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thierry billet
Articles récents

Agitateurs de rêves

21 Juin 2013 , Rédigé par Thierry BILLET

En voilà une idée qu'elle est bonne !

 

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LARROUTUROU, ROCARD

19 Juin 2013 , Rédigé par Thierry BILLET

Pierre LARROUTUROU & Michel ROCARD cosignent un excellent ouvrage d'analyse et de propositions politiques. J'en retiens une idée force : si la dette a explosé; c'est que le partage des revenus a dramatiquement basculé du travail vers le capital depuis le début des années 1980. En 1982, les salaires représentaient 67% du PIB des 15 pays les plus riches de l'OCDE ; en 2007, ils ne représentent plus que 57%. Pour continuer à consommer et faire tourner la machine, on a incité les gens à s'endetter...

Et comme la vulgate néo libérale criait "à bas l'impôt !" et qu'elle a gagné la bataille culturelle avec REAGAN et THATCHER, on a aussi diminué les revenus des Etats...qui se sont également endettés pour maintenir un niveau de service public acceptable pour les gouvernés. La dette ne vient pas de rien : elle vient de l'idéologie ultra libérale.

Ce bouquin volontairement pédagogique mérite d'y consacrer quelques heures.

D'autant qu'il détaille les raisons structurelles pour lesquelles la croissance ne (re)démarre pas.

Prenant l'exemple du JAPON qui stagne depuis 20 ans malgré des plans de relance dispendieux, les auteurs montrent que les gains de productivité sont tels depuis 40 ans que les modèles économiques keynésiens ne suffisent plus à créer de l'emploi. Les investissements publics réalisés ne sont plus créateurs de croissance économique, ni d'emplois : ils n'ont plus l'effet multiplicateur que l'on a connu pendant les Trente glorieuses.

Il faut imaginer une économie sans croissance où les gens soient heureux et disposent de temps pour vivre. "Ne plus perdre sa vie à la gagner", disait joliment la CFDT dans les années 1970 . Au lieu de cela l'UMP et le PS nous prédisent contre toute raison ler etour de la croissance et donc de l'emploi demain matin. Personne n'y croit plus. Et le F HAINE ramasse la mise. Lisez "la gauche n'a plus droit à l'erreur" chez FLAMMARION.

 

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Rencontre

18 Juin 2013 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #C'est personnel

Rencontré sur le Chemin de COMPOSTELLE entre CLUNY et la Cote roannaise, Guy BECHET,maire de MENIL GONDOUIN, promoteur de ce projet de restauration originale de l'église de son village... Intégristes s'abstenir ! Pour une approche non religieuse du Chemin de COMPOSTELLE et mieux comprendre l'engouement qu'il suscite : "L'immortelle randonnée" de Jean-Christophe RUFFIN, étonnant de lire de manière aussi fine ce que j'ai découvert en marchant sur les pas de l'académicien...

 

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Bien sûr, vous avez signé pour le don d'organe

17 Juin 2013 , Rédigé par Thierry BILLET

 

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Marnage sur le lac, les rumeurs...

13 Juin 2013 , Rédigé par Thierry BILLET

Réunion de travail avec les professionnels de la location de bateaux et de navigation sur le lac. Les rumeurs les plus extravagantes semblent circuler sur la question du marnage sur le lac (la différence de niveau du lac au cours de l'année). Cette réunion m'a permis de préciser le mode de travail décidé par le SILA en ce domaine. Un cabinet de consultants va recevoir tous les acteurs de la vie du lac pour recueillir leurs observations sur la mise en oeuvre naturelle (réchauffement climatique) ou artificielle (protection des roselières) d'un marnage sur le lac. Ces réunions thématiques sont programmées dans la première quinzaine de juillet. Puis, une synthèse des enjeux sera formalisée et présentée au Comité de pilotage de l'étude. Une dizaine de réunions sont programmées. Les professionnels de la navigation travailleront par exemple le 9 juillet; les élus et les services de l'Etat le 1er juillet, etc.

Je peux d'ores et déjà rassurer ceux qui pensent qu'on va creuser le lac pour permettre la circulation des bateaux... Rien de tel n'est prévu. En revanche, la fréquence croissante d'épisodes climatiques extrêmes impose de se poser la question de l'adaptation à ces changements. Par exemple, réfléchir sur l'installation de pontons flottants pourrait s'avérer pertinent. Voilà le chantier passionnant ouvert par le SILA en toute transparence avec les utilisateurs professionnels et amateurs du Lac, mais aussi les gestionnaires du bassin versant du RHONE. Quoi qu'on décide ici sur le niveau optimal du lac, si les centrales nucléaires de la vallée du RHONE ont trop chaud, l'Etat nous imposera d'envoyer de l'eau pour les refroidir. C'est cette complexité qu'il nous faut appréhender et anticiper au mieux... Ce qui n'interdit pas de sortir du nucléaire .

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Rénovation thermique & club climat

12 Juin 2013 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #C'est personnel

La commission "rénovation thermique" du club climat s'est encore réunie ce 6 juin autour des projets de la Ville en matière de programme de réhabilitation du bâti existant.

Le groupe a travaillé sur le cahier des charges de l'appel à candidatures pour le recrutement du cabinet de conseil qui va accompagner la Ville pour l'animation du Programme d'intérêt général qui sera voté au Conseil municipal du 24 juin.

Par petits groupes, les participants (des professionnels, des citoyens, des experts techniques...) ont ajouté leur contribution aux idées des groupes précédents relatifs à l'expertise nécessaire, aux cibles à viser, aux compétences à regrouper, etc.

A la fin de ce travail, la commission a demandé à avoir un retour du travail de réécriture de ces propositions avec les apports complémentaires des services de la Ville.

Résultat : une réunion extraordinaire de la commission le 10 juillet pour ce retour après le Conseil municipal.

Tous les participants du 6 juin se sont déclarés volontaires pour cette nouvelle réunion imprévue...

Je crois à la force de propositions de ces citoyens motivés qui viennent là pour construire et faire avancer l'écologie de manière concrète. Il faut développer ces moyens d'associer les annéciens à des démarches de projets, sans démagogie, sans angélisme, mais en prenant les gens pour des acteurs de leur vie quotidienne municipale.

Si vous souhaitez vous associer aux travaux du club climat, il est toujours possible d'adresser un courriel à plan_climat@ville-annecy.fr pour recevoir les invitations. Tous les comptes-rendus des réunions sont sur le blog du club climat en libre accès évidemment.

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Tenté d'arrêter...

11 Juin 2013 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #C'est personnel

La perspective des prochaines élections municipales oblige à se poser la question : "Stop ou encore ?". L'autre jour, dans le Canard Enchaîné, on pouvait lire qu'un élu vert de PARIS annonçait son départ car il s'était rendu compte que la seule vraie raison qu'il trouvait à rester était de continuer de percevoir son indemnité d'élu. Il en avait conclu qu'il fallait qu'il arrête et vite !

Pour un élu aussi honnête avec lui-même, combien vont continuer par simple routine, pour le prestige de la fonction, pour un peu de sous en plus, pour ne pas laisser la place ?

Il me faut me poser sincèrement la question au terme de mon premier mandat dans une majorité municipale.

Et bien sûr, cela nécessite de replacer l'action quotidienne dans le contexte politique difficile d'aujourd'hui.

J'ai toujours pensé depuis mon adolescence que la politique était le moyen privilégié de changer le monde. Que l'engagement politique était la quintescence de l'engagement citoyen. Et je ne suis plus sûr de le croire...

Ni l'engagement syndical, ni l'engagement associatif ne me paraissaient suffisants ni satisfaisants si l'on voulait être efficace.

La lecture de GRAMSCI et la question stratégique de la "direction culturelle" d'une société m'ont persuadé que l'enjeu idéologique était déterminant. Cette bataille idéologique est incessante : globalement elle oppose  l'individualisme égoïste à la solidarité collective. On voit bien combien les années TATCHER-REAGAN ont marqué la victoire culturelle de l'individu roi se moquant des faibles. Et combien le développement des initiatives citoyennes en faveur de la reprise en mains de l'économie est aujourd'hui le moyen inventé par la société civile pour se réapproprier localement une économie devenue folle de sa financiarisation.

Cette bataille culturelle nous occupe pleinement aujourd'hui. La question du mariage des homosexuels est une autre facette de cette bataille culturelle entre le repli sur ses propres valeurs et la volonté de partager et de comprendre.

L'éclatement de tous les système corporatifs complexifie encore plus les débats : chaque individu est traversé par ces débats sans que les structures sociales auxquelles il appartient le déterminent comme par le passé. L'Eglise, le travail, l'appartenance sociale ne suffisent plus à influencer sûrement et définitivement ni le vote, ni la pratique sociale.

Ni l'archétype de l'ouvrier métallo à la CGT et au PCF, ni celui du paysans savoyard catholique pratiquant dévoué à la démocratie chrétienne ne sont aujourd'hui opératoires.

Ces "contradictions" au sein du même individu entre - par exemple - le soutien au mariage homosexuel et le refus farouche de la réduction du temps de travail rendent difficiles une réponse politique "progressiste" unifiée au sein du même projet de société. De ce fait, les programmes politiques deviennent la traduction des réponses d'un parti aux sondages d'opinion qui rendent compte de ce patchwork idéologique au sein de la société.

Le Parti n'élabore plus un projet de société (l'autogestion, le socialisme,...), il répond à des expressions individuelles sans chercher à les unifier. Il ne convainct plus sur un projet global, il cherche à ne pas trop déplaire pour ne pas récolter un vote "sanction" (cf. les atermoiements de l'UMP sur l'abrogation du mariage homosexuel).

Ce mode d'élaboration explique que le Parti ne se sente pas réellement engagé par ce qu'il a voté. Il s'agit d'obtenir à l'instant "T" une majorité électorale en fédérant des aspirations éparses sans unification idéologique, sans un projet de société.

Une fois élu, le programme est immédiatement oublié et les engagements reniés (le crédit revolving immobilier chez SARKOZY, la fermeture de FESSENHEIM chez HOLLANDE).

On mandate une commission ad hoc qui va avoir pour objet de détricoter ce que les adhérents du Parti ont voté à une écrasante majorité (la commission JOSPIN sur le cumul des mandats...).

Bref, le Parti ne se comporte plus en "intellectuel collectif" mais comme une machine électorale alimentée par les instituts de sondage et où les batailles pour contrôler l'appareil sont prééminentes.

J'ai pensé pendant vingt ans que les VERTS pouvaient permettre d'élaborer ce projet collectif global écologiste en proposant un projet de société cohérent autour de la sobriété et de la solidarité. Malgré l'embellie d'EUROPE ECOLOGIE, je ne le crois plus. Le cynisme d'un Jean-Vincent PLACE ou d'une Cécile DUFLOT suffisent à discréditer cet espoir. L'important est d'être au pouvoir, le reste peut attendre.

Le projet écologiste s'élabore aujourd'hui dans les associations environnementales et sociales autour  de l'épargne solidaire, de la protection de la terre nourricière, etc. EELV est désormais plus un repoussoir de la crédibilité du projet écologiste qu'une contribution à son développement. Je ne dirais pas la même chose en ALLEMAGNE à l'égard des Grünen; mais en France aujourd'hui, l'écologie politique est dans une posture intenable entre un discours sur "la politique autrement" et des pratiques politiques internes pires qu'au Parti socialiste.

Ce constat m'amène à m'interroger sur mon engagement politique.

Le Festival de la Transition à CLUNY, l'autre samedi, et la déclaration finale des associations en faveur de la transition citoyenne, en dehors de tout parti politique, m'ont bouleversé.

Une masse croissante de citoyens fonctionne comme si ils n'attendaient plus rien de la politique. Les plus écoeurés s'abstiennent ou votent F HAINE.

Les plus actifs, les plus optimistes, ont décidé de ne plus attendre des changements électoraux pour changer leur vie en profondeur, par exemple sur l'utilisation de leur argent avec la NEF ou ENERGIE PARTAGEE... Ils recherchent le contact avec la Terre dans des jardins partagés, etc. La transition se jouerait donc ici et maintenant, au plan local, sans attendre. Cette frange de la population ne se pose plus la question du changement politique à venir, elle fait maintenant sans attendre.

Pour moi qui était persuadé que la politique était l'alpha et l'oméga de l'action citoyenne, et donc de ma vie sociale, ce désenchantement vis à vis de la politique est une profonde remise en cause plutôt déprimante. Alors "Stop ou encore" ?

Où mon action est-elle la plus efficace pour faire avancer concrètement la transition énergétique indispensable ? Je n'ai pas encore ma réponse.

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Volontaire pour les "smart grids"...

10 Juin 2013 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement

La Ville, dans le cadre de l'association des "Villes des alpes" s'est associée avec IDRIJA et BOLZANO pour répondre à un appel à projets de l'Union européenne (UE) sur les "smart grids". Kézaco ? Les "smart grids", ce sont les réseaux intelligents de distribution de l'électricité qui sont indispensables à une gestion décentralisée de l'énergie. Actuellement, le réseau électrique est historiquement centralisé et unidirectionnel. Il a été conçu pour une production très prévisible, des consommateurs passifs, avec des réseaux très longs et donc des pertes en ligne très importantes. Les réseaux intelligents ont vocation à permettre le développement de la gestion active de la production et de la consommation dans le cadre d'une production décentralisée de l'énergie, grâce aux énergies renouvelables (ENR). Le citoyen consommateur est considéré comme un être intelligent qui va pouvoir adapter sa consommation à la production la plus locale. Idéalement, je dois pouvoir mettre en marche ma machine à laver quand mon voisin produit grâce à ses capteurs photovoltaïques ou son éolienne. On voit bien qu'il s'agit d'une modification révolutionnaire de la conception du réseau, indispensable au développement des ENR à grande échelle.

J'espère que notre réponse pilotée par IDRIJA, sera retenue par l'UE; ce qui nous permettrait de rentrer dans une phase de propositions concrètes.

Pour vous associer au développement des énergies alternatives, je vous rappelle les deux actions militantes en cours : ENERCOOP, fournisseur d'électricité verte et ENERGIE PARTAGEE qui collecte l'épargne citoyenne pour financer des projets d'ENR partout en FRANCE et pouvoir répondre aux besoins d'électricité renouvelable à ENERCOOP.

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Indécente FESSENHEIM

9 Juin 2013 , Rédigé par Thierry BILLET

Corinne LEPAGE parle d'or dans cet article où elle fustige EDF à propos des indemnités réclamées pour la fermeture de FESSENHEIM dont tout concourt à penser qu'elle ne sera pas faite d'ici la fin du quinquennat...


La demande indemnitaire d’EDF de 5 à 8 milliards d’euros pour fermer Fessenheim est indécente, mais elle n’est rendue possible que par une immense erreur (volontaire ?) de jugement due à l’inexpérience de la ministre de l’écologie et au double jeu de son administration. Elle traduit surtout l’emprise du lobby nucléaire sur le système démocratique.

La demande est indécente. Quand on est une société nationale, qui depuis 20 ans n’a pratiquement pas investi en France mais a utilisé la rente nucléaire, qui appartient à tous les Français, pour des investissements à l’étranger qui se sont révélés plus calamiteux les uns que les autres, et ce, sans aucune sanction, on se la joue modeste. Si Fessenheim (2 tranches de 900 MGw) rapporte 200 millions d’euros par an, cela signifie que les 58 tranches rapportent au moins 5,8 mds par an (en fait beaucoup plus puisque la plupart des tranches sont de 1300 MGw).

Où est passé cet argent et comment bénéficie t-il à la collectivité nationale ? Quels ont été les montants des investissements réalisés en France ? Comment une entreprise qui fait courir des risques à hauteur de 5000 milliards d’euros (estimation IRSN catastrophe majeure) à la collectivité nationale et qui n’a aucune assurance, si ce n’est celle de la Nation, qui a refusé délibérément de constituer des réserves à hauteur correcte pour assurer le démantèlement de ses ouvrages a-t-elle l’audace de réclamer quelle qu’indemnité que ce soit pour une décision de l’Etat auquel elle doit tout. A fortiori avoir le culot de réclamer 150 millions d’euros pour des investissements non amortis alors qu’il s« agit de travaux engagés quasiment de force pour s’opposer à la décision de fermeture prise par le Président de la République, mériterait de figurer au livre Guiness des records.

La question de la fermeture de Fessenheim n’est pas née du hasard, mais de la vétusté de cet ouvrage et surtout du cumul de risques qui préexistait à Fukushima mais qui est apparue dans toute son ampleur compte tenu de la similitude entre les 2 centrales, même si Fessenheim n’est pas exposé à un tsunami mais à une inondation aux conséquences catastrophiques puisque la centrale est construite 9 mètres en dessous du grand canal d’alsace. Du reste, le très récent guide de l’ASN exclut des constructions de cet ordre et prévoit de poser la question du maintien d’une centrale existante en cas d’exposition à un risque de cette nature.

Mais la ministre a choisi délibérément – ou a été conduite à valider le choix- de nier l’évidence et de justifier la fermeture de la centrale par une sorte de fait du prince. Ce faisant, elle a volontairement choisi d’exposer l’Etat à une demande indemnitaire, alors que la fermeture pour des raisons de sûreté était largement justifiée. Certes, l’ASN a décidé de prendre le risque de la prolongation de la durée de vie de cette centrale dangereuse et reconnue comme telle dans toute l’Europe. Mais cela n’aboutit qu’à une conclusion : le manque d’exigence de cette autorité certes indépendante mais composée uniquement de membres du lobby nucléaire et dont l’autonomie de jugement ne doit pas dépasser certaines limites. Rappelons que quelques jours après Fukushima, le 31 mars 2011, M. Lacoste, alors président de l’ASN avait indiqué étudier un moratoire sur Flamanville. Il n’avait pas fallu 48h à M. Proglio pour s’y opposer et obtenir un démenti de M. Lacoste !

Quoiqu’il en soit, la décision de fermeture d’une centrale à risque est le choix du gouvernement et l’ASN ne donne qu’un avis. Dès lors, le choix d’ignorer le risque et maintenir une décision de fermeture sur un changement de politique énergétique est soit un manque criant de professionnalisme, soit la volonté délibérée de laisser continuer la centrale, malgré les engagements pris d’abord pour des questions de délais et de droit déjà expliquées ensuite pour des questions financières car il va de soi que l’Etat ne peut et n’a pas à débourser un fifrelin pour la fermeture d’une centrale prévue pour durer 30 ans, qui a plus qu’amorti sa durée de vie et qui est dangereuse. Lorsque l’on connait le dossier, la question de la mise en danger délibérée d’autrui pourrait même être évoquée.

Dans tous les cas, une fois de plus, le caractère de pieuvre tentaculaire que présente le lobby nucléaire en France est illustré. En capacité de s’opposer à une décision du Président de la République, alors que l’Etat est actionnaire majoritaire d’EDF, le lobby nucléaire est plus fort que le système démocratique. L’existence d’un Etat dans l’Etat pose un réel problème démocratique et politique qui contribue largement à faire couler notre pays puisque ce lobby obtient des décisions contraires à l’intérêt général, à la croissance , à l’emploi et à la coopération franco-allemande dont il est une des plus grandes pierres d’achoppement. Jusqu’à quand allons-nous accepter une telle situation qui n’a pourtant guère l’air d’émouvoir l’aile verte de la majorité présidentielle ?

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Paniers fraîcheur, en route !

8 Juin 2013 , Rédigé par Thierry BILLET

Le Club CLIMAT d'ANNECY va porter le projet de "paniers fraîcheur" à la Gare d'ANNECY.

Plus d'info sur le blog du club climat :

http://plan-climat-annecy.blogspot.fr/2013/05/paniers-fraicheur-vos-fruits-et-legumes.html

La mise en musique, en lien avec la SNCF, la Chambre d'agriculture et Annecy Vitaville sera assurée par PRIORITERRE.

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