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thierry billet
Articles récents

Vivre avec les loups

4 Février 2024 , Rédigé par Thierry BILLET

Loin des caricatures des politiciens qui poursuivent le rêve d'une éradication des loups revenus naturellement en FRANCE, le film "VIVRE AVEC LES LOUPS" tourné dans le Champsaur, dans les Abruzzes et le Valais montre comment le dialogue local permet de trouver des solutions acceptables pour toutes les parties. Loin des déclarations tonitruantes opposant la "ruralité" aux "citadins" chères à WAUQUIEZ et consorts, le film montre la complexité de la situation; mais aussi comment l'extension des domaines des loups les conduit à réguler leur propre reproduction dans les espaces qu'ils ont désormais colonisés. La nature se régule elle-même après avoir repris ses droits dans des espaces abandonnés par l'Homme.

Le film raconte comment dans le CHAMPSAUR, c'est la surexploitation de la montagne qui a conduit à la désertification puis la politique volontariste de l'Etat qui a reboisé intensivement ces espaces montagnards; grand oeuvre du service des Eaux et Forêts; la même histoire déjà racontée par le journaliste Luc BRONNER dans "CHAUDUN, la montagne blessée" que je vous recommande vivement. Les loups sont revenus dans ces espaces revitalisés par la forêt plantée par l'Homme. 

Le film passe encore aux NEMOURS, courez y.

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FNSEA, les pompiers pyromanes

2 Février 2024 , Rédigé par Thierry BILLET

Entre une manifestation agricole des années 1970 et celle de ces derniers jours, ce qui change c'est... la taille des tracteurs. Sans doute 4 fois plus gros et 10 fois plus lourds; et 100 fois moins de paysans devenus 100 fois plus "gros". C'est le symbole le plus visible de la course à l'agrandissement que PISANI, le père de la politique agricole moderniste des années 1960, regrettait à la fin de sa vie. Cette politique du "toujours plus" quel qu'en soit le coût social et écologique a été cogérée par le puissant syndicat agricole FNSEA et l'Etat. Imagine t'on le dirigeant de la CGT ou de la CFDT devenir ministre du Travail ? Et bien, on l'a vu au moins deux fois pour la FNSEA : DEBATISSE et GUILLAUME sont devenus ministres après avoir été dirigeants de la FNSEA. De fait, rien n'a jamais été refusé à la FNSEA par son pantin ministre de l'Agriculture. Cette cogestion aboutit à l'impasse d'aujourd'hui.

Une mondialisation qui profite aux céréaliers mais vide les campagnes et organise la spéculation sur le prix des denrées agricoles. Une course à la taille qui maltraite la nature et les hommes. L'utilisation de plus en plus de phytosanitaires, devenus des bombes à retardement pour la santé des agriculteurs et celle des populations. Ajoutez y la crise de l'eau -  patente dans des régions du SUD - mais présente partout en FRANCE et vous obtenez la situation actuelle que la FNSEA dénonce après l'avoir provoquée.

Et le gouvernement lui concède l'abandon des mesures environnementales pourtant indispensables à l'amélioration des éco-systèmes et de sauvegarde de la santé humaine. Même la distance d'épandage des produits chimiques aux abords des maisons est abandonnée ! En reportant une nouvelle fois la nécessaire adaptation de l'agriculture au nouveau régime climatique, le gouvernement recule une nouvelle fois sur des mesures de bon sens comme la replantation des haies ou la réduction des phytosanitaires. Ceci se paiera à la prochaine sécheresse et à la prochaine envolée du prix des produits chimiques, dégradant encore le revenu des agriculteurs.

La CATALOGNE vient d'annoncer la réduction de 80% de l'irrigation autorisée jusque là avec des réserves d'eau tombées à 16% de leur capacité : qui osera dire aujourd'hui que cela est impossible chez nous demain ? Les décisions du gouvernement et de la FNSEA nous préparent-elles à de tels chocs inévitables ? La réponse est évidemment NON.

MACRON réarme la machine à gaspiller l'eau et l'énergie par les agriculteurs jusqu'à ce que la Nature sonne rapidement la fin de la triste récréation que la FNSEA a obtenu par son coup de force de ces derniers jours. La très faible quantité de neige tombée cet hiver appelait au contraire à la sobriété et aux économies. 

Au nom d'une "souveraineté alimentaire", cache sexe de la volonté des agro-industriels qui dirigent la FNSEA de continuer à exporter à tort et à travers, le gouvernement pratique avec le monde agricole comme avec le nucléaire : un grand COCORICO sur les succès du modèle français malgré une réalité économique et sociale toute autre. Une "vérité alternative" s'écrit donc fondée sur la flatterie de l'orgueil national et la dissimulation de ses coûts cachés.

Mais les faits sont têtus et la réalité climatique aura le dernier mot. 

 

FNSEA, les pompiers pyromanesFNSEA, les pompiers pyromanes
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Le Grand ensemble vocal d'ANNECY recrute

2 Février 2024 , Rédigé par Thierry BILLET

Pour celles et ceux qui ont pu assister au concert du GRAND ENSEMBLE VOCAL d'ANNECY donnant le "REQUIEM ALLEMAND" de Brahms en novembre dernier, cela ne fait aucun doute, ce choeur est aujourd'hui un acteur de premier plan du chant choral en HAUTE SAVOIE. Savez-vous que pour y participer il n'y a pas besoin d'avoir suivi des cours de chant, ni de maîtriser le solfège ? Un peu de travail personnel sur les outils numériques à la disposition de tou(te)s, une assiduité soutenue et les conseils du chef de choeur, et petit à petit la magie du travail collectif des quatre pupitres fait son oeuvre pour aboutir à des moments de bonheur individuels et collectifs qui font le plaisir de chanter en coeur... Téléphonez au 06 81 27 35 84 pour plus d'informations.

Le Grand ensemble vocal d'ANNECY recrute
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De grands économistes nous gouvernent...

1 Février 2024 , Rédigé par Thierry BILLET

Thomas Piquemal avait raison. Le 7 mars 2016, le directeur financier d’EDF démissionnait en son âme et conscience, refusant d’endosser la responsabilité d’un projet nucléaire pharaonique mené par l’électricien français : la construction de deux réacteurs EPR sur le site d’Hinkley Point C (HPC), dans le sud-ouest de l’Angleterre, moyennant 18 milliards de livres (24 milliards d’euros à l’époque). Pure folie selon lui, car le groupe, déjà englué dans le chantier sans fin du premier EPR français à Flamanville (Manche) et ployant sous une dette de 37 milliards, s’avérerait incapable de faire face à ses engagements. Un peu plus tard, Piquemal expliquait en ces termes devant les députés pourquoi il avait décidé de partir «en désespoir de cause et par désespoir tout court» : «Qui investirait 70 % de son patrimoine sur une technologie dont nous ne savons toujours pas si elle fonctionne ?»

Perte stratosphérique

A l’époque, un certain Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, avait balayé d’un revers de la main cet avertissement, qualifiant Hinkley Point de «très bon investissement» qui sera «très rentable» pour EDF… Huit ans plus tard, le mur financier prévu par Piquemal est bien au rendez-vous : EDF a annoncé le 23 janvier un report de deux à quatre ans pour la livraison du projet HPC désormais prévue entre 2029 et 2031, faisant grimper la facture à 35 milliards de livres en argent de 2016 : 50 milliards d’euros en argent d’aujourd’hui. La faute à un calendrier industriel trop optimiste. Résultat, EDF se retrouve seul à assumer la charge et c’est la panique de ce côté-ci de la Manche. Son partenaire chinois CGN ne veut plus mettre un billet dans ce puits sans fonds. Et les Britanniques rappellent aux Français le contrat qu’ils ont signé : vous financez les deux réacteurs et on vous achètera l’électricité à bon prix pendant 35 ans. Paris tente de convaincre Londres d’injecter du cash dans le projet HPC. Réponse sans appel des Anglais : «tout surcoût ou dépassement de calendrier relève de la responsabilité d’EDF», en clair en aucun cas de nos contribuables.

On en est là. Et EDF est dans une situation financière plus grave encore qu’en 2016. Son endettement a doublé à 65 milliards d’euros. Et le groupe a annoncé l’an dernier une perte stratosphérique de 17,9 milliards d’euros, contraignant l’Etat français à nationaliser l’électricien. EDF devrait certes annoncer des résultats 2023 moins inquiétants le 16 février, grâce au retour en ligne de sa production nucléaire. Et l’EPR de Flamanville doit enfin produire ses premiers mégawatts cet été, après dix ans de retard et un coût de construction multiplié par cinq à 20 milliards. Ce sera la démonstration que ce puissant réacteur construit par EDF est opérationnel, comme les premiers exemplaires chinois et finlandais qui ont toutefois connu des soucis au démarrage.

Mais cette «bonne nouvelle» est occultée par la falaise des investissements à venir. Comment l’électricien va-t-il pouvoir financer à la fois Hinkley Point, investir pour prolonger la durée de vie de ses réacteurs actuels et payer les intérêts de sa dette tout en amorçant la construction des nouveaux EPR français voulus par Emmanuel Macron à l’horizon 2040 ? L’addition est désormais estimée à 200 milliards d’euros ! Ce que n’imaginait pas Thomas Piquemal dans ses pires cauchemars. Et c’est ce moment précis que choisit Emmanuel Macron pour annoncer qu’il veut non pas six EPR mais quatorze… Le chef de l’Etat a dit le 16 janvier qu’il annoncerait cet été «les grands axes pour les huit prochains EPR». L’intendance suivra ! Aux 60 milliards budgétés pour les six EPR prévus à Penly (Seine-Maritime), Gravelines (Nord) et au Bugey (Ain) s’ajouteraient au moins autant pour les huit suivants. A ce niveau-là, on peut parler de fuite en avant. Ou de «folie» comme dirait Thomas Piquemal. Flamanville et Hinkley Point sont là pour rappeler qu’avec les EPR rien ne se passe comme prévu.

Le «nouveau nucléaire» est le grand projet d’Emmanuel Macron, la marque qu’il veut laisser dans l’histoire, comme Giscard avant lui avec le «plan Messmer». C’est un projet dicté par l’impératif absolu de limiter nos émissions de CO2. Mais à quel prix se fera cette relance à marche forcée de l’atome ? Le gouvernement songe à faire appel aux industriels clients d’EDF. TotalEnergies s’est dit prêt, le premier, à «aider à financer» les futurs EPR. Officiellement pour sécuriser les approvisionnements de ses raffineries. Mais Total a son propre agenda. Le PDG du pétrolier, Patrick Pouyanné, calcule qu’EDF étranglé devra mettre en vente son nouveau nucléaire par appartements. Le projet de privatisation de l’électricien, un temps échafaudé par Macron sous le nom «Hercule», pourrait donc renaître sous une autre forme. C’est tout le paradoxe d’un «nouveau nucléaire» voulu comme «souverain» mais dont le financement dépendra beaucoup des intérêts privés.

Le billet de Jean-Christophe Féraud, Libération 30 janvier 2024

 
 
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LARDETOSE, l'épidémie continue !

31 Janvier 2024 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Politique locale

Une seconde "lardetose" professionnelle vient d'être reconnue au GRAND ANNECY. Cette fois, c'est un fonctionnaire territorial qui a été reconnu en maladie professionnelle par le comité médical de la fonction publique territoriale. A la différence du premier cas que j'avais évoqué ici , cette fois ce n'est pas un contractuel de droit privé qui a été reconnu en souffrance professionnelle du fait de l'attitude de Frédérique LARDET, c'est un fonctionnaire territorial et donc la décision ne relevait pas du régime général de la Sécurité sociale, mais d'un comité médical ad hoc qui statuait à la fois sur l'origine professionnelle de la dépression dont souffre cet agent, mais aussi sur le taux d'incapacité permanente partielle (IPP). La décision est tombée et la maladie professionnelle a été reconnue par 5 voix sur 5 membres présents de la commission médicale.

C'est une décision rarissime qui est la conséquence de la pertinence du dossier de l'agent démontrant que Mme LARDET tient des discours publics contradictoires avec ses pratiques de présidente; n'hésitant pas par exemple à invoquer la participation des habitants alors qu'elle coupe le budget de la direction concernée de moitié ! Cette forme de schizophrénie politique déroute les agents, les met dans la plus complète insécurité et génère un conflit de valeurs qui déstabilise l'équilibre psychique des personnels et les fait s'arrêter de travailler pour essayer d'échapper à ce management pathologique.

Parallèlement à cette reconnaissance, le comité de direction du GRAND ANNECY est décimé. Les arrêts maladie (directeur des ressources humaines, directeur général adjoint aux finances, directrice générale adjointe au CIAS) succèdent aux départs et d'ici quelques jours, l'agglomération sera tout simplement à l'arrêt puisqu'il n'y aura tout sompplus d'équipe de direction dans les services. 

Bien entendu, cette situation fait penser à celle de SAINT ETIENNE avec un président d'agglomération qui s'accroche à son fauteuil alors qu'il est mis en examen pour des faits autrement plus graves que le harcélement moral dont est accusé Frédérique LARDET. Mais à SAINT ETIENNE, les faits ne concernent pas les services de l'agglomération : les agents n'en subissent pas les conséquences dans leur travail quotidien, ils ne sont pas les victimes du Président qui s'est attaqué à d'autres élus.

Alors qu'au GRAND ANNECY, ce sont les agissements personnels quotidiens pathologiques de la Présidente qui créent le mal être des agents et bloque le fonctionnement normal de l'institution. Pénalement au regard de la Loi, c'est moins grave qu'à SAINT ETIENNE. 

Mais concrètement pour les agents, pour le territoire et pour les habitants, c'est bien plus dangereux.

Cette présidente aux décisions erratiques,  contradictoires et opaques est un danger pour ANNECY et le GRAND ANNECY.

ll faut que la majorité qui l'a élue se rende compte des conséquences néfastes de l'attitude managériale et politique de la Présidente et qu'elle la démette. Faudra-t'il attendre un geste désespéré d'un autre agent pour que cela cesse ? Ceux-là qui n'auront pas empêché Mme LARDET de continuer à nuire en porteraient la responsabilité car désormais tous sont informés.

Plus personne ne peut dire qu'il ne savait pas que le management de Mme LARDET est toxique pour le personnel et pour les habitants du GRAND ANNECY.

 

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N'insistez pas STANISLAS...

20 Janvier 2024 , Rédigé par Thierry BILLET

STANISLAS, ce fut d'abord LES FRERES JACQUES (1) et le manteau d'Ocelot... Et, puis, premier admissible à HEC de ma petite classe préparatoire amiénoise, ce fut la découverte - lors des oraux - de mes condisciples de "STAN", l'alors plus côtée des classes prépas parisiennes. Une machine à sélectionner dont je découvris à cette occasion le bon mot. Comme je demandais à mon voisin de chambre comment ses parents pourraient payer les frais de scolarité énormes de HEC, il me répondit "l'intendance suivra"; cette phrase attribuée à DE GAULLE dont je ne mesurais pas immédiatement le mépris qu'il signifiait à mon égard pour seulement s'être posé une question aussi triviale. Mais, qu'est-ce que je venais faire là alors que mes parents n'avaient pas les moyens de payer ? Impudent intrus...

50 ans après, la rhétorique de Mme OUDEA CASTERA raisonne du même mépris : inventer un mensonge accablant le service public de l'éducation pour justifier l'inscription de ses gamins à STAN. Le "séparatisme scolaire" de l'élite financière qui se replie dans ses sanctuaires de l'entre-soi pour truster les meilleures écoles et reproduire les inégalités sociales. Et la voilà Ministre de l'éducation nationale après avoir été directrice de la fédération de tennis... La cuillère d'argent n'aura jamais quitté sa bouche.

Qui peut raisonnablement penser qu'une trajectoire sociologique aussi cloisonnée que privilégiée peut lui permettre de comprendre puis de s'attaquer à l'échec scolaire dans l'école publique ? On leur mettra des tabliers ça fera égalitaire, nous dit MACRON. Mais eux, ils sont et seront toujours ailleurs, dans leurs forteresses élitistes, entre gens de bonne compagnie.

(1) sur le site ina.fr découvrez ou redécouvrez les mises en scène des chansons des Frères Jacques. Celle sur le rugby reprise par Juliette ou la Marie Josèphe ... des moments de grâce en justaucorps. Trop fort !

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Ne pas perdre sa vie à la gagner

19 Janvier 2024 , Rédigé par Thierry BILLET

Dans les années 1970, la CFDT avait axé sa dénonciation du travail à la chaîne par ce slogan magnifique : ne pas perdre sa vie à la gagner. Aujourd'hui que les témoignages des agents du service public territorial annécien reviennent inlassablement sur leurs difficultés à travailler dans l'environnement pathogène créé par les LARDORG, cette image saisissante garde la même force, mais la cause n'en est plus le travail déshumanisé du taylorisme chasseur de temps morts dans l'industrie. La cause en est la perte de sens du travail intellectuel qui est demandé aux agents du service public. C'est à dire, pour être plus précis, la perte du sens de leur action quotidienne pour les habitants de notre territoire.

Quand les conseils municipaux ou les conseils communautaires deviennent des foires d'empoigne, que la majorité municipale se réunit sans l'équipe de direction par suspicion et pour tenter de moins étaler ses dissensions, que les ordres et les contre-ordres deviennent la règle, que les dossiers sont préparés dans l'opacité  (cf. l'exemple de la transformation de l'office du tourisme en société d'économie mixte) et que plus personne ne peut faire confiance à personne parce que des entretiens confidentiels peuvent être utilisés par la personne qui est l'objet de ces entretiens. Alors le travail devient pathogène.

Entendons nous bien, on ne travaille jamais dans un monde de bisounours. Le travail peut être facteur de stress, de difficultés, d'échecs. La municipalité de JLR après la fusion n'était pas un havre de paix sans désaccords et sans débats. Le bureau du GRAND ANNECY n'était pas une chambre d'enregistrements sans échanges rugueux et sans arbitrages politiques. 

Les fonctionnaires territoriaux n'ignorent rien de cela. Leur loyauté ne vaut pas fidélité aveugle. Pour que le travail les rende malades, ce n'est pas le débat démocratique qui en est le vecteur. C'est le fait qu'ils n'ont plus confiance dans le dévouement de leurs élus en faveur du bien commun. C'est que derrière chaque décision, ils en soient conduits à se demander si il n'y a pas un intérêt caché de tel ou tel élu en faveur de telle ou telle solution. C'est ici que les conflits d'intérêts répétés des LARDORG depuis 2020 contribuent aux risques psycho-sociaux des agents. Derrière chaque décision, la question se pose pour les agents non plus de l'intérêt général mais des intérêts particuliers. Ainsi Mme LAFARIE continue de signer des arrêtés sur la piétonnisation de l'hyper centre-ville pour y développer à son aise son business de livraison à vélo ou celui de ses anciens associés; sans que le Maire ne réagisse. 

L'exportation dans le service public de normes de performance issues du secteur privé a banalisé des attitudes perverses d'élus qui veulent y implanter le mode de fonctionnement pathogène du privé : Baissez la tête et travaillez de plus en plus vite, sans craindre les annulations de dernière minute, les propos blessants, les remises en cause personnelles, la remise en cause de votre technicité.

Ce n'est que quand  l'estime de soi se rebelle enfin que l'arrêt maladie devient la seule issue pour tenter de prendre le temps de réfléchir et de se rendre compte qu'on n'est pas nul; mais que c'est le travail qui a rendu malade. Que ce n'est pas en serrant les dents chaque matin en allant au travail qu'on affirme sa force de caractère ou son sens du devoir. Dans ce mode de fonctionnement, l'individualisme est la règle de base, et la capacité à récompenser les moutons et les arrivistes du moment une nécessité. Mais même les plus serviles ne seront jamais à l'abri de la disgrâce ou de leur conscience. 

P... 3 ans 

PS : pour une analyse plus complète : "le travail à vif" Thomas PERILLEUX  et l'incontournable "Souffrance en France" de Christophe DEJOURS

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Une œuvre d’art à la mode Lardorg

18 Janvier 2024 , Rédigé par Thierry BILLET

Une œuvre d’art à la mode Lardorg

C’est un détail mais il montre la déshérence de la gestion municipale : cet  « abri de jardin » abandonné - après le scandale du marché de Noël sur le square des martyrs de la déportation - auprès de la sculpture de Max Herlin. Aucun élu pour s’étonner de cet abandon ? Aucun technicien pour se dire qu’il faut réagir ? Le je m’en  foutisme devient la règle comme la mauvaise monnaie chasse la bonne. Et ce sont les annéciens qui trinquent. 

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Et DATI dit "PARIS vaut bien un CIOTTI"

17 Janvier 2024 , Rédigé par Thierry BILLET

La nomination de Rachida DATI comme ministre de la CULTURE est un fait politique intéressant. Elle démontre d'abord la perspicacité de ses propres propos de 2021 au sujet du macronisme : "des traitres de gauche" et des "traitres de droite".  Comme on n'est jamais mieux servi que par soi-même, Mme DATI trahit les LR pour prouver que son analyse politique était fondée. Ce qu'on appelle "une prophétie auto réalisatrice" ou "une preuve par l'exemple".

Ensuite, par ce qu'elle montre de la déliquescence du macronisme contraint d'assurer à Mme DATI qu'elle n'aura pas de concurrence pour briguer la Mairie de PARIS en échange de son ralliement. Quand on connaît le poids politique strictement parisien de Mme DATI, on se dit que la politique culturelle de la FRANCE méritait un tout autre hommage. 

Enfin, s'agissant des "traîtres de gauche", constatons qu'il n'en reste plus aucun chez les Ministres et guère plus chez les députés. Ces traîtres là ont été trahis par leur propre mentor... Juste retour des choses au final.

J'attends donc avec intérêt le moment où l'ami Pascal CANFIN, eurodéputé macroniste passionnément écologiste, tirera les conséquences de l'absence de la moindre mention de l'environnement dans les propos du nouveau premier ministre.

Tuer les énergies renouvelables pour justifier le nucléaire : la feuille de route du gouvernement est claire et le transfert de la compétence de la transition énergétique du Ministère de l'écologie tenu par un inconnu incompétent au Ministère de l'économie tenu par un ambitieux hyper actif en est l'instrument opérationnel. 2024 sera l'année du nucléaire à tort et à travers. Cela ne réglera rien pour les 10 ans à venir en matière énergétique - c'est le temps minimal pour construire de nouveaux réacteurs - mais cela permettra de plastronner sur l'indépendance énergétique de la FRANCE et sa technologie nucléaire que tous nous envient; mais dont aucun pays démocratique ne veut.

C'est un calcul aussi délirant, mais bien plus grave,  que la trahison de Mme DATI. 

 

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La "lardetose" reconnue en maladie professionnelle

16 Janvier 2024 , Rédigé par Thierry BILLET

La "lardertose", c'est la pathologie provoquée par le management autoritaire et cyclothymique de Mme LARDET au GRAND ANNECY. Celle qui prend pour nom indifféremment "burn out", stress ou dépression. Tous ne sont pas gravement malades, mais tous ceux qui sont en contact personnel avec la Présidente sont atteints. 

En FRANCE, les maladies professionnelles sont reconnues selon deux voies. La première est celle des 102 tableaux répertoriés où figure la pathologie concernée ainsi que  les risques ou les produits auxquels il faut avoir été exposé. La seconde, beaucoup plus rare est celle de la reconnaissance "hors tableau"; c'est à dire que le salarié doit prouver que sa maladie est causée exclusivement par le travail.

Les risques psycho sociaux et le harcèlement moral relèvent de cette seconde voie. 

Les obstacles sont nombreux : il faut d'abord présenter des séquelles estimées à un taux d'incapacité définitive de 25% (incapacité permanente partielle), ce qui exclut les vagues à l'âme pour réserver cette possibilité aux souffrances morales profondes et pérennes. 

Il faut ensuite apporter la preuve que la pathologie n'est liée qu'au travail et donc apporter des éléments probatoires indiscutables sous la forme de témoignages, de courriers, de courriels, de compte-rendus de réunions avec le harceleur, etc.

C'est une voie éminemment difficile pour la victime car elle est finalement décidée par un collège d'experts médicaux (le Comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles CRRMP) qui ne se rend pas dans les lieux de travail et ne prend sa décision que sur "pièces"; permettant ainsi à l'employeur de raconter ce qu'il veut sans avoir la possibilité d'être aisément contredit par un salarié qui n'est plus dans l'entreprise.

Et bien malgré ce parcours du combattant, un agent du GRAND ANNECY, victime directe des errements managériaux de Mme LARDET, vient d'être reconnu en maladie professionnelle par le CRRMP (1)  

Cet agent a pu prouver que Mme LARDET l'avait harcelé, lui provoquant des séquelles médicales personnelles de l'ordre de 25% d'IPP.

La "lardetose" est donc reconnue comme

une maladie professionnelle à part entière.

C'est pour  toutes les victimes de Mme LARDET un encouragement à ne pas baisser les bras et à se regrouper avec les organisations syndicales du GRAND ANNECY pour ne plus laisser ces nuisances au travail se poursuivre dans les bureaux de l'agglomération de la faute personnelle de la Présidente;

(1)  Attention, cette voie de reconnaissance concerne les agents qui relèvent du régime général de la Sécurité sociale. Pour les fonctionnaires, c'est une autre commission médicale qui doit statuer dans les mêmes conditions probatoires. A suivre donc pour ce qui concerne les agents titulaires.

 

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