Boucle d'eau, feu vert du Commissaire enquêteur
La boucle d'eau pour chauffer les immeubles de l'AVANT SCÈNE puis la piscine des MARQUISATS et à terme l'immeuble qui se construira sur le tènement BALLEYDIER vient de recevoir l'avis favorable du commissaire enquêteur au titre de l'autorisation environnementale.
Après l'accord du permis de construire pour la station de pompage et l'autorisation d'occupation du domaine public, rien ne s'oppose plus au commencement des travaux avec la phase délicate que constituera le passage sous la départementale.
Le commissaire enquêteur souligne l'absence de remarques négatives dans le cadre de l'enquête publique; ce dont il faut se féliciter car elle est la preuve que la pédagogie déployée pour expliquer ce projet unique en FRANCE d'énergie renouvelable a porté ses fruits. Tout comme le soutien des associations de protection de la nature dans le cadre du club air climat où le projet a été longuement détaillé très en amont de l'enquête publique.
Ce sera la première boucle d'eau destinée à alimenter un réseau de chaleur en FRANCE puisque le projet du lac du BOURGET a été annulé.
Rappelons une fois encore qu'il n'y a aucun risque écologique à cette initiative puisque l'eau du lac circulera en circuit totalement séparé de l'eau qui servira au chauffage des appartements : un échangeur de calories à la piscine permettra simplement de prendre des calories entre les deux conduites d'eau. L'eau du lac ne pourra en aucun cas être souillée comme le note l'enquête publique.
Mise en service : hiver 2020.
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Désimperméabilisation
Travail avec un technicien de la Métropole de LYON et de nombreux techniciens de la Ville, du SILA et du Grand ANNECY sur la politique de désimperméabilisation mise en place au sein de la Métropole depuis plusieurs années. Si l'infiltration sur place des eaux pluviales est déjà mise en oeuvre à ANNECY pour éviter de surcharger les réseaux d'eaux pluviales, l'intervenant a insisté sur la nécessité de ne pas surdimensionner ni de trop complexifier techniquement les infrastructures techniques de stockage de la pluie en cas d'orages ou de pluies intenses. 90 % des pluies à LYON (sans doute la même chose à ANNECY) sont inférieures à 15 millimètres, c'est sur cette base qu'il faut travailler. Il faut par contre se préoccuper de trouver des usages alternatifs de ces espaces (terrain de foot, etc.) pendant les longues périodes où ils ne servent pas au stockage de l'eau. Néanmoins la durée de vidange de ces espaces doit être inférieure à 72 heures pour éviter la prolifération de moustiques.
Mais le volet connexe à cette gestion de l'eau pluviale dans les projets neufs est la désimperméabilisation de 107 hectares sur le territoire de la Métropole de LYON subventionnée à 50% par l'Agence de l'Eau : c'est à dire que la Métro casse du goudron ou du béton pour renaturaliser les sols et permettre l'infiltration là où l'eau ruisselle et entraîne de la pollution dans les eaux de surface.
J'ai été frappé par une remarque essentielle : les polluants solubles comme les nitrates et les pesticides vont à la nappe phréatique quel que soit le mode de traitement; rien ne permet de les arrêter. Par contre tout ce qui n'est pas soluble est retenu dans les 5 premiers centimètres du sol : c'est cette profondeur qu'il faut soigner sans trop tasser la terre pour que l'infiltration ait bien lieu à la différence des habituels travaux de terrassement où l'on cherche à empêcher l'infiltration.
Le rationnement, un autre mot pour la sobriété
Jean-Baptiste FRESSOZ publie dans LE MONDE une belle tribune sur le caractère martial de la guerre contre le nouveau régime climatique dont il pointe le caractère inadapté à la question climatique et plaide pour le rationnement, autrement dit la sobriété.
"Conseil de défense écologique » (Emmanuel Macron), « troisième guerre mondiale » (Joseph Stiglitz), « nouveau Pearl Harbor » (Bernie Sanders), « union nationale dans la guerre pour le climat » (Nicolas Hulot), « guerre contre l’effet de serre » (François de Rugy)… On assiste depuis quelques mois à une surenchère de déclarations martiales autour du climat. La guerre est devenue l’analogie évidente pour caractériser la mobilisation générale contre le réchauffement climatique. On comprend la fonction de ces discours belliqueux : réactiver les rêves d’union sacrée et cacher la faiblesse des mesures actuelles. Mais hormis la rhétorique, une telle analogie entre guerre et climat est-elle pertinente ? Une situation de guerre est définie par plusieurs éléments : un ennemi extérieur, une lutte entre nations et un état d’exception. La crise climatique présente des caractéristiques en tous points opposées : l’ennemi est intérieur, la coopération internationale est indispensable, et la mobilisation ne devra jamais prendre fin. Il n’y a ni bataille décisive ni armistice possible. La situation climatique ressemble moins à la guerre patriotique conjurée par nos dirigeants qu’à une guerre civile sans fin. Pour être tout à fait juste, il y a néanmoins une expérience à retenir de la guerre qui est très pertinente dans le contexte climatique actuel : le rationnement. Si, en France, ce dernier rappelle les heures sombres de l’Occupation, si, en Allemagne et en Russie, il a servi à éliminer par la famine des populations entières, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni le rationnement est, en revanche, associé à un moment à la fois patriotique, égalitaire et surtout très efficace. Par exemple, le rationnement de l’essence établi aux Etats-Unis en mai 1942, avec un système de coupons en fonction des besoins professionnels de chacun, divise soudainement par deux la consommation domestique de carburant sans interférer de manière catastrophique avec l’économie américaine pourtant déjà bien motorisée (35 millions de voitures en 1939). En Grande-Bretagne, le rationnement alimentaire a considérablement amélioré l’état de santé des classes populaires. Dans les années 1930, frappés par la crise économique et le chômage, les pauvres n’avaient plus accès aux produits laitiers, aux fruits et aux légumes. Les inégalités étaient criantes, avec une mortalité jusqu’à 50 % supérieure dans les villes industrielles du nord par rapport au sud de l’Angleterre. Plus démocratique La guerre va permettre aux experts en nutrition, armés de la découverte récente du rôle des vitamines, d’améliorer l’alimentation populaire. Un système de coupons, de cantines gratuites dans les usines et les écoles, la substitution du pain complet au pain blanc, la réduction de la consommation de sucre, de graisses et de viande, l’augmentation de celle des légumes (surtout pommes de terre et carottes), la distribution gratuite de lait pour les enfants (supprimée par Margaret Thatcher en 1971), la généralisation des potagers (1,5 million en 1944) ainsi que des conseils nutritionnels permettent une réduction de la mortalité, du rachitisme, de la tuberculose et une augmentation de la taille dans les classes populaires. Conclusion de l’historienne Lizzie Collingham, « la Grande-Bretagne termina la guerre avec une population mieux nourrie et en meilleure santé que dans les années 1930 et avec des inégalités nutritionnelles réduites » (The Taste of War. World War II and the Battle for Food, Penguin, 2012). Le système de rationnement, parce qu’il était perçu comme juste (même si les riches avaient accès aux restaurants de luxe qui échappaient au rationnement), resta populaire jusqu’à la fin de la guerre : 77 % des Britanniques s’en déclarent satisfaits en 1944. Si nos dirigeants voulaient vraiment faire la guerre au changement climatique, ce genre d’initiatives devrait les inspirer. Et qu’on ne crie pas à « l’écofascisme » : rationner le transport est beaucoup plus démocratique qu’augmenter les taxes sur le CO2 que seuls les riches pourront payer. Jean-Baptiste Fressoz est chargé de recherche CNRS au centre de recherches historiques de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS)
De l'enfant roi aux enfants juges
Je trouve dans le MONDE une analyse de l'excellent article de la revue des jésuites "ETUDES" que j'avais envoyé aux jeunes de "youth for climate" d'ANNECY avec lesquels nous travaillons maintenant régulièrement depuis plusieurs semaines à partir de leurs propositions pour essayer des les transcrire dans les faits. En voici le résumé pour vous inviter à lire tout l'article de Dalibor Frioux. Et puis l'article sur l'extraordinaire Alexandra DAVID NÉEL mérite attention également...
La revue des revues. Dans le numéro d’été de la revue Etudes, fondée en 1856 par des pères de la Compagnie de Jésus, l’écrivain Dalibor Frioux rend un bel hommage à la génération des « enfants juges » incarnée par la Suédoise Greta Thunberg. L’auteur de Brut et d’Incident voyageurs (Seuil, 2011 et 2014) salue la lucidité de ces jeunes qui se mobilisent sans relâche pour le climat. « Dans le bonheur de l’espérance enfantine, il y a un futur qui va de soi, un lendemain toujours neuf. Mais voilà : la crise écologique la leur a volée. C’est chaque matin un monde de moins en moins neuf qui se fait jour. Un monde qui se laisse de moins en moins réparer par la sagesse de la nuit, le respect de la création ou de la nature, privé de capacités de régénération. »
Pour Dalibor Frioux, qui a été le chroniqueur d’Etudes sur les questions d’écologie de 2015 à 2018, la catastrophe environnementale interrompt une longue histoire fondée sur la certitude du renouvellement d’un monde commun. Elle est, à ce titre, le signe d’une « gigantesque crise de la transmission entre les générations ». « Transmission non plus de valeurs ou de savoirs, mais de la possibilité même de vivre une vie humaine dans un corps humain. Transmission des mammifères, des cours d’eau, de l’alternance des saisons, du bourdonnement au-dessus des prairies. Transmission de la longévité et de la santé, de maxima et de minima de températures, d’étés et d’hivers. »
« Transformation des aspirations »
Au printemps, cette mobilisation de la jeunesse a trouvé une première traduction électorale lors des élections au Parlement européen. Pour la politiste Florence Haegel, qui analyse le scrutin pour Etudes, c’est en effet à elle que l’on doit – notamment – la hausse de la participation électorale – le scrutin a renoué avec les taux du début des années 1980, supérieurs à 50 % – et le succès des partis écologistes. « Cette progression est intéressante car elle est alimentée par une vraie transformation des aspirations des populations, explique la professeure de Sciences po. Cela a pris du temps, mais ,désormais, l’écologie joue un rôle politique très significatif, en particulier parmi les jeunes générations. »
Urgence écologique
Intéressant échange avec un technicien du canton de GENÈVE au conseil départemental sur la question de l'urgence écologique et sa transcription politique. J'ai déjà abordé ce point ici :
Nous avons réfléchi ensemble au sens de cet "état d'urgence" qui - si il est constitué scientifiquement par le réchauffement climatique et l'effondrement de la biodiversité qui nécessite des mesures exceptionnelles en faveur de la transition énergétique - renvoie aussi à une situation "extraordinaire" justifiant temporairement des mesures exorbitantes du droit commun. Si il devient la norme, l'état d'urgence n'a plus de légitimité : il est la situation et la règle habituelle et se noie dans le quotidien.
Or nous avons besoin de qualifier cette urgence qui nécessite de lever divers freins, notamment règlementaires, de manière à ne plus se voir opposer sur les projets de rénovation énergétique de l'habitat, sur l'installation des panneaux photovoltaïques, sur les délais de mise en oeuvre de dispositions nécessaires à la préservation de la biodiversité, des règles héritées de temps où le réchauffement climatique n'était pas pris en considération et qui empêchent l'innovation écologique. Citons l'exemple du classement d'ANNECY en zone très enneigée qui renchérit les coûts d'installation du photovoltaïque, le surdimensionnement de certaines contraintes de dimensionnement du traitement à la parcelle des eaux pluviales, etc.
Pour aller vite, ce qui a été fait pour la reconstruction de NOTRE DAME devrait l'être dans les territoires sur la transition écologique : ce sera l'un des enjeux de notre contrat de transition écologique en cours de négociation avec l’État.
Stratégie lumière du Grand ANNECY
Le document de synthèse de la stratégie lumière du GRAND ANNECY est finalisé. Je vous invite à en prendre connaissance, ainsi que l'ortho photographie nocturne qui permet de visualiser les sources significatives de pollution nocturne de l'éclairage public, mais aussi des zones commerciales et d'activité qui sont trop éclairées, et souvent inutilement...
Vous trouverez également le lien ici pour accéder à la photographie aérienne nocturne sur le géoportail de la ville d'Annecy
Changez vos habitudes, passez au vélo !
Bravo à Roule & Co de cette excellente initiative... "Cette année encore, Roule & Co - association qui agit pour la promotion du vélo sur le bassin annécien depuis 9 ans - vous donne un coup de pouce en cette rentrée pour changer vos habitudes de déplacement et passer au vélo.
Pour toute adhésion / réadhésion à l'association sur le mois de septembre, Roule & Co vous offre un vélo à remettre en état, à choisir dans notre (très grand) stock de vélos. Vous pourrez lui redonner une seconde vie dans notre atelier, en profitant de notre outillage, des conseils de nos mécanos et d'une bonne ambiance.
Et si vous avez toujours une appréhension à rouler en ville, Roule & Co vous offre également un accompagnement : 1 heure avec notre encadrant vélo pour lever vos craintes, apprendre à rouler dans la circulation grâce à des petits conseils utiles au quotidien.
Un nouveau vélo + un accompagnement pour rouler : c'est le Pack Roule & Co pour passer au vélo cette année ! Venez nous rencontrer à Cran Gevrier."
Vers un appel à manifestation d'intérêts sur le photovoltaïque
Dans le cadre de son plan climat air énergie, le GRAND ANNECY travaille ardemment sur un projet d'appel à manifestation d'intérêt (AMI) photovoltaïque. Pour résumer, il s'agit d'offrir à des investisseurs parapublics ou privés un lot de toitures (le plus souvent publiques) permettant de massifier l'installation de panneaux sur des surfaces significatives et non au coup par coup comme c'est le cas actuellement.
Nous sommes bien placés pour lancer cela grâce à notre cadastre solaire .
Avec notre contrat de transition énergétique dont nous sommes lauréats, toutes les collectivités publiques présentes sur le territoire du GRAND ANNECY pourraient décider ensemble de mettre à disposition les toitures pertinentes d'un point de vue économique et productif pour proposer l'installation de centaines de mètres carrés de panneaux en un ou plusieurs lots.
L'objectif politique est également de favoriser les initiatives locales et régionales en ce domaine pour maîtriser de manière décentralisée notre production d'énergie.
Que cela n'empêche pas les propriétaires de toitures privées identifiées comme d'un rapport investissement/productivité efficace de réaliser des opérations plus limitées, mais tout aussi contributrices à la transition écologique.
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