Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
thierry billet

Écologiste annécien

Et donc on a décidé de le mettre sur notre compte de campagne

Publié le 6 Novembre 2020 par Thierry BILLET

RÉVEILLONS ANNECY a donc décidé d'inscrire sur son compte de campagne les tracts anonymes de MEYTHET; mais pas spontanément comme le prétendait  Monsieur ASTORG dans le DL d'hier. En effet, le compte de campagne de RÉVEILLONS a été clos pour le 11 septembre 2020. Et dès le début juillet, François ASTORG disposait de la protestation électorale de JLR et donc savait que nous n'ignorions rien du tract anonyme et de l'utilisation de la photocopieuse de la Ville. Dans la protestation, nous soulevions la question de l'inscription dans le compte de campagne de cette contribution massive à l'élection de François ASTORG.

En inscrivant cette dépense sur son compte de campagne, RÉVEILLONS ANNECY cautionne donc officiellement l'utilisation des moyens municipaux en vue de se faire élire.

Décision en violation de la charte de l'élu local au "4. L'élu local s'engage à ne pas utiliser les ressources et les moyens mis à sa disposition pour l'exercice de son mandat ou de ses fonctions à d'autres fins." de l' Article L1111-1-1 du code général des collectivités.

En tout état de cause, cette inscription confortera le Juge administratif à annuler le scrutin municipal puisque la liste élue revendique elle-même d'avoir utilisé les moyens municipaux.

 

commentaires

"Y compris la composition chimique des pochoirs"

Publié le 5 Novembre 2020 par Thierry BILLET

"Y compris la composition chimique des pochoirs" s'étonne (s'indigne ?) notre nouveau maire en réponse à la journaliste du DL qui lui demandait de réagir à ma demande de substitution à la Ville pour ester en Justice dans le dossier du photocopieur de MEYTHET. Ou plus précisément il me reproche de l'assaillir de demandes et notamment sur la composition chimique de la peinture utilisée sur les trottoirs de la commune. Je vous l'avais raconté ici à propos du risque d'invasion publicitaire et de pollution des eaux de surface :

 

Et un maire écologiste tourne en dérision cette question qu'il devrait au contraire prendre à bras le corps pour les 2 problèmes qu'elle soulève : la pollution publicitaire et la pollution de l'eau.

Mais François ASTORG s'en moque et c'est son droit. Mais quel autre maire écologiste réagirait de cette manière ? Effectivement si la composition chimique des produits utilisés par la Ville ne l'intéresse pas, alors il y a aucune chance que la gestion municipale de maintenant soit plus verte que celle d'hier.

Interpellé hier par un habitant sur ce sujet, jamais je ne lui aurais répondu comme me l'a fait Monsieur ASTORG de voir avec les services qui m'apporteraient réponse. J'aurais personnellement cherché à vérifier si la composition chimique posait problème et par quel produit de substitution pourrait le remplacer sans polluer.

Par exemple ce que nous étions en train de faire avant les élections municipales pour remplacer tous les produits de nettoyage par le prometteur procédé AQUAMA dont j'espère que l'expérimentation prévue n'a pas été arrêtée.

Monsieur ASTORG signe toutes les tribunes des maires écologistes pour se plaindre de l’État. Il serait plus efficace de se préoccuper ici et maintenant des actes concrets que la Ville peut poursuivre en matière de transition écologique. Et d'abord en continuant de supprimer tous les produits dangereux et toxiques.

commentaires

Publié le 3 Novembre 2020 par Thierry BILLET

Le 30 mars, Bruno LATOUR dans un article de la revue AOC s'inquiétait de l'utilisation de l'état de sidération dans lequel nous plonge la pandémie pour l'accélération de la désagrégation des solidarités au plan mondial. Il invitait ses lecteurs à se poser en "efficaces interrupteurs de globalisation" en se posant les questions que vous trouverez ci-dessous avec le lien sur l'article. Alors que nous devons apprendre à vivre avec une pandémie qui ne nous lâchera pas demain matin, tenter de répondre à ces questions est déjà un moment utile.

Il s’agit de faire la liste des activités dont vous vous sentez privés par la crise actuelle et qui vous donnent la sensation d’une atteinte à vos conditions essentielles de subsistance. Pour chaque activité, pouvez-vous indiquer si vous aimeriez que celles-ci reprennent à l’identique (comme avant), mieux, ou qu’elles ne reprennent pas du tout. Répondez aux questions suivantes :

Question 1 : Quelles sont les activités maintenant suspendues dont vous souhaiteriez qu’elles ne reprennent pas ?

Question 2 : Décrivez a) pourquoi cette activité vous apparaît nuisible/ superflue/ dangereuse/ incohérente ; b) en quoi sa disparition/ mise en veilleuse/ substitution rendrait d’autres activités que vous favorisez plus facile/ plus cohérente ? (Faire un paragraphe distinct pour chacune des réponses listées à la question 1.)

Question 3 : Quelles mesures préconisez-vous pour que les ouvriers/ employés/ agents/ entrepreneurs qui ne pourront plus continuer dans les activités que vous supprimez se voient faciliter la transition vers d’autres activités ?

Question 4 : Quelles sont les activités maintenant suspendues dont vous souhaiteriez qu’elles se développent/ reprennent ou celles qui devraient être inventées en remplacement ?

Question 5 : Décrivez a) pourquoi cette activité vous apparaît positive ; b) comment elle rend plus faciles/ harmonieuses/ cohérentes d’autres activités que vous favorisez ; et c) permettent de lutter contre celles que vous jugez défavorables ? (Faire un paragraphe distinct pour chacune des réponses listées à la question 4.)

Question 6 : Quelles mesures préconisez-vous pour aider les ouvriers/ employés/ agents/ entrepreneurs à acquérir les capacités/ moyens/ revenus/ instruments permettant la reprise/ le développement/ la création de cette activité ?

(Trouvez ensuite un moyen pour comparer votre description avec celles d’autres participants. La compilation puis la superposition des réponses devraient dessiner peu à peu un paysage composé de lignes de conflits, d’alliances, de controverses et d’oppositions.)

commentaires

"Aucun droit pour les ennemis du droit"

Publié le 2 Novembre 2020 par Thierry BILLET

Terrible phrase de Monsieur ESTROSI dans le MONDE du 1er novembre "Aucun droit pour les ennemis du droit" sur le même mode que le fameux "Pas de liberté pour les ennemis de la liberté" de Saint-Just  qui a fait voter la loi des suspects qui permettait d'arrêter ceux qui « n'ayant rien fait contre la Liberté, n'ont rien fait pour elle ». Il proclamait froidement : « Ce qui constitue une République, c'est la destruction totale de ce qui lui est opposé ».

On voit bien que derrière des formules guerrières comme celle de M. ESTROSI, c'est cette dérive liberticide à la SAINT-JUST qu'une partie de la droite et toute l'extrême droite veut nous imposer "en respectant l’État de droit" précisent-ils benoîtement alors qu'ils savent bien que si il n'y a plus de droits pour les "ennemis du droit", il n'y en aura plus pour personne.

Car l'Etat de droit est indivisible : il s'applique à tous les citoyens sinon il est mort. Si l'on accepte même l'idée que quelqu'un n'ait plus de droits, c'est la fin de l'état de droit et c'est donc la fin de la démocratie.

C'est exactement ce que dénonce Mireille DELMAS-MARTY, le 23 octobre, dans le MONDE, avant même la déclaration de ESTROSI : "D'un droit pénal de la responsabilité, qui fonde la punition sur la preuve de la culpabilité et la proportionne à la gravité de la faute, nous basculons vers un "droit pénal de la sécurité", un droit policier, voire guerrier, qui traite le suspect en criminel et le criminel en ennemi hors la loi".

C'est bien cette perspective qui anime de tous temps la droite extrême : s'arroger le pouvoir de désigner l'ennemi et se donner les moyens de le priver de droits par une rhétorique  militaire surfant sur la peur et l'angoisse de ces temps d'attentats barbares et de confinement dont elle sait qu'elle est favorable à la déraison. Faire d'une question religieuse l'alpha et l'oméga de la politique en FRANCE c'est l'objectif de l'extrême droite  et de l'islamisme radical; il nous faut refuser de nous laisser entraîner dans cette polarisation au détriment des problèmes sociaux et écologiques.

commentaires

Porter plainte en lieu et place de la Ville pour vol et abus de confiance

Publié le 31 Octobre 2020 par Thierry BILLET

Utiliser un photocopieur municipal dédié à favoriser le fonctionnement d'une association (MJC de MEYTHET) pour imprimer un tract anonyme "Guide de survie à la réélection de Jean-Luc RIGAUT" appelant à voter "RÉVEILLONS ANNECY", est-ce moralement acceptable ? Par delà la question du coût de l'impression, c'est le principe même 1/ d'un tract anonyme et 2/ de l'utilisation d'une ressource municipale pour faire élire ses amis qui pose question. J'avais suggéré à François ASTORG à titre amiable de demander le remboursement du coût de ces impressions = pas de réponse de sa part. Je passe donc à une étape supérieure en demandant au Conseil municipal l'autorisation de me substituer à la Ville d'ANNECY pour porter plainte pour vol et abus de confiance. Voici mon courrier.

Monsieur le Maire,

Par un courrier en date du 11 août 2020, je vous ai demandé « de bien vouloir formaliser auprès de Monsieur H J une demande de remboursement du coût de l’usage de la photocopieuse de la Ville qui a donné lieu à une convocation de ce dernier par la MJC et au dépôt d’une main courante ».

Vous n’avez ni accusé réception de ce courrier ni répondu à ma demande gracieuse.

J’en déduis que malgré les preuves de l’utilisation de la photocopieuse municipale dans un but électoral qui est étranger au service public et contraire aux règles d’utilisation des ressources de la collectivité, vous avez décidé de ne pas demander le remboursement à Monsieur HJ.

Votre refus tacite au terme du délai de deux mois - qui est la durée légale pour qu’une décision implicite de rejet soit considérée comme actée - me conduit à vous saisir cette fois formellement d’une demande d’autorisation à ester en Justice à l’encontre de Monsieur J en lieu et place de la Ville.

En application de l’article L 2132-5 du CGCT et des arrêts du Conseil d’Etat, 22 juillet 1992, Avrillier,n°134976 & 5 mai 2010 n°330700, je sollicite donc l’accord du Conseil municipal pour me substituer à la Ville d’ANNECY en vue de porter plainte pour vol contre Monsieur HJ

Vous trouverez ci-joint les pièces sur lesquelles je formule ma demande que je vous prie de communiquer à tous les conseillers municipaux.

Ces tracts anonymes ont été imprimés avec la mention générale« en cas de ré-élection de Jean-Luc RIGAUT GUIDE DE SURVIE » et ils concluent : « Après une étude approfondie des candidats, notre vote sera pour la liste citoyenne démocratique RÉVEILLONS ANNECY avec François ASTORG ».

Pièce  1

Il apparaît que ce tract anonyme a été photocopié en grand nombre sur la photocopieuse mise à disposition de la MJC de MEYTHET par la Ville et dont une association appelée « L’ecrevis » est adhérente.

Le tract anonyme a été imprimé à plusieurs milliers d’exemplaires par Monsieur HJ

Lorsque le président de la MJC s’en est aperçu, une main courante a été déposée en gendarmerie de Meythet le 10 Mars 2020 par la directrice de la MJC Centre Victor HUGO.

Pièce 2

La MJC a convoqué le jeudi 12 mars 2020 « l’ecrevis »à une réunion de mise au point de l’utilisation de la photocopieuse municipale mise à disposition de la MJC par HJ

« pour échanger sur le non respect de l’application des règles relatives à l’utilisation du photocopieur pour l’impression d’un tract « politique » par un des membres de votre association ce lundi 9 et mardi 10 mais également sur les répercussions sur notre structure ».

Pièce 3

Monsieur Khaled DEHGANE atteste de ce vol et de cet abus de confiance subis par la Ville du fait de l’utilisation abusive d’un photocopieur que la Ville met à la disposition d’une association et dont la Ville paie l’ensemble des frais de fonctionnement.

Pièce 4

En application de l’article L 2132-5 du CGCT, et en ma qualité de contribuable annécien, je vous demande de saisir le conseil municipal qui devra délibérer sur le point de savoir si il m’autorise à porter plainte avec constitution de partie civile au nom de la Ville d’ANNECY pour vol et abus de confiance à l’encontre de Monsieur J.

 

 

 

commentaires

Aliénation, Opium du peuple et droits de lhommisme

Publié le 27 Octobre 2020 par Thierry BILLET

Les images de foules musulmanes manifestant contre le président français dans un pays comme le BENGLADESH alors que leur pays est livré à la corruption, aux menaces dramatiques du nouveau régime climatique qui salinise les rizières, aux incendies à répétition et à l'exploitation la plus rude dans leurs usines de sous traitants textiles et à l'accueil des malheureux Rohinga enfuis de BIRMANIE laissent songeur tout honnête homme.

N'ont-ils donc rien de mieux à faire que de manifester contre les propos d'un président français alors qu'ils ignorent sans doute même où se trouve la FRANCE et n'ont aucune idée de ce que peut représenter l'idée de laïcité ? 

Comment prendre en considération que leur système de valeurs est tellement loin du nôtre, que la religion y a encore un poids qu'heureusement depuis 1905 et la séparation de l’Église et de L’État nous avons remis à la place qui doit être la sienne, celui d'une conviction intime que chacun doit respecter mais qui ne saurait s'imposer à tous ?

Cette aliénation du libre arbitre par la croyance religieuse renvoie évidemment à la célèbre formule de MARX "la religion c'est l'opium du peuple".

Aujourd'hui, les intégrismes religieux évangélistes aux USA ou au Brésil, salafistes en Orient, de certains juifs en ISRAEL qui veulent chasser les palestiniens et les repousser dans des "réserves" invivables , hindouiste en INDE contre les musulmans, mais aussi catholiques quand on voit ce qui se passe en POLOGNE avec l'interdiction de l'avortement, servent partout les intérêts les plus obscurantistes contre l'émancipation humaine. Ils ont en commun de s'attaquer en particulier aux droits des femmes car par delà leurs différences, ces intégrismes s'accordent tous pour réduire les femmes à leur rôle de mère et de soumise. Et ils réussissent néanmoins à mobiliser des femmes pour revendiquer leur propre inégalité par un mécanisme d'aliénation fondé sur la peur et la violence, mais aussi sur une forme d'endoctrinement notamment dans des écoles religieuses dédiées. L'utilisation de cette aliénation permet aux dirigeants de ces pays de se maintenir au pouvoir ou d'y parvenir quand on étudie la base électorale de TRUMP ou de BOLSONARO.  

En ce sens MARX avait raison, la religion quand elle se dévoie et veut devenir le "guide unique" des hommes devient un outil d'asservissement et de terreur. La terrible difficulté dans laquelle nous nous trouvons est que le modèle des droits de l'homme est aujourd'hui sur la défensive, maltraité de l'intérieur par ceux qui critiquent les "droits de lhommistes", accusés de crédulité ou de naïveté. Comme si l'issue de cet affrontement idéologique avec les intégristes religieux pouvait se gagner en utilisant les moyens de l'adversaire intégriste : la violence, la répression, la contrainte. Je suis persuadé au contraire que céder à cette déviance serait abandonner l'effort civilisationnel que nous avons accompli en FRANCE et en EUROPE depuis le 18° siècle. Je demeure un "droit de lhommiste" incurable qui vous invite humblement à écouter cette émission de FRANCE CULTURE.

commentaires

Quand un chef économiste se trompe lourdement sur le RSA

Publié le 27 Octobre 2020 par Thierry BILLET

ATD QUART MONDE répond avec le sérieux que l'on connaît à cette association aux allégations de soutien du chef économiste de NATIXIS au refus d'Emmanuel MACRON de revaloriser le RSA...Difficile de parler de la situation des plus pauvres quand on est soit même nanti sans écrire des bêtises.

Dans un texte publié le 15 octobre 2020 dans le quotidien La Croix, Patrick Artus, chef économiste de Natixis, justifie le refus d'Emmanuel Macron de revaloriser les minima sociaux dont le RSA. Cette revalorisation est pourtant une demande de longue date des associations de solidarité, car le RMI équivalait à sa création en 1988 à 50 % du SMIC et le RSA a dégringolé aujourd'hui à 37 % (452 € pour une personne seule sans enfant bénéficiant d'une aide au logement, contre 1 219 € net pour le SMIC) et aujourd'hui, quand on ne parvient pas à accéder à un emploi décent et qu'on est cantonné aux aides sociales, le RSA ne permet même plus à une famille de "survivre".

Qu'en est-il des arguments présentés par Patrick Artus ?

"Les personnes qui touchent le RSA n’ont a priori pas perdu de revenu [pendant le confinement]"
FAUX. Il suffit d'écouter les personnes concernées et les responsables d'associations de solidarité depuis six mois. Christophe Devys, président du collectif Alerte, résumait bien en septembre combien la crise sanitaire aggravait la situation des plus précaires : "les plus pauvres d’entre nous ont à la fois dû subir une hausse de leurs dépenses, sur le budget alimentation notamment, et une baisse de leurs revenus car beaucoup ont perdu les petits boulots qu’ils pouvaient avoir(1). Tout ça a abouti à ce que le recours à l’aide alimentaire augmente de près de 50 %. Sans cette aide distribuée par les associations, beaucoup de personnes n’auraient pas pu s’alimenter. Ce n’est pas normal dans un pays comme le nôtre. En outre, avec la crise sociale qui nous attend, les choses vont encore considérablement se dégrader dans les mois qui viennent."

"Si on cumule un RSA et une allocation logement, on a un revenu qui atteint 970 € par mois."
D'où sort ce chiffre ? Le revenu disponible mensuel d'une personne au RSA sans enfant est de 776 € selon le ministère de la Santé (c'est un peu variable en fonction du montant de l'aide au logement).
Peut-être Patrick Artus parle-t-il du RSA "majoré" (c'est-à-dire pour une personne seule avec au moins un enfant), qui est de 967 € (le revenu disponible est même de 1 158 € mensuel dans ce cas) ? Mais alors, il faut comparer ce revenu RSA d'une personne seule avec enfant au revenu SMIC d'une personne seule avec enfant, qui est de 1 866 €, et non pas 1 200 € dans l'exemple de M. Artus.

"Augmenter le RSA fait courir le risque de rendre la reprise d’un travail moins attractive."
FAUX. M. Artus appuie son raisonnement sur l'erreur de calcul que l'on vient de voir. D'autre part, il faut savoir que la décision de reprendre ou non un emploi ne dépend pas que d'un calcul financier. La valeur que la personne attribue au travail, sa volonté d'être utile et l'espoir qu'un emploi précaire débouchera sur un autre plus stable, entrent aussi en considération.
Esther Duflo, Prix Nobel d'économie, explique bien que "Au contraire, toutes les études ont montré qu’il n’y avait aucun effet décourageant sur le travail de garantir à ceux qui n’ont pas d’emploi un revenu plus important. [...] Des minima sociaux plus généreux encouragent et facilitent la reprise de l’activité."

"Le SMIC à temps plein étant à 1 200 € net, on peut en effet hésiter à prendre un travail pour 230 € supplémentaires."
ENTIÈREMENT FAUX. Cette erreur de calcul que l'on vient de voir est la plus grave erreur de Patrick Artus, et celle que l'on commet le plus souvent lorsque l'on compare SMIC et RSA : on oublie qu'une personne/famille au SMIC continue de percevoir des aides sociales : prime d'activité, aide au logement, aide pour une mutuelle santé... Résultat : l'écart de revenu mensuel est d'en moyenne 700 euros pour une famille entre un RSA et un SMIC, et de 300 euros entre un RSA et un demi-SMIC selon ces comparatifs effectués par la Drees (Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques du ministère des Solidarités et de la Santé) pour la première fois en 2020, dans le fil des comparatifs publiés depuis 2013 par ATD Quart Monde dans son livre En finir avec les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté.
Cette erreur fondamentale est-elle excusable de la part d'un "chef économiste" ? A vous d'en juger.

 

"Je peux donc comprendre qu’Emmanuel Macron ne soit pas favorable à une revalorisation du RSA."
FAUX. Une revalorisation du RSA, comme le montrent plusieurs études, présente des intérêts pour les personnes concernées bien sûr, mais aussi pour le retour vers l'emploi et pour l'économie dans son ensemble. C'est aussi ce que rappelle Esther Duflo.

Patrick Artus aurait pu utiliser l'argument que si l'on considère les frais de transport et de garde d'enfant, il n'est pas financièrement profitable de reprendre un emploi. Mais on peut répondre à cet argument que les personnes privées d'emploi ont, elles aussi, certains frais quand elles sont en formation ou en recherche active d'emploi. Là aussi, il faut déconstruire une image erronée : celle du chômeur oisif qui attendrait sans rien faire que l'emploi arrive sur un plateau.

Ces discours erronés d'un chef économiste ne vont bien sûr pas jusqu'à d'autres que l'on retrouve ces jours-ci sur les réseaux sociaux, mais ils se renforcent les uns les autres.
Ils continuent à diffuser des idées fausses sur ce que vivent les personnes les plus précaires et sur les solutions pour s'en sortir.
Ils orientent les choix de nos politiques, influencent l'opinion publique par leur omniprésence médiatique et en rajoutent une couche à l'humiliation ressentie par nombre de bénéficiaires de minima sociaux, augmentant les non-recours à la protection sociale (qui est "la plus chère du monde", comme chacun sait) et les fractures dans notre société.

jean-christophe.sarrot@atd-quartmonde.org

(1) : Fin décembre 2015 en France, 14 % des bénéficiaires de minima sociaux sont salariés (17 % si l’on intègre les travailleurs indépendants) (source : "L’emploi salarié des bénéficiaires de minima sociaux" et "La composition du revenu des ménages modestes", Minima sociaux et prestations sociales, Drees, 2019).

commentaires

Servir ou se servir

Publié le 26 Octobre 2020 par Thierry BILLET

Il me faut vous raconter une anecdote qui explique mon attention aux conflits d'intérêts de la nouvelle équipe municipale, mais aussi aux tricheries de Mme LARDET et de M. ASTORG pendant la campagne municipale dont la commission nationale des comptes de campagne est saisie par JLR. C'était en 2008, juste après l'élection municipale qui avait fait entrer 4 VERTS au conseil municipal avec JLR. Je reçois une demande de stage d'un élève ingénieur qui propose de venir étudier l'impact de l'éclairage des vitrines de commerçants.

Cette idée me paraît bonne, cela ne coûte rien à la Ville et je recommande d'accepter cette proposition. Bloquage de l'administration municipale. Je rencontre bien entendu le Directeur général des services de l'époque qui me demande : "Vous avez vu le nom de ce stagiaire ?". J'avoue n'y avoir prêté aucune attention. "C'est le fils de l'une de vos collègues élue au conseil municipal sur votre liste. Et donc c'est impossible de lui accorder un stage. Aucun agent municipal, ni aucun de vos collègues ne doit pouvoir penser que ce jeune homme a obtenu ce stage parce qu'il était le fils d'une conseillère municipale."

Je suis tombé de mon siège et je n'ai jamais oublié cette "leçon" : il ne faut pas que le citoyen annécien, même le plus "tordu" ou le plus malveillant, puisse imaginer qu'une décision municipale était marquée du sceau de l'intérêt personnel d'un élu.

L'essentiel n'est même pas que le conflit d'intérêt existât. Il réside dans le fait qu'il puisse être imaginé, même par de mauvaises intentions.

Il ne faut pas que le doute puisse exister.

Exactement ce que Mme BATTAREL, MM. DIXNEUF et TOE, pour ne prendre que ces exemples n'ont pas compris, tout comme leurs mentors Mme LARDET et M. ASTORG qui les acceptent et donc les soutiennent : le simple doute sur l'existence d'un intérêt personnel direct ou indirect ne peut être toléré pour que la noblesse de l'engagement politique ne puisse servir à discréditer l'action publique.

Bernard BOSSON résumait cela d'une formule "Un élu c'est là pour servir, pas pour se servir".

Et c'est un grand bonheur pendant les 12 ans de mandat auprès de JLR de n'avoir jamais dû me poser la question dans toute l'action municipale et communautaire que nous avons menée sur ce sujet.

Et c'est parce que le doute existe sur cette équipe municipale que je continuerai inlassablement à scruter l'attitude des élus de la nouvelle majorité et à faire connaître les situations qui me paraissent poser problème.

Parce que "quand les bornes sont franchies, il n'y a plus de limite", notre vigilance citoyenne est indispensable.

commentaires

Annulation de l'élection de CREST et autres nouvelles

Publié le 23 Octobre 2020 par Thierry BILLET

Alors que l'écart de voix est de 137 dans une commune de 8 000 habitants, le Tribunal administratif de GRENOBLE vient d'annuler l'élection municipale de CREST pour des motifs d'utilisation des moyens municipaux au service de la liste du maire sortant. Rappelons que c'est la liste de gauche qui avait saisi la juridiction administrative, tout comme ce sont les VERTS qui ont attaqué l'élection de Martine AUBRY à LILLE, histoire de répondre à la farce que nous opposent Mme LARDET et M. ASTORG d'un recours de "mauvais perdants".

"Mauvais perdants, vraiment ?" quand chaque jour nous apporte son lot d'informations complémentaires sur l'utilisation des moyens parlementaires par Mme LARDET au premier tour des municipales, et que M. ASTORG "couvre" le militant de RÉVEILLONS ANNECY qui a pillé la photocopieuse de la MJC de MEYTHET pour y tirer des milliers de tracts "anti RIGAUT", ou simplement défenseurs du Droit et de l'honnêteté politique ?

Notre seul regret c'est que la modification de la loi électorale applicable en juin 2020 retarde l'examen du recours administratif après l'examen des comptes de campagne par la commission nationale des comptes de campagne de Mme LARDET pour le premier tour et M. ASTORG pour le second, ce qui leur laisse un sursis supplémentaire.

Mais l'annulation de LA BALME DE SILLINGY et de CREST laisse peu de place au suspens quant à l'annulation de l'élection d'ANNECY.

Nous ne transigerons pas sur les principes démocratiques et JLR vient de saisir le Tribunal administratif d'une demande d'annulation de la délibération du 31 juillet 2020 nommant M. TOE membre de la commission de suivi environnemental de l'aérodrome; symbole d'une politique de tolérance des conflits d'intérêts qui est la marque de cette nouvelle équipe municipale.

Pour ma part, ayant saisi François ASTORG pour qu'il demande à Monsieur JULLIEN de rembourser les photocopies réalisées en soutien à sa liste sur une photocopieuse de la Ville, et n'ayant reçu aucune réponse, je vais saisir le Tribunal administratif en ma qualité de contribuable annécien pour que le Tribunal ordonne au Maire de procéder à cette demande de remboursement.

Annulation de l'élection de CREST et autres nouvelles
commentaires

Hommage à Samuel PATY

Publié le 22 Octobre 2020 par Thierry BILLET

Je partage ce beau texte de Daniel SCHNEIDERMAN sur le site d'ARRÊT SUR IMAGE à propos de l'hommage national à Samuel PATY. C'est ma manière de rendre hommage au professeur assassiné et d'appeler tous les responsables politiques et nos concitoyens à la raison.

 

22/10/20

Profs en Sorbonne, et ailleurs

Aux accents de One de U2, le cercueil s'avance dans la cour de la Sorbonne. Réaliser à cet instant quel corps se trouve à l'intérieur, et dans quel état. Le réaliser brutalement. Et, comme d'autres, pleurer. Laisser simplement monter les larmes, refoulées depuis tous ces jours. Adieu Monsieur le professeur. Reviennent mes années Mistral gagnant, et les noms de toutes mes grandes ombres. Mademoiselle Legrand qui vivait dans l'immeuble au-dessus du "Bois et charbons". Monsieur Pastoureau, qui nous rentra la grammaire dans la tête avec l'exemple éclairant de la boulangerie Parcheminou : "Sa nature, c'est Parcheminou. Sa fonction, c'est boulanger". Et Monsieur Joulia le rougeaud. Enfin en CM2 Madame Casimiri, et le savon qu'elle me passa, parce que j'avais manqué une rentrée de février. Devant la boîte de chocolats, elle se radoucit dans l'instant. On est humain... Bien plus tard, il y eut l'éblouissant cours de stylistique de Jean Mazaleyrat, dans ces murs même, où l'on passait sous les cariatides du Savoir, Hugo et Pasteur, pensifs déjà. J'ai toujours son manuel, Le style et ses techniques.

Est-ce simplement la vue de ce coffre en bois ? Est-ce ces images de mes profs ? Remontent toutes les abominations de la journée. Les enfants achetés pour 300 euros. Et qui se mettent à l'écart de la vidéosurveillance, jusqu'au moment où le prof sortira du collège. Et qui le désignent contre le reliquat, à celui qui leur a dit vouloir le filmer, l'humilier, le frapper. Et cette phrase soudain retournée, Et ils le lui livrèrent. Un martyr. Est-ce ainsi que naît un martyr ? "Parait qu'on s'habitue", dit Gauvain Sers. Nous habituerons-nous ? C'est si dangereux, un martyr. C'est si meurtrier, la détresse.

Toute la loi, rien que la loi. Dans cette détresse, je n'ai pas d'autre boussole. D'abord, fermer ses écoutilles au tumulte toxique des accusations croisées, dont retentissent les plateaux. Ensuite, toute la loi, rien que la loi. Pour les ados achetés, toute la loi, rien que la loi, en pesant au procès chacun de ces trois mots, filmer, humilier, frapper, car oui, il faudra bien les peser. Pour tous les anonymes qui ici ou là veulent "cramer des mosquées" sur les mêmes réseaux sociaux où vola la vindicte contre Samuel Paty, toute la loi, rien que la loi. Pour les organisations menacées de dissolution, toute la loi, rien que la loi. Pour les agresseuses à l'arme blanche de promeneuses voilées au Champ de Mars, toute la loi, rien que la loi. Pour le père de famille Brahim Chnina, en pesant au plus juste chacun des échanges avec le tueur, toute la loi, rien que la loi. Et pour le prédicateur Sefriaoui. Et pour tous les cyber-harceleurs quels qu'ils soient. Pardon pour le simplisme de cette boussole, mais je n'en ai pas d'autre. Dans la classe de monsieur Pastoureau, un jour je dépassai les bornes du chahut. Ni une ni deux, les parents furent convoqués chez le directeur. Je peux vous dire qu'on n'est pas sortis très fiers. Merci monsieur Dedet.

Paty hommage
VOIR L'ARTICLE EN LIGNE
 
 
commentaires
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 200 300 > >>