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Verra-t-on la fin du ski dès 2050 ?

8 Novembre 2019 , Rédigé par Thierry BILLET

Canon à neige dans la station pyrénéenne de Font-Romeu, en 2016. Raymond Roig/AFP

Le temps du développement intensif des stations de sports d’hiver, impulsée dans les années 1960 par le « Plan neige », est aujourd’hui révolu. À cette période, l’aménagement de nouveaux sites primait sur les préoccupations relatives à l’enneigement, et les services de l’État privilégiaient l’équipement des sites d’altitude pour construire des stations dites « en site vierge », comme La Plagne, les Arcs ou Tignes.

Dans leur sillage, de nombreuses stations de moyenne montagne ont vu le jour, jusque dans les années 1980, de manière plus diffuse et avec des formes d’aménagement variées. Ces dernières se sont révélées plus exposées à la variabilité naturelle de l’enneigement.

Développement controversé

Cette dynamique d’équipement touristique de la montagne soutenue par les pouvoirs publics (locaux et nationaux) a été, dès son origine, un sujet de controverse entre des acteurs porteurs d’une vision « aménagiste » et ceux davantage orientés vers la préservation de l’environnement.

Dès les années 1970, différents ouvrages ont remis en cause la pertinence de ce choix d’aménagement. La neige empoisonnée (1975) de Danielle Arnaud montre ainsi les limites du modèle économique de la station intégrée, tandis que Bruno Cognat souligne dans La montagne colonisée (1973), l’impact des conditions d’enneigement dont sont tributaires les stations de sports d’hiver.

À la fin des années 1970, les oppositions se cristallisent dans « l’affaire de la Vanoise » qui voit s’affronter les promoteurs de la station de Val Thorens et les défenseurs du jeune Parc national de la Vanoise, créé en 1963. Ce conflit a été fondateur : il a entériné l’idée selon laquelle le développement des stations par les « aménageurs » et la préservation de l’environnement revendiquée par les « protecteurs » étaient définitivement opposés et inconciliables.

L’enneigement, un enjeu vital

À la fin des années 1980, la succession d’hivers « sans neige » a contribué à relancer ces débats, notamment suite aux rapports Lorit (1991) et Pascal (1993), qui critiquent les choix d’implantation des stations de sports d’hiver. La question de la « garantie neige » devient alors centrale. Le développement des techniques de gestion de la neige dans les domaines skiables commence à se développer jusqu’à devenir des outils ordinaires.

Originellement dédié au confort des skieurs, le damage contribuera à son tour au maintien du manteau neigeux et à la répartition de la neige sur le domaine skiable. Et ces dernières années, le développement d’outils de mesure de hauteur de neige – associées aux travaux de profilage et de lissage des pistes – a permis d’améliorer la « skiabilité », y compris en conditions de moindre enneigement.

Enfin, la neige de culture a pris une part croissante dans la gestion des domaines skiables. On désigne ainsi la production de billes de glace d’un diamètre de quelques dixièmes de millimètres, par pulvérisation de micro-goutelettes d’eau qui se solidifient avant d’atteindre le sol, et dont la consistance est proche de celle de la neige damée. Initialement utilisée en palliatif en cas de déficit d’enneigement, elle est devenue un moyen systématique de préparation des pistes en amont de la saison hivernale, permettant aux exploitants de réduire les risques d’enneigement insuffisant, et d’exploiter au mieux les chutes de neige ultérieures.

Le déploiement de l’ensemble de ces techniques a occasionné de nouveaux investissements, vus comme une nécessité pour les partisans du développement des stations « aménageurs » ou une fuite en avant pour les « protecteurs ».

La menace climatique

Le changement climatique a relancé ces dernières années les débats : pour les « protecteurs », le développement des pratiques de gestion de la neige apparaît comme une hérésie au regard des moyens et ressources naturelles (l’eau principalement) mobilisées pour une activité qui paraît à terme condamnée. Les « aménageurs », eux, mettent en avant le savoir-faire et la capacité de gestion de la neige pour soutenir un secteur critique pour les territoires de montagne.

Les observations effectuées par le Centre d’études de la neige au Col de Porte, à 1325 m d’altitude dans le massif de la Chartreuse (Alpes du Nord), montrent que la hauteur moyenne de neige sur la période 1990-2017 a baissé de 40 cm par rapport à la période 1960-1990. Des observations analogues sont rencontrées en moyenne montagne dans l’ensemble de l’arc alpin.

Les projections climatiques relatives à l’enneigement naturel pour le XXIe siècle ont depuis longtemps mis en évidence les conséquences néfastes du changement climatique sur l’enneigement en moyenne montagne, c’est-à-dire pour les gammes d’altitude les plus proches, actuellement, de la limite pluie/neige moyenne.

Si la raréfaction des conditions d’enneigement naturel est avérée, la généralisation et l’amélioration des techniques de gestion du manteau neigeux ont toutefois permis aux gestionnaires de domaines skiables de composer avec un enneigement réduit. Cette situation renforce encore l’opposition entre les deux visions de l’aménagement de la montagne évoquées plus haut.

L’apport de la recherche

La communauté scientifique s’est saisie de ces problématiques pour mieux comprendre les relations entre les enjeux socio-économiques liés au tourisme en montagne et l’évolution du climat.

En France, des travaux de recherche ont récemment été menés à ce sujet, associant le Centre d’études de la neige (CEN) et le Laboratoire écosystèmes et sociétés en montagne (LESSEM).

Ces laboratoires ont par exemple développé une méthode d’estimation de l’enneigement des domaines skiables ; celle-ci croise des informations sur l’organisation spatiale et l’infrastructure des domaines skiables (réunies dans la base de données « BD Stations ») grâce à l’outil « SAFRAN–Crocus » qui modélise les conditions météorologiques et d’enneigement en montagne.

La combinaison de ces outils permet de calculer, à l’échelle d’un domaine skiable donné, un indice synthétique de fiabilité de l’enneigement (sur une base quotidienne et agrégé à l’échelle de la saison touristique hivernale). La mise en œuvre de tels outils permet également de calculer la consommation d’eau nécessaire pour la production de neige de culture.

La disparition du ski ?

Après avoir étalonné la méthode sur la base des années passées (de 1958 à 2015) et avoir comparé ses résultats à la fréquentation des domaines skiables, celle-ci a été mise en œuvre en utilisant des projections climatiques, obtenues par ajustement des projections climatiques régionales à l’aide d’une méthode développée spécifiquement pour les zones de montagne.

Ceci permet de calculer la fiabilité de l’enneigement des stations de sport d’hiver, en fonction des scénarios climatiques (réduction, modération ou accroissement des émissions de gaz à effet de serre) et des perspectives d’équipement en neige de culture dans les domaines skiables.

La première application de cette méthode a été conduite sur le territoire du département de l’Isère pour analyser l’impact du changement climatique sur les domaines skiables des 23 stations du département. Cette opportunité permettra d’étendre les calculs à l’échelle de l’ensemble des Alpes et jusqu’à la fin du siècle.

Les résultats à l’échelle de l’Isère montrent qu’il existe une corrélation forte entre la fréquentation des domaines skiables et les conditions d’enneigement naturel. Ils montrent aussi qu’avec les taux actuels de couverture moyenne en neige de culture (environ 30 % des surfaces de pistes équipées), la neige de culture a un impact significatif sur la couverture neigeuse des domaines skiables.

Neige de culture et eau

Produire de la neige de culture implique une consommation d’eau. Celle-ci est allée croissante, suivant le rythme d’extension des surfaces équipées. Dans l’étude que nous avons conduite, cette évolution se poursuit jusqu’en 2025, période à partir de laquelle le besoin en eau continue de croître alors que le taux d’équipement se stabilise.

Dans tous les cas, les conditions réelles d’enneigement n’ont qu’un impact indirect sur la consommation d’eau. En effet la plus grande partie de la neige produite l’est en avant-saison avant de connaître le besoin réel permettant de compenser un éventuel déficit de neige naturelle. La production est donc très peu variable d’une année à l’autre, et le volume total d’eau mobilisé est directement lié à la surface de piste équipée de neige de culture.

De manière générale, tout comme la plupart des effets du changement climatique, à l’échéance de la première moitié du XXIe siècle, les différences entre les scénarios d’émissions de gaz à effet de serre du GIEC importent peu. En effet, les concentrations actuelles de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et les émissions actuelles de gaz à effet de serre déterminent d’ores et déjà l’évolution des prochaines décennies.

Les projections indiquent un accroissement de la fréquence de retour des années avec un enneigement naturel défavorable (celui rencontré une année sur cinq), atteignant une année sur trois en milieu de XXIe siècle. Les résultats de simulation pour un taux de couverture moyen de 40 % des surfaces en neige de culture indiquent qu’en milieu de siècle les conditions d’enneigement des années les plus défavorables seront comparables aux conditions d’enneigement des années défavorables du début du XXIe siècle, sans neige de culture.

Au-delà de 2050, les différences entre les scénarios jouent un rôle beaucoup plus fort. Alors que dans le scénario où l’humanité atteint la neutralité carbone en milieu de XXIe siècle la situation se stabilise aux niveaux atteints en milieu de siècle, dans le cas de la poursuite de la croissance des émissions de gaz à effet de serre, la neige de culture ne constituera plus, pour une majorité de stations – excepté celles de plus haute altitude – une parade efficace à la réduction drastique de l’enneigement naturel, qui pourra atteindre 80 % en moyenne par rapport aux conditions du début du XXIe siècle.

Encore beaucoup d’inconnues

La question des ressources hydriques, en matière de disponibilité ou de coût, reste très variable d’une station à l’autre, comme l’ont bien montré des travaux de recherche présentés en 2010 et 2015.

L’étude menée pour Isère Tourisme indique qu’avec les projets d’installation de retenues collinaires (stockage d’eau) – réalisées spécialement à cet effet, et les prélèvements dans les barrages hydro-électriques, directement dans les cours d’eau naturels ou dans le surplus du réseau d’adduction d’eau potable –, le risque de conflit d’usage pourrait être marginal. Mais cette question reste encore assez inexplorée alors qu’elle se trouve au cœur même de l’opposition entre « protecteurs » et « aménageurs ».

Les premiers dénoncent une pression irraisonnée sur une ressource elle-même potentiellement menacée par l’évolution du climat alors que les seconds développent la notion d’emprunt temporaire de la ressource utilisée pour la fabrication de neige avant d’être restituée au milieu naturel lors de la fonte.

À l’heure actuelle, aucune étude scientifique prenant considération l’ensemble des usages de l’eau et leurs interactions dans une perspective de co-adaptation n’existe. Des recherches à l’échelle d’un bassin versant intégrant la diversité des usages (eau potable, usages agricoles, protection contre les incendies, loisirs estivaux, etc.) s’avèrent nécessaires pour éclairer ces questions.

Aujourd’hui, si des travaux récents permettent de mesurer de plus en plus précisément les atouts et les limites de la neige de culture pour accompagner l’adaptation des stations des sports d’hiver à la variabilité et au changement climatique, il convient de décliner ces recherches à l’échelle de chaque station.

Les résultats scientifiques doivent par ailleurs être complétés par des analyses socio-économiques complètes, notamment concernant l’influence de la neige de culture sur le modèle économique des stations, et au final le prix des forfaits et l’attractivité touristique.

À l’image des questions transversales soulevées par l’allocation de la ressource en eau, le changement climatique nous invite à dépasser les clivages historiques pour repenser le développement et l’aménagement de la montagne dans sa globalité.


Emmanuelle George, directrice de l’unité de recherche « Développement des territoires montagnards » au centre Irstea de Grenoble, est co-autrice de cet article.

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Programme local de prévention des déchets ménagers, participez !

7 Novembre 2019 , Rédigé par Thierry BILLET

Le Grand Annecy s’apprête à lancer son nouveau programme local de prévention des déchets ménagers et assimilés pour les 6 années à venir. Les habitants sont invités à donner leur avis en répondant à un questionnaire en ligne avant le 25 novembre 2019 sur www.grandannecy.fr Celui-ci est également disponible au siège du Grand Annecy et dans ses trois relais territoriaux.
 

3kg de déchets sont générés sur le territoire du Grand Annecy chaque seconde ! C'est pourquoi l'Agglomération se lance dans un nouveau programme local de prévention des déchets ménagers et assimilés (PLPDMA) pour répondre à des enjeux environnementaux, sociétaux et économiques. Suite logique des précédents programmes de réduction des déchets menés sur la bassin annécien et le Pays d'Alby de 2011 à 2016 et de la démarche de Territoire zéro déchet zéro gaspillage engagée en 2014, le PLPDMA va définir pour les 6 ans à venir un plan d'actions pour réduire nos déchets et mieux valoriser ceux qui restent.

 

Les objectifs pour 2024

  • réduire la production de déchets ménagers de 50kg / habitant /an
  • valoriser 54% des déchets
  • réduire les déchets d'activités des entreprises
  • étudier l'intérêt de mettre en place une tarification incitative
  • sensibiliser à la lutte contre le gaspillage

Un travail collectif

837 habitants ont participé à l'enquête publique proposée fin 2018 dans le magazine de l'Agglomération, ce qui a permis au Grand Annecy de mieux cerner leurs attentes et implications en matière de gestion des déchets. En 2019, des ateliers ont été proposés aux partenaires institutionnels, associatifs et aux entreprises afin de définir les actions à mener. Ces concertations ont permis à l'Agglomération de construire son nouveau programme de prévention des déchets ménagers pour la période 2019 - 2024.

Il sera adopté par le conseil d'agglomération fin 2019 après la consultation publique en cours.

Une consultation publique jusqu'au 25 novembre 2019
Réagissez à chacune des 25 actions proposées en réponse aux 9 objectifs fixés.
Nous vous remercions vivement pour votre participation.
Pour donner votre avis, cliquez ici
 
Contact :
Direction de la Valorisation des déchets
 
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Rapport annuel "développement durable"

6 Novembre 2019 , Rédigé par Thierry BILLET

Le conseil municipal de ce lundi a "pris acte" du rapport de développement durable qui est cette année commun entre la Ville et le GRAND ANNECY pour marquer l'engagement commun des deux collectivités en cette matière. La loi ne prévoit pas qu'il y ait un vote, mais simplement une information et un débat entre les conseillers municipaux. Cette année, élections prochaines obligent, le débat a été plus animé que d'habitude avec le dépôt d'un voeu sur l'état d'urgence climatique qui aura permis quelques utiles mises au point.

Et d'abord sur le rapport lui-même qui est en ligne ici :

Vous pourrez trouver dans ce document les principales réalisations de 2018 et les pistes engagées en 2019 puisque nous adoptons en fin d'année N le bilan de l'année N-1. Le moins que l'on puisse dire c'est que nous n'avons pas à rougir des actions menées en matière de rénovation énergétique et de qualité de l'air par exemple.

Et c'est ici qu'il faut parler du vœu sur l'urgence climatique. Vœu adopté à la majorité des conseillers municipaux, mais contre l'avis de 47 conseillers; ce qui est un échec dû à la formulation du vœu et à l'incompréhension de cette démarche à quelques mois des municipales. C'est le fond du désaccord entre les VERTS et moi : je pense que dans le domaine du climat il faut convaincre et rassembler tout le monde si l'on veut réellement aboutir à la neutralité carbone en 2050. Nos études préalables à l'élaboration du plan climat montrent le pas de géant que nous devons faire collectivement. Ils pensent que ce peut être un sujet partisan qui autorise de faire un "coup" politique. Et le vœu déposé au Conseil municipal était exactement de cette veine. Avec de surcroît une liste de propositions qui sont exactement celles qui avaient été présentées le 25 octobre à la restitution des ateliers climat du GRAND ANNECY auxquels peu ou pas ont participé.

Il faut être aveugle pour penser que l'urgence climatique n'est pas "LE" problème qui se pose à l'humanité aujourd'hui. Il faut être incohérent pour en faire un sujet de discorde.

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Contradictions ou synergies ?

31 Octobre 2019 , Rédigé par Thierry BILLET

La question climatique est aussi passionnante sur le plan politique et sociologique qu'elle est inquiétante sur le plan de l'avenir de l'humanité. Elle interroge nos contradictions individuelles et collectives comme ce courriel reçu en mairie d'un habitant qui déclare faire de nombreux efforts pour limiter ses émissions de gaz à effet de serre (GES) et qui s'insurge contre la présence de cars venus de toute la FRANCE pour des manifestations sportives et culturelles qui bloquent la ville. Il dénonce une forme d'incohérence de la politique municipale.

Voici la réponse que je lui ai adressée :

Merci de votre courriel du 12/10 à propos de la fréquentation touristique et des bus à ANNECY.

D’abord merci pour votre engagement quotidien pour l’écologie.

Personnellement, j’ai mis ma propre voiture en autopartage cher CITIZ et je ne circule plus qu’à vélo dans la ville.

(...)

Sur le fond, vous pointez une difficulté réelle : comment atteindre la neutralité carbone alors que la Ville est si attractive. Et suscite des manifestations sportives et culturelles importantes qui génèrent des pollutions réelles ; mais simultanément qui rendent la vie heureuse et conviviale comme ANNECY PAYSAGES, le marathon ou le tournoi de volley-ball…

Nous avons à tenir les deux bouts et à convaincre tous les acteurs de la nécessité d’engager la transition écologique. Pour cela, nous lançons par exemple un accompagnement de deux manifestations emblématiques : le marathon et le festival du film d’animation pour leur permettre d’atteindre la neutralité carbone.

Dans tous les cas, nous lançons des ateliers permanents du climat qui auront pour vocation de rassembler toutes les bonnes idées et de vérifier la mise en œuvre des actions de la collectivité.

Si vous souhaitez y participer, faites le moi savoir ; nous serons heureux de vous accueillir.

 

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MELINDA cherche cyclistes & piétons

30 Octobre 2019 , Rédigé par Thierry BILLET

Le GRAND ANNECY cherche des volontaires dans le cadre du projet européen MELINDA pour évaluer les bienfaits de la pratique d'une activité physique régulière dans le cadre des déplacements domicile-travail : marche ou vélo. Cela durera 6 à 12 mois et les volontaires seront accompagnés pendant toute la durée de l'expérimentation et bénéficieront de conseils pour reprendre ces activités, d'un suivi médical et d'une appli mobile.

Cette étude a pour objectif d'améliorer l'usage des modes actifs sur le territoire. Les volontaires participeront donc à un projet d'intérêt général et bénéficieront d'un coup de pouce pour reprendre une activité physique régulière. "La santé, vecteur de sensibilisation et de motivation aux déplacements doux"; voici encore une initiative concrète de la direction de l'action environnementale du GRAND ANNECY pour aider au transfert modal.

Inscriptions & renseignements : plandemobilité@grandannecy.fr

 

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Nouvelle assurance chômage, trappe à pauvreté

29 Octobre 2019 , Rédigé par Thierry BILLET

Alors que le nouveau régime d'assurance chômage se met en place en FRANCE, des manifestations monstres éclatent partout dans le monde contre les inégalités croissantes, conséquences de politiques économiques déséquilibrées en faveur des plus riches. Laurent BERGER, secrétaire de la CFDT, dénonce en des termes inhabituellement violents dans sa bouche, la politique de paupérisation que cette réforme induit. Alors même que leur "contre partie", la taxation des contrats courts attend toujours. Ce déséquilibre dans l'application des mesures dans le temps n'étonnera que ceux qui croient encore que la volonté politique de ce gouvernement était l'équité entre les partenaires sociaux. Thomas PIKETTY montre bien le transfert de richesses vers les 1% les plus riches accéléré depuis quelques années en FRANCE et depuis plus longtemps dans le reste du monde; ce qui occasionne les manifestations d'exaspération au CHILI et ailleurs.

En FRANCE, Emmanuel MACRON confond les premiers de cordée avec les premiers de la classe. Les premiers de cordée font monter tout le monde au sommet, les premiers de la classe se moquent des suivants. La politique économique du gouvernement est une politique par et pour les premiers de la classe.

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250 000 arbres ici et là-bas, adaptation et atténuation

28 Octobre 2019 , Rédigé par Thierry BILLET

Un annécien m'écrit en me disant que je suis "élu d'ANNECY et pas de la planète". Je découvre à cette occasion que ma proposition d'aller planter des arbres en AMAZONIE a été mal traduite dans un journal local... Planter 250 000 arbres, c'est l'objectif du projet de territoire pour les planter ici; bien entendu. Et ce qui est voté est voté : il faut l'appliquer. Nous nous y employons avec de premières plantations dès cet automne dans plusieurs communes.

Mon idée, nécessairement complémentaire, est d'aller en planter en AMAZONIE avec un opérateur sérieux accélérer le mouvement et le renforcer par des plantations là où les incendies de forêt ont choqué toute la planète, faire un pied de nez à Messieurs BOLSONARO et Cie en montrant que les annéciens veulent agir là où ça a fait si mal.

Elu écologiste et donc élu d'ANNECY  pour la planète. La crise climatique est d'emblée planétaire : il n'y aura pas de bulle au-dessus de nos têtes annéciennes qui nous protégera du réchauffement global. Où qu'on plante ce sera bon contre le réchauffement : c'est le combat pour l'atténuation du réchauffement climatique. Il est mondial. Par contre, les arbres plantés ici nous protégeront  en plus des conséquences du réchauffement par l'ombre déployée par les arbres de haut jet : c'est le combat pour l'adaptation au nouveau régime climatique.

Opposer l'un et l'autre, c'est ne pas comprendre les enjeux locaux et planétaires du combat climatique.

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DEMAIN ANNECY, le film

27 Octobre 2019 , Rédigé par Thierry BILLET

Lors de la projection de "DEMAIN GENÈVE"  qui présente, dans la foulée du film "DEMAIN" de Cyril DION & Mélanie LAURENT,  lors de la semaine du développement durable ce printemps, j'avais été surpris par le fait que les annéciens présents ignoraient que la plupart des initiatives citoyennes et écologiques présentées par le film à GENÈVE existaient aussi à ANNECY.

Un groupe a décidé de relever le défi et de réaliser un documentaire présentant les initiatives des habitants d'ANNECY pour le climat :  "à ANNECY aussi des solutions existent".

Une souscription est ouverte sur HELLOASSO.com; n'hésitez pas !

 

DEMAIN ANNECY, le film
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Vers un usage sobre d'internet au quotidien...

26 Octobre 2019 , Rédigé par Thierry BILLET

Nous nous interrogeons de plus en plus sur l'impact écologique de nos outils numériques ( au fait, depuis combien de temps n'avez vous pas vidé la corbeille de votre messagerie électronique ?)

 

Dans la continuité du cycle de conférences 2018-2019 sur la transition numérique, la Ville d’Annecy organise deux conférences-ateliers pratiques « grand public » sur l’impact environnemental du numérique  :

 

·         « Vers un usage sobre d’Internet au quotidien » le samedi 16 novembre 2019 de 10h00 à 12h00 au Polyèdre, avec un atelier pratique de mise en application de plusieurs solutions concrètes sur son matériel informatique ;

 

·         « Ordinateurs, smartphones… quel est leur impact environnemental ? » le samedi 23 novembre 2019 de 10h00 à 12h00 au Polyèdre, avec un atelier pratique de découverte des parties d’un PC démonté (intervention d’AfB) et échanges avec l’intervenant.

 

Les deux évènements seront animés par Cycla Conseil (une entreprise annécienne), en partenariat avec Le Polyèdre et son nouvel espace numérique, l’entreprise AfB et le Grand Annecy qui coordonne localement la Semaine Européenne de la Réduction des Déchets.

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+ 1,5° maxi et neutralité carbone en 2050

25 Octobre 2019 , Rédigé par Thierry BILLET

271 inscrits à la restitution des ateliers climat de ce jeudi soir 27 octobre pour partager les propositions des 400 participants aux ateliers du printemps. Dans une ambiance studieuse marquée par les applaudissements, des habitants, des entreprises et des jeunes de "YOUTH for CLIMATE" ont présenté les  principales idées des groupes de travail et les services du GRAND ANNECY ont répondu en écho en précisant comment le futur plan climat air énergie reprend ces idées dans le plan d'actions détaillé au fur et à mesure des interventions sur nos 4 axes de transition énergétique :

  1. MOBILISER l'ensemble des acteurs et les citoyens autour du plan climat
  2. MAITRISER nos consommations d'énergie
  3. VALORISER les ressources du territoire
  4. METTRE EN PLACE une stratégie opérationnelle d'adaptation au changement climatique

Jean-Luc RIGAUT a, période électorale oblige, simplement introduit la restitution en affirmant les principes qui seront proposés au vote du conseil communautaire en janvier 2020 :

  1. la neutralité carbone en 2050 = on ne produit pas plus de gaz à effet de serre que ce que l'on est capable de séquestrer (forêts, prairies,...)
  2. on limite la contribution du GRAND ANNECY au réchauffement global à 1,5°; soit un réchauffement inférieur aux 2° de l'accord de PARIS

Si ANNECY n'y arrive pas, qui d'autre y arrivera en FRANCE alors que notre territoire est riche et plein de ressources; l'ensemble étant le moyen de déposer une candidature crédible au titre de  "capitale verte de l'EUROPE" en 2020 ou 2021.

Pour recevoir la plaquette qui a été distribuée aux participants et qui précise tout cela, envoyez moi un courriel : thierry.billet@annecy.fr

 

+ 1,5° maxi et neutralité carbone en 2050
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