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thierry billet
Articles récents

Justice au nom de l'opinion publique

8 Février 2014 , Rédigé par Thierry BILLET

La condamnation à un an ferme de prison du jeune imbécile qui s'est filmé en trainde jeter un chat sur un mur est encore un signal du déréglement complet de l'institution judiciaire. Cette peine est à ce point surévaluée quand on la compare à des faits autrement plus graves comme la délinquance en col blanc, les accidents mortels du travail, et tant d'autres infractions  que l'on ne peut la comprendre qu'à cause de la médiatisation sur internet qu'elle a connue et donc sur la force de l'opinion publique scandalisée par cet acte débile.

 

Un procureur de mes relations, militant écolo, me rappelle ceci :
Moro-Giafferi, un grand avocat,  défendait un membre de la bande à Bonnot.
L'avocat général exige une condamnation à mort afin, dit-il, de calmer l'opinion publique indignée.

"L'opinion publique? s'écria Moro-Giafferi. Chassez-la, cette intruse, cette prostituée qui tire le juge par la manche! C'est elle qui, au pied du Golgotha, tendait les clous aux bourreaux, c'est elle qui applaudissait aux massacres de septembre et, un siècle plus tard, crevait du bout de son ombrelle les yeux des communards blessés...".

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De l'air à CHAMONIX

7 Février 2014 , Rédigé par Thierry BILLET

De l'air pur à CHAMONIX demande l'ARSMB...

" Montrons une nouvelle fois à nos autorités et à l'Etat, à quel point la population des vallées de Chamonix et de l'Arve est exaspérée de respirer un air si mauvais pour la santé.

 

Le Maire de Chamonix, Eric Fournier, et notre députée, Sophie Dion, seront reçus à l’Elysée le 11 février pour demander l’'application de mesures au transport routier, afin de compléter les mesures en place concernant le chauffage au bois et réduire la pollution de l’air locale.

 

Soutenons leur message par une présence massive le 8 février.

09h30 : RDV sur le pont / trémie des Bossons qui surplombe la Route Blanche, juste avant l'embranchement du tunnel du Mont-Blanc.


10h : Début de la manifestation. Nous nous dirigerons vers la place du Triangle de l'Amitié (devant la Mairie de Chamonix).


12h : Prises de paroles.

La manifestation est organisée par un citoyen de Chamonix, Stéphane Sclavo, attristé par une situation qui est devenue intolérable et indigné de voir le symbole du Mont-Blanc sali par une telle pollution. Environn’MontBlanc et sa campagne Inspire ainsi que l’'ARSMB soutiennent cette initiative citoyenne et vous invitent vivement à participer à cette manifestation.
La pollution de l'air vous inquiète?

Soyez présents le 8 février."

 

Simon Métral. Président de l'ARSMB. 

 

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Campagne municipale

6 Février 2014 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Politique locale

La liste conduite par Jean-Luc RIGAUT sera rendue publique dans son intégralité demain vendredi 7 février salle Pierre LAMY à ANNECY à 18 heures 30.

Je vous invite à assister à cette réunion.

Cette liste réserve une surprise qui a le grand mérite, compte-tenu du choix stratégique et de l'engagement sans faille de la majorité municipale d'hier et d'aujourd'hui de la Ville d'ANNECY, réaffirmé dans le programme du mandat 2014-2020, d'en terminer définitivement avec le risque d'une modification de la loi LITTORAL sur les grands lacs.

Cet engagement ferme et définitif de toute la liste de Jean-Luc RIGAUT à tout mettre en oeuvre pour que la Loi LITTORAL ne soit plus modifiée et demeure une loi de protection des rivages lacustres engage nécessairement chacun de ses membres.

La surprise est donc bonne, passée une première phase bien naturelle d'étonnement.

Nous entrons donc dans la campagne municipale réellement active pour ce qui me concerne dans une liste de rassemblement équilibrée entre citoyens de sensibilité du centre, de la droite, de gauche et de l'écologie à parité avec des citoyens de la société civile auxquels on n'a pas demandé pour qui il votait aux autres élections, mais tous engagés dans la vie associative locale.

Les annéciens compareront le bilan de l'équipe sortante et ses propositions pour les 6 prochaines années avec celles des listes concurrentes. Et ils décideront.

La politique n'a jamais été mon métier et j'aborde donc ce rendez vous démocratique avec la décontraction d'un militant qui a oeuvré sans relâche pour "écologiser" la politique municipale pendant 6 ans et est heureux du travail réalisé par la majorité municipale.

Il me faut, à ce stade, saluer Catherine CHOTIN et Véronique ROTNIEMER qui ont souhaité pour des raisons personnelles ne pas renouveler leur mandat après avoir fait partie, avec Stéphane CURIOZ et moi-même, des quatre militants verts que le groupe local d'ANNECY avait mandaté pour participer à la liste RIGAUT en 2008. Nous avons fait partager l'écologie au sein de la majorité municipale et participé à la belle aventure d'EUROPE ECOLOGIE aux européennes et aux régionales avant que le sectarisme et les plans de carrière ne reprennent le dessus chez les VERTS.

Compte-tenu de la loi sur le financement politique, je n'aborderai plus dans ce blog de sujets se rattachant à la vie municipale. Il y aura pour cela les outils de campagne de la liste

Dommage car les sujets ne manqueront pas sur les dossiers que j'ai traités et par exemple, j'aurais aimé détailler les raisons de l'utilisation de rapaces pour décourager la nidification trop abondante des corneilles sur la ville...

Mais il convient de ne prêter le flanc à aucune critique dans une situation où les français n'ont plus confiance dans leur classe politique.

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Cigales, l'interview sur RCF

5 Février 2014 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #C'est personnel

Pour tout savoir sur les CIGALES et l'appui que nous entendons apporter à l'économie sociale et solidaire.

 

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L'année de la transition énergétique commence mal

4 Février 2014 , Rédigé par Thierry BILLET

FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT estime que l'année de la transition écologique commence mal...

La trêve des confiseurs ne s’applique pas partout. Profitant des fêtes de fin d’année, le Gouvernement a fait paraître discrètement un certain nombre de textes au Journal officiel, espérant apparemment que ces graves reculs pour l’environnement passent inaperçus au milieu des petits fours…


Notre-Dame-des-Landes : feu vert pour la destruction de la biodiversité et le gaspillage d’argent public

Les arrêtés environnementaux préalables au début des travaux de l'aéroport sont parus le 21 décembre 2013, permettant d’ouvrir le chantier sous une apparente légalité.

Pour Michel Dubromel, pilote du réseau transports et mobilité durable de FNE : « On comprend que le Gouvernement essaye de faire passer discrètement cette nouvelle étape : comment justifier en effet ce projet inutile et couteux qui, en pleine crise environnementale et économique, provoquera la destruction de patrimoine naturel (espèces protégées et zones humides permettant, notamment, la régulation des inondations) et d’espaces agricoles et viendra creuser un peu plus la dette publique ? Comment justifier cet entêtement et ignorer l’opposition massive et argumentée des associations de protection de l’environnement, et même des experts désignés, et alors même que des alternatives moins couteuses et plus respectueuses de l’environnement existent?! »

Elevages porcins : la droite n’avait pas osé, la gauche l’a fait

Le décret simplifiant la réglementation sur les élevages porcins a été publié au Journal officiel du 31 décembre 2013. Cette mesure, que de nombreux parlementaires de gauche avaient décriée quand elle a avait été proposée par la droite en 2010, permettra de créer sans étude d’impact ni enquête publique des élevages porcins de près de 2000 animaux !

Hasard de l’actualité, le Commissariat général au développement durable vient de publier une note montrant que de plus en plus de côtes sont touchées par les algues vertes et pointant la contribution de l’agriculture. L’activité agricole a généré, en 2010, 900 000 tonnes d’excédents azotés. Elle est à l’origine de 54% de l’azote présent dans les cours d’eau dans le bassin Seine-Normandie - 90% en Loire-Bretagne.

Pour Florence Denier Pasquier, vice-présidente de FNE :

« Quel est le sens de cette décision à part satisfaire le lobby agro-industriel porcin ? Elle est en parfaite contradiction avec le projet agro-écologique de Stéphane Le Foll et la loi d’avenir pour l’agriculture débattue en ce moment même au Parlement ! Veut-elle favoriser la concentration industrielle d’une filière qui, bien qu’ayant perdu plus de 63% de ses exploitations depuis 2000, continue à produire autant ? Cette mesure dégradera la qualité de l’air, celle des cours d’eau et favorisera l’explosion des algues vertes sur le littoral. »

Bruno Genty, président de FNE de conclure :

« Le président de la République a annoncé lors de ses vœux que cette année 2014 serait celle de la transition écologique, alors même que simultanément le budget du ministère de l’écologie baisse de 7% et que des décisions calamiteuses sont prises au premier janvier. Encore des mots, toujours des mots, les mêmes mots, comme dit la chanson ? Seuls des investissements massifs pourront démontrer la sincérité de l’engagement dont nous doutons désormais.»

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Quelques images d'outre Rhône

4 Février 2014 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement

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Entre INNSBRUCK et la Vallée du STUBAITAL, ce train qui se transforme en tramway lors de ses arrêts dans la Ville et dessert tous les villages de la Vallée et les pistes de ski : ce qu'il nous faudrait entre ANNECY et le GRAND BORNAND.

 

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A INNSBRUCK, des hangards à vélo couverts à l'intérieur des cours d'immeubles.

 

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A SION, cette "zone de rencontre" piétons-voiture-bus limitée à 20 kilomètres/heure malgré la largeur de l'artère qui laisse facilement la place au croisement de voitures. La question de la qualité de l'air va nous conduire nécessairement à développer cette stratégie d'occupation de l'espace publique. Dommage que le passage en zone de rencontre n'ait pas donné lieu à des plantations plus fournies, mais il est vrai que les bus doivent se croiser.

Pour le "fun", le propriétaire de la Mercedes mal garée craignant une dénonciation est venu s'enquérir de mon but en prenant cette photo...

 



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Macro région alpine

3 Février 2014 , Rédigé par Thierry BILLET

Semaine dernière intégralement hélvético-autrichienne pour une réunion de travail avec le Secrétaire général du secrétariat permanent de la Convention alpine à INNSBRUCK, suivie d'un séminaire sur la neutralité carbone dans les ALPES à BRIG et de l'assemblée générale bi-annuelle de l'association des Villes des Alpes que je préside depuis quelques mois.

Markus REITERER, le secrétaire général de la Convention alpine nous a reçus dans ses bureaux du coeur de ville d'INNSBRUCK, pour un échange de vues sur la collaboration entre le secrétariat permanent qui est missionné par les pays signataires de la Convention alpine pour animer la vie de la Convention et les associations de communes initiées par la CIPRA (commission internationale pour la protection des alpes) : "Alliance dans les Alpes" et "Villes des Alpes de l'année".

Le secrétariat travaille notamment sur la "commande" de l'Union européeenne de la mise en place d'une "macro région" alpine de manière à y définir les axes stratégiques d'aménagement du territoire souhaités par la Commission européenne et les Etats.

La question de l'association de la société civile à ces travaux est au coeur des discussions préliminaires. Si les pays de langue germanophone sont d'accord sur le principe d'un statut d'observateur à la société civile, la FRANCE semble s'y opposer. Cela ne me surprend plus tant la différence de fonctionnement de la démocratie française jacobine et centralisée et celui des pays déconcentrés comme l'AUTRICHE, l'ALLEMAGNE et la SUISSE me saute aux yeux depuis que je travaille avec la CIPRA. Pour ces pays, la classe politique, même la plus conservatrice, n'imagine plus de pouvoir décider sans qu'une concertation préalable élargie n'ait eu lieu.

Le compromis est leur régle : il faut donc écouter, débattre et ensuite décider en ayant le maximum de chances que la décision prise soit appliquée. A peu près l'inverse de la FRANCE où tout est prétexte à décision rapide, mais jamais évaluée ni même souvent mise en oeuvre...





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Récits de FUKUSHIMA, mardi 4 février

2 Février 2014 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement

Dans le cadre du Festival du cinéma des Droits de l'Homme, le CCFD TERRE SOLIDAIRE, organise la projection du film de Alain de HALLEU "Récits de FUKUSHIMA" le mardi 4 février à 20 heures 30, à l'auditorium de SEYNOD.

Le film raconte comment la vie s'organise autour d'un ennemi invisible, la radioactivité. Dans un pays profondément attaché à l'énergie nucléaire comme le JAPON, la catastrophe inachevée de FUKUSHIMA révèle une réalité humaine et une prise de conscience.

L'ami Roland DESBORDES, président de la Criirad, animera le débat qui suivra.

 

 

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6000° boitier VOLTALIS

27 Janvier 2014 , Rédigé par Thierry BILLET

L'effacement diffus, ou comment créer des "negawatts" chez soi si l'on est équipé d'un chauffage électrique ?

Pour fêter l'installation du six millième boitier dans un appartement annécien, prioriterre et le Conseil général avaient choisi de mettre l'accent sur le caractère pratique de cette installation qui permet de piloter à distance les appareils de chauffage et de les arrêter quand EDF doit remettre en service des centrales électriques au fuel ou importer de l'électricité.

Le gain est à la fois pour EDF qui pollue moins, pour le consommateur qui réduit sa facture (-11% pour les équipements du Conseil générale équipés de ce boitier) et pour la FRANCE qui économise des importations de combustible.

Il faut donc poursuivre dans ce sens de manière déterminée : cela ne coûte rien aux annéciens et cela leur rapporte des économies et de devenir "producteur de négawatts"; l'énergie la moins polluante, celle qu'on n'utilise pas.

 

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Politique économique néfaste

26 Janvier 2014 , Rédigé par Thierry BILLET

Une fois de plus le blog d'Alain LIPIETZ recèle un texte limpide sur l'erreur gravissime d'analyse économique de François HOLLANDE "accro" de la politique de l'offre, alors que c'est la demande qui est en panne à cause d'un arbitrage de trop longue date en faveur du capital et au détriment du travail.

LIPIETZ le dit très bien : "Il y a dans le monde un excès de profits par rapport aux salaires, qui se traduit par une suraccumulation d’épargne oisive, d’où le niveau extrêmement bas des taux d’intérêt (...)"

La suite est ci-dessous :

 

L’erreur n’est pas dans le vœux d’un pacte avec les entreprises. Plus personne ne rêve de révolution abolissant les entreprises. La transition écologiste, y compris sa dimension sociale, nous la pensons tous comme un « Deal », un grand compromis fondateur pour les 30 prochaines années. L’erreur porte sur le contenu de ce deal.

D’abord , la crise n’est pas, macro-économiquement parlant, une crise de l’offre, mais une crise de la demande. Il y a dans le monde un excès de profits par rapport aux salaires, qui se traduit par une suraccumulation d’épargne oisive, d’où le niveau extrêmement bas des taux d’intérêt (qui coexiste par ailleurs avec une dette contractée dans les années 2000 et qui ne sera jamais remboursable, parce que le modèle de développement sur lequel elle était fondée s’est effondré). Nous sommes dans une crise de type 1930 et pas du type 1980. Une crise à laquelle on répond en augmentant la part des salaires et la demande publique, une crise « keynésienne »

En 1981, à l’élection de F. Mitterrand, oui, le monde était vraiment dans une crise de l’offre. La baisse de rentabilité des méthodes « tayloriennes » et « fordistes » de production de masse avait amené les taux de profit trop bas pour investir. Mitterrand s’était d’abord lancé dans une politique de stimulation de la demande, à contretemps. À l’époque , son conseiller spécial, Jacques Attali, m’avait demandé de réunir une équipe d’économistes à l’Élysée. Ce cercle d’économistes principalement « régulationnistes » (Aglietta, Boyer, Coriat, etc) se réunissait sous le secrétariat du jeune François Hollande, alors très « première gauche », qui croyait, comme Mitterrand, comme le PCF et le PS, aux vertus de la relance par la consommation. Nous avons essayé de les avertir de leur erreur.

Partis comme « sherpas » aux États Unis pour préparer le sommet de Versailles (1982), Attali et Hollande revinrent éblouis par la politique d e l’offre du président Reagan : décharger les entreprises, rétablir la profitabilité en « flexibilisant le travail ». Ce fut la rupture.

Dans mon livre de rupture avec ce choix, L’audace ou l’enlisement (1984), et dans mes travaux ultérieurs comme dans ceux de mes collègues, je ne contestais pas qu’il fallait une politique de l’offre. Mais pas celle-là. La France avait besoin d’un énorme effort de qualification et de mobilisation de la créativité de sa main d’œuvre, trop maltraitée par le travail à la chaine. Ce ne fut pas le choix des socialistes français, mais ce fut le choix des Allemands… Toujours est-il que F. Hollande en est vraisemblablement resté à son credo d’alors : la politique de l’offre au détriment des salariés.

Aujourd’hui, il faut une active politique de la demande, des ménages et de l’État. Mais pas le « fordisme », pas la solution de 1945, l’American Way of Life fondé sur la consommation effrénée d’énergie polluante et de matières premières. Car la crise écologique est passée par là. Il faut une relance de l’investissement public et privé entièrement orientée vers la transition verte : économies d’énergie, énergies propres, conversion alimentaire, et cela demande, comme il aurait fallu le faire en 1981, un énorme effort public dans la formation et la recherche, mais aussi une masse de nouveaux investissements. Ça, oui, ce serait une politique de l’offre valable ! Mais aussi : partage du travail et des richesses, « moins de biens, plus de liens » — et construire es liens demande du temps libre, donc un repartage de la valeur ajoutée vers les salariés et les retraités. Or, dans sa conférence de presse, F. Hollande a purement oublié la crise et la nécessaire transition écologiques.

Eh, me direz vous, la concurrence internationale ? C’est l’autre grande différence avec la solution fordiste (celle de 1945) . À l’époque, on pouvait reconstruire des économies nationales. Mais la mondialisation est passée par là. Si l’industrie française n’est pas compétitive, alors tout repartage de la valeur ajoutée au profit des salariés risque d’augmenter les coûts par rapport à des entreprises basées dans des pays qui ne le pratiquent pas. À moins, encore une fois, d’un énorme effort de formation et de recherche, permettant de dégager une marge de compétitivité par la qualité et la productivité. Ça, oui, ce serait encore une politique de l’offre valable ! Or la France est en concurrence avec la politique « super-austère » de l’Allemagne actuelle, qui la domine technologiquement, et avec les pays émergents qui, comme la Chine, produisent avec des technique modernes et des salaires indignes.

Il n’y a pas de solution structurelle possible à ce problème qui ne passe par une maitrise de la mondialisation. Cela passe, incontournablemnt, par l’Europe sociale, et par un « protectionnisme universaliste » à l’égard de pays qui refuseraient de s’engager dans un tel« New deal vert ».

Et c’est là l’ultime erreur (volontaire ?) de F. Hollande : confondre la compétitivité avec la profitabilité. On l’a vu dès le « pacte de compétitivité » de l’an dernier (le CICE) : 20 milliards offert aux entreprise, sans aucune distinction entre celles qui sont exposées à la concurrence internationale et celles qui en sont abritées.

F. Hollande en remet une couche : supprimer les cotisations familiales « employeurs ». Fort bien : il n’y aucune raison pour que les entreprises exportatrices fassent payer aux clients étrangers la politique familiale française, et que les Français soient induits, par des prix plus bas, à privilégier les produits de pays qui n’ont pas de politique familiale. Un pays comme le Danemark, le pays le plus « social-démocrate » d’Europe, l’a bien compris, qui finance toute sa politique sociale par un impot déduit à l’exportation et imposé sur les importations : la TVA.

Bon, et après ? F. Hollande, dans sa politique de réduction des dépenses de 50 milliards, compte-t-il supprimer la plus grand partie de la politique familiale ? Au point où il en est, on peut tout craindre, mais je pense qu’il ne compte pas aller jusque là. Donc il va transférer ce coût de la politique familiale vers un autre prélèvement. Choisira-t-il la solution de la TVA que le PS, comme toute la gauche traditionnelle, a condamné stupidement en affirmant qu’elle est payée uniquement par les consommateurs (interrogez ce qu’en pense la PME en bas de chez vous) ? Ou la solution de la CSG ? Dans le premier cas, il ne réduit véritablement les coûts que pour le secteur exportateur, et vise la compétitivité. Dans le second cas il ne fait qu’accroitre la profitabilité des entreprises sans favoriser l’exportation.

On verra. Je dis « on verra », parce que visiblement F. Hollande n’a plus rien à faire de l’avis de EELV, encore moins du Front de Gauche, ni même sans doute du PS. Il se lance dans une politique « à la Schroeder II », qui a valu à l’Allemagne, et par contrecoup à l’Europe, la catastrophe Merkel.

Et ici on revient à ma critique initiale : la forme. Politique non négociée , en complète contradiction avec le choix des électeurs. Encore un mauvais coup pour la démocratie, cette idée neuve de 1789 selon laquelle le peuple avait son mot à dire sur la politique des dirigeants.

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