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thierry billet

Écologiste annécien

2 sites remarquables pour période de confinement

Publié le 21 Mars 2020 par Thierry BILLET

Cette fois et au moins pour 15 jours, nous avons le temps de nous informer sérieusement. Je vous recommande deux sites gratuits l'un tourné vers le monde arabe "ORIENT XXI", l'autre généraliste alimenté par des universitaires "CONVERSATION". De quoi alimenter notre réflexion sur le monde tel qu'il est.

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Les bonnes pratiques pour éviter de contaminer vos compagnons de confinement

Publié le 20 Mars 2020 par Thierry BILLET

Les bonnes pratiques pour éviter de contaminer vos compagnons de confinement

L’épidémie de coronavirus ne cesse de s’étendre et Emmanuel Macron a décidé de mettre en place le confinement généralisé des personnes pour freiner la dissémination de la maladie.

Nous sommes désormais (presque) enfermés, parfois à plusieurs, parfois nombreux, dans notre logement. Une décision indispensable pour limiter la propagation, mais qui n’empêche pas que se dissémine le virus au sein d’un même foyer. Pour éviter d’infecter ses colocataires, il est d’abord important d’avoir en tête quelques éléments sur le virus.

Un virus particulièrement contagieux

Le SARS-CoV-2, responsable de la maladie dite du Covid-19, est un virus qui possède un génome à ARN et est de type enveloppé, à l’instar du virus de la grippe. Cette enveloppe est composée de lipides, des graisses, qui sont dégradées par le savon et sensibles à l’alcool, d’où l’intérêt de l’utilisation des savons ou des solutions hydroalcooliques.

Lorsque cette enveloppe est dégradée, le virus ne peut plus se fixer sur les cellules et les infecter, il est par conséquent inactivé.

Comment le virus se dissémine-t-il alors aussi facilement dans la population, contrairement à son petit cousin le SARS COV1, responsable de l’épidémie de 2003 ? Il semble que ce soit en partie lié au fait qu’il se fixe 10 fois plus facilement sur les cellules humaines, et que les malades, voire les asymptomatiques, libèrent beaucoup de virus.

Voici quelques conseils pour éviter la contamination si un malade se déclare dans le logement.

Renouvelez l’air

Le printemps arrivant, il faut en profiter pour bien aérer son logement, c’est le meilleur moyen pour l’assainir par l’élimination des virus en suspension.

Rappelons-le, la transmission se fait majoritairement par les gouttelettes d’aérosol émises par le malade (lorsqu’il tousse, éternue, parle, postillonne, etc.). L’étude citée plus haut avance que le virus peut survivre pendant trois heures en phase aérosol.

Une aération de 10 minutes par pièce permet de renouveler l’air. Même si votre logement est équipé d’une ventilation mécanique contrôlée, elle est ici insuffisante – et ne fonctionne souvent pas correctement.

Diminuez l’humidité

L’aération permet aussi de diminuer l’humidité présente. En effet, l’humidité générée par les activités de lavage, de ménage, de toilette – multipliées par le confinement – contribue à maintenir le virus dans les aérosols, et donc augmente le risque de transmission entre les occupants.

Elle peut aussi entraîner le développement des moisissures dont les spores peuvent irriter les voies respiratoires et favoriser l’infection virale. L’humidité contribue également à la prolifération des acariens qui entraînent des réactions allergiques chez les personnes susceptibles, et donc encore un terrain favorable à l’infection virale par la fragilisation des cellules des voies respiratoires.

Laissez entrer le soleil !

Laisser rentrer le soleil par l’ouverture des fenêtres, si c’est possible, permet de diminuer la charge virale par l’action virucide des rayons ultraviolets sur les surfaces potentiellement contaminées.

Même si les données sont parcellaires et les systèmes de surveillance différents, il semble que le virus prolifère moins dans les pays chauds et secs, vraisemblablement par la moindre survie du virus en phase aérosol et sur les surfaces. Attention, il s’agit bien des surfaces : exposer le malade au soleil ne va pas tuer chez lui le virus !

Veillez à avoir une hygiène irréprochable

Côté hygiène, il faut bien évidemment appliquer les recommandations d’éternuer dans son coude, utiliser des mouchoirs à usage unique, se laver les mains, et bien sûr éviter les embrassades avec son conjoint ou ses enfants s’ils présentent des symptômes.

Le malade est vivement encouragé à porter un masque si c’est possible – plus utile pour protéger les autres qu’à se protéger soi-même. Il faut aussi bien sûr se laver les mains régulièrement, et notamment après avoir été en contact avec des objets potentiellement souillés par le malade. Il vaut mieux privilégier dans ce cas le lavage au savon.

Les données de survie du virus sur les surfaces montrent qu’il résiste 4 heures sur le cuivre, jusqu’à 24 h sur le carton et 2 à 3 jours sur le plastique et l’inox. Ces données, même si elles ont été publiées avant d’être expertisées, sont du même ordre d’idée qui ce qui a été observé pour le SARS-CoV-1 et pour d’autres virus de même structure.

Si cela est possible, le malade doit être confiné dans sa chambre et éviter au maximum les contacts. Même si on ne peut l’exclure, il n’y a aucune étude signalant la possible transmission par voie alimentaire.

Nettoyez les toilettes

Il faut aussi savoir que le SARS-CoV-2 est également excrété dans les selles. Un minimum de précautions peut donc être pris : notamment, bien abaisser l’abattant des toilettes avant de tirer la chasse d’eau.

Il peut en effet y avoir émission d’aérosols contaminants, cela vient d’être démontré pour les norovirus, principaux virus impliqués dans l’épidémie de gastroentérite hivernale, dans une étude qui n’est pas encore publiée. Nettoyer la lunette après le passage du malade apparaît également nécessaire. Pour cela, la plupart des produits d’entretien (ou simplement du savon) sont efficaces.

Les mesures de confinement pour éviter les contacts, les mesures d’hygiène et d’aération, et tout simplement le bon sens, permettront de venir à bout de cette épidémie. L’arrivée du printemps nous y aidera.

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Mme LARDET souhaite des péages urbains mais l'oublie dans son programme municipal

Publié le 19 Mars 2020 par Thierry BILLET

Mme LARDET oublie de proposer à ANNECY ce qu'elle recommande quand elle est à PARIS : un péage urbain. Voilà qui va ravir tous les habitants du GRAND ANNECY qui doivent se rendre à ANNECY. Voici sa question du 5 février 2020; c'est à dire en pleine campagne municipale =

Monsieur le secrétaire d'État, comment (...) pourrions-nous relancer cette initiative et convaincre les collectivités de l'importance des effets des péages urbains non seulement en matière écologique et financière, mais aussi du point de vue de la mobilité et de la qualité de vie ?

C'est tout bonnement monstrueux : alors qu'elle est candidate aux municipales à ANNECY, Mme LARDET plaide pour convaincre les collectivités de mettre en place des péages urbains qu'elle oublie de présenter dans sa campagne municipale.

Arrêtons les mensonges par omission : Mme LARDET doit dire aux annéciens si elle mettra en œuvre le péage urbain à ANNECY. Mais si elle y a renoncé, pourquoi avoir posé la question au Ministre un mois avant l'élection ?

Séance en hémicycle du mercredi 5 février 2020 à 21h45

Frédérique Lardet

Le trafic routier, qui représente 65 % des déplacements dans les grandes agglomérations françaises, est responsable de nombreuses nuisances : perte de temps due à la congestion, émissions de dioxyde de carbone, pollution de l'air, accidents de la route. Une tarification équitable de l'usage de la voiture dans les centres urbains, dès lors qu'existe une offre alternative de transports collectifs, donnerait de nouveaux leviers d'action aux collectivités pour lutter contre ces nuisances et permettrait de dégager des ressources pour le développement et l'entretien des infrastructures.

À Londres comme à Stockholm, des péages urbains ont été mis en place dans les années 2000 pour réduire la circulation automobile dans les centres-villes engorgés. Les recettes annuelles ainsi dégagées – près de 190 millions d'euros à Londres en 2016 ; 90 millions à Stockholm en 2015 – ont été prioritairement affectées à l'amélioration des transports en commun, afin d'absorber le report de trafic qu'entraîne la mesure.

Toutefois, la ville de Stockholm utilise de plus en plus les recettes de son péage urbain pour financer des infrastructures routières. Les automobilistes peuvent ainsi également bénéficier des retombées positives du système.

Les péages urbains de Londres et de Stockholm font désormais l'objet d'un large consensus, alors qu'ils étaient très contestés à l'origine.

En France, depuis la loi dite loi Grenelle 2, le code général des impôts autorise l'expérimentation des péages urbains. La loi est cependant inapplicable en l'état, car elle limite à trois ans la possibilité d'une telle expérimentation alors qu'il faudrait huit ans pour rentabiliser les équipements nécessaires.

Monsieur le secrétaire d'État, comment, dans le contexte social et politique que nous connaissons, pourrions-nous relancer cette initiative et convaincre les collectivités de l'importance des effets des péages urbains non seulement en matière écologique et financière, mais aussi du point de vue de la mobilité et de la qualité de vie ?

Plus généralement, quelles autres sources de financement pourrions-nous envisager pour les infrastructures de transport ? Quelles solutions et quelles innovations sont-elles envisagées pour remédier aux problèmes de congestion des centres-villes ?

 

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Mme LARDET et la protection contre les phytosanitaires

Publié le 19 Mars 2020 par Thierry BILLET

L'alliance contre nature entre M. ASTORG et Mme LARDET; et donc entre des Verts, des PS, des France insoumise ... et une députée qui a voté tous les textes contre lesquels les premiers cités ont manifesté semble avancer à grands pas. Il est donc bon de relire les prises de position de la députée sur les questions environnementales. Et on trouve notamment celle-ci qui proteste contre la limitation de la zone d'épandage des phytosanitaires à proximité des habitations qui "pourrait amputer le potentiel de production de plusieurs milliers d'hectares dans toute la France" écrit Mme LARDET. Mme LARDET trouve que 10 mètres autour des habitations, c'est trop. Alors que toutes les associations environnementales demandent une distance bien plus grande ! Alliance contre nature au sens propre comme au sens figuré, disais-je.

Heureusement que nous ne l'avons pas attendu pour supprimer partout à ANNECY l'usage des phytosanitaires depuis plus de dix ans. Résultat : il n'y a, grâce à l'action déterminée de l'actuelle majorité municipale,  plus aucune trace de pesticides dans le miel des abeilles annéciennes.

Ci-dessous la question écrite.


Question N° 22196 au Ministère de l'agriculture

Question soumise le 6 août 2019

Mme Frédérique Lardet attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de l'alimentation sur les inquiétudes exprimées par le secteur viticole concernant l'obligation de création d'une zone de non traitement (ZNT) de cinq à dix mètres pour tous les produits phytosanitaires autour des espaces attenants aux habitations et bâtiments d'activité. Le Gouvernement a récemment présenté deux projets de décret et d'arrêté prévoyant notamment la mise en place de « zones non traitées » de cinq à dix mètres de large. Cependant, une ZNT de dix mètres entre les riverains et les parcelles de vigne pourrait amputer le potentiel de production de plusieurs milliers d'hectares dans toute la France et impacter directement l'équilibre économique des petites exploitations. D'autre part, ces projets de textes n'ont été précédés d'aucune concertation avec les viticulteurs et ne prévoient aucune mesure d'accompagnement, ce alors même que le plan de la filière présenté en décembre dernier s'engageait à viser, à terme, la sortie des produits phytosanitaires. Aussi, elle souhaiterait savoir si le Gouvernement entend associer la filière viticole à la mise en place des dispositions destinées à protéger les riverains des zones traitées par des produits phytopharmaceutiques et si des mesures d'accompagnement seront mises en place auprès des acteurs de la filière viticole.

Réponse émise le 29 octobre 2019

L'article 83 de la loi du 30 octobre 2018 pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous (dite loi EGALIM) subordonne, à partir du 1er janvier 2020, l'utilisation des produits phytopharmaceutiques à proximité des zones d'habitation à des mesures de protection des personnes habitant ces lieux. De plus, dans une décision du 26 juin 2019, le Conseil d'État a partiellement annulé l'arrêté du 4 mai 2017 qui encadre l'utilisation des produits phytopharmaceutiques, pour absence de dispositions relatives à la protection des riverains. Le Conseil d'État a enjoint le Gouvernement de prendre les mesures nécessaires dans un délai de six mois. Le dispositif envisagé s'appuie sur la concertation afin de s'assurer que les mesures applicables sont les plus adaptées au contexte local. Selon la loi, ces mesures doivent être formalisées dans des chartes d'engagements faisant l'objet de consultations lors de leur élaboration, avec les riverains ou leurs représentants notamment. Le 9 septembre dernier, le Gouvernement a soumis à la consultation publique, pour une durée de trois semaines, deux projets de textes réglementaires précisant les modalités d'application de la loi. Un décret encadre la procédure d'élaboration des chartes ainsi que leur contenu, tandis que l'arrêté établit des distances de sécurité à respecter entre les zones d'épandage et les zones d'habitation. Les distances sont différentes selon que la culture traitée est dite « haute » (viticulture et arboriculture notamment) ou « basse » (céréales et légumes par exemple). Elles ont été établies sur la base des recommandations de l'agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) dans son avis du 14 juin 2019. Selon ces projets, les distances de sécurité peuvent, lorsque les produits phytopharmaceutiques appliqués ne sont pas les plus préoccupants et lorsque le matériel de pulvérisation utilisé présente une efficacité reconnue pour diminuer la dérive, être réduites dans le cadre des chartes d'engagement, selon les modalités précisées par l'arrêté. Les chartes doivent donc permettre de formaliser les mesures que les utilisateurs s'engagent à prendre lorsqu'ils réalisent un traitement phytopharmaceutique à proximité des habitations, y compris la façon de prévenir à l'avance les riverains et les passants, et le cas échéant de réduire sous conditions les distances de sécurité dans le cadre d'un ensemble de bonnes pratiques. À proximité des habitations, sans limitation de distances, les agriculteurs pourront protéger leurs cultures en utilisant les produits les moins risqués qui sont les produits de biocontrôle et les produits constitués exclusivement de substances de base ou de substances à faible risque, ou en recourant à des alternatives non chimiques telles que le désherbage mécanique. À ce titre, la grande majorité des produits utilisables en agriculture biologique pourront être employés sans limitation de distance. Ce dispositif réglementaire fondé sur les chartes d'engagements et des distances de sécurité vient en complément de l'évaluation des risques conduite par l'Anses dans le cadre des autorisations de mise sur le marché. L'exposition des riverains et des passants est évaluée selon une méthodologie harmonisée développée par l'autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Elle prend en compte des distances de 3, 5 et 10 m en fonction de situations de traitement réelles. Lorsqu'un risque pour la santé humaine est identifié pour une distance supérieure à 10 m, le produit n'est pas autorisé. Les projets de textes ont également été notifiés à la Commission européenne, pour une durée minimale de trois mois. Une fois cette procédure terminée, les textes issus des consultations seront publiés pour une application à partir du 1er janvier 2020. Le Gouvernement est déterminé à renforcer la protection des populations ainsi que celle des exploitants agricoles, en veillant à la qualité du dialogue entre les utilisateurs de produits phytopharmaceutiques, les riverains et les élus locaux. Cet objectif fait partie des priorités du plan d'actions sur les produits phytopharmaceutiques et une agriculture moins dépendante aux pesticides, présenté en avril 2018, de même que la réduction de l'utilisation des substances les plus préoccupantes.

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Les mots d'Emmanuel MACRON

Publié le 18 Mars 2020 par Thierry BILLET

« Il nous faudra demain tirer les leçons du moment que nous traversons, interroger le modèle de développement dans lequel s’est engagé notre monde depuis des décennies et qui dévoile ses failles au grand jour ». Emmanuel MACRON est un lettré et il sait le poids symbolique de l'emploi de certains mots en ces temps de tempête. 

Lorsque jeudi dernier et ce lundi avec un ton peut-être encore plus solennel, il annonce que ce que nous sommes en train de vivre va changer notre vie d'après l'épidémie - et qu'il insiste aussi nettement sur ce point - il faut prendre cela au sérieux. Car c'est bien le modèle de société mondialisée qui nous éclate à la figure en ces temps de pandémie. On peut toujours craindre que, comme pour la crise financière de 2008, les belles résolutions du temps de la crise ne retombent dans le "business as usual". Mais l'enjeu de santé publique est devenu tel avec cette crise dans le monde réel productif (et non financier comme en 2008) que la gestion économétrique de l'hôpital public et de la sécurité sociale explose en même temps que tous les dogmes libéraux sur la valeur régulatrice du marché. En quelques jours, tout le monde se contrefiche du déficit public et des milliards d'euros de liquidités vont être déversées partout en EUROPE pour empêcher la faillite de milliers d'entreprises et l'effondrement du système de santé.

Emmanuel MACRON sait déjà qu'après cela, une vision comptable du retour à l'équilibre budgétaire ne sera plus tenable à quelques mois de l'élection présidentielle. C'est peut-être cette crise sanitaire qui va nous faire basculer dans un nouveau modèle économique européen.

Encore une fois, la lecture d'ALTERNATIVES ÉCONOMIQUES est instructive avec cet article de Christian CHAVAGNEUX.

 

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Comment les changements environnementaux font émerger de nouvelles maladies

Publié le 18 Mars 2020 par Thierry BILLET

Rodolphe GOZLAN, et Soushieta JAGADESH, de l'Institut de recherche pour le développement, détaillent dans la revue de vulgarisation académique "THE CONVERSATION" les raisons pour lesquelles "Au cours des quatre dernières décennies, plus de 70 % des infections émergentes se sont avérées être des zoonoses, autrement dit des maladies infectieuses animales transmissibles à l’être humain."

Région de Lambaréné, Gabon : à la recherche du réservoir du virus Ebola, des scientifiques autopsient des chauves-souris et recueillent des échantillons biologiques qui seront analysés au Centre de Recherches Médicales de Franceville. Jean-Jacques Lemasson / IRD, Author provided

L’épidémie de coronavirus Covid-19 en cours, qui a débuté à Wuhan à la fin de l’année dernière, illustre bien la menace que représentent les maladies infectieuses émergentes, non seulement pour la santé humaine et animale, mais aussi pour la stabilité sociale, le commerce et l’économie mondiale.

Or de nombreux indices portent à croire que la fréquence des émergences de nouveaux agents infectieux pourrait augmenter dans les décennies à venir, faisant craindre une crise épidémiologique mondiale imminente. En effet, les activités humaines entraînent de profondes modifications de l’utilisation des terres ainsi que d’importants bouleversements de la biodiversité, en de nombreux endroits de la planète.

Ces perturbations se produisent dans un contexte de connectivité internationale accrue par les déplacements humains et les échanges commerciaux, le tout sur fond de changement climatique.

Il s’agit là des conditions optimales pour favoriser le passage à l’être humain de micro-organismes pathogènes provenant des animaux. Or, selon l’OMS, les maladies qui résultent de telles transmissions comptent parmi les plus dangereuses qui soient.

Identifier les nouvelles menaces

Fièvre hémorragique de Crimée-Congo, virus Ebola et maladie du virus de Marburg, fièvre de Lassa, coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) et syndrome respiratoire aiguë sévère (SRAS), Nipah et maladies hénipavirales, fièvre de la vallée du Rift, Zika…

Toutes ces maladies ont en commun de figurer sur la liste « Blueprint des maladie prioritaires », établie par l’OMS en 2018.

Les maladies listées ici sont considérées comme des urgences sur lesquelles doivent se concentrer les recherches. Elles présentent en effet un risque de santé publique à grande échelle, en raison de leur potentiel épidémique et de l’absence ou du nombre limité de mesures de traitement et de contrôle actuellement disponibles.

Cette liste comporte également une « maladie X » : ce terme énigmatique désigne la maladie qui sera responsable d’une épidémie internationale d’ampleur, causée par un pathogène actuellement inconnu. L’OMS ne doute pas qu’elle puisse survenir, et demande donc à la communauté internationale de se préparer en prévision d’un tel scénario catastrophe.

Actuellement, la réponse des autorités de santé publique face à ces maladies infectieuses émergentes consiste à « prendre de l’avance sur la courbe », c’est-à-dire à identifier les facteurs environnementaux susceptibles de déclencher l’émergence. Malheureusement, notre compréhension de la façon dont font surface les nouvelles menaces infectieuses demeure encore limitée.

Mais une chose est sûre, les animaux seront très probablement impliqués dans les prochaines épidémies. Car c’est un autre point commun des maladies de cette liste dressée par l’OMS : toutes peuvent être classées comme des infections virales zoonotique.

Les animaux largement impliqués dans les nouvelles épidémies

Au cours des quatre dernières décennies, plus de 70 % des infections émergentes se sont avérées être des zoonoses, autrement dit des maladies infectieuses animales transmissibles à l’être humain.

Au plus simple, ces maladies incluent un seul hôte et un seul agent infectieux. Cependant, souvent plusieurs espèces sont impliquées, ce qui signifie que les changements de biodiversité ont le potentiel de modifier les risques d’exposition à ces maladies infectieuses liées aux animaux et aux plantes.

On pourrait à ce titre penser que la biodiversité représente une menace : puisqu’elle recèle de nombreux pathogènes potentiels, elle accroît le risque d’apparition de nouvelles maladies.

Pourtant, curieusement, la biodiversité joue également un rôle protecteur vis-à-vis de l’émergence des agents infectieux. En effet, l’existence d’une grande diversité d’espèces hôtes peut limiter leur transmission, par un effet de dilution ou par effet tampon.

La perte de biodiversité augmente la transmission des agents pathogènes

Si toutes les espèces avaient le même effet sur la transmission des agents infectieux, on pourrait s’attendre à ce qu’une baisse de la biodiversité entraîne de façon similaire une baisse de la transmission des agents pathogènes. Or il n’en est rien : ces dernières années, les études montrent de façon concordante que les pertes de biodiversité ont tendance à augmenter la transmission des agents pathogènes, et la fréquence des maladies associées.

Cette tendance a été mise en évidence dans un grand nombre de systèmes écologiques, avec des types hôtes-agents et des modes de transmission très différents. Comment s’explique cette situation ? La perte de biodiversité peut modifier la transmission des maladies de plusieurs façons :

1) En changeant l’abondance de l’hôte ou du vecteur. Dans certains cas, une plus grande diversité d’hôtes peut augmenter la transmission des agents, en augmentant l’abondance des vecteurs ;

2) En modifiant le comportement de l’hôte, vecteur ou parasite. En principe, une plus grande diversité peut influencer le comportement des hôtes, ce qui peut avoir différentes conséquences, qu’il s’agisse d’une augmentation de la transmission ou de l’altération de l’évolution des dynamiques de virulence ou des voies de transmission. Par exemple, dans une communauté plus diverse, le ver parasitaire qui est responsable de la bilharziose (maladie qui affecte plus de 200 millions de personnes dans le monde) a plus de chance de se retrouver dans un hôte intermédiaire inadéquat. Ceci peut réduire la probabilité de transmission future à l’humain de 25 à 99 % ;

3) En modifiant la condition de l’hôte ou du vecteur. Dans certains cas, dans des hôtes à fortes diversités génétiques, les infections peuvent être réduites, voire induire des résistances, ce qui limite de fait la transmission. Si la diversité génétique se réduit parce que les populations diminuent, la probabilité qu’apparaissent des résistances diminue également.

Dans ce contexte, la perte de biodiversité en cours est d’autant plus inquiétante. Les estimations actuelles suggèrent par exemple qu’au moins 10 000 à 20 000 espèces d’eaux douces ont disparu ou sont à risque de disparaître. Les taux de déclins observés actuellement rivalisent avec ceux des grandes crises du passé, telles que celle qui a marqué la transition entre Pléistocène et Holocène, voici 12 000 ans, et qui s’est accompagné de la disparition de la mégafaune, dont le mammouth laineux était un des représentants emblématiques.

Mais la perte de biodiversité n’est pas le seul facteur influant sur l’émergence de nouvelles maladies.

Le changement climatique et les activités humaines

C’est le déplacement de l’empreinte géographique des pathogènes et/ou de l’hôte qu’ils infectent qui conduit à l’émergence de nouvelles maladies infectieuses. À ce titre, l’imprévisibilité croissante du climat mondial et les interactions locales homme-animal-écosystème, de plus en plus étroites dans certains endroits de la planète, jouent un rôle majeur dans l’émergence de nouvelles infections au sein des populations humaines.

Ainsi, l’augmentation des températures moyennes aurait eu un effet significatif sur l’incidence de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo, causée par un virus transmis par les tiques, ainsi que sur la durabilité du virus Zika, transmis par les moustiques dans les régions subtropicales et tempérées.

La consommation de viande de brousse et le commerce d’animaux, résultant de la demande croissante en protéines animales, provoquent aussi des changements importants dans les contacts entre les êtres humains et les animaux. Des études ont démontré que les flambées de SRAS et d’Ebola étaient directement liées à la consommation de viande de brousse infectée. En outre, la fièvre de Lassa et les maladies dues aux virus Marburg et Ebola prospèrent en Afrique de l’Ouest et du Centre, où la consommation de viande de brousse est quatre fois supérieure à celle de l’Amazonie, pourtant plus riche en biodiversité.

Autre risque : l’expansion de l’agriculture et de l’élevage. Afin de répondre à la demande toujours croissante des populations humaines, de nouveaux espaces doivent être conquis, en déforestant et en défrichant. Or on sait que cette réaffectation des terres peut déclencher l’émergence des maladies infectieuses, en favorisant les contacts avec des organismes jusqu’ici rarement rencontrés. Ainsi, dans les îles de Sumatra, la migration des chauves-souris fruitières causée par la déforestation dû aux incendies de forêt a conduit à l’émergence de la maladie de Nipah chez les éleveurs et les personnels des abattoirs en Malaisie.


À lire aussi : Quand l’extraction de l’or fait proliférer des bactéries dévoreuses de chair


Des émergences inévitables

Les relations entre la biodiversité des espèces hôtes et celle des parasites et microbes pathogènes sont complexes. En modifiant la structure des communautés, tous ces changements environnementaux risquent d’entraîner une modification des schémas épidémiologiques existants.

Dans ce contexte, les populations humaines peuvent se retrouver au contact d’un animal porteur d’un virus capable de les contaminer. Un cycle d’infections peut alors se mettre en place. Il débute par des cas sporadiques de transmission de l’animal à l’être humain, appelé « virus chatter » (« bavardage viral »). Ensuite, à mesure que les cycles se multiplient, l’émergence de la transmission interhumaine devient inévitable.

Une fois l’épidémie déclenchée, la rapidité de réaction est primordiale. Outre les mesures sanitaires de rigueur, lorsque le temps manque pour mener des études épidémiologiques appropriées les modélisations mathématiques peuvent être d’un grand secours pour évaluer rapidement l’efficacité de la prévention, et anticiper l’évolution de la maladie.

Mais appréhender la complexité des interactions entre réservoir naturel, agent pathogène et hôte(s) intermédiaire(s) reste un défi de taille lorsqu’il s’agit d’intervenir rapidement pour arrêter la transmission de la maladie. L’exemple du COVID-19 l’illustre une nouvelle fois : plus de deux mois après les premières infections, les divers maillons animaux de la chaîne de transmission de l’épidémie restent à identifier.

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Communiqué Jean-Luc RIGAUT

Publié le 17 Mars 2020 par Thierry BILLET

Face à la situation inédite qui touche la France, j'ai décidé, après avoir échangé avec mes colistiers, de suspendre officiellement ma campagne électorale en vue du second tour des élections municipales et intercommunales.
L'heure n'est plus à la compétition électorale pour défendre nos programmes politiques respectifs mais au rassemblement pour défendre Annecy, les Annéciennes et Annéciens.
J'ai pris la décision de me consacrer pleinement à la gestion de la crise au niveau local pour coordonner du mieux possible l'action des services de la ville et de l'agglomération avec ceux de l'État et des autres collectivités, pour assurer la continuité du Service Public et proposer des initiatives pour faciliter la vie de nos concitoyens dans ces moments difficiles.
Je souhaite remercier toutes celles et ceux, agents de la ville, de l'agglomération, de l'Etat, professionnels, personnels soignants qui s'engagent sur le terrain et agissent au service de la collectivité et pour la gestion de l'épidémie.
Je tiens également à m'adresser à tous les Annéciennes et Annéciens.
Je les invite à respecter les consignes qui ont été données par le gouvernement et à prendre soin d'eux, de leurs proches et à faire preuve de solidarité dans la crise que nous traversons.
Jean-Luc RIGAUT
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Programme Local de Prévention des Déchets

Publié le 17 Mars 2020 par Thierry BILLET

Le Grand Annecy assure la compétence de la collecte et de la valorisation des déchets ménagers sur les 34 communes de son territoire. Dans le cadre de son 2ème « Programme Local de Prévention des Déchets Ménagers et Assimilés », des actions vis-à-vis des touristes ont été définies afin qu'ils puissent, comme tout habitant du territoire, trier et valoriser les déchets produits et ainsi limiter leur empreinte écologique.

 

C’est ainsi qu’en 2019, une information sur le tri a été intégrée au guide diffusé par l'office de tourisme. Parallèlement, des colonnes à verre ont été implantées le long de la plage d’Albigny et une colonne dédiée aux emballages (bouteilles et flacons plastiques, canettes boisson…) a été installée sur le parking « Balleydier » pour répondre aux sollicitations des habitants et touristes.

 

Ces premières mesures ont permis, pour la saison estivale 2019, de collecter 11 tonnes de verre supplémentaires.

 

La préservation de notre environnement est une responsabilité de chacun d'entre nous. C'est pourquoi, nous avons besoin de vous pour faire encore progresser la collective sélective, en diffusant l'information que nous mettons à votre disposition.

 

Ces affiches et flyers, dont vous trouverez un modèle en pièce jointe, peuvent être personnalisés dans l’encart prévu à cet effet, soit en appliquant votre tampon, soit en intégrant votre carte de visite.

 

Vous trouverez également l'affiche sous format numérique sur : www.grandannecy.fr/Valorisationdesdéchets/Professionnels

 

Votre implication contribue à l'image d'excellence environnementale qui constitue un atout majeur de notre territoire.

 

Je vous serais reconnaissant de me faire part de votre avis sur cette démarche et sur la diffusion que vous faites de ces éléments à l'adresse suivante : valorisationdechets@grandannecy.fr 

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coronavirus 1 - réchauffement climatique - 0

Publié le 16 Mars 2020 par Thierry BILLET

L'ampleur planétaire des mesures prises contre le coronavirus - qui tue environ 2% de la population atteinte - au regard de l'insuffisance planétaire des mesures contre le réchauffement climatique - qui menace toute l'humanité - laisse un goût amer. Les humains votent majoritairement pour des BOLSONARO, TRUMP, POUTINE, ORBAN, et tant d'autres... Même en AUSTRALIE, malgré les incendies, les eurosceptiques sont encore majoritaires.

Comme le homard ou la grenouille plongés progressivement dans l'eau qu'on chauffe, l'humanité dans son ensemble tolère le réchauffement climatique jusqu'à ce qu'il soit trop tard. Le cerveau humain semble incapable de se projeter dans une menace chronique et se persuade qu'il y a une chance de s'en sortir sans rien changer maintenant. Les neurosciences expliquent cela; mais ne nous disent rien d'efficace sur les moyens de sonner le tocsin de manière pertinente.

La prise de conscience en FRANCE a avancé. Le MONDE du 10 mars l'illustre avec un sondage montrant que la protection de l'environnement est la principale préoccupation des français (52%) devant l'avenir du système de protection sociale (48%) et le pouvoir d'achat (43%). Pour autant, être inquiet ou conscient ne suffit pas pour s'engager à changer au niveau nécessaire pour atteindre la neutralité carbone. Les actes agressifs ou provocateurs de certaines ONG n'y aident pas en renforçant le camp de ceux qui pensent que ces sujets relèvent de minorités agissantes... La voie est étroite entre le greenwashing, le déni et l'action concrète. La Convention pour le climat qui rendra prochainement ses conclusions est peut-être la planche de salut française à ces dilemmes procrastinateurs. Selon que le Président de la République reprendra ses propositions dans leur cohérence d'ensemble ou les saucissonnera pour des raisons de court terme, nous aurons une idée précise de la capacité de la FRANCE à tenir réellement ses engagements climatiques.

 

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Numérique et environnement

Publié le 15 Mars 2020 par Thierry BILLET

Le 18 mars à 18h, table ronde à la Chambre de Métiers et de l’Artisanat avec :

 

 

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