesure que le comité opérationnel travaille sur le dossier de pré candidature qui sera remis au Comité national olympique (CNOSF) mi janvier 2009.


Drôle de procès quand il vient des conseillers socialistes, alors que le maire socialiste de GRENOBLE, Michel DESTOT, ne fournit AUCUN élément à sa minorité verte (25% des voix tout de même au 2° tour des municipales !) et qu'il ne les convie à aucune réunion d'information ni encore moins de concertation.


J'ai signalé que j'aurais aimé une position commune de tous les socialistes, à GRENOBLE et à ANNECY et ai proposé que toutes les villes organisent un referendum auprès de leur population. Aucune réponse des élus socialistes.


On ne pouvait en rester là : la volonté de la Ville est de créer les conditions d'une unanimité des citoyens en faveur de jeux modestes, à l'échelle de nos capacités financières et exigeantes sur le plan environnemental.


D'un point de vue écologiste, on n'est pas sûr d'avoir de la neige en 2018 = pensons des Jeux qui nous permettent d'en avoir par une réduction sans précédent de nos gaz à effet de serre.


Autrement dit, utilisons les Jeux comme un accélérateur de projets environnementaux permettant de réduire notre empreinte écologique, en particulier par des laisons ferroviaires vers GENEVE et vers AIX LES BAINS.


Un referendum bâclé dans le temps ne peut être qu'un plébiscite sans intérêt : on n'est pas POUR ou CONTRE les Jeux sans connaître leur contenu et leur impact financier, social et écologique.


ANNECY veut des jeux sobres et économes, respectant nos paysages.


C'est notre différence par rapport à GRENOBLE qui veut son contournement urbain et encore plus à NICE qui menacerait le MERCANTOUR aux ambitions de M. ESTROSI.


J'ai donc tenté de faire retirer le voeu, en reprenant une proposition de Pierre HERISSON, sur un compromis passant par un renforcement de la concertation qui se traduira le moment venu par de nombreuses réunions publiques d'information et de mobilisation des annéciens et des hauts savoyards.


Après une suspension de séance ( une première dans la vie du CM ?) les élus socialistes retiraient leur voeu...pour le réintroduire dans les secondes qui suivaient. Dommage que les élus socialistes s'exposent ainsi à la critique locale de faire le jeu de GRENOBLE pour des intérêts purement partisans...


Il nous reste encore beaucoup à travailler pour que ces Jeux soient une fête populaire, non seulement respectueuse de l'environnement, mais qu'ils soient un accélérateur des projets de réduction de gaz à effet de serre.


Des Jeux 2018 sans neige, cela nous pend au nez avec le réchauffement climatique. Construisons notre candidature pour qu'elle soit un outil de lutte contre cette perspective désormais trop crédible.




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Débat d'orientation budgétaire : débats au Conseil municipal

Publié le 21 Novembre 2008 par Thierry BILLET dans Politique locale


Le manque de temps ne m'a pas permis d'alimenter ce blog immédiatement après le conseil municipal de lundi qui comportait deux débats importants, d'abord sur le débat d'orientation budgétaire (DOB) et ensuite sur les Jeux Olympiques.


Le Dauphiné indique que le conseil a été animé notamment par Pierre HERISSON et moi... mais il ne me cite pas du tout !


Alors, cher lecteur, quelques éléments complémentaires pour comprendre ce qui se passe au conseil municipal d'ANNECY.


Le DOB, un exercice obligatoire qui n'est pas le budget de l'année mais un "tour de chauffe" pour préciser les orientations de la Ville en matière budgétaire.


On a eu droit à du "lourd".


Pierre HERISSON expliquant qu'il n'y avait pas de crise puisque l'Etat avait compensé intégralement les transferts de compétence vers les collectivités locales selon un rapport du Sénat; ce qui nous a permis de polémiquer sur la réalité de ces transferts et sur l'impossibilité pour la Ville d'augmenter son budget de 40% comme l'a fait l'Assemblée nationale selon le rapport de la Cour des comptes.


Ensuite sur les conséquences du passage à l'agglo à propos duquel nous sommes en désaccord profond avec l'UMP quant au fait qu'ANNECY aurait fait payer aux autres communes les coûts de ses équipements de centralité (Bonlieu, etc.). JL RIGAUT a détaillé une note chiffrée qui montre que ces élucubrations sont sans fondement.

(Me la demander si vous êtes intéressé par courriel à th.billet@wanadoo.fr)


Enfin sur les politiques publiques à mener.


Je pense que les collectivités territoriales doivent mener une politique keynésienne en période de crise = c'est le moment de lancer un "green new deal" pour relever enfin les défis du réchauffement climatique !

(voir le site du rassemblement des écologistes)

La prudence s'impose donc mais elle ne doit pas être synonyme de blocage complet des investissements; ce qui aggraverait la récession. Encore faut-il que ces investissements fussent cohérents avec la lutte contre les gaz à effet de serre !


Cela m'a permis de comparer la posture de Pierre HERISSON qui veut la gratuité des bus sans hausse du versement transports à celle de Philippe METRAL BOFFOD qui veut la gratuité en faisant payer les patrons grâce à la hausse du VT : le plus réaliste n'est pas celui qu'on imagine !


Pierre HERISSON, - après m'avoir reproché de parler de cela en CM alors que c'est une compétence de l'agglo, ce qui m'a permis de lui rappeler qu'il avait fait sa campagne électorale sur ce thème - nous a alors livré un "scoop" : il n'est plus opposé à une augmentation du VT pour financer les transports collectifs. Voilà qui mérite d'être souligné.









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Le Conseil de l'Europe vs DATI & HORTEFEUX

Publié le 20 Novembre 2008 par Thierry BILLET dans C'est personnel

Le Conseil de l'Europe tacle Hortefeux et Dati Thomas Hammarberg, le commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, a violemment critiqué les réformes mises en place par Brice Hortefeux et Rachida Dati.


Dans un rapport publié jeudi à Strasbourg, le commissaire critique la politique française consistant à fixer des objectifs chiffrés pour les expulsions d'étrangers en situation irrégulière, qui engendre, selon lui, un risque d'arbitraire et de précipitation.


« La politique de déterminer annuellement le nombre de personnes irrégulières sur le territoire à appréhender et à reconduire à la frontière semble créer une attitude de hâte, voire de déshumanisation de la part de certaines autorités en charge de la réalisation de ces objectifs », insiste-t-il.


Par ailleurs, le commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe met en garde la France sur plusieurs aspects de sa politique pénale, de la rétention de sûreté à une éventuelle réforme de la justice des mineurs. La loi sur la rétention de sûreté de février 2008 renferme « un risque d'arbitraire », prévient Thomas Hammarberg.


Partiellement censurée par le Conseil constitutionnel qui a refusé qu'elle soit rétroactive, elle permet de maintenir en détention, dans des centres spécialisés, les auteurs de crimes graves ayant purgé leur peine, s'ils sont déclarés dangereux par un collège d'experts.

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Fred VARGAS, une écologie de l'urgence

Publié le 17 Novembre 2008 par Thierry BILLET dans Environnement


Sur le site du RASSEMBLEMENT des ECOLOGISTES pour les EUROPEENNES,
ce texte de Fred VARGAS, la célèbre auteure de polars.
Je ne vois rien à y ajouter...

Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes. Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance. Nous avons chanté, dansé. Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés. On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu. Franchement on s’est marrés. Franchement on a bien profité. Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre. Certes.

Fred Vargas (DR) Mais nous y sommes. A la Troisième Révolution. Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie. « On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins. Oui. On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies. La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau. Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse). Sauvez-moi, ou crevez avec moi. Evidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux. D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec la croissance. Peine perdue. Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais. Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est –attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille- récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés). S’efforcer. Réfléchir, même. Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire. Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde. Colossal programme que celui de la Troisième Révolution. Pas d’échappatoire, allons-y. Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible. A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie –une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut-être. A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution. A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

Fred Vargas

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Les écolos à moins de 2% au PS

Publié le 16 Novembre 2008 par Thierry BILLET dans C'est personnel


Les deux motions écologistes (mais pourquoi se diviser ainsi ?) déposées au vote des militants socialistes pour le Congrès de REIMS ont obtenu moins de 2% des voix des militants.

L'une d'elles  (UTOPIA) était signée par Denis DUPERTHUY, chef de file du PS au conseil municipal d'ANNECY.


Ce score ne traduit  certes pas l'influence des idées écologistes au sein du PS, heureusement...

Mais il est révélateur de l'importance relative de la question environnementale par rapport à d'autres enjeux pour les adhérents socialistes.

Si je suis très sensible à l'écologie et adhérent du PS, je devrais avoir envie de voter pour l'une de ces deux motions pour que ce courant pèse sur les alliances à venir entre les motions.

Avec moins de 2%, ces deux motions ne pèseront rien.

Les adhérents du PS ont pensé qu'il était plus important de départager les leaders des écuries concurrentes pour la présidentielle de 2012. Pas sûr que ce soit un choix bien durable.

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Arrêtez de chauffer les rues !

Publié le 15 Novembre 2008 par Thierry BILLET dans Environnement


Quand j'étais petit, mes parents et mes grands parents me répétaient sans cesse "arrête de chauffer les rues !". On ne connaissait pas le chauffage central et le poêle à charbon était peu efficace. Alors on se calfeutrait...

Maintenant, on chauffe les rues grâce aux parapluies chauffants des terrasses des cafés et des restaurants.

Les députés verts ont déposé un projet de loi pour les interdire. Qu'en est il ?

Le 1er janvier 2008, le décret interdisant de fumer dans les lieux publics entrait en vigueur, incluant indistinctement les bars, brasseries et discothèques entre autres. Pour faire face à ce coup dur qui menaçait de faire fuir une clientèle notamment composée de fumeurs, certains gérants d’établissements eurent recours à des solutions alternatives dont la plus pratiquée fut l’acquisition de parasols chauffants extérieurs.
Mais, alors qu’ils n’ont cessé de se multiplier au cours des derniers mois, ces radiateurs d’extérieur pourraient prochainement disparaître des terrasses des cafés. C’est du moins l’ambition de Noël Mamère, d’Yves Cochet et de Martine Billard, trois députés Verts à l’origine d’une proposition de loi visant la suppression de ces systèmes de chauffage énergivores. Invoquant une totale contradiction avec la politique environnementale actuelle du gouvernement, les trois auteurs du texte pointent du doigt la non-conformité de ce type d’équipement avec une réglementation de plus en plus stricte relative à la consommation énergétique du bâtiment. En atteste la loi de programme du 13 juillet 2005, laquelle a considérablement renforcé les critères de performance énergétique et les caractéristiques thermiques des constructions nouvelles comme du parc immobilier ancien. Alors que l’Etat consacre une part de son budget à financer des crédits d’impôts en vue de soutenir financièrement les particuliers soucieux d’optimiser la performance énergique de leur logement, il est impensable pour les trois représentants du parti Vert que l’on envisage encore la possibilité de gaspiller inutilement de l’énergie pour « chauffer la rue ».
Sourds aux arguments d’économies énergétiques, les tenants de bars et brasseries voient en ce projet de loi la mort annoncée de leur commerce. Pour ce secteur déjà en crise, le projet de loi tombe comme un couperet. Farouchement opposé à cette initiative, le Synhorcat (Syndicat national hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs) exhorte à ne pas durcir des conditions d’exercice jugées déjà contraignantes, arguant que le chiffres d’affaires de la profession a enregistré en moyenne une chute de près de 8 % sur l’année. Parallèlement, le nombre de « défaillances d’entreprises » spécialisées dans les débits de boissons connaît une augmentation de plus de 56 % pour le 1er semestre 2008.

Convaincus du paradoxe que représente un chauffage destiné au plein air, les députés ont soumis à l’Assemblée nationale le 29 octobre dernier une proposition de loi renforçant le droit de regard du maire sur les équipements installés sur la voie publique.

En effet, la mise en place des terrasses n’est valable que si elle fait l’objet d’une autorisation publique de droit de terrasse délivrée par le maire selon les règles en vigueur sur les autorisations de voirie.

Dans l’hypothèse où le texte serait validé, « le maire ne pourrait ni octroyer, ni renouveler, pour des activités commerciales en terrasses […] un permis de stationnement sur la voie publique ou une autorisation de voirie, si cette occupation est accompagnée d’une installation de chauffage contrevenant aux normes de déperdition thermique déterminées par décret […] en équivalence avec la réglementation thermique en vigueur concernant le bâti ».


Si les difficultés que traverse le secteur sont bien réelles, l’impact que pourrait avoir la suppression des parasols chauffants sur la fréquentation des bars doit cependant être relativisé. Le fléchissement de la clientèle ne peut être intégralement mis sur le compte du confort accordé aux fumeurs alors que le contexte économique actuel, caractérisé par un pouvoir d’achat frileux, n’incite pas à multiplier les sorties et les dépenses qui leur sont associées.

Au final, le simple fait de se vêtir plus chaudement pourrait ainsi permettre d’économiser, pour chacun des gros réchauds à gaz retirés, un kg de propane brûlé et environ 3 kg de dioxyde de carbone  rejetés pour une unique heure d’utilisation.

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Débat sur l'énergie nucléaire

Publié le 14 Novembre 2008 par Thierry BILLET dans Environnement


78% de l'électricité est d'origine nucléaire en FRANCE, est-ce un choix durable ?

La FRANCE est le pays le plus nucléarisé du monde : pourquoi une telle spécificité ?

Qu'apporte réellement le nucléaire face à l'urgence climatique ?

Est-ce une solution pour lutter contre les gaz à effet de serre ?

Venez comprendre la supercherie de l'argumentaire du lobby électronucléaire français,

le mardi 18 novembre à 20 heures,
Maison AUSSEDAT
7 rue de la providence à ANNECY

Débat animé par Yann FORGET

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C2A : débat d'orientation budgétaire

Publié le 13 Novembre 2008 par Thierry BILLET dans Politique locale


Le conseil d'agglo de ce jeudi 13 portait sur le débat d'orientation budgétaire.

Alors même que chacun s'accorde à considérer que la situation des collectivités territoriales est insupportable compte tenu des transferts de charges de l'Etat et de l'absence de compensation, Pierre HERISSON et Bernard ACCOYER ont plaidé l'inverse. C'est troublant alors que l'audit financier de l'agglo prouve que ce sont les conséquences de la politique de l'Etat en matière de fiscalité qui plombe la situation.

Mais ce n'était pas l'essentiel.

Le débat a permis de préciser une offensive nette et coordonnée de l'UMP autour du thème "on dépense trop, il va falloir réduire les services rendus"... En clair, l'agglo dépense trop d'argent dans le sport...et  surtout dans la culture; il faut donc réduire la voilure du service rendu à la population.

Bien sûr, on ne cite aucun domaine en particulier, mais personne ne s'y est trompé...

Le second point porte sur la gratuité des transports.

Pierre HERISSON reprenant la demande de Philippe METRAL BOFFOD  (LCR) sur la gratuité dans les bus (dont j'ai déjà dit tout le mal qu'il fallait en penser d'un point de vue écologique et social), a clairement ouvert la porte d'une privatisation du service public des transports collectifs.

Mais cette gratuité des bus acquise grâce à une privatisation du service s'accompagnerait d'une stagnation du versement transports  (VT) par les entreprises de l'agglomération : la quadrature du cercle autrement dit !

Comment concilier la gratuité pour les usagers, des bénéfices pour l'exploitant privé qui doit rémunérer ses actionnaires et le maintien des ressources du fait de la stagnation du VT ?

Tout simplement en réduisant la qualité du service et la taille et la régularité du réseau : on ferme les lignes non rentables, on réduit les cadences des bus et on pressure le personnel ! Bernard ACCOYER avait déjà abordé ces perspectives dans l'ancien mandat.

Car c'est cela l'objectif inavoué : la gratuité comme moyen de s'attaquer à la qualité du service public. Habile et retors...

Heureusement, la LCR est plus responsable que Pierre HERISSON : M. METRAL BOFFOD veut la gratuité des bus, mais par l'augmentation du VT payé par les patrons.

Sortir de ce débat est pourtant simple : nous devons faire MIEUX, pas MOINS.

 Pour cela il faut se parler et travailler ensemble à un mode de gouvernance qui ne se contente pas de la situation actuelle de l'agglo, figée depuis sa création. Et avancer sur les projets de mutualisation qui permettront des économies d'échelle comme le souhaite Jean Luc RIGAUT.


Gilles FRANCOIS, maire d'ARGONAY, a utilement rappelé que l'alternative passait selon lui par une réflexion sur l'adéquation entre les services actuellement remplis et l'évolution des habitudes et des besoins.

Citant l'exemple des déchets, il a rappelé la réflexion engagée par la commission ENVIRONNEMENT de l'agglo : adapter le nombre de ramassages à la réduction des volumes et au développement du tri sélectif ne réduit pas la qualité du service rendu et coûte moins cher aux habitants tout en protégeant l'environnement.

Un cercle vertueux qui permet d'envisager une issue solidaire et une qualité du service public que la majorité municipale annécienne défend bec et ongles.











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