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Articles récents

Les voitures électriques chinoises ne sont que la partie immergée de l'iceberg

25 Avril 2026 , Rédigé par Thierry BILLET

Chaque annonce des constructeurs chinois d'automobiles électriques enflamme le marché automobile et fait craindre une disparition des constructeurs européens au regard de l'électrification de la flotte automobile. L'annonce très récente d'une utilisation de l'usine CITROEN  historique de RENNES par un groupe chinois en est la dernière preuve.

Après avoir retardé autant qu'ils le pouvaient l'abandon du diesel pourtant massivement dangereux pour la santé publique, les constructeurs européens et en particulier français ont tout fait pour freiner l'électrification. Et avant la nouvelle crise pétrolière, ils semblaient en bonne voie pour annuler le calendrier européen d'électrification d'ici 2030. Même si la crise rebat les cartes et que s'opposer à l'électrification est considéré comme un acte de soutien à l'IRAN et à la RUSSIE au détriment des français contraint d'utiliser leur voiture quotidiennement, les stratégies industrielles des constructeurs sont illisibles.

La CHINE n'a pas ces hésitations : elle a pris une telle avance technologique en matière de renouvelables qu'elle est prête à inonder le marché de votures électriques compétitives en prix et en qualité; comme elle l'a déjà fait sur les panneaux photovoltaïques.

Les barrières douanières tentent de freiner l'inexorable, faute de stratégie indutrielle claire et consensuelle au plan européen. Au moment où les "grands" patrons français cirent les pompes de BARDELLA, ils ont manifestement la tête ailleurs qu'à réfléchir à moyen terme. C'est ce que rappelle cet article de SLATE.

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Tout pour le business, rien pour la protection de notre santé et de notre environnement

24 Avril 2026 , Rédigé par Thierry BILLET

Le gouvernement a publié un nouveau décret (n°2026-302 du 21 avril 2026) qui réduit encore les chances de succès des actions juridiques en faveur de la santé publique et de l'environnement.

Alors que l'on ne sait même plus le nom du Ministre en charge de l'écologie tant elle est marginalisée et politiquement inexistante, et alors que le gouvernement ne fait rien sur le dossier du cadmium malgré les alertes répétées des médecins, il continue de détricoter méthodiquement le droit de l'environnement.

Ce décret, en complexifiant le formalisme des procédures vise à multiplier les chausse-trappes procédurales pour susciter des irrecevabilités à toutes les étapes et éviter d'aborder le fond des dossiers.

Voici le communiqué de la commission environnement du Syndicat des avocats de France auquel j'appartiens.

Le SAF a pris connaissance du décret n°2026-302 du 21 avril 2026 relatif à la simplification de la procédure contentieuse en matière environnementale et à l’accélération de certains projets.

Le SAF portera une action contentieuse contre cet acte dans les prochaines semaines.

Le projet de décret avait déjà fait l’objet de vives critiques de la part du SAF ainsi que du Conseil supérieur des tribunaux administratifs et des cours administratives d’appel, le SAF s’alarmant de :

  • La suppression d’un degré de juridiction
  • L’attribution du contentieux environnemental aux cours administratives d’appel en premier et dernier ressort
  • La suppression de l’effet du recours gracieux sur le calcul du délai de recours contentieux

Ceci est maintenant chose faite.

En effet, le décret vient créer l’article R.311-5 du Code de justice administrative qui prévoit la compétence en premier et dernier ressort des cours administratives d’appel pour de nombreux ouvrages et travaux connexes répartis en 5 catégories :

  1. Au titre du développement des énergies décarbonées (notamment les installations éoliennes, photovoltaïque, méthanisation et ouvrages de réseaux publics de transport et distribution d’électricité)
  2. Au titre des infrastructures de transports
  3. Au titre de la souveraineté alimentaire (notamment des installations agricoles nécessitant des prélèvements d’eau ainsi que les installations d’élevage)
  4. Au titre de la souveraineté économique et industrielle
  5. Au titre des opérations d’intérêt national et des grandes opérations d’urbanisme

Par ailleurs, le décret vient ajouter au Titre VII relatif aux Dispositions spéciales du Livre VII du Code de justice administrative un nouveau Chapitre XVI portant sur le contentieux de certains projets en matière environnementale prévoyant un encadrement des recours devant la Cour administrative d’appel qui est similaire aux recours en droit de l’urbanisme :

  • L’obligation de notification à l’auteur de la décision ainsi qu’au bénéficiaire des recours déposés par des tiers
  • L’absence de prorogation des délais de recours contentieux par l’exercice d’un recours administratif
  • Un délai de dix mois pour la CAA afin de statuer sur la requête
  • La cristallisation des moyens 2 mois après la communication du premier mémoire en défense

L’adoption de ce décret s’inscrit dans une continuité inquiétante de restriction du droit au recours. Sous prétexte d’accélérer et sécuriser le traitement de contentieux pour certains projets qui contribuent à des objectifs stratégiques, le gouvernement sacrifie ce droit.

La suppression du double degré de juridiction pour ces contentieux environnementaux, principe pourtant fondamental permettant aux parties de faire appel d’une décision et de leur affaire jugée une deuxième fois en fait et en droit, est très alarmante.

En effet, la complexité des contentieux des installations indiquées ci-dessus et leurs enjeux environnementaux nécessitent le maintien du double degré de juridiction. A l’aune des connaissances scientifiques actuelles, de l’impact des installations sur la biodiversité, le double degré contribue à la préservation de l’environnement permettant une vérification minutieuse de la balance entre les intérêts du projet et la protection de l’environnement ainsi que du respect des procédures administratives.

Si l’ensemble des parties ont intérêt à ce que la juridiction prenne une décision rapide, le délai de 10 mois pour l’audiencement de ces projets n’apparaît pas adapté à la complexité et à la technicité inhérentes à ces projets.

Surtout, le décret a des impacts immédiats sur les requérants contestant les projets précités, notamment les associations de protection de l’environnement. D’une part, celui-ci les éloigne géographiquement du contentieux, particulièrement s’agissant des territoires ultra-marins, les contentieux pour les installations précitées dans ces territoires devant être soumis à la Cour administrative d’appel de Bordeaux. D’autre part, l’attribution des contentieux aux cours laisse présager une complexification de l’appréhension de l’obligation de recourir à un avocat pour les requérants, restreignant encore plus l’accessibilité au juge administratif.

Finalement, la suppression de l’effet du recours gracieux à l’encontre des décisions portant sur les installations visées à l’article R.311-5 du CJA dénue ce recours de sens et oblige les requérants à systématiquement saisir la juridiction en cas de contestation, laissant craindre une vague de contentieux sur les cours administratives d’appel là où, auparavant, un recours administratif permettait une solution non contentieuse.

Ce décret s’inscrit dans la suite de la « simplification » en droit de l’urbanisme, prévue par la loi du 26 novembre 2025, obérant de plus fort le droit au recours des requérants, et la mise en œuvre de processus amiables. Sous couvert de simplification se cache une véritable complexification du contentieux, celle-ci ayant également été dénoncée par le Conseil d’État.

Le SAF rappelle son opposition catégorique à ce décret. L’adoption de ce décret éloigne le contentieux administratif environnemental d’une justice administrative de qualité, celle-ci se transformant en justice au rabais.

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Il y a quarante ans, Tchernobyl...

21 Avril 2026 , Rédigé par Thierry BILLET

Alors que la frénésie nucléaire reprend les dirigeants politiques français, nous fêterons le 26 avril le quarantième anniversaire de l'explosion du réacteur 4 de Tchernobyl. Avant celle de FUKUSHIMA causée par un tremblement de terre au  Japon, TCHERNOBYL a été le révélateur de la volonté de dissimulation des dangers du nucléraire en FRANCE. Les plus jeunes ignorent peut-être les propos rassurants du Professeur Pierre PELERIN du SCPRI (Service Central de Protection contre les Rayonnements Ionisants) à l'époque. 

Si une association créée dans la foulée de l'annonce de la catastrophe - longtemps cachée par les soviétiques - n'avait pas mené un travail de recueil de données et de mesures de radioactivité, la CRIIRAD, le tour de passe passe aurait fonctionné parfaitement. Il ne fallait surtout pas inquiéter les Français sur les risques encourus du fait du nucléaire civil.

Aujourd'hui, la droite et l'extrême-droite sautent à pieds joints dans la relance d'un programme électro-nucléaire et dans la destruction de toute alternative et même d'une simple complémentarité avec les énergies renouvelables.  Par exemple, les tarifs de rachat de l'électricité photovoltaïque ne permettent plus de solvabiliser les projets citoyens, gages de sécurité énergétique et d'utilisation de l'épargne locale à des fins socialement utiles.

Si l'électrification des usages est un moyen incontournable de décarboner, le contexte politico-militaire où la RUSSIE bombarde sans relâche le système électrique ukrainien devrait conduire MACRON and Co à réfléchir au danger d'une électricité totalement centralisée et sur la fragilité du réseau nucléaire. 

C'est sans doute le souvenir cuisant de TCHERNOBYL en RUSSIE et en UKRAINE qui nous a évité jusqu'à présent une destruction de la centrale de ZAPORIJA, même si elle demeure un enjeu militaire significatif. Que se passerait-il si un fou ou un maladroit l'endommageait ? 

Tandis qu'EDF devra faire face au crash financier de la centrale anglaise de HINKLEY POINT après ceux gigantesques de l'EPR de FLAMANVILLE et de  FINLANDE, MACRON a annoncé qu'il piquerait le contenu du livret A de la Caisse d'épargne pour financer le nucléaire.  Un tour de bonneteau comme nos dirigeants les adorent. 

Bien entendu, on ne nous demandera pas notre avis d'épargnant. Et bien entendu l'appareil technocratique prétend que cela ne change rien aux capacités de financement du logement social qui est rappelons-le la destination primordiale du livret A...

On dépensera en plus ailleurs, mais il resterait toujours autant d'argent dans les caisses de la Caisse des dépôts et Consignations. Il faut être énarque pour oser de telles allégations. Et surtout ne pas craindre d'être contredit par des médias largement dépendants de la publicité pour les  80 ans d'EDF...

Je m'en vais donc solder mon livret de caisse d'épargne et renouveler mon adhésion à la CRIIRAD, histoire de ne pas cautionner avec mes petits sous un choix énergétique que je rejette.

 

 

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Une magnifique apocalypse

27 Mars 2026 , Rédigé par Thierry BILLET

Une magnifique apocalypse

On prête à Winston Churchill le fameux aphorisme « Il ne faut jamais gaspiller une bonne crise ». Au-delà de son coût faramineux pour les civils iraniens et des ravages qu’elle inflige à la morale et au droit international, la guerre imbécile déclenchée dans le golfe Persique par Netanyahou et Trump s’annonce comme un légendaire gâchis !
 
Elle met pourtant sous les yeux de tous ce que les scientifiques serinent sans relâche : l’extrême vulnérabilité d’un système économique fondé sur le recours à l’énergie fossile.
 
Prenons le cas de l’Italie : elle paye déjà la facture d’électricité la plus élevée d’Europe, elle est en outre le pays du Vieux Continent le plus exposé à une vertigineuse augmentation de son coût. Pourquoi ? Parce que le gouvernement Meloni, par aveuglement idéologique, a délibérément sabré tous les investissements dans les énergies renouvelables et tout misé sur le gaz naturel. Celui qui est actuellement bloqué dans le détroit d’Ormuz. C’est malin…
 
Cette semaine, la plus grande entreprise privée ayant son siège en France, Totalénergies, a signé avec tambours et trompettes un deal à 1 milliard de dollars avec le gouvernement Trump. Aux termes de ce deal, Total renonce à exploiter deux concessions de projets d’éoliennes en mer et, à la place, investira cette somme dans… le gaz et le pétrole américains !
 
Simultanément, Total investit dans le pharaonique projet Eacop, un oléoduc de 1400 km qui sera le plus long du monde, traversera 230 rivières, coupera 12 réserves forestières et chassera 100 000 personnes de leurs terres, tout cela pour transporter encore plus de pétrole brut vers l’économie mondiale afin qu’il soit brûlé.
 
Une étude publiée en septembre 2021 dans la revue Nature montrait que la majeure partie de toutes les réserves connues de combustibles fossiles doivent être laissées dans le sol pour qu’il y ait au moins une chance infime d’éviter un réchauffement de plus de 1,5 °C. Pour être plus précis, d’ici 2050, il faudrait laisser intacts environ 90 % du charbon, 60 % du pétrole, 60 % du gaz et 99 % du pétrole non conventionnel. Des deux côtés de l’Atlantique, c’est exactement le contraire que l’on fait.
 
« Le succès, disait aussi Churchill, c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme. » L’extractivisme débridé nous mitonne une apocalypse… enthousiaste.

Infonature - Jean-Jacques FRESKO

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Les communautés énergétiques, l'avenir de la souveraineté énergétique en FRANCE

20 Mars 2026 , Rédigé par Thierry BILLET

Alors que le mirage nucléaire n'apporte aucune solution de court terme à la décarbonation de notre pays, l'élan des coopératives de citoyens produisant localement leur électricité soit être soutenu. C'est le sens de cet appel de la coopérative ENERGIE PARTAGEE.

Soutenir les communautés énergétiques pour l’appropriation de la transition énergétique par les citoyens, et pour la souveraineté et la compétitivité de l’Union européenne et de la France

À l’attention de :

  • Monsieur le Président de la République
  • Monsieur le Premier Ministre,
  • Madame la Ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature,
  • Monsieur le Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique,
  • Monsieur le Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères,
  • Mesdames et Messieurs les eurodéputés.

Suite au Conseil “Energie” (16/03) et dans la perspective du Conseil « Affaires générales » (17/03) et du Conseil européen (19-20/03), nous souhaitons souligner le rôle crucial des communautés énergétiques pour renforcer la souveraineté énergétique de l’Union européenne et de la France et générer des retombées économiques locales. Les communautés énergétiques stimulent ainsi l’économie aux niveaux local et national et participent à la sécurité de l’UE.

Le 10 mars, la Commission européenne a publié le « Citizens Energy Package » (Paquet Énergie Citoyenne), qui propose de décupler la capacité des projets citoyens pour atteindre 90 GW d’ici 2030. Cela signifie qu’à l’échelle européenne, plus de 16 millions de foyers, 630 000 PME et 300 000 acteurs publics pourraient produire leur propre énergie d’ici seulement 4 ans.

Les communautés énergétiques constituent un levier stratégique pour la France, permettant notamment de :
  • Contribuer au développement régional et à la cohésion des territoires : les projets portés par les communautés énergétiques génèrent 2 à 3 fois plus de retombées économiques pour les territoires locaux par rapport aux projets privés, (Etude d’Energie Partagée, 2019). Elles permettent ainsi de dynamiser la vie économique locale et de financer des services publics de proximité. Pour chaque euro investi dans un projet citoyen, 2,5€ profitent au territoire.
  • Accélérer la transition et la souveraineté énergétique : Selon l’observatoire de l’énergie citoyenne, la France compte déjà plus de 480 projets représentant 1,7 TWh d’électricité et 117 GWh de chaleur par an, soit la consommation (hors chauffage) de plus d’un million de personnes. Ces projets à gouvernance locale favorisent l’acceptabilité, permettant de diviser par deux le temps de déploiement des projets éoliens sans recours.
  • Protéger le pouvoir d’achat des Français : La production d’énergie locale permet de réduire la dépendance aux énergies fossiles importées et augmente ainsi le potentiel de résilience des territoires et leur capacité à se projeter dans l’avenir. Les opérations d’autoconsommation collective proposent également une stabilité des prix et sont ainsi un rempart contre leur volatilité dans le contexte géopolitique actuel. 
  • Soutenir les zones rurales et les agriculteurs : elles diversifient les revenus des agriculteurs et réduisent leurs charges d’exploitation (par exemple via la location de toits de bâtiments agricoles ou la méthanisation ou l’agrivoltaïsme).

Énergie Partagée appelle ainsi la France à prendre des mesures ambitieuses pour mettre en œuvre les objectifs du Paquet Énergie Citoyenne. En cette période de tensions, l’énergie citoyenne peut insuffler un sentiment de fierté collective et accompagner la reconstruction de la confiance des citoyens envers le monde politique à travers la participation démocratique. 

Énergie Partagée appelle ainsi les acteurs publics français à : 
  • Soutenir les communautés énergétiques dans le prochain budget de l’UE (2028-2034), afin de massifier cette manière de produire l’énergie et de mobiliser des milliards d’euros de capital citoyen.

     

      1. Intégrer des réformes et des investissements spécifiques aux communautés énergétiques dans les plans de partenariat nationaux et régionaux. (Notre briefing pour la France sur les NRPPs)

         

      2. Soutenir un budget dédié au programme LIFE, notamment le volet LIFE ENERCOM dédié à l’accompagnement des communautés énergétiques.

         

      3. Soutenir une mention dédiée aux communautés énergétiques dans les conclusions du Conseil sur le budget de l’UE. Cette reconnaissance s’inscrirait dans la lignée des conclusions du Conseil de mai 2024 sur le plan d’action de l’UE pour les réseaux, qui appelaient les États membres à « garantir une approche de la transition énergétique centrée sur le citoyen, impliquant étroitement les citoyens, les coopératives énergétiques citoyennes et les communautés d’énergie renouvelable ».

         

  • Utiliser le Paquet Énergie Citoyenne pour élaborer une stratégie nationale ambitieuse et fixer des objectifs chiffrés pour les communautés énergétiques, en cohérence avec la proposition de la Commission.

     

    1. Le soutien aux communautés énergétiques est déjà mentionné dans la plupart des rapports par pays du Semestre européen et dans les recommandations spécifiques par pays (RSP) pour la période 2023-2025. Nous encourageons vivement le gouvernement français à traduire cette orientation politique en actions concrètes, en évaluant les barrières du contexte français ainsi que le potentiel des communautés énergétiques, et en mettant en place un cadre favorable sur les plans technique, juridique, financier, etc.
    2. Exploiter le Paquet Réseaux (Grids Package) pour soutenir et prioriser les projets d’énergie citoyenne, reconnus pour leur forte valeur sociale ajoutée,  lors de leurs demandes de raccordement au réseau électrique
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Un goût sucré

19 Mars 2026 , Rédigé par Thierry BILLET

Christophe CHENU, sur Facebook, exprime qu'il ressent un goût "sucré" et non "amer" au terme de la campagne municipale de UNIS PAR ANNECY. 

Nous n'avons pas réussi à convaincre une majorité d'annéciens que nous méritions leur confiance pour les 6 prochaines années. C'est la démocratie. 

Mais au sein de la liste, nous avons mené une campagne qui a fait éclore de jeunes et de moins jeunes annéciens dans une démarche politique locale et a motivé les "expérimentés" à  partager leurs compétences;  préférant le retrait de la liste au soir du premier tour à une alliance sans avenir.

C'est ce qui donne à cette campagne ce goût sucré d'avoir défendu de vraies valeurs jusqu'au bout sans nous renier et avec panache.

D'autres vont écrire l'histoire d'ANNECY dans les six ans qui viennent.

Nous verrons si leurs promesses seront tenues ou si notre analyse se révélera pertinente. Dans tous les cas, les électeurs ont tranché et seuls ceux qui se sont abstenus dimanche dernier pourront se plaindre. 

Pour notre part, nous aurons fait ce qui était notre devoir ; proposer un projet cohérent et l'assumer jusqu'au bout. 

Vraiment sucré ce goût dans la bouche, Christophe, tu as raison. 

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Qui a lancé l’infox reprise par LFI ?

13 Mars 2026 , Rédigé par Thierry BILLET

Drôle de bonhomme que ce Jean-Luc RIGAUT qui a décidé de ne pas réagir en lisant l’infox du journal LE POINT selon laquelle il aurait négocié une alliance de second tour avec M. MULATIER-GACHET (AMG). Encore plus désopilante, la reprise de cette infox par LFI pour déconsidérer le même MULATIER-GACHET.

Mais moi je n’ai pas la sérénité de Jean-Luc RIGAUT.

Je n’ai pas dénoncé depuis six ans la mésalliance des LARDORG (LARDET/ASTORG)  pour ne pas dire ce que je pense de cette alliance de médisance pour déconsidérer JLR.

Un hebdomadaire de droite relayé à ANNECY par LFI, il y a de quoi s’interroger, non ?

Si l’on ne connaît pas l’origine de cette infox, on sait à qui elle est sensée profiter : Antoine ARMAND et Vincent DREME.

Bien entendu, on ne peut envisager que cette désinformation soit l’oeuvre d’AA, puisqu’on trouve dans ses soutiens et sur sa liste des gens qui ont  permis l’alliance ASTORG/LARDET et qui l’ont soutenue pendant six ans dans la majorité municipale de MULATIER-GACHET.

AA n’oserait pas - c’est certain - accuser  en sous main JLR de faire en 2026 ce que nombre de ses soutiens ont fait en 2020 pour faire élire M. ASTORG.

Bien sûr, il est troublant que Denis DUPERTHUY (DD), vous savez celui qui considérait hier  AA comme « sa ligne rouge » avant de se vendre pour trouver l’emploi à mi-temps qu’il cherchait avant-hier, Denis DUPERTHUY, disé-je,  ait accusé JLR de fricoter avec le RN. 

Dans le style fake news, c’était déjà pas mal... 

Que LFI relaye une infox qui profite à un ancien ministre macroniste  pour pourrir la gauche, c’est monnaie courante : la provocation caractérise la secte de Jean-Luc MELENCHON.

Mais personnellement, quitte à désinformer nos concitoyens, je considère que  nos concurrents devraient être plus inventifs.

  • Ils  pourraient imaginer une plainte pénale bidon annoncée à deux jours de l’élection.

  • Ils  pourraient imaginer une rencontre secrète JLR / Jean-Luc MELENCHON pour qu’il le parraine en 2027 si DREME se désiste pour JLR aux municipales.

  • Ils pourraient imaginer que Edouard PHILIPPE a décidé  qu’il laissera sa place à JLR pour la présidentielle si il est battu au HAVRE .

Ce ne serait pas plus crédible que ces désinformations sur des accords secrets qui n’existent que dans l’imagination de candidats aux abois et ce serait plus drôle à lire.

En fait, il y a un enseignement plus sérieux à tirer de ces infox : c’est la fébrilité qu’elle trahit de la part des concurrents de JLR : inonder certains médias complaisants de fake news trahit un manque de confiance dans l’issue du scrutin ; c’est  l’hommage du vice à la vertu en quelque sorte et c’est ce qu’il faut retenir après l’incroyable succès du meeting  de UNIS PAR ANNECY ce 11 mars et par la dynamique de campagne qui a été créée en quelques semaines.

La peur de perdre rend ridicule et méchant. JLR a raison en réalité de garder son calme et j’ai tort de m’énerver pour des âneries.

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Alors pas de petit déj ou petit déj ? Faudrait savoir...

6 Mars 2026 , Rédigé par Thierry BILLET

Et voilà qu'Antoine ARMAND nous invite à nous intéresser à ce qu'il prend au petit déjeuner. Il y a quelques jours, il nous expliquait que, comme il ne déjeune pas le matin, il avait toujours dans sa poche du Babybel.

Cette information cruciale s'est répandue comme une traînée de poudre dans la Ville. Certains se demandaient si une telle annonce allait susciter une enquête "flash" de la part des sondeurs payés par RENAISSANCE , si la société ENTREMONT, notre fleuron fromager local, n'allait pas déposer le bilan ayant été ainsi délaissé par l'ancien Ministre, ou si le Syndicat des producteurs de REBLOCHON allait donner une consigne de vote anti ARMAND. Le suspense devenait insupportable. 

Las, hier matin, c'était un tsunami médiatique :  Antoine ARMAND se prenait en vidéo en train de couper du pain et se filmait avec un pot de confiture au petit déjeuner... Mais sans Babybel.

Une telle volte face sur le point de savoir si AA a changé ses habitudes alimentaires depuis le début de la campagne municipale a paraît-il fait sauter le standard du Dauphiné Libéré. L'Elysée lui même s'en serait inquiété m'indique un journaliste de premier plan craignant une hypoglycémie. Sur les marchés, autour de nos triporteurs, les annéciens sont venus en masse nous interroger sur cette question déterminante.

Ses colistiers eux-mêmes se demandent si AA, girouette du petit déj, est aussi versatile dans d'autres domaines.

C'est peut-être le contre-coup de leur avoir fait signer un engagement à venir assister au Conseil municipal une fois élus... Drôle de marque de confiance que d'être suspecté par sa tête de liste de vouloir sécher son futur mandat municipal, non ? Rien de rassurant pour les annéciens à voir les candidats se faire imposer une telle signature infantilisante. Signature sans aucune valeur juridique au demeurant, juste là pour humilier les colistiers et faire une vidéo de plus.

Si JLR nous avait proposé une telle clause, je suis persuadé que mes colistiers l'auraient envoyé balader. Mais il n'en a pas eu l'idée et c'est aussi en cela que nous nous différencions. En ce sens, les affiches électorales de nos deux concurrents où ils sont "seuls en scène" en disent plus que leurs longs discours et que la consistance de leur petit déj'. 

 

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Des paroles, des paroles et quelques dessins...

4 Mars 2026 , Rédigé par Thierry BILLET

Alors que chacun connaît la situation des finances municipales et les orientations nationales visant à les mettre au régime encore plus sec, MM. MULATIER GACHET et ARMAND promettent monts et merveilles. On ne compte plus leurs annonces à longueur de vidéo.

Le projet le plus délirant est sans doute la couverture de la voie ferrée avenue de BROGNY. Un dessin par IA et voilà que vous êtes invités à croire que la SNCF va laisser couvrir sa voie ferrée, ce qui veut dire arrêter le trafic vers GENEVE, et que la Ville dispose des dizaines de millions d'euros pour le réaliser. Moins ils en ont fait de 2020 à 2026, plus ils en promettent...

Au fait, n'est-il pas plus important pour les annéciens de relancer avec la SNCF le doublement de la voie ANNECY - AIX LES BAINS  que les LARDORG ont abandonné depuis 6 ans ?

Mais je voudrais m'attarder sur les Forges de CRAN, 10 hectares de terrain industriel pluricentenaire, au Pont de Tasset. A ma droite comme à ma gauche, voilà qu'on nous annonce un parc, des immeubles, ou des activités tertiaires, avec quelques dessins qui font rêver. Tout cela, c'est du pipeau !

Le site est gravement pollué, notamment par les infiltrations historiques de trichloréthylène de l'usine REBOUL-REXAM située à l'EST du site. Les services de l'Etat ont déjà annoncé à toutes les parties prenantes qu'il ne serait jamais possible d'y accueillir la moindre activité qui exposerait des enfants. La construction de logements ou d'activités tertiaires nécessiterait une dépollution estimée à plusieurs millions d'euros sans garantie d'obtenir un résultat acceptable pour la santé humaine. Qui paierait ?

Mais cela ne les empêche pas de proposer un "parc" à cet endroit : un visuel de M. MULATIER GACHET fait par exemple apparaître des enfants qui jouent devant des serres au milieu de la verdure... M. ARMAND annonce la même chose. Aucun ne donne de calendrier, aucun n'avance de coût,... On fait rêver à crédit !

Mais surtout : qu'est-ce que signifie vouloir réindustrialiser le pays si l'on accepte de supprimer les terrains industriels disponibles aujourd'hui ? Si l'on veut pouvoir réindustrialiser, il faut d'abord disposer de foncier adapté. Sinon soit on ne pourra pas le faire, soit il faudra utiliser des espaces agricoles... Nos concurrents oublient volontairement cette impasse foncière.

Nous avons l'expérience à ANNECY de cette situation.

Rappelons nous la SICN, la société industrielle de combustible nucléaire, qui usinait des enveloppes de bombes à l'uranium appauvri sur son site jusqu'à la première guerre du Golfe, à côté de Pfeiffer Vacuum. Nous avons su avec JLR géré la dépollution radioactive du site, installé des activités industrielles puis la centrale biomasse du réseau de chaleur de NOVEL. Nous avons ainsi maintenu, sous le contrôle des services de l'Etat et en assurant la sécurité des riverains, une activité industrielle pérenne. 

Car, derrière ces dessins et ces promesses, quel est l'avenir qui est proposé ? Celui d'une ville qui renoncerait à son histoire industrielle et se résoudrait à n'être qu'une cité agréable pour frontaliers et touristes ?

L'enjeu est pour UNIS PAR ANNECY que la collectivité achète ce tènement pour en maîtriser l'avenir et permettre une activité économique de production dans les années à venir.  Un portage financier par une Foncière est facilement mobilisable sans affecter les finances communales puisque le site sera loué et que le coût de la dépollution sera moindre pour ces activités industrielles. 

Réaliste, pragmatique et modeste, cette démarche sans mise en scène assure l'avenir en s'ancrant dans notre Histoire.

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Quels acteurs pour quels spectateurs ?

3 Mars 2026 , Rédigé par Thierry BILLET

Un ami me fait remarquer qu'il est contre intuitif de se faire appeler "les acteurs d'ANNECY" quand on veut se présenter en rassembleur de la population  pour se distinguer de tous les autres annéciens qui deviennent de ce fait "les spectateurs d'ANNECY"  non membres de la caste.

Outre l'égocentrisme macroniste de choisir pour son parti ses propres initiales, c'est tout le paradigme des hauts fonctionnaires sortis de l'ENA que de confondre "premier de la classe" et "premier de cordée". Parce qu'ils sont premiers de la classe, ils estiment qu'ils sont de droit les premiers de cordée; ceux qui doivent guider le peuple. Eux sont les acteurs, les autres deviennent les suiveurs.

Leur vision de la vie est simple : ils ont l'intelligence livresque, ils ont appris à parler en trois parties de n'importe quel sujet, ils ont le capital culturel,  et donc ils méritent la première place partout où ils se présentent.

Pas question de commencer comme tout un chacun par un mandat de conseiller municipal, puis de maire adjoint pour apprendre le métier de maire.

Leur mentor est devenu Président sans jamais avoir été élu auparavant : la voie est tracée. Imitons-le puisque je le vaux bien puisque je suis Moi. 

Dans son livre "AQUA", Gaspard KOENIG raconte comment cette caste parisienne, quand elle veut faire de la politique, a besoin d'un "ancrage local" pour se légitimer auprès de ses pairs parisiens et accéder à plus de pouvoir à PARIS.

Être un premier de cordée, cela s'apprend par le compagnonnage, par le contact avec les anciens qui vous apprennent les  bonnes manières, les attentions à porter aux autres, les plus faibles à garder dans le rythme pour que tous arrivent au sommet. Cela ne s'apprend pas avec un parachute et des affidés qui s'auto-congratulent "acteurs" comme si les autres ne l'étaient pas. 

Cette appellation a quelque chose de méprisant. 

Ou alors, il faut juste y voir le côté théâtral.

Les acteurs d'ANNECY seraient alors une troupe de théâtre politique.

Déjà ça cadre mieux avec la réalité.

Si ce sont des acteurs, les scénettes de la série des Antoine deviennent franchement rigolotes.

La dernière où Antoine Carré bizute son mentor pour lui apprendre à coller sa première affiche à l'envers pour la retourner à l'endroit mérite une palme. Ne la manquez surtout pas. Dommage qu'il y ait des paroles, en film muet c'est vraiment tordant.

Quant au scénario, il s'est écrit de semaine en semaine.

Qui dans les rôles des traîtres ralliés au dernier moment pour un poste de chambellan ? Qui dans celui de celle qui allait faire barrage de son corps au vilain macroniste ? Qui dans la jeune fille en fleur qui n'attendait que le jeune premier arrivant de la capitale ?  Qui dans le rôle des vassaux auxquels le suzerain concède un mini royaume de carton pour s'assurer leur soutien ? Qui dans le rôle de la marâtre qui revient hanter le château pour soutenir le suzerain chahuté ? Qui dans le rôle des faire valoir muets attendant de récupérer les miettes ?  Qui dans celui des maltraités qui seraient pas venus si ils avaient su ?

Cette mauvaise pièce se joue sous nos yeux. Le metteur en scène est parisien, les figurants sont du cru. Il vient même de leur faire signer un contrat où ils lui prêtent allégeance de ne rater aucune représentation, illustration qu'il n'a aucune confiance en eux.

On comptera la recette au chapeau le 15 mars au soir. 

 

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