Overblog Tous les blogs Top blogs Environnement & Bio
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
thierry billet
Articles récents

BAYROU, le respect, pas l'adhésion ?

5 Avril 2012 , Rédigé par Thierry BILLET

Ce qui me frappe dans le débat politique de cette présidentielle, c'est le décalage entre les propos de la plupart sur la "médiocrité" de cette campagne marquée par les silences de François HOLLANDE qui s'efforce de ne rien promettre pour ne pas décevoir, et les surenchères frontistes de Nicolas SARKOZY; et le silence qui entoure les prises de position courageuses de François BAYROU.
De sorte que ce florilège d'articles sur sa campagne permet de s'interroger sur le respect qu'il suscite...sans déclencher l'adhésion.
Il en ressortirait qu'il vaut mieux un tribun démagogue qu'un pédagogue sérieux pour déplacer les Français aux urnes...

« Un meeting (le Zénith) réussi hier parce qu’on a pu apprécier la constance des positions de François Bayrou, voici un candidat qui n’aura pas changé  tout au long de sa campagne […]. On a pu apprécier aussi le courage de ses propositions. Les deux principaux candidats ont ouvert la boite aux promesses, la boite aux dépenses […] et on a aussi apprécié [..] la hauteur de la réflexion par exemple le passage sur la République […] était bien plus réussi que le même passage chez François Hollande à Ajaccio la veille… » Christophe Barbier, l’Edito iTele, 26/03/2012 
 
« François Bayrou est sans aucun doute le candidat le plus sérieux, le moins démagogue, le plus populaire, le plus cultivé, le plus ancré dans le terroir français et il ne décolle toujours pas. […] Dès 2007, il mettait en garde les Français contre les déficits et la dette. Cette fois-ci, il a ajouté à son arsenal de rigueur l'idée de produire français, reprise par tous ses concurrents. […] Rien n'y fait, les électeurs continuent à préférer soit les grandes gueules soit les camps bien tranchés. Les Français seraient-ils stupides ? » Sylvie Pierre Brossolette, Le Point, 30/03/2012
 
« Au milieu de tout ce double langage, le seul candidat qui a constamment parlé du besoin de réduire la dette et les dépenses de l’Etat est François Bayrou, un centriste. » The Economist, An inconvenient truth, 31/03/2012 
 
Les Français jugent François Bayrou comme le candidat le plus crédible pour respecter ses engagements (Étude TNS Sofres réalisée pour CQFD, le rendez-vous politique d’iTélé), ce qui est sans aucun doute lié au fait qu’il ait précisément exposé sa vision mais aussi son plan des 6 premiers mois. http://www.bayrou.fr/les-six-premiers-mois-de-presidence. A vous de lire si ça n'est pas déjà fait.
Lire la suite

Les orphelins de l'environnement

4 Avril 2012 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement

Les orphelins de l'environnement (par Jean-Marc Jancovici) -

L'année 2010 aura été la plus chaude que la Terre ait connue depuis que les hommes disposent de relevés thermométriques à large échelle (1860).

Une canicule inédite a alors entraîné l'arrêt des exportations russes de céréales et un doublement du prix de ces dernières en un an, ce qui a probablement joué un rôle déterminant dans le printemps arabe (les pays du Maghreb sont de gros importateurs de céréales). Plus généralement, en bon accord avec les simulations climatiques effectuées depuis des décennies, sécheresses et hausses de température ont déjà commencé à limiter les rendements agricoles pour le maïs et le blé. L'agriculture, ce n'est certes que 2 % du PIB en France. Mais, sans nourriture, il sera difficile d'avoir les 98 % restants... Côté ressources, c'est le pétrole qui nous fait souffrir. Le nombre de barils extraits du sol chaque année est quasi stable depuis 2005. Par effet d'éviction dû aux émergents et aux pays producteurs eux-mêmes (les deux consomment de plus en plus de pétrole), l'approvisionnement des importateurs historiques (dont la France) est déjà parti à la baisse, et cette tendance va s'accélérer. Ce plafonnement de l'approvisionnement mondial en or noir a provoqué la première récession planétaire depuis la Seconde Guerre mondiale, qui a elle-même créé un choc bancaire et budgétaire majeur dans les pays industriels historiques. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, la contrainte pétrolière - qui va s'accroître -provoquera, en « business as usual », une ou deux récessions sévères pendant la prochaine mandature, démentant les prévisions de croissance irréalistes sur lesquelles sont bâtis les projets des principaux candidats ; 0 % de croissance au lieu de 2 %, c'est environ 20 milliards de recettes fiscales et sociales qui ne rentrent plus. Une paille ! La prise en compte au bon niveau du défi inédit posé par la contrainte énergie-climat fera donc la différence entre un monde se décomposant lentement dans la violence, et un monde qui en sortira par le haut. En 2007, ce constat - déjà connu -fut à l'origine du Pacte écologique, qui a contribué à faire de l'environnement un sujet central pendant trois années du mandat de Sarkozy. Et puis, par une étrange alchimie, le pouvoir en place a dû considérer que les problèmes planétaires évoqués ci-dessus, qui demandent à l'évidence une transition massive soutenue sur plusieurs décennies, avaient été réglés par trois ans de discussions - certes fort sympathiques -et deux lois - certes bienvenues -seulement partiellement dotées de décrets d'application qui, au surplus, ne sont parfois ni faits ni à faire. Le salut pourrait-il venir de l'opposition ? François Hollande oscille sur ce sujet entre l'amateurisme et la démagogie. Les Verts, qui prétendent être les plus légitimes sur le sujet parmi les politiques, sont dans les faits tout aussi incapables du moindre projet global cohérent, à tel point qu'ils contribuent parfois à tuer le sujet qu'ils portent. Les centristes sont inaudibles sur ce terrain, alors que Bayrou avait été le premier à signer le pacte en 2007, et les partis extrémistes sont focalisés sur des symptômes jugés insupportables de la maladie, non sur ses causes. Bref, avec le recul du temps, il semble hélas avéré que la période 2007-2009 n'a pas servi à augmenter significativement la clairvoyance de nos politiques pris dans leur ensemble, malgré quelques exceptions bienvenues. Tout cela serait logique si la société civile n'en avait cure. Mais, alors même qu'il faut déplorer un désintérêt croissant du politique, le Grenelle a créé une population significative de cadres, hauts fonctionnaires, syndicalistes, universitaires, journalistes et dirigeants associatifs, qui partagent le constat d'une nécessité de changer de modèle. Nous avons bien fait quelques erreurs de jeunesse dans ce début de parcours, comme de subventionner le photovoltaïque ou les achats de voitures pas si économes que cela. Mais, en de nombreux endroits, cet exercice inédit de la première partie du mandat a créé un choc salutaire sur l'ampleur du défi, a permis l'apparition de méthodes de gestion et de débats économiques sur les moyens, a conforté des positions et des budgets dans les organigrammes, bref a rendu le sujet environnemental sérieux et, de tout cela, il reste assurément quelque chose. Et c'est au moment où la population de « décideurs ordinaires » - publics ou privés -qui a envie d'entendre parler de la réponse au défi n'a jamais été aussi nombreuse que le monde politique démissionne. A-t-il pris peur devant ce qu'il a compris, laissant au monde civil le soin d'avoir du courage à sa place ? N'a-t-il rien compris du tout, et confondu la physique éternelle avec un effet de mode ? Alors que nous nous apprêtons à vivre une des dernières élections présidentielles avant le début de la grande contraction énergétique européenne, cette indigence est lourde de menaces

Lire la suite

HESSEL - HULOT, le débat qui réconforte

3 Avril 2012 , Rédigé par Thierry BILLET

Les VERTS ont rejeté la candidature de Nicolas HULOT à la présidentielle. C'était cohérent avec la posture d'extrême gauche qu'ils voulaient donner à leur campagne présidentielle...après avoir négocié pour les chefs de courants des postes sonnants et trébuchants de députés après avoir négocié des sénateurs.

Ecoutez ce débat entre M. Stéphane HESSEL et Nicolas HULOT, et rêvons ce qu'aurait pu être une candidature écologiste présidentielle ouverte à la société...

http://www.liberation.fr/terre/06015119-la-crise-ecologique-peut-elle-attendre

Lire la suite

Roosevelt 2012

3 Avril 2012 , Rédigé par Thierry BILLET

A peine démissionnaire de EELV, Pierre LARROUTUROU a lancé avec Michel ROCARD notamment l'appel "Roosevelt 2012".

www.roosevelt2012.fr

J'en extrais juste un passage en vous invitant à signer massivement cet appel de bon sens, dénué de toute démagogie préélectorale.

 

Pour sortir de notre dépendance aux marchés et rééquilibrer nos comptes publics, on peut trouver aussi d’importantes marges de manœuvre au niveau national en annulant une bonne partie des baisses d’impôts octroyées aux grandes entreprises et aux citoyens les plus riches depuis 10 ans.

Le rapport du député UMP Gilles Carrez publié le 5 juillet 2010 montre que si on annulait l’ensemble des baisses d’impôts votées depuis 2000, l’Etat aurait chaque année 100 milliards de plus dans ses caisses. Si nous revenions simplement à la fiscalité qui existait en 2000 (nul ne la jugeait confiscatoire ou sovietiforme), notre déficit se transformerait en excédent !

L'Etat a perdu 100 milliards de recettes fiscales
Les Echos du 5 Juillet 2010

 

Lire la suite

Malgré l'arrêt de 8 réacteurs nucléaires, l'Allemagne n'a pas développé le charbon...

2 Avril 2012 , Rédigé par Thierry BILLET

Contrairement aux prévisions, et même à des affirmations, de beaucoup de spécialistes de l'énergie, l'Allemagne n'a pas eu recours au charbon pour compenser l'arrêt de 8 de ses 17 réacteurs en 2011. Et n'envisage pas de le faire, selon une étude de l'Iddri, à paraître la semaine prochaine.

 

 

« La fin du nucléaire en Allemagne passe par le charbon », titrait en octobre dernier Le Monde, relayant une idée très généralement répandue. Faux ! affirme Andreas Rudinger, chercheur à l'Iddri, Institut du développement durable et des relations internationales, qui vient de plancher sur le sujet. « En volume, la production d'électricité à partir de houille et de lignite est restée quasiment stable en Allemagne l'an dernier, avec une hausse de 1,7%, selon les chiffres que vient de publier l'industrie énergétique allemande (AG-Energiebilanzen 2011) », souligne-t-il. Même si le charbon continue à se tailler la part du lion dans le mix électrique allemand en représentant 44% de l'électricité produite (50% en 2001). Quant aux autres sources d'énergies fossiles (gaz et pétrole), émettrices également de gaz à effet de serre, leur volume a même légèrement baissé en 2011, les centrales gaz produisant environ 14% du courant outre-Rhin.

 

60% du nucléaire arrêté a été compensé par les renouvelables

 

Au total, la part d'électricité d'origine fossile est passée de 57 à 58% malgré le recul du nucléaire de 22,3 à 17,6% de la production électrique. L'Allemagne n'a pas augmenté son recours au charbon, ni au gaz, pour compenser l'arrêt de 8 de ses 17 réacteurs, décidé brutalement au printemps dernier après Fukushima. Le pays a pourtant ainsi renoncé à 23% de son électricité nucléaire, qui représente elle-même 23% de l'électricité produite outre-Rhin. Soit, en 2011, 32 térawattheures (TWh) à remplacer.
60% de cette électricité a été fournie par des énergies renouvelables (éolien et solaire), dont la production a bondi de près de 20% en 2011, Un tiers de cette électricité nucléaire non produite a été "fournie" par une détérioration des échanges d'électricité avec ses voisins. Ses importations ont augmenté de 18,5% tandis que ses exportations ont reculé de 6,5%, mais au total l'Allemagne est restée exportatrice nette d'électricité. Enfin 1,9 TWh (6% de la production à compenser) n'a pas été consommé. La demande allemande d'électricité a baissé de 0,3% en 2011.

 

Pas d'augmentation inévitable des centrales thermiques


Et l'Allemagne ne compte pas sur de nouvelles centrales à charbon pour pallier l'arrêt progressif de ses réacteurs d'ici 2022, ajoute Andreas Rudinger. « En regardant de plus près les scénarios énergétiques sur lesquels est fondé l'Energiekonzept [politique énergétique adoptée par le gouvernement allemand en septembre 2010], on s'aperçoit ainsi que les centrales fossiles actuellement en construction (pour une puissance cumulée de 10 GW) visent en premier lieu à remplacer des centrales vétustes et polluantes par des centrales plus efficaces pour se conformer à la directive européenne sur les émissions de polluants atmosphériques et à réduire la part des centrales thermiques à charbon au profit de centrales à gaz et à cogénération », écrit le chercheur dans une étude qui sera publiée par l'Iddri la semaine prochaine.
Et il table sur la persistance de cette situation. « Sous l'hypothèse d'une poursuite des mesures de maîtrise de la demande d'électricité et d'un rythme de développement des énergies renouvelables similaire aux années précédentes, il semble par conséquent envisageable que l'Allemagne compense la sortie du nucléaire sans recourir davantage aux centrales à charbon et à gaz et sans remettre en cause la réalisation des objectifs nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre », conclut-il.

 


Copyright Reuters Copyright Reuters

Marie-Caroline Lopez

Lire la suite

Lionel TARDY candidat de la majorité présidentielle, mais laquelle ?

2 Avril 2012 , Rédigé par Thierry BILLET

Lionel TARDY a fait distribuer son premier tract électoral.

Vous chercherez partout le logo de l'UMP sans le trouver...

Et Lionel - qui est cornaqué par l'UMP depuis avant son élection de 2007 - nous refait le coup de son apolitisme : l'important ne serait pas d'être de gauche, du centre ou de droite... En clair, il pourrait être tout cela à la fois...

N'était-il pourtant pas dans le groupe des députés UMP  ces cinq dernières années ? J'avais pourtant cru que oui.

Trop drôle quand on constate que faute d'assumer son parti, il affirme faire « parti » des trente députés les plus actifs à l'assemblée nationale et des dix plus frondeurs de la majorité : il devrait plutôt en faire « partie » pour mieux respecter l'orthographe.

En tous cas, Lionel TARDY se revendiquant d'ores et déjà être le candidat de la majorité présidentielle, il n'est pas sûr de retomber sur ses pieds : le problème sera de savoir qui sera le prochain président.

Pas sûr du tout que Lionel TARDY puisse encore se présenter de la même manière après le 6 mai, il a raison de terminer ses réunions publiques de bilan le 25 avril.

Ensuite, il devra, je l'espère !, se présenter comme le candidat de la minorité présidentielle... Beaucoup moins emballant si il doit faire face à une réelle alternative législative.

Lire la suite

"Ma plus belle rencontre en politique, c'est Cohn Bendit"

1 Avril 2012 , Rédigé par Thierry BILLET

Une vidéo sympa de Jean-Luc BENNAHMIAS toujours aussi spontané et sans langue de bois... Pas étonnant qu'il s'entende bien avec Dany.

 

 

Lire la suite

Réserves stratégiques de pétrole, une mesure électorale selon BAYROU

31 Mars 2012 , Rédigé par Thierry BILLET

François Bayrou a estimé jeudi que puiser dans les réserves stratégiques de pétrole du pays pour endiguer le renchérissement des cours du brut, comme l'envisagent les autorités, était une "solution de très court terme".

"Cela ne peut être qu'une solution vraiment de très court terme, de quelques jours à peine, de semaines peut-être. Cela peut être utile en période électorale", a-t-il dit sur Canal +.

"Mais sur le long terme, la vérité oblige à dire que le prix de l'essence continuera à monter parce que du pétrole, il y en a de moins en moins et qu'il est de plus en plus cher à extraire", a souligné le candidat du MoDem.

François Bayrou a également estimé que l'"adaptation" des taxes prélevées par l'Etat sur l'essence, préconisée par le candidat socialiste François Hollande, n'est aussi qu'une "solution de court terme".

"La seule chose à faire", a-t-il dit, est d'oeuvrer en direction de "l'isolation" des bâtiments et de soutenir les recherches pour mettre au point des moteurs de véhicules de faible consommation ou électriques.

"C'est sur le long terme que l'on a besoin de réfléchir pour faire face au renchérissement du prix du pétrole. Si quelqu'un croit qu'il existe une solution miracle qui fera baisser le prix de l'essence, je lui dis avec sérieux que ce n'est pas vrai", a-t-il conclu.

Lire la suite

Verts et UMP retoquent le Schéma régional du climat

31 Mars 2012 , Rédigé par Thierry BILLET

Le vice président et rapporteur vert qui a piloté pour la Région le schéma régional climat air énergie présente son rapport au nom de l'exécutif...puis annonce qu'il votera contre le rapport qu'il vient de faire... sur un dossier qu'il dirige depuis des années pour le compte de la Région.

L'UMP saisit cette nouvelle occasion de saluer la zizanie désormais permanente entre les VERTS et le PS... Et le schéma est rejeté !
Les VERTS nous expliqueront qu'il n'était pas assez ambitieux.
Et qu'il est sans doute préférable de n'avoir aucun schéma régional plutôt que d'en avoir un même imparfait...
Pendant ce temps les climato sceptiques se marrent et les acteurs de terrain désespèrent. Comme si l'enjeu politique pour les VERTS était de s'enguirlander sur l'objectif de pourcentage de réduction des émissions de gaz à effet de serre au pouillème près... (62 au lieu de 75% d'ici 2050...sans jamais préciser à partir de quelle date on se place).  Et alors que l'urgence est de mettre des moyens concrets en oeuvre... Cela attendra : ce sera mieux après les présidentielles, bien entendu.
Les VERTS pensent que mieux vaut la surenchère et l'affrontement que l'efficacité et la persuasion... sauf quand il s'agit d'obtenir des circonscriptions pour leurs leaders.

Sarah PEILLON, conseillère régionale socialiste raconte les débats d'hier au Conseil régional.

Les débats d’assemblée obéissent à certaines règles. Dans l’assemblée régionale comme au Palais Bourbon, on assiste à des batailles d’amendements, des effets de manches et parfois des coups de théâtre.
Vous l’avez peut-être lu dans la presse cette semaine, la Région devait aujourd’hui se prononcer sur le Schéma régional Air Climat Energie (SRCAE). Le Vice-président Europe Ecologie-Les Verts en charge de ce rapport et qui en a conduit les travaux pendant un an l’avait dit : il le présenterait mais voterait contre. Paradoxal.
Un Vice-président qui expose en tribune la position favorable de l’Exécutif, avant d’annoncer la minute suivante sa position personnelle, défavorable, il y a de quoi en perdre son latin.

Mais avant d’assister à cette étrange présentation, notre assemblée a dû se prononcer sur une question préalable déposée par le groupe EELV demandant que ce rapport ne soit pas examiné.
Saluer la procédure de concertation qui a permis l’élaboration de ce SRCAE, reconnaître l’engagement de tous, élus, services, citoyens, et demander que ce schéma ne soit pas examiné et débattu par l’assemblée, voilà une bien curieuse conception de la démocratie, du débat, et du respect des partenaires.
Un texte peut parfaitement ne pas nous convenir, il est toujours possible de déposer des amendements pour le modifier – ce que n’a pas souhaité faire le groupe EELV – ou encore de voter contre.

L’assemblée a donc voté sur cette question préalable. Elle a choisi de reprendre sereinement son travail, et le débat a, heureusement, pu avoir lieu. Chacun a pu s’exprimer, échanger, amender, voter.
Notre groupe a choisi d’approuver ce schéma, avec des réserves, certes – nous n’avons jamais prétendu que tout était parfait – pour permettre de progresser rapidement sur les objectifs fixés.

L’affaire aurait pu s’arrêter là. Mais trop heureuse de la situation la droite régionale en a profité pour voter contre ce Schéma pour faire « un coup ». Résultat des courses : le schéma a donc été rejeté. Les actions programmées en faveur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre attendront.
L’urgence à agir en matière de climat attendra donc parce que certains s’amusent dans l’hémicycle et d’autres préfèrent ne pas avancer du tout tant qu’ils n’ont pas obtenu pleine satisfaction. Les Rhônalpins apprécieront.

Lire la suite

RAP POL' pour BAYROU

30 Mars 2012 , Rédigé par Thierry BILLET

rappol.jpg

Lire la suite