Bel avenir promis à l'autopartage
L’agence publique salue le développement d’initiatives privées et commerciales dans le domaine. S’appuyant sur une enquête du cabinet 6t, elle liste les points positifs de l’autopartage.
« Souplesse d’usage »
Les deux services permettraient surtout la réduction du nombre de véhicules en circulation : « un véhicule Mobizen remplace 7 voitures particulières et un véhicule Autolib', 3 voitures particulières. Dans le cas d'Autolib', la densité de l'offre de voitures permet d'atteindre un plus grand nombre d'usagers avec un effet global plus important (Autolib' permet d'éviter 1 849 000 km parcourus en voiture - particulière ou partagée - par mois contre 308 000 km évités par Mobizen). »
Fort potentiel de croissance
D’après les premières prévisions, « En milieux urbain et périurbain, les services d'autopartage pourraient représenter 10 % des flux de circulation en 2030 et 30 % des flux de voyageurs en 2050 selon le développement avancé par les scénarios énergétiques de l'ADEME à ces horizons. »
Qualité de l'air à ANNECY, mon analyse
La publication par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en mai 2014 d'un tableau mondial des pollutions de l'air en 2011 pour les poussières les plus fines de taille inférieure à 2,5 microns (PM 2,5) dans lequel ANNECY semble particulièrement polluée (2ème ville la plus polluée en France) a suscité des inquiétudes légitimes.
Cette forte émotion s'explique car ce chiffre apparaît en décalage avec les dépassements des valeurs limites de pollution qui concernent d'autres secteurs géographiques qu'ANNECY au titre de l'indice de qualité de l'air (cf. les épisodes de dépassement des valeurs limites dans les grandes zones urbaines au plan national qui ont épargné ANNECY jusqu'à présent).
C'est donc un coup de tonnerre qui a bien entendu interpellé tous les Annéciens.
J'ai donc essayé de comprendre ce qui explique ce « classement » dont nous n'avions absolument aucune connaissance jusqu'alors puisqu'aucune alerte des pouvoirs publics sur ces PM 2,5 ne nous avait été délivrée.
ANNECY est membre fondateur de l' association de l'Air de l'Ain et des 2 Savoie, intégré aujourd'hui à Air Rhône Alpes qui est la structure chargée des mesures de qualité de l'air dans notre région.
ANNECY bénéficie aujourd'hui de trois stations de mesure à Loverchy en bordure de l'avenue du Rhône, à Novel et boulevard de la Rocade.
Ces trois stations mesurent les polluants (Ozone, PM10, SO2, NO2) qui entrent dans le calcul de l'indice de qualité de l'air, l'indice ATMO qui donne lieu à des affichages réguliers sur les panneaux d'information électriques de la Ville.
Dans cet indice officiel, sont pris en compte le dioxyde de soufre, le dioxyde d'azote, l'ozone, et les poussières fines de diamètre inférieur à 10 microns (PM10).
Dans cet indice, ne sont pas pris en considération spécifiquement les poussières fines de moins de 2,5 microns (PM 2,5) qui sont intégrées aux PM 10.
Sur les PM 10 et à partir des mêmes sources que celles de l'OMS de mai 2014 (statistiques AIRBASE accessibles sur internet), le Monde et la Vie ont publié une carte de France de la pollution où ANNECY apparaît dans la tranche la plus nombreuse des villes françaises comprises entre 20 à 29 microgrammes de MP 10 en moyenne annuelle comme SAINT-ETIENNE, TOULOUSE, GRENOBLE ou PAU.
Alors que LYON, PARIS, MARSEILLE, NICE étaient comprises en 2011 entre 30 et 49 microgrammes par m3 d'air.
Sur les PM 10, il existe une réglementation spécifique qui notamment crée une limite de nombre de jours où la pollution dépasse 50 microgrammes de PM 10 (35 jours).
Sur les PM 2,5, il n'existe qu'une valeur limite annuelle qui sera de 25 microgrammes en 2015.
Il n'y a donc jamais d'alerte en FRANCE sur les PM 2.5 que l'on a donc tendance à négliger. D'autant qu'ANNECY a toujours été en dessous de ce seuil de 25 microgrammes annuel.
En 2011, année retenue par l'OMS car c'est l'année où elle pouvait disposer de données annuelles sur toute la planète, ANNECY était en moyenne à 21 microgrammes de PM 2,5 le pire résultat annuel depuis de longues années conséquence de périodes hivernales anticycloniques jamais renouvelées en janvier (37 microgrammes), février (44), mars (37) et novembre 2011 (39).
En 2012 le « pire » mois affiche 27 microgrammes en février.
En 2013, 33 microgrammes en décembre.
Nous sommes donc en présence d'un polluant (PM 2,5) à propos duquel la Ville est en deçà de la valeur limite fixée par la loi française. Cette concentration moyenne en 2011 est la conséquence d'une météo exceptionnelle au cours de l'hiver 2010-2011, avec de mauvaises conditions de dispersion de polluants.
Il aurait été différent si l'OMS avait pris en considération les années 2012 ou 2013.
Tous ces chiffres sont disponibles sur le site d'Air Rhône Alpes en accès libre et direct en sélectionnant ANNECY et les PM 2,5. Je vous y renvoie.
Il faut bien comprendre pourquoi l'OMS a choisi ce polluant spécifique alors que la FRANCE prend en considération un bouquet de polluants dans lequel les PM 2,5 ne sont pas prises en considération spécifiquement et que les valeurs limites sur les PM 2,5 sont bien moins contraignantes et précises que celles relatives au PM 10.
Pour l'OMS, ces poussières très fines sont particulièrement dangereuses du point de vue du cancer et des maladies respiratoires dans la mesure où ces particules pénètrent au plus profond dans les alvéoles pulmonaires et créent un risque particulier parfaitement identifié.
D'où la décision parfaitement légitime de l'OMS de mettre l'accent sur ces poussières ultra fines sur le plan de la santé publique.
L'OMS a publié ses « lignes directrices OMS relatives à la qualité de l'air » téléchargeables sur son site.
L'OMS y fixe une « valeur indicative à long terme » de 10 microgrammes/m3 en moyenne annuelle.
C'est donc cet objectif indicatif correspondant à l'estimation épidémiologique d'une innocuité que nous devons nous fixer, et nous pouvons y parvenir compte-tenu de nos résultats des années 2012 et 2013 en agissant sur les trois sources d'émission des poussières fines : habitat, industrie et transport.
La difficulté particulière de ce dossier de la qualité de l'air est qu'il ne peut être résolu seulement au niveau municipal à la différence de la qualité de l'eau du lac qui relève de la seule volonté locale.
Les mesures protectrices de la santé publique auraient dû être prises au plan national sur la question du diesel par exemple, totalement évincée par les gouvernements de droite comme de gauche. Il n'y a pas de barrière possible pour protéger la qualité de l'air à ANNECY. Les chiffres annéciens sont ceux de son bassin de vie...
Dans ce cadre juridique insuffisant, la Ville et l'Agglomération doivent néanmoins agir. Les enjeux de santé publique dépassent tous les clivages politiciens : il nous revient de faire ici et maintenant tout ce qu'il est possible de faire pour améliorer la qualité de l'air.
Pour aller vite, l'OMS nous dit qu'elle se moque des épisodes de dépassement des valeurs limites sur les différents polluants. L'OMS considère que s'agissant de maladies chroniques, ce ne sont pas les "pointes" qui sont pertinentes (même si elles peuvent être gênantes pour les personnes fragiles), mais la quantité de polluant respirée sur toute l'année. Les pointes peuvent être responsables de problèmes aigüs de santé pour certaines personnes; mais c'est la quantité de polluant respiré au long cours qui pose problème de santé publique. Là encore, il s'agit d'un changement radical d'approche par rapport à la législation nationale qui a tendance à considérer que tout va bien tant qu'on respecte les valeurs limites... L'OMS nous dit "Non, c'est la dose annuelle qui compte, même si vous ne dépassez pas les valeurs limites."
Cela signifie très clairement que les annéciens et ceux qui nous rendent visite doivent être incités voir contraints à réduire leurs émissions de poussières fines ; ce qui veut dire réduire le trafic automobile et en particulier celui des véhicules les plus polluants au diesel, développer les modes doux de transports, etc.
Ce classement doit être le point d'un nouveau départ en matière de piétonnisation, de réduction de la circulation automobile et de politique active de stationnement.Même si nous dépendons des décisions de l'Etat et des autres collectivités territoriales, il nous faut tout faire pour atteindre la cible des 10 microgrammes de PM 2.5 en moyenne annuelle. Nous ne pouvons pas tout faire, mais nous devons faire ce qui est possible pour nous dans nos domaines de compétence.
La réunion publique du 2 juin 2014 à 18 heures 30 à la Salle des Allobroges avec la participation de Monsieur Didier CHAPUIS de l'Air Rhône Alpes doit donner le coup d'envoi de la prise des décisions nécessaires pour atteindre l'excellence souhaitée par l'OMS à 10 microgrammes/m3 en moyenne annuelle d'ici la fin du mandat.
25 mai : Nouvelle Donne ?
Pour la première fois je ne savais pas il y a quelques jours encore pour qui j'allais voter aux EUROPEENNES. Bien entendu pour des europhiles, ce qui limite le choix en FRANCE, c'est à dire pas pour le F-HAINE, le Front de Gauche,...Pas pour des partis qui ont utilisé l'EUROPE comme bouc émissaire ou comme voie de recyclage de leurs leaders, donc pas pour le PS ni l'UMP. Reste l'UDI-MODEM qui a viré l'ami BENNAHMIAS qui refusait l'hémiplégie à gauche de ce rassemblement réellement europhile et donc intéressant. Restent les VERTS dont le travail des eurodeputes est reel mais dont je ne veux pas que mon vote renforce la "firme" DUFLOT-PLACE et les pratiques internes déplorables.
Ennuyé donc jusqu'à ce que Pierre LARROUTUROU lance, à partir du collectif ROOSEVELT 2012 les listes NOUVELLE DONNE. Un "casting" de responsables associatifs et d'intellectuels avec lesquels je partage l'essentiel. Et en particulier l'idée force qu'il est vain de mettre des cierges à la croissance à venir dans une adoration vouée à l'échec; mais qu'il faut par le partage du travail et l'investissement dans les énergies renouvelables rendre ce monde vivable, car frugal.
Je voterai donc NOUVELLE DONNE le 25 mai.
Deux vidéos pour vous donner envie de faire comme moi.
Les énergies renouvelables en passe de remplacer le nucléaire
Il n'y a guère qu'en FRANCE et au JAPON que le nucléaire est encore considéré comme une énergie d'avenir. Je crains que tant qu'il n'y aura pas eu un accident nucléaire sérieux dans notre pays, nos dirigeants refusent de franchir le pas d'une réelle indépendance énergétique de notre pays.
A l'inverse, voici la situation mondiale, résumée par UNIVERS NATURE :
Les différentes sources d’énergie renouvelable ne connaissent pas la crise. A l’échelle planétaire, elles ne se sont jamais aussi bien portées avec plus de 20 % du mix électrique mondial en 2011 et quelque 6,5 millions d’emplois l’année dernière.
Poussées par la lutte contre le changement climatique et la révolution énergétique qu’elles impliquent, les énergies renouvelables (éolien, solaire, biomasse, géothermie et hydraulique) voient leur part progresser, chaque année, plus rapidement que la demande énergétique. Au sein de cette production, si l’énergie hydraulique reste nettement majoritaire, les autres sources d’énergie renouvelable ne sont pas en reste. Leur part a doublé au cours des cinq dernières années pour représenter 7 % du mix électrique mondial et devrait suivre une courbe identique durant les 5 ans à venir. Une performance à mettre en perspective avec l’énergie nucléaire, dont la contribution mondiale est orientée à la baisse (10,9 % en 2012). Le dépassement du nucléaire par la production cumulée d’éolien, de solaire, de biomasse et de géothermie n’est donc plus que l’affaire de quelques années.
Une telle évolution nécessite évidemment des investissements colossaux (254 milliards de dollars en 2013), de plus en plus portés par les pays en développement. Ainsi, la Chine, l’année passée, a installé à elle seule 11 GW de solaire photovoltaïque et 14 GW d’éolien, soit près du tiers de la hausse globale de ces deux sources d’énergie (+35 GW et +44 GW, respectivement pour le solaire et l’éolien).
En conséquence, rien d’étonnant à ce que l’exploitation des sources d’énergie renouvelable devienne un employeur significatif au niveau mondial. L’agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena) estime leur niveau à environ 6,5 millions d’emplois fin 2013 (5,7 millions en 2012). Néanmoins, seuls quelques pays profitent de cette manne. Au premier rang on retrouve, sans surprise, la Chine (2,6 millions d’emplois), l’Union Européenne (1,24 million, dont 370 000 en Allemagne), le Brésil (890 000), les USA (620 000). De toutes les sources d’énergie renouvelable, le solaire est de très loin le secteur nécessitant le plus de main-d’œuvre avec 2,3 millions d’emplois (1,4 million en 2012), puis suivent les « biocarburants (1,5 million), l’éolien (0,83 million) et la biomasse (0,78 million).
Roosevelt 2012
ROOSEVELT 2012 met en ligne plusieurs vidéos à l'occasion des élections européennes. En voici une sur la question climatique qui me semble fort pertinente.
La ville frugale
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Saga Cité - Nos collectivités face aux changements climatiques
Pour aller plus loin : WWW.SAGACITE.ORG Suivez nous sur facebook.com/sagacite ! -- Face aux défis des changements climatiques, l'urbanisme et l'aménagement ont un rôle majeur à jouer. En défin...
La conférence de Jean HAENTJENS sur "la ville frugale" du nom de l'un de ses livres aura été un moment de partage entre les élus de l'agglo et les citoyens venus écouter cet urbaniste délivrer un message tout à fait clair à partir du petit film d'animation sur la ville de Colvert.
Constatant que l'on pouvait considérer l'histoire de cette ville imaginaire comme un conte de fées, j'ai précisé que de mon point de vue, le tournant historique que représentait la prise de conscience que l'on ne pouvait plus continuer l'étalement urbain d'hier n'était pas un conte de fées. Car quel scénario alternatif est crédible ? Qui défend encore le scénario urbain prônant l'usage de la voiture individuelle et le pavillon péri-urbain ? Nous n'avons pas le choix et plus nos décisions d'urbanisme retarderont le moment inéluctable où il faudra densifier et respecter les espaces agricoles et naturels, plus ce sera douloureux pour les habitants...
Plus d'infos sur le travail de Jean HAENJENS:
Matinée de collecte de déchets à NOVEL
Matinée de samedi bien remplie pour le comité de quartier de NOVEL, qui, en compagnie des éducateurs de rue de PASSAGES, a collecté 71 kilos de déchets dans les rues du quartier. Beau travail de terrain avec l'appui de la mission "réduction des déchets" de l'agglo qui a sensibilisé sur le tri sélectif et des services municipaux qui ont emmené les déchets non recyclables vers l'incinérateur. Du verre, des canettes en alu, tout ce qui pouvait être recyclé l'a été. Vraiment une belle initiative renouvelée 2 fois par an par le comité de quartier depuis plusieurs années.
Double peine pour le salarié licencié illégalement
Mon syndicat, le Syndicat des avocats de France attire l'attention sur le nouveau différé d'indemnisation prévu par l'accord national interprofessionnel (ANI) du 22 mars 2014. Jusqu'où ira t'on dans la réduction des droits légitimes à réparation des salariés indûment licenciés ?
Nouveau différé d’indemnisation de l’ANI du 22 mars 2014 : La double peine pour le salarié victime d’un licenciement injustifié
Le SAF s’inquiète du contenu de l’Accord National Interprofessionnel (ANI) du 22 mars 2014 relatif à l’indemnisation du chômage en ce qu’il annonce des régressions pour les droits des salariés privés d’emploi. Le SAF s’alarme particulièrement de l’article 6 de cet accord relatif au différé d'indemnisation, qui, hors licenciements pour motif économique, porte le différé d'indemnisation de 75 jours à 180 jours, soit l’équivalent de six mois.
Présenté à tort comme une disposition concernant une minorité de cadres les mieux payés, ce nouveau délai a en réalité vocation à s’appliquer à tous les salariés, dès lors qu'ils perçoivent des indemnités de rupture au-delà du minimum légal, ce qui est très fréquemment le cas.
Or, Pôle Emploi fait notamment entrer dans le décompte des indemnités de rupture servant de base au calcul du différé, et ce de manière rétroactive, les dommages et intérêts obtenus par les salariés lorsqu'ils contestent leur licenciement devant la juridiction prud'homale. Ainsi, un salarié licencié qui aura gain de cause dans le cadre d'une procédure prud'homale pourra se voir réclamer jusqu'à six mois de remboursement d'allocations chômage, sachant que ce maximum de six mois sera atteint dès l'obtention de 16 200 € de dommages et intérêts.
Ce nouveau différé d'indemnisation Pôle Emploi aura pour effet de dissuader les salariés de faire usage de ce qui est simplement un droit : saisir le Conseil de Prud’hommes lorsqu’ils ont fait l’objet d’un licenciement injustifié. Pourquoi en effet s’infliger une procédure longue et éventuellement coûteuse, dès lors que les sommes obtenues au final en réparation du préjudice du salarié seront en grande partie récupérées par Pôle Emploi ?
Il s’agit là d’un détournement grave de l’objet de ces sommes, qui est d’indemniser le préjudice moral, professionnel et financier subi par le salarié du fait de la perte injustifiée de son emploi. Ces sommes n‘ont pas à être confondues avec un revenu de substitution.
Pour le SAF, ce différé d’indemnisation génère une double atteinte aux droits des salariés : au droit d’accès au juge d’une part et au droit d’obtenir la réparation intégrale de son préjudice d’autre part.
En outre, le Code du travail prévoit explicitement, en son article L. 1235-4, les conditions dans lesquelles Pôle Emploi peut être indemnisé à la suite d’un litige prud'homal, en demandant à l’employeur fautif, qui succombe – et non au salarié – de rembourser jusqu'à six mois d'indemnités de chômage. Le SAF déplore que Pôle Emploi n’utilise que très rarement cette faculté légale qui pourtant fait logiquement peser sur l’employeur la charge d’un licenciement abusif et représente une source de financement potentiellement importante pour le service public de l’emploi.
Le SAF s’oppose ainsi aux dispositions de l’ANI du 22 mars 2014 qui viennent faire peser sur le salarié le remboursement de ces six mois d'indemnité.
Le SAF s’oppose donc en l’état au nouvel accord UNEDIC, rappelant que le droit à un recours effectif est une liberté fondamentale, et en appelle, en tout état de cause, aux partenaires sociaux et au Ministre du travail afin que soient exclues des assiettes de calcul des droits à l’allocation chômage toutes les sommes à caractère indemnitaire qui doivent rester acquises au salarié.
Le SAF rappelle enfin qu’il est primordial de distinguer l’indemnité servie par Pole Emploi de l’indemnisation octroyée par un juge pour réparer un préjudice. Pole Emploi ne saurait faire l’amalgame.
Paris, le 6 mai 2014
L'OMS et la qualité de l'air d'ANNECY
L'organisation mondiale de la santé (OMS) avait perdu une large part de sa crédibilité lorsque les conflits d'intérêt majeurs entre sa direction et les laboratoires pharmaceutiques étaient apparus au grand jour lors de l'épidémie de grippe H1N1. Voilà que l'OMS publie début mai 2014 un tableau de la pollution des villes mondiales établi sur le fondement d'une base de données européenne AIRBASE. Mais l'OMS y introduit des biais méthodologiques qui faussent complètement les résultats.
D'abord l'OMS ne prend en compte qu'un seul polluant alors que les trois stations de mesures de la qualité de l'air installées à ANNECY (un record !) mesurent de nombreux polluants pour lesquels nous sommes toujours en dessous des valeurs limites.
Ensuite, l'OMS ne prend en compte qu'une seule année isolée sans moyenne sur plusieurs années alors que ces données existent depuis 10 ans au moins.
Enfin, l'OMS s'appuie sur une mesure ancienne (2011) pour donner un avis sur la situation en 2014 alors que l'on dispose des chiffres des années 2012 et 2013. En 2011, compte tenu de la météorologie particulière de cette année là, un pic est relevé à 25 microgrammes par litre de poussières fines. Il est de 16 microgrammes en 2012 et de 13 microgrammes en 2013. Le chiffre de 2011 n'a donc aucun caractère démonstratif et ne peut servir au moindre "classement". D'autant que tous ces chiffres sont inférieurs aux valeurs limites établies par l'Union européenne en matière de qualité de l'air (28 microgrammes en 2011 et 26 microgrammes en 2013 avec l'objectif de 25 microgrammes en 2015).
De sorte que ce résultat dont je faisais état auprès d'une responsable de l'INERIS à PARIS hier la faisait sourire alors que la FRANCE essaie de communiquer en temps réel sur la base de données européennes AIRBASE tous les résultats collectés par les associations régionales pour la qualité de l'air... Et que les annéciens sont informés chaque jour sur les panneaux électroniques municipaux de la qualité globale de l'air en intégrant l'ensemble des polluants.
L'OMS n'a pas fait preuve dans cette publication d'un grand discernement.
La question de santé publique posée par la qualité de l'air n'en demeure pas moins un énorme enjeu à propos duquel la majorité municipale doit continuer de faire avancer la prise de conscience de nos concitoyens encore peu sensibilisés à ces risques de moyen terme. Mais aussi à mettre en oeuvre une politique de réduction des émissions de poussières fines par le chauffage et les brûlages. C'est le sens de l'opération de l'opération de rénovation thermique des copropriétés lancée par la Ville. Mais aussi de la réduction de la part de la circulation automobile et en particulier celle des "vieux" diesels. Pour cela, l'application des mesures prévues dans le Plan climat de la Ville voté à l'unanimité du Conseil doit être mise en oeuvre prochainement.
Ce sujet grave n'est pas un sujet de polémique politicienne : ni la droite ni la gauche (et certainement pas Mme ROYAL et ses délires sur l'écologie punitive pour empêcher la pollutaxe votée à l'unanimité de l'assemblée nationale !) n'ont pris les mesures qui s'imposaient pour limiter la prime aux voitures diesel. Nous en payons le prix dans nos villes. Attaquons nous donc ensemble puisque ce sujet préoccupe légitimement tous les annéciens à des solutions radicales et efficaces pour que notre air soit aussi pur que notre lac.
L'année de " Ville des Alpes " n'est qu'un début
Lutte contre le changement climatique, participation des jeunes, identité alpine : en 2013, les 14 " Villes des Alpes de l'Année " ont multiplié les initiatives. Quelques-unes de ces actions sont présentées dans le Rapport annuel de l'association " Ville des Alpes de l'Année ".
Lecco, ville italienne située au bord du lac de Côme, a été désignée " Ville des Alpes 2013 ".
Antonio Zambon, membre du jury de l'association " Ville des Alpes de l'Année ", explique dans le Rapport annuel 2013 comment ce titre a permis de lancer une série de manifestations et de projets sur les thèmes de l'efficacité énergétique, de la mobilité douce et du changement climatique.
Des participants aux ateliers de Villach et de Gap apportent eux aussi leur témoignage : dans le cadre du projet transalpin Alpstar, les villes ont lancé le débat sur la participation de la population à la lutte contre le changement climatique et sur l'action des communes dans leur rôle de maître d'ouvrage.
Quant à Christian Volz, professeur au lycée de Sonthofen, il fait dans une interview le bilan du Parlement des Jeunes de la Convention alpine (YPAC), organisé en 2013 en coopération avec les Villes des Alpes de l'Année.
Le Rapport annuel est disponible gratuitement sur : www.alpenstaedte.org/fr
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