Achat du couvent des capucins
Le dernier conseil municipal a voté l'achat du couvent des capucins au bas de l'avenue de CRAN GEVRIER. Cette acquisition foncière, quelques semaines après celle des HARAS NATIONAUX est exceptionnelle pour une Ville de 50.000 habitants. Plus de 12 millions d'euros investis dans l'achat de deux ténements prestigieux en plein centre ville, quelle autre ville de la taille d'ANNECY pourrait se le permettre dans le cadre de son budget normal ?
Nous ne nous rendons sans doute pas assez compte de la chance que nous avons de vivre dans une ville dont la gestion permet de réaliser de telles opérations foncières sans se jeter dans les bras d'un promoteur, ni sans monter ces partenariats public-privé ruineux pour les collectivités; mais sans lesquels elles ne pourraient rien réaliser maintenant, léguant à leurs successeurs le paiement des remboursements faramineux à BOUYGHES et autres VINCI.
Les débats sur ce point au Conseil municipal de lundi auront été légèrement surréalistes. Plutôt que de se féliciter collectivement de la réussite de ce
projet, la discussion a pris un tour inutilement polémique sur fond de prochaines élections municipales. Les annéciens seront assez grands pour déterminer qui aura eu le plus de bonnes idées dans
le mandat qui s'achève et qui aura les meilleures pour l'avenir sans transformer les dernières réunions de conseil municipal en échange de vilains mots.
Toujours plus près des 20%...
Le bilan au 1er janvier 2012 du logement social de la Ville d'ANNECY montre que nous sommes toujours plus près de l'objectif de 20% de logements sociaux. Au 1er janvier 2011, nous étions à 19,19 % et au 1er janvier 2012 à 19,29 %. Avec les logements sociaux livrés en 2012, la Ville devrait avoir atteint ou dépassé le seuil fixé par la première loi SRU; qui était l'objectif de ce mandat.
Signe de cet effort, 42% des logements livrés en 2011 et 2012 ont été des logements sociaux, soit 292 sur 688 livrés. Comme l'Etat n'a pas encore communiqué le nombre global de logements principaux sur ANNECY en 2012, on ne peut pas encore mesuré l'impact de ces constructions sur la part gloable du logement social sur la Ville.
Cet effort n'est pas partagé dans l'agglo : seulement 25% de logements sociaux en moyenne au cours des années 2011 et 2012 en intégrant les dépassements de cette valeur à ANNECY; ce qui signifie que les autres villes ont globalement fait moins bien qu'ANNECY, soit autour de 16 % (276 logements sociaux sur 1588 logements construits hors ANNECY dans l'agglo).
L'effort continu de la Ville n'est donc toujours pas égalé.
Les besoins restent insuffisamment pris en charge si l'on considère le nombre de demandes insatisfaites dont 41 % par des personnes seules et 22% par des familles monoparentales.
ANNECY se classe enfin toujours au 11° rang des communes de l'agglo pour le revenu par foyer fiscal avec 24.321 euros annuels au 1er janvier 2011. QUINTAL tient la tête avec 35.916 euros, suivi d'ANNECY LE VIEUX à 35.742 et de de PRINGY à 35.646 euros.
Les villes socialistes sont en queue : MEYTHET avec 22.293 euros et CRAN GEVRIER avec 21.810 euros.
L'écart est considérable, de l'ordre de 50% supérieur avec les villes aux habitants en moyenne les plus riches.
Le temps joue contre nous...
Je ressens instamment, chaque jour qui passe, combien le temps joue contre la préservation de la planète... Je le ressens presque physiquement, comme celle d'un monde en train de disparaître.
Cette acuité de ma perception d'une urgence écologique se renforce chaque jour davantage que ce gouvernement ne
fait rien en matière environnementale et que les mauvaises nouvelles s'accumulent. Je vais paradoxalement aussi bien que le monde va mal, ai-je pris l'habitude de dire. Tout le monde
comprend alors ce que je veux dire.
Car l'urgence écologique relève du domaine du seul court terme pour mettre en oeuvre, réaliser maintenant. Je ne supporte plus les déclarations sur l'importance des générations futures, sur leur éducation, sur les responsabilités qu'elles auront à assumer. Ce qu'elles auront à assumer, ce sont nos propres lâchetés, nos propres bêtises : c'est à nous de les empêcher d'advenir.
L'urgence écologique est la prise en compte de l'urgence de faire pour empêcher le pire d'advenir
seulement après-demain. Elle ne nous permet plus d'attendre.
Je trouve ce texte d'Alain LIPIETZ que je vous invite à partager sur le site de la revue ETOPIA de nos amis belges d'ECOLO.
J'en tire un seul extrait :
"La radicalité d’une politique écologiste se
mesure donc non seulement à son intensité, mais également à la date à laquelle elle intervient. Mieux vaut réduire les émissions de gaz à effet de serre de 30 % dans les 10 prochaines années
que de 50 % à partir de 2030."
Et je repense alors au Groupe des VERTS à la région RHONE-ALPES qui a refusé de voter le Schéma régional Climat Air Energie de la Région pour cet unique motif de l'absence d'ambition à moyen terme ... soutenus en cela par le groupe de l'UMP trop content de faire capoter l'engagement de la politique climat de la Région...
Et si l'écologie politique était devenue l'amie mortelle de
l'écologie ?
| Le réformisme radical de l’écologie politique |
Le « réformisme radical » (comme l’« l’utopie concrète », ou toute autre formulation de ce genre) est l’une des caractéristiques les plus importantes du positionnement politique de l’écologie. Plus importante même que la question « à gauche », « ni droite, ni gauche », ou « ailleurs » !
Pour celles et ceux d’entre nous qui venons d’une expérience progressiste antérieure, comme la gauche socialiste ou communiste, ce fut probablement un choc de mesurer l’ampleur des transformations dans la vie des sociétés humaines qu’implique l’écologie politique. Bien au-delà des droits de l’homme ou de la redistribution des richesses, du pouvoir et de la propriété, l’écologie politique exige une transformation profonde de la vie matérielle, de la façon même de produire, de consommer, de partager la vie de la communauté. En ce sens, elle apparaît comme plus « radicale » (allant plus à la racine des choses) que toutes les idéologies progressistes antérieures.
Du mot « radical » à « révolutionnaire », il n’y a qu’un pas que l’on franchit facilement quand on parle de « révolution énergétique », « révolution des transports »… Mais, en français, le mot révolution est connoté non par ses buts (que l’on relègue dans les adjectifs : révolution socialiste, révolution démocratique…) mais par ses moyens, que l’on oppose à « réforme ». La révolution c’est brutal, rapide, extra-institutionnel et parfois sanglant. La réforme c’est progressif, pacifique, négocié dans un cadre institutionnel balisé : campagnes de presse, manifestations, grèves, boycott, élections, négociations contractuelles…
Les valeurs de l’écologie politique poussent clairement au choix de la réforme si, par ce mot, on s’oppose à révolution brutale. Nous affirmons que la démocratie et la non-violence sont les moyens de résoudre les conflits, nous sommes responsables des coûts collatéraux d’une révolution violente. Nous refusons l’irresponsabilité bonapartiste et léniniste « On s’avance, et puis on voit », nous ne nous défaussons pas de la responsabilité de ce qui se passera après la révolution au nom du « Nous n’avons pas voulu cela ». Nous prônons l’autonomie de chacun et non pas la dictature de quelques soi-disant éclairés.
L’écologie politique est donc un « réformisme radical » : ni réformisme d’accompagnement ni espérance du Grand Soir. C’est ce que nous rappelons en rétablissant l’intégralité de la citation de Paul Eluard : « Un autre monde est possible, mais il est dans celui-ci ». On chemine dans le réel et on le transforme.
Mais il y a une raison plus profonde : nous n’avons pas la même conception du temps que les révolutionnaires de jadis. Nous ne pensons pas que le temps « joue pour nous », mais qu’il joue contre nous. C’est ce qu’exprimait ici même notre ami Jacques Perreux, second de liste d’Europe-Ecologie et encore vice-président communiste du Val-de-Marne au 31 décembre 09. « Qu’une révolution socialiste soit retardée de 10 ans c’est, au yeux d’un marxiste, très dommage pour les exploités et les opprimés qui doivent attendre, mais ça ne change rien au contenu du passage au socialisme, et le développement des forces productives aplanit plutôt les difficultés. En devenant écologiste, je me suis rendu compte du contraire : chaque jour qui passe entraîne davantage de pollutions que nous ne rattraperons jamais et de destructions irréversibles de notre cadre de vie. » Cette remarque est très juste, elle vaut pour l’effet de serre, la dégradation de la biodiversité, l’accumulation des polluants dans l’eau et la terre… Mais n’oublions pas qu’elle valait déjà pour les exploités et les opprimés qui devaient « attendre » leur émancipation !
La radicalité d’une politique écologiste se mesure donc non seulement à son intensité, mais également à la date à laquelle elle intervient. Mieux vaut réduire les émissions de gaz à effet de serre de 30 % dans les 10 prochaines années que de 50 % à partir de 2030.
Je me souviens avoir discuté avec de vieux amis « révolutionnaires « (de ceux qui, au Parlement européen, avaient refusé de voter la taxe de Tobin « pour ne pas améliorer le capitalisme financier globalisé »), à propos du bilan de notre participation à la majorité plurielle 1997/2002. Ils me disaient : « Vous n’avez pas obtenu grand chose ». Au lieu d’énumérer nos résultats réels (35 heures, parité, Pacs, arrêt de Superphénix, du canal Rhin-Rhône, etc…) je leur demandai simplement : « Et vous ? ». Ils me répondirent « Nous ? Mais nous n’étions pas supposés obtenir quelque chose ». Cette position, anti-réformisme qui ne croit plus en la révolution, a aujourd’hui un nom : protestataire.
La position protestataire est absolument nécessaire dans la société. C’est elle qui pousse les réformistes radicaux à accélérer le mouvement, à ne pas s’endormir sur leurs lauriers sous prétexte qu’ils ont déjà obtenu un petit quelque chose. Elle dispose pour cela d’un grand atout : « l’utopie abstraite ». C’est-à-dire que, si rien n’est possible dans ce monde-ci, un autre monde, différent, est possible : la République (qui était si belle sous l’Empire), le socialisme (qui était si beau sous le capitalisme). Il est évident que c’est une très grande force que de pouvoir donner un nom, une icône, au monde nouveau que nous voudrions. L’utopie abstraite a été mobilisée dés le début du mouvement ouvrier du 19ème siècle, par les socialistes utopistes qui, reprenant l’apocalyptique judéo-chrétienne, parlait de « Nouvelle Jérusalem ». C’était signaler le rapport profond entre l’utopie progressiste abstraite et la religion, « opium du peuple, cri de la créature opprimée ».
Les révolutionnaires réels du 20ème siècle en sont venus à critiquer ce schéma. Ils n’avaient d’ailleurs pas conquis le pouvoir au nom de l’utopie abstraite (le socialisme), mais au nom d’objectifs bien concrets, exigences portées par la grande majorité des gens : « le pain pour l’ouvrier, la paix pour le soldat, la terre aux paysans » lors de la révolution de 1917, la lutte contre l’invasion japonaise pour Mao Zedong. Choc du réel encore plus violent après la révolution : Lénine disait, à la fin de sa vie, « Le capitalisme n’est pas un cadavre que l’on cloue dans un cercueil et que l’on jette à la mer. Il est là, il se décompose au milieu de nous, et il nous contamine. »
Une autre critique au schéma de l’utopie abstraite, c’est qu’elle n’est souvent que le renversement imaginaire du monde réel. Le mouvement ouvrier rêve sa Nouvelle Jérusalem comme un monde de dictature du prolétariat. À l’inverse, les personnes qui votent ou militent pour Europe-Ecologie ne se définissent pas nécessairement comme anti-capitalistes. Elles veulent des choses qui correspondent à l’intérêt général de l’humanité (la lutte contre le changement climatique, contre l’érosion de la biodiversité). Et c’est le mouvement même de leur lutte qui les amène à proposer des politiques qui les éloignent de la droite politique et mettent en question la liberté d’agir du capitalisme.
L’écologie politique ne peut en revanche proposer aucun idéal réalisé, aucune utopie abstraite, et c’est une faiblesse de sa capacité de mobilisation : elle a du mal à « faire rêver ». Sa force est de proposer des actions concrètes, pour la qualité de vie, visibles par tous. Pourrait-on imaginer l’équivalent de « la Nouvelle Jérusalem », pour l’écologie ? « Ce que nous voulons » ? c’est le développement soutenable, la décroissance sélective ou solidaire, la simplicité volontaire… Comme on le voit, il ne s’agit jamais d’un « idéal de résultat » mais d’un « idéal de processus » : on va dans quel sens et comment ? Nous ne sommes pas capables de dire comment sera un monde plus écologiste dans 50 ans, mais que pouvons-nous faire en 2010 pour vivre autrement. Le rêve d’une utopie abstraite est remplacé par l’exaltation, parfois idéaliste voire dandyste, d’un comportement héroïquement écologiste : décroissant, responsable… [1]
[1] Intervention à la convention francilienne d’Europe Écologie, Arcueil, 8 mai 2010.
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Plus facile de travailler avec la Droite ?
Hervé KEMPF (sur son excellent site REPORTERRE que je vous recommande) interroge l'emblématique eurodéputée écologiste belge Isabelle DURANT qui répond tout de go à la question "Pourquoi est il plus facile de travailler avec la droite qu'avec la gauche ?".
ECOLO, le parti écologiste wallon aspire à travailler aussi bien avec la droite qu'avec la gauche dans le cadre d'accords programmatiques aprement négociés.
Ecouter ici :
Pôle Land Art départemental
Pas fréquent que la présentation d'une oeuvre artistique soit réalisée conjointement par le créateur et par un travailleur handicapé d'un ESAT (établissements et services d'aide par le travail).
C'est pourtant le plaisir qu'Emmanuel MOSSE et son équipe nous avaient réservé ce samedi pour la présentation des nouvelles oeuvres de Land Art que l'ESAT "La ferme de CHOSAL" avait co-produit.
Quand le ruban d'inauguration est une tresse de lierre et que chacun souligne l'état d'esprit de convivialité et de lien social que l'association entre un ESAT et des artistes dans un projet commun largement soutenu par le Conseil Régional et le Conseil général, on se dit qu'on passe un moment symbolique. Emmanuel cite Pierre RABHI et la fable du colibri; et on se dit que cette sobriété est nécessairement heureuse.
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François FILLON, le futur Charles MILLON...
Sur son blog, Jean-Luc RIGAUT s'inquiétait des propos de François FILLON à propos du parallèle entre le F-HAINE et le PS, c'était avant qu'il n'en rajoute sur son ami Vladimir POUTINE, une chanson extraite du site MEDIAPART pour en rire ou en pleurer... Tout ceci annonce des alliances de l'UMP avec le F-HAINE, tacites ou explicites. Une redite dramatique de ce qui s'était passé aux Régionales de 1998, notamment en RHONE ALPES quand Charles MILLON fricota avec le F-HAINE avec le soutien en première ligne de MM. CARLE & HERISSON.
Après les déclarations de B. ACCOYER sur le CEVA...
"Après les déclarations de Bernard Accoyer, Député de Haute-Savoie sur les antennes de France
3 Alpes, il nous semble utile de lui rappeler quelques évidences.
Le CEVA (CEVA — Liaison ferroviaire Cornavin
— Eaux-Vives — Annemasse)
est certes l'infrastructure ferroviaire qui relie la gare de Genève-Cornavin à celle
d'Annemasse, mais son exploitation se fera en "étoile". C'est-à-dire qu'aux heures de pointe, toutes les 30 minutes, un train ira ou viendra de St Gervais, un autre d'Evian et un troisième
d'Annecy.
C'est donc toute la Haute-Savoie qui sera irriguée par ce RER et tous les Hauts-Savoyards
pourront en profiter. Ce département aura enfin des dessertes ferroviaires dignes de ce nom, associant cadencement et confort.
Le CEVA c'est aussi une possibilité forte de développement touristique. En effet, la liaison
directe entre l'aéroport de Cointrin et la gare de Cornavin, mettra Londres ou Bruxelles à 3 heures des stations de ski, grâce au cadencement du RER franco-genevois. Notons aussi que nos amis
suisses financent l'infrastructure sur le territoire genevois pour plus de 1.5 Milliard d'euros, la partie française ayant un coût de 234 Millions d'euros.
Merci à M. Accoyer de reconaître que la Région Rhône-Alpes a été moteur dans le choix fait de
financer le CEVA. Et soyons objectifs en saluant les efforts conséquents du Conseil Général de Haute-Savoie et de la plupart des collectivités territoriales concernées.
Enfin, il est bon de rappeler à M. Accoyer que la Région Rhône-Alpes a lancé toutes les études
et procédures de décisions pour améliorer la liaison Aix-les-Bains- Annecy dans le cadre de la restructuration ferroviaire du sillon Alpin Nord. Mais il n'est pas plus sourd qui ne veut
entendre.
Les Conseillers Régionaux de Haute Savoie
Nicole BILLET, Claire DONZEL, Sylvie GILLET DE THOREY, Jean-Paul MOILLE, Christian
DUPESSEY
Liberté pour les militants de GREENPEACE en RUSSIE
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