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thierry billet
Articles récents

Quelle majorité présidentielle ?

18 Janvier 2012 , Rédigé par Thierry BILLET

Cela fait des années que je milite pour une large alliance des écologistes aux centristes en passant par les socialistes, comme seule alternative crédible au sarkozysme.


Nous l'avons réalisée à ANNECY aux municipales en 2008, et ce qui aurait pu être un expérience politique à analyser est devenue avec la maison "DUFLOT-PLACE" soutenue par les savoisiens, une hérésie à faire cesser.


Je lis donc avec une certaine délectation cet entretien de José BOVE à "Public Sénat" à propos du MODEM et de BAYROU, après qu'Eva JOLY l'eût appelé à déclarer sa flamme à HOLLANDE. Soyons honnête, j'y bois du petit lait...

 

"Proposer un « désistement réciproque » à Hollande, Mélenchon mais aussi à Bayrou pour le candidat qui sera qualifié au second tour était-il une erreur ?


Ce n’est pas la première à avoir voir dit ça. On peut avoir un débat général sur la question européenne, car François Bayrou est européen. La proposition a été faite à Jean-Luc Mélenchon et François Hollande aussi. Eva Joly propose un débat global avec ceux qui pourraient construire une majorité large pour 2012.

 

Le Modem peut-il faire partie d’une nouvelle majorité ?


Le Modem n’est pas un parti indécent. En interne, ils ont aussi des gens de qualité. Personne, seul, ne peut avoir une majorité dans ce pays. Il est évident pour nous, comme nous le faisons au niveau européen, d’avoir une majorité qui porte une alternative. On ouvre la porte à ceux qui peuvent participer à cette alternative sur un sujet ou un autre. Ça ne veut pas dire qu’on est d’accord sur tout avec le PS ou le Modem. Mais on ne va pas mener une campagne en disant « nous sommes les meilleurs, nous sommes les seuls capables de mener l’alternative ». Ce n’est pas sérieux. L’important pour nous est de renforcer le poids des écologistes dans l’alternative."

 

Relisez ce que j'écrivais le 18 mars 2007 à propos de BAYROU et de la candidature de Dominique VOYNET à la Présidentielle...

http://www.thierry-billet.org/article-6065114.html


En 2012, avec Eva JOLY, aux mêmes niveaux d'intentions de vote que Dominique VOYNET en 2007, les VERTS ont réussi à (re)créer les conditions de leur inaudibilité politique.

 

La liquidation de la dynamique d'EUROPE ECOLOGIE devrait inquiéter leurs candidats aux Législatives : j'avais été le seul à dépasser les 5% en HAUTE SAVOIE en réussissant le 10° meilleur score national des VERTS après le score minable de Dominique.


Difficile de créer une dynamique législative après une veste à la présidentielle si l'on n'est pas implanté, connu et qu'on n'a pas labouré le terrain depuis des années...


Les VERTS ont gaspillé l'espoir mis par les électeurs dans EUROPE ECOLOGIE aux Européennes et aux Régionales.


Comme l'analysait prémonitoirement Jean-Luc BENNAHMIAS dans "Des Verts de toutes les couleurs", l'électorat écologiste n'est pas un électorat d'extrême gauche, ni même strictement de gauche... En HAUTE SAVOIE, c'est un électorat de centre-gauche, qui, cette fois, va se répartir entre les deux François dès le premier tour...


Mais les dirigeants actuels des VERTS ne veulent pas le comprendre.

Et les nouveaux adhérents qui restent, dévoués et pleins de bonne volonté, n'ont pas encore eu le temps de le vivre...

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CANOPY, "le" restaurant à ANNECY LE VIEUX

17 Janvier 2012 , Rédigé par Thierry BILLET

A Annecy le Vieux, juste au-dessus du Cimetière, dans le petit centre commercial, un excellent restaurant "bio" à vous conseiller sans aucune restriction.

Il s'appelle CANOPY.


Sa philosophie :

 A notre échelle, nous souhaitons agir sur l'environnement ainsi que favoriser la filière bio et le commerce équitable (membre équisol Rhône-Alpes). Pour cela, Canopy s'engage auprès de petits producteurs et maraîchers français garants de la qualité.
Dans le but de baisser les émissions de CO2, un effort particulier est mené vers l'instauration de partenariats auprès de producteurs locaux et régionaux afin de minimiser les distances de transport des marchandises.

 

Franchement, n'hésitez pas si vous voulez faire plaisir ou vous faire plaisir.

www.canopy-zeresto.com



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Concours photo : « Ville des Alpes - Annecy +3°C »

16 Janvier 2012 , Rédigé par Thierry BILLET

Annecy a été choisie pour être "Ville des Alpes de l'année 2012".

 

Dans ce cadre, la Ville d'Annecy organise un concours photo sur le thème du changement climatique. Concours ouvert aux amateurs, de janvier à juin 2012.


La Ville d'Annecy organise un concours photo de janvier à juin 2012 sur le thème

« Annecy +3°C ».

Les photos de ce concours ont pour but de mettre en scène la vision des participants sur les conséquences du changement climatique sur la ville d'Annecy et son environnement lorsque les températures moyennes auront augmenté de 3 degrés Celsius.

 

Le concours est uniquement ouvert aux amateurs. Trois catégories thématiques sont proposées :

  • l'eau,
  • le climat,
  • la culture.

Le règlement du concours est disponible au téléchargement (pdf- 66 Ko).

  • Dates du concours : de janvier à juin 2012.

Participation libre et gratuite.

Renseignements :

villesdesalpes2012@ville-annecy.fr

Téléphone : 04 50 88 39 78.

 

Plus d'informations sur ANNECY "Ville des Alpes 2012" ici :

http://www.annecy.fr/index.php?idtf=715

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19 janvier : Roule & Co

15 Janvier 2012 , Rédigé par Thierry BILLET

Jeudi 19 janvier 2012 à 19h45 , à la Salle des Papeteries* de Cran Gevrier, l'association Roule & Co organise une soirée sur le thème du voyage à vélo.

Au programme: 

  - Julia et son voyage à vélo de Chambéry au Népal,
  - Marie pour l'Amérique du Sud à vélo
  - Frédéric et ses étudiants étrangers pour un tour du Monde en 4 jours

Ces présentations seront entrecoupées des courts métrages cyclistes de FX, et d'une présentation du "bike polo" par Vincent !

Et en avant-première, la visite du local de l'atelier et la présentation de la nouvelle charte graphique de l'association ! 


Les clés viennent de nous être remises, et vous pourrez le visiter à cette occasion entre 19h et19h45

Début de la soirée et des films à 20h


Petite pause buffet à la mi-temps avec dégustation des plats que nous et vous auront concocté ...

Roule & Co s'occupe des boissons ..

N’hésitez pas à amener vos assiettes, verres et couverts !

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Centre de Congrès : mes questions.

14 Janvier 2012 , Rédigé par Thierry BILLET

Enormément de monde à la réunion d'information sur la construction du Centre de Congrès à ALBIGNY hier soir. Beaucoup d'interrogations sur l'implantation à cet endroit-là. Pour ma part, je suis intervenu sur la question du modèle économique et du financement de cet investissement qui me laisse sceptique, alors que l'on apprenait simultanément que la FRANCE perdait son "AAA" :

La construction du Centre des Congrès à ALBIGNY se heurte à de puissantes contestations qui portent essentiellement sur sa localisation.

 

Il me semble utile d'aborder d'autres aspects :

  • celui du modèle économique de ce Centre de congrès, de sa rentabilité interne et de son impact externe,

  • et celui de la capacité de l'agglomération à le financer tant en investissement qu'en fonctionnement.

 

Le modèle économique :

 

L'absence d'opérateur privé pour une délégation de service public :

Il convient d'abord de se rappeler que, dans le mandat précédent, la C2A a tenté de confier à un opérateur privé une délégation de service public intégrant la construction et le fonctionnement d'un Centre de Congrès à ANNECY.

 

Il n'y a eu AUCUN candidat pour répondre à cet appel d'offres.

Aucun opérateur privé de ce secteur n'a jugé pertinent sur le plan économique de placer de l'argent dans un projet de Centre de Congrès à ANNECY; c'est à dire qu'il n'a pas estimé que le fonctionnement du Centre de Congrès pouvait lui rapporter suffisamment d'argent pour payer l'investissement réalisé.

Ce point est essentiel.

Nous nous situons dans une économie de marché et les opérateurs privés n'ont pas jugé pertinente la création d'un Centre de Congrès à ANNECY.

Dès lors, persévérer dans cette voie, alors qu'il n'y a pas de modèle économique privé apparaît déjà problématique.

Pour quelle raison la C2A prendrait-elle en charge sur les finances publiques la mise en oeuvre d'un équipement qui n'est pas jugé économiquement fondé par les professionnels du secteur concerné ?

La sollicitation des contribuables de l'agglomération pour financer un projet que le secteur privé estime trop risqué pour même seulement passer du temps dans la préparation d'un dossier de réponse à l'appel à projet doit nous interroger.

Pour quelle raison la collectivité investirait-elle non pas dans un équipement destiné au bien être de la population (école, maison de retraite, salle de concert,...) mais dans un équipement dédié au développement d'une activité marchande sans contre partie de caractère social ni environnemental ?

 

D'une manière générale, l'agglomération n'a pas vocation à conduire des actions de soutien direct à telle ou telle branche d'activités.

 

Elle n'a pas non plus à se substituer aux acteurs économiques locaux qui espèrent ou souhaitent un équipement pour leur permettre de développer leur chiffre d'affaires. Elle peut les accompagner,les aider; mais dans le dossier actuel, l'impulsion de ce dossier de Centre de congrès n'est pas porté par le monde économique qui se donne les moyens de financer cet équipement pour développer son attractivité, son rayonnement et son activité. Ce dossier n'est pas porté par le monde économique : la C2A se substitue à lui pour porter un dossier économique qui n'a pas de rentabilité propre.

 

Le remplissage des chambres d'hôtel en période « creuse » :

La justification économique donnée à cet investissement est de permettre le développement du tourisme d'affaire, de manière à compléter l'offre touristique annécienne en dehors des périodes de fréquentation touristique de loisirs.

 

La question est celle de l'existence et de l'importance de ce « trou » de fréquentation touristique.

 

Même si l'on admettait qu'il appartient à la C2A de financer un équipement dans ce but, il convient de se poser la question de l'existence réelle de ce manque d'activités saisonnier, de son importance, et de sa durée.

 

Il convient de s'assurer, que si il existe, les catégories d'hôtel et la capacité hôtelière actuelles sont adaptées au tourisme d'affaire.

De ce point de vue, l'étude  ne donne aucun élément précis, fiable, actualisé...

 

Or la fréquentation touristique annécienne est en développement constant.

 

Pour de nombreux annéciens, il y a déjà trop d'activités touristiques dans notre Ville...

 

Si l'on prend l'exemple de la CNLA (compagnie des bateaux), chaque année, la date du Lac en Partage est reportée car la fréquentation touristique s'étend de plus en plus en automne... La notoriété acquise par la Ville auprès des touristes étrangers notamment permet de s'interroger sur l'utilité d'un remplissage complémentaire des hôtels.

 

En tout état de cause, la concertation doit permettre d'obtenir des chiffres fiables et actualisés concernant les périodes de faible remplissage, leur ampleur, et l'adéquation entre ces dates et cette ampleur avec les possibilités d'organisation des Congrès à ANNECY.

 

Si le tourisme d'affaires se réalise à des dates déjà remplies pour nos hôteliers, il n'y a plus d'objet au Centre de Congrès.

 

Le financement :  

L'étude économique : 14 emplois directs, moins de 100 emplois indirects

 

L'étude de faisabilité donne les chiffres de création de 14 emplois directs et de moins de 100 emplois indirects.

 

Si le chiffre des emplois directs est simple à établir en comparaison des équipements existants de même taille, celui des emplois indirects n'est étayé par aucun élément fiable.

 

Il faut d'abord considérer la faiblesse de la création d'emplois directs : 14 pour 40 à 50 millions d'euros d'investissement, cela fait 3,5 millions d'euros par emploi !

 

L'étude annonce des dépenses moyennes par congressiste établies sans aucune précision quant à leur fiabilité. Ces dépenses n'ont rien à voir selon le type de congrès et de congressistes (or on ne sait pas quels congrès viendront à ANNECY), ils dépendent des dates auxquelles le congrès a lieu, si le congressiste vient seul ou accompagné, etc.

 

L'étude ne dit rien des évolutions récentes des organismes internationaux et des entreprises en matière de participation et d'organisation de congrès.

 

A l'heure de la vidéo conférence, d'une gestion plus raisonnable des frais de fonctionnement des groupes internationaux et nationaux, de la fermeture pour manque de rentabilité de la ligne aérienne ANNECY > PARIS, quels sont les scénarios de croissance ou de décroissance du marché des Congrès au plan national et européen ?

 

La contrainte de l'énergie chère (le baril de pétrole est à 110 $ alors que la croissance économique est atone) renforcera la tendance à la limitation des déplacements non indispensables, comme le sont les congrès.

 

La limitation de la gabegie des laboratoires pharmaceutiques, grands organisateurs de ce type de manifestations pour promener le corps médical et ses conjoints, pour ne donner que cet autre exemple, permet de considérer que le temps des dépenses inconsidérées est derrière nous.

 

Il nous faut identifier et analyser ces scénarios d'ici l'issue de la concertation.

 

Même si l'on croit au chiffre de 100 emplois indirects, cela fait 114 emplois au total, soit un coût moyen de la création d'emplois de 400.000 euros par emploi créé !

 

C'est un chiffre déraisonnable.

 

L'argument selon lequel le tourisme d'affaire génère de l'installation d'emplois car les participants aux congrès veulent revenir s'installer près du lieu de ce congrès qu'ils ont découvert, mérite examen. Ils seraient ainsi incités à créer des entreprises là où ils ont été séduits par le cadre d'un congrès professionnel.

 

C'est une bien belle histoire. Mais quels exemples peuvent être donnés ? Ils doivent l'être dans le cadre de la concertation... si ils existent.

 

Imaginons même que ce l'ait été dans un site méconnu, découvert grâce à un Congrès par un décideur économique qui soit en capacité de prendre cette décision de création ex nihilo d'une entreprise.

 

Mais ANNECY qui est la 4° destination touristique en FRANCE pour les étrangers ?

 

Quel annécien en annonçant partout en FRANCE qu'il vient d'ANNECY n'a pas entendu « Ah, quelle chance vous avez d'habiter là-bas ? ».

 

Quel annécien s'est heurté au fait que personne dans son entourage ne connaissait ANNECY ?

 

Et que donc nous aurions un manque de notoriété que pallierait la création du Centre de congrès ?

 

Cet argument ne tient pas.


Quel décideur économique susceptible de décider de la création d'une entreprise en FRANCE et en EUROPE n'a jamais entendu parler d'ANNECY ? Quel pourcentage n'y est jamais venu ?

En tous cas, cet argument doit être documenté de manière précise si il est invoqué en soutien de la construction du Centre de congrès.

 

Le « petit équilibre » n'est jamais atteint : combien coûtera le Centre de Congrès en fonctionnement courant, hors investissement ?

 

Loin d'être une entreprise qui s'équilibre dans son fonctionnement ( le « petit «équilibre »), les Centres de congrès sont des structures qui n'arrivent même pas à financer leur propre fonctionnement.

 

Les subventions directes d'équilibre (200.000 euros par an pour la C2A avec le Centre des congrès actuel) sont légion.

 

Pour les cacher dans les budgets, diverses méthodes notamment par la mise à disposition de moyens humains et de services par les collectivités sont mises en place.

 

L'étude est muette sur ce point.

 

Elle doit être complétée en ce sens : il n'est pas raisonnable de créer une source annuelle pérenne de déficit alors que l'agglomération doit « serrer les boulons » de sa gestion, et qu'elle n'aurait pas les moyens d'embaucher un chargé de mission « climat » !

 

La capacité d'investissement de la C2A et le coût du projet :

Mais la dernière question à se poser est celle de la capacité d'investissement de la C2A.

 

Il semble que l'agglomération ne puisse investir que 12 millions d'euros par an dans les prochaines années.

 

C'est sur ce chiffre qu'un consensus ait été obtenu, et c'est ce qui a été présenté au Conseil d'agglomération.

 

Or, le coût du Centre de congrès est a minima de 48 millions d'euros.

 

En admettant ce chiffre qui est peut-être minoré, et qui peut donner lieu à toutes les surprises compte tenu de la nature du terrain et de l'enfouissement indispensable du projet architectural

 

L'installation sur le tènement BALLEYDIER coûtait moins cher puisque la Ville d'ANNECY avait décidé de donner le terrain. ANNECY LE VIEUX ne fait pas de même, alors que l'installation se fait sur son territoire. Cette différence de contribution de la commune d'accueil doit donc être prise en considération par les autres communes de la C2A. Qui veut l'installation d'un équipement communautaire sur son territoire doit y contribuer en comparaison des autres possibilités ouvertes sur l'ensemble des communes de l'agglomération.

 

Est-il envisageable que la C2A consacre 4 années pleines de budget d'investissement pour financer le Centre de Congrès alors que les besoins d'investissement au service de la population sont criants dans d'autres domaines ? 

Est-il envisageable d'investir autant dans un équipement qui ne sera pas ouvert aux habitants du bassin de vie et qui sera opérationnel quelques dizaines de jours par an ?

A quel taux trouverons nous à emprunter pour réaliser ce pari ? Trouverons nous d'ailleurs des banques pour ce faire, alors que les collectivités locales ont le plus grand mal à obtenir des prêts ?

 

Conclusion :


La C2A, dans un budget contraint, doit privilégier les investissements créateurs de qualité de vie pour ses habitants, conformes aux engagement éco responsables qu'elle a pris, et permettant la création du plus grand nombre d'emplois locaux non délocalisables.

 

Mes questions :

  • La C2A peut-elle décider de consacrer 4 années d'investissement au seul Centre de congrès ?
  • La C2A peut-elle grever son budget de fonctionnement d'une somme inconnue, mais a minima de plusieurs centaines de milliers d'euros annuellement, pour parvenir à l'équilibre du fonctionnement ?
  • La C2A n'a t'elle pas mieux à faire sur le plan de son adaptation à la nouvelle donne économique (renchérissement du prix de l'énergie, changements climatiques, etc.) que d'investir dans un projet qui ne sera pas utilisé par les habitants et sera fermé 300 jours par année ?
  • La C2A a t'elle calculé la création d'emplois générés par le Centre de Congrès et celle qui serait créée par l'investissement de la même somme dans une politique d'efficacité énergétique sur tout le territoire du bassin annécien ?  De la même manière, quel serait cet impact sur le budget de fonctionnement de la C2A (cf. point 2) ?

En résumé, la construction de ce Centre de congrès est-elle de nature à assurer une meilleure résilience du territoire de l'agglomération à la crise économique, financière et écologique que nous traversons ? La preuve n'en est aujourd'hui pas apportée de mon point de vue. Nous verrons ce qu'apportent les ateliers de travail sur le sujet.

 

J'emprunte à MEDIAPART, cette analyse économique suite à la perte du triple A pour ses conséquences sur les collectivités locales :

  • Les collectivités locales fragilisées 

Les collectivités locales n’avaient pas besoin de cela. Depuis la faillite de Dexia, elles ont déjà le plus grand mal à trouver des crédits. Le gouvernement a dû débloquer en urgence une ligne de crédit de 4 milliards d’euros à la fin de l’année pour leur permettre d’assurer leur financement. La dégradation de la France va encore compliquer la situation.

Paris et la région Ile-de-France ont déjà été placés sous «surveillance négative», dès mercredi. Leur dégradation paraît inévitable, aux dires de Standard &Poor’s. Même si le nombre de collectivités territoriales notées est assez restreint, une trentaine environ, les répercussions vont se faire sentir sur l’ensemble. Les emprunts des villes, déjà difficiles à obtenir, vont être examinés à la loupe et pour beaucoup refusés. Taxes, impôts en tout genre risquent de fleurir pour équilibrer les budgets.

François Fillon va être content. Le premier ministre, qui demandait à ce que les collectivités locales se mettent au régime sec, va enfin avoir gain de cause, et même au-delà. Plus tard, le chef du gouvernement réalisera peut-être les conséquences de ce qu’il demandait: 70% de l’investissement public est réalisé par les collectivités territoriales. C’était le dernier petit souffle pour soutenir  la croissance en France.


 

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« La politique, c'est prendre des risques » , Cécile DUFLOT

13 Janvier 2012 , Rédigé par Thierry BILLET

Mme DUFLOT était sur FRANCE INTER ce mardi matin. Elle a déclaré : « La politique c'est prendre des risques ». Au fait, quel risque a t'elle pris pour les législatives ?

Il fut un temps où les VERTS pouvaient être critiqués parce qu'ils étaient des Cassandre annonciateurs de catastrophes, parce qu'ils étaient brouillons et procéduriers; et pour ne nombreuses autres raisons; mais ils étaient respectés : pas de casseroles financières, et la sympathie pour leurs dirigeants prêts à végéter électoralement pour défendre leurs idées en attendant que les consciences s'éveillent.

VOYNET, LIPIETZ, COCHET, BENNAHMIAS, BLANDIN ont eu plus d'années de vaches maigres que de séjours sous les ors de la République.

Ce temps est révolu.

Mme DUFLOT qui se fait réserver une circonscription imperdable à PARIS en virant une députée du PS, a refusé de prendre le moindre risque. Il y aurait eu du panache à aller affronter un sortant UMP et gagner sa circonscription.

Las, l'accord d'appareils avec le PS avait mis au chaud le "n°2" (d'où tient il ce titre ?) M. PLACE au Sénat, il fallait faire de même pour la n°1, Mme DUFLOT.

Entre ce qu'elle dit et ce qu'elle fait, l'écart est si grand que l'on en est pantois. Voir les déclarations sur le nucléaire et l'accord avec le PS...

Cela « passe » encore chez certains militants, car cette pratique ambiguë, ce double langage, cette mauvaise foi permanente, sont encore tellement récentes chez les VERTS qu'il faut se pincer pour l'admettre de la part d'écologistes.

Mais le roi est nu : la real politik est devenue la règle.

Alain LIPIETZ l'a clairement expliqué sur son blog.

Tout ce que disent M. PLACE et Mme DUFLOT doit donc être systématiquement décodé et la déclaration doit être le plus souvent renversée, ou prise avec la plus extrême précaution.

LIBERATION de mardi matin « désintoxe » une déclaration de la même Cécile DUFLOT sur le photovoltaïque, qualifiant en conclusion sa déclaration de « aberrante »...

Il est clair que les cadres des VERTS, ceux qui comptent et donc ont obtenu une circonscription réservée du PS, n'ont plus rien à faire du score de Eva JOLY. Ils sont déjà dans les Législatives... Eva JOLY doit donc continuer son chemin de croix.

 

Rendez vous ce soir pour la première réunion sur le Centre des Congrès à Cap PERIAZ à 18 heures 30.

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Voeux 2012 à la Mairie d'ANNECY

12 Janvier 2012 , Rédigé par Thierry BILLET

Il y a plusieurs façons de présenter ses voeux.

La Ville d'ANNECY, grâce à Dominique ARNOUX et Eric GUTTIEREZ a pris l'habitude de les accompagner d'une série de sketchs drôles et décalés par rapport aux actions municipales.

Le passage sur le label "Ville des Alpes" vaut le détour.

Mais le "Web enchères" dont nous sommes si fiers, également...

 

 

 

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Dépôt pétrolier, des ambiguités à lever par l'exploitant

11 Janvier 2012 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Politique locale

Les lecteurs assidus de ce blog savent que je suis très préoccupé par le Dépôt pétrolier de la HAUTE-SAVOIE à VOVRAY. J'ai déjà évoqué ici à plusieurs reprises mon action en qualité de président du Comité local d'information et de concertation (CLIC).

La dernière réunion du Comité a été marquée par une attitude désinvolte de l'exploitant sur deux points essentiels : la participation des salariés du DPHS et la sécurité incendie.

Les textes prévoient que le secrétaire du Comité d'entreprise participe au CLIC : je le réclame donc depuis trois ans; et, depuis trois ans, le DPHS trouve toujours une argutie pour ne pas le mettre en oeuvre. J'ai donc saisi officiellement le PDG d'une demande de sa présence personnelle au prochain CLIC et d'une demande d'information sur la structure de la représentation du personnel dans cette entreprise où il semble qu'il n'y ait pas de comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail...

Plus grave, lors de la réunion, le SDIS a fait valoir que la citerne du DPHS était vide aux 4/5° lors du dernier exercice sur le terrain; alors que l'exploitant ne l'en avait pas informé. Le DPHS a alors expliqué qu'il envisageait de ne pas conserver ce stockage puisqu'une nouvelle réserve avait été construite.

Or, pour tous les membres du CLIC, cette nouvelle réserve s'ajoutait à l'existante : elle ne la remplaçait pas. Il n'a jamais été question d'un tel scénario avant la réunion du CLIC. Et l'Etat n'en avait jamais été informé auparavant.

Autrement dit, le DPHS était sur le point de mettre en place un scénario de défense contre l'incendie qui n'avait pas été homologué par les services de contrôle.

Or les expériences passés sur le niveau de puissance du réseau public d'eau potable qui sert à la défense incendie exigent une rigueur inflexible dans l'élaboration des scénarios de défense incendie par l'exploitant, puis, en cas d'insuffisance des moyens internes par le SDIS.

Par exemple :

http://www.thierry-billet.org/article-echec-de-l-exercice-ppi-du-groupement-petrolier-a-vovray-

Une prochaine réunion aura lieu en février.

En attendant, le DPHS a été sommé de conserver en eau les équipements existants.

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GREENPEACE à ANNECY le 28 janvier MJC de NOVEL

10 Janvier 2012 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement

Dans le cadre du cycle de projections/débats AGIR/REAGIR, la MJC Novel programme le film


 The Mind Bomb


le samedi 28 janvier 2012 à 18h00.

 

Ce documentaire réalisé par Christophe Montaucieux à l'occasion du quarantième anniversaire de Greenpeace.

 

Il retrace quarante ans d'actions pour la protection de l'environnement et la promotion de la paix : des combats, des victoires, un espoir.

 

 

 

 

La projection sera suivie d'un débat avec François Houssaye, coordinateur à Greenpeace France.

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Conseil local de développement, territoire en transition énergétique

9 Janvier 2012 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement

Intéressante réunion le 5 janvier 2012 du Conseil local de développement (CLD) du Bassin annécien, autour de Michel VIGNOUD, dirigeant d'ALPES CONTROLE, afin d'étudier comment et pourquoi développer la thématique du "territoire en transition"...

Michel a présenté, avec Charles MAGNIER, de PRIORITERRE, les enjeux de ces "territoires en transition" autour de la thématique de la réduction de notre dépendance aux énergies fossiles et de la capacité de résilience d'un territoire pour faire face aux changements climatiques et au renchérissement du coût de l'énergie.

Le débat a permis de mesure l'intérêt d'une mobilisation territoriale en faveur d'un développement plus autocentré, ayant pour objectif d'être capable d'assurer une croissance décarbonée...
La question de la transition énergétique est au coeur du Plan climat de la Ville d'ANNECY que vous pouvez télécharger sur le site de la Ville si vous ne l'avez pas encore fait.

Ce plan climat est soumis à la consultation de la population : je vous invite à exprimer vos remarques, propositions, amendements, etc. à cette occasion. Nous sommes ouverts à toutes les contributions qui permettront d'étoffer encore ce travail collaboratif.

En tous cas, le CLD va continuer d'impulser la réflexion et l'action pour valoriser les initiatives qui existent déjà sur le bassin annécien, et pour innover encore et toujours.
Par exemple, nos restaurateurs ne pourraient ils pas offrir à la clientèle des menus "Moins de 80 kilomètres"; c'est à dire composés exclusivement de produits récoltés à moins de 80 kilomètres d'ANNECY ? C'est par ce genre d'initiatives que nous serions en capacité de mettre en synergie des producteurs locaux, des agriculteurs et des commerçants en sensibilisant nos visiteurs à l'empreinte écologique.

 

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