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Le recyclage : quels bénéfices pour le climat ?

17 Avril 2015 , Rédigé par Thierry BILLET

L'association zero waste fait le point sur la relation entre la lutte contre le réchauffement climatique et le recyclage des déchets.
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Dans son rapport de 2010 intitulé “Waste and climate change”, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) établit que le recyclage est, après la prévention, la deuxième meilleure option pour traiter les déchets d’un point de vue environnemental. Ce constat s’appuie sur de nombreuses études, que ce soit pour les pays développés (i.e. WRAP 2006, ISWA 2009, Christensen et al. 2009, US EPA 2006) ou pour les pays en développement (i.e. Pimenteira et al. 2004, Chintan 2009). Parmi les études largement citées par le PNUE, on trouve celle du WRAP de 2006 sur les bénéfices environnementaux du recyclage (“Environmental benefits of recycling”), dont la version mise à jour en 2010 compare une cinquantaine d’analyses de cycle de vie (ACV) pour déterminer quelle option de traitement est la plus favorable selon différents impacts, et notamment celui sur le changement climatique.

 
Préserver l’énergie grise du produit

Si l’ACV permet la comparaison entre eux des produits et des process, en quantifiant leurs impacts, celle-ci devient plus difficile, voire erronée, lorsque les périmètres pris en compte sont différents. Certaines ACV, par exemple, commencent lorsque le produit est devenu un déchet, tandis que d’autres prennent en compte toutes les étapes de vie du produit et du déchet. Elles permettent notamment de comptabiliser l’énergie grise du produit, c’est-à-dire toute l’énergie qui aura été nécessaire pour extraire la matière première, la transporter, la transformer, et utiliser le produit jusqu’au moment où il devient déchet, ainsi que les émissions gaz à effet de serre (GES) associées à ces différentes phases. Prendre conscience de l’impact du produit tout au long de sa vie, permet ainsi de mieux apprécier les bénéfices liés à l’allongement de sa durée de vie et à son recyclage. Préserver la matière par le recyclage permet en quelque sorte de conserver dans la matière toutes ces émissions, en évitant d’en produire de nouvelles pour l’extraction, le transport et la transformation de la matière première vierge. Il faut par exemple 10 à 20 fois plus d’énergie pour produire de l’aluminium vierge que pour le recycler, et 2 fois plus d’énergie pour l’acier (WRAP, 2006). L’énergie maintenue dans le produit grâce au recyclage trouve son équivalence en émissions de GES évitées en fonction du mix énergétique[1] des pays où la matière vierge est produite et où la matière secondaire est recyclée. Le tableau ci-dessous (PNUE, 2010) compare les émissions évitées grâce au recyclage de différents matériaux selon que l’on soit en Europe du Nord, en Australie ou aux Etats-Unis.

 

Les écarts affichés s’expliquent notamment par la différence de mix énergétique entre ces régions, les USA ayant des sources d’énergies beaucoup plus carbonées que l’Australie par exemple (charbon, pétrole).

 
Éviter des émissions de gaz à effet de serre

Les bénéfices climatiques associés au recyclage proviennent aussi des émissions directes ou indirectes évitées en n’incinérant ou en n’enfouissant pas la matière.
Sur le plastique, les analyses de cycle de vie sont sans appel : le recyclage a toujours un meilleur bilan en terme d’émissions de gaz à effet de serre que l’incinération, car il évite des émissions de CO2 fossile, ou que le stockage car il évite, à long terme (passé 100 ans) des émissions diffuses de méthane fossile. Le rapport du WRAP de 2010 conclut ainsi que dans 63% des cas étudiés dans les 8 ACV de référence, l’incinération a 150% plus d’impact climatique que le recyclage. Concernant le stockage, cette différence d’impact est de 100% dans 89% des cas, et augmente de manière significative au-delà de 100 ans avec la dégradation des plastiques. Il est cependant important de noter que ces analyses supposent un ratio de substitution de la matière première secondaire à la matière première vierge de 1 pour 1, ce qui est rarement le cas, nous amenant à devoir légèrement dévaluer l’impact climatique du recyclage des plastiques.
Selon le WRAP, sur les papiers et carton, la différence d’impact climatique entre le recyclage/compostage et l’incinération est moins franche. En effet, le mix énergétique auquel se substitue l’énergie issue de l’incinération et l’un des facteurs déterminants pour augmenter les scores de l’incinération par rapport au recyclage. Si l’énergie issue de l’incinération se substitue à un mix énergétique très carboné (charbon, fuel), les bénéfices climatiques de l’incinération seront gonflés. Dans un cas comme celui de la France, dont le mix énergétique est très décarboné (nucléaire et renouvelables), le bilan climatique de l’incinération des matières organiques (papier, biodéchets) et donc nettement moins bon que celui de la valorisation matière. Le rapport du WRAP ajoute que si l’on prenait en compte le stockage de carbone dans le sol, le compostage et le stockage de papier auraient des bénéfices climatiques plus importants que l’incinération.
Pour les biodéchets, la méthanisation présente, selon les 8 études comparées par le WRAP, le meilleur bilan sur l’impact changement climatique. Le compostage n’obtient pas un bon score au regard de cet impact car il n’est pas associé à une récupération d’énergie et que ses bénéfices indirectes sont difficiles à évaluer. Ainsi, les émissions évitées grâce à la substitution de fertilisants et engrais issus de la pétrochimie, ou le meilleur de stockage de carbone dans le sol grâce à l’épandage de compost, sont absents de l’équation dans la plupart des ACV.

 

Si l’on a abordé dans cet article l’impact climatique du recyclage comparé à celui des autres modes de traitement, ce sont bien l’ensemble des impacts qu’il convient de prendre en compte pour déterminer quelle est la meilleure option en matière de gestion des déchets. Même si cela est extrêmement compliqué à quantifier, la prévention des déchets est indéniablement le choix le plus bénéfique au regard des différents critères pris en compte dans les ACV et notamment le critère climatique.

Sources

* European environmental agency, Waste opportunities : Past and future climate benefits from better municipal waste management in Europe, 2011
* WRAP,
Environmental benefits of recycling – 2010 update, 2010
* United Nations Environmental Program (UNEP) Division of Technology, Industry and Economics, Waste and Climate Change, Global Trends and Strategy Framework, 2010
* United States Environmental Protection Agency, Office of Solid Waste and Emergency Response, Opportunities to Reduce Greenhouse Gas Emissions through Materials and Land Management Practices, 2009
* Smith et al (AEA Technology),  Waste Management Options and Climate Change, Final report to the European Commission, DG Environment, 2001
* Boldrin et al, Composting and compost utilization: accounting of greenhouse gases and global warming contributions, 2009
* Hogg et Favoino, The potential role of compost in reducing greenhouse gases, 2008

[1] Répartition des différentes sources d'énergies primaires consommées pour la production des différents types d'énergies dans un pays.

© Emily Estienne - Zero Waste France

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Changer, faites le vous même ici et maintenant...

16 Avril 2015 , Rédigé par Thierry BILLET

La semaine du développement durable 2015 aura été de l'avis de tous les participants aux projections, aux débats et aux initiatives citoyennes qui se sont succédées du 3 au 14 avril un vrai plaisir avec des moments forts comme cette rencontre avec les acteurs de "REgARDS SUR NOS ASSIETTES" de Pierre BECCU, ces agriculteurs dont je vous invite à découvrir les produits de HAUTE SAVOIE sur le site du film. La salle de projection de NOVEL était pleine et le débat fort riche. Car ce qui a été le fil conducteur des intervenants de ces soirées, Marie Monique ROBIN, Jean-Paul JAUD, Pierre BECCU, c'est : "Faites le vous même ici et maintenant, n'attendez rien d'en haut; le pouvoir de consommer autrement, de gérer votre argent autrement, de  vous déplacer autrement, vous en disposez déjà." Il a été frappant, soir après soir d'entendre les documentaristes défendre cette idée simple : nous avons le pouvoir, utilisons le. Arrêtons de chercher des excuses dans l'incurie des politiques pour ne pas engager maintenant la transition écologique dans nos pratiques quotidiennes. Le "principe responsabilité", cet apport déterminant de Hans JONAS à la pensée écologiste doit guider nos pas. Cher lecteur, qui t'empêche d'ouvrir un compte à la NEF en te rendant au CREDIT COOPERATIF pour que ton argent ne soit plus utilisé pour la spéculation ? qui t'empêche de commander ton électricité totalement verte à ENERCOOP ? qui te contraint à ne pas participer à la foultitude d'expressions citoyennes que le village du développement durable a mis en valeur ? qui t'empêche de participer à l'épargne solidaire d'une de nos CIGALES ? Etre contre le nucléaire et continuer à acheter son électricité à EDF, excusez moi, mais il y a un bug dans le raisonnement... Vive la vie, chers amis.

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Commune nouvelle

15 Avril 2015 , Rédigé par Thierry BILLET

En convoquant la presse pour souffler le froid à propos de la création de la commune nouvelle, Bernard ACCOYER essaie de donner l'impression qu'il est encore le centre du débat et le grand manitou du projet de fusion des 13 communes de l'agglo.

Il faut lire entre les lignes l'entretien dans le DAUPHINE daté du 14 avril, qui reprend sans les guillemets d'usage  l'expression « effectif pléthorique » dans la fonction publique territoriale comme si elle allait de soi et était la position du journal... Alors qu'elle est le vade mecum de M. ACCOYER depuis des lustres, au demeurant sans aucune démonstration concrète de la réalité de cette "pléthore" d'agents publics. Comme pour l'ultra libéralisme, ce type de discours contre l'emploi public ne s'appuie sur aucun fondement économique sérieux : il est simplement le nouveau « prêt à penser » de responsables qui n'ont aucune compétence économique mais ont senti l'air du temps; celui du chacun pour soi et du "renard libre dans un poulailler libre". Bernard MARIS, tu nous manques !

Le même article présente un encadré aimablement fourni par ANNECY LE VIEUX sur  son budget de fonctionnement de l'ordre de 950 euros par an par habitant alors que la moyenne de la strate serait à plus de 1.200 euros. Ces chiffres ne prouvent pas la rigueur de la gestion ancilevienne. Par l'absurde, si le budget de fonctionnement de M. ACCOYER était de zéro euro par an, serait-il un excellent maire et les habitants d'ANNECY LE VIEUX sans aucun service public municipal des citoyens comblés ? Chacun voit bien qu'en face des dépenses, il y a des services rendus aux habitants et qu'il ne suffit pas de ne pas dépenser pour être un bon gestionnaire : c'est la comparaison relative entre les services rendus aux habitants et le coût de fonctionnement du service qui est pertinente. De ce point de vue, il faudrait comparer le budget de fonctionnement d'ANNECY LE VIEUX et la qualité et l'étendue du service public rendu aux ancileviens et de le comparer à celui de CRAN GEVRIER ou de SEYNOD. C'est ce que les journalistes auraient dû lui demander : Quel accueil périscolaire ? Quels parcours culturels et sportifs pour les enfants ? Quel âge d'entrée en crèche ? Quelles animations culturelles ? Quelles fêtes ? Quelles initiatives de convivialité ? Combien de jardins en ville ? Quels efforts de réduction de la production de gaz à effet de serre ? Quelle maitrise de l'énergie ? Il ne suffit pas de ne pas coûter cher, il faut gérer le service rendu au public.

Entre les lignes, à propos de la fusion des 13 communes, Bernard ACCOYER dit clairement qu'il n'y croit pas. EPAGNY et METZ TESSY ont déjà dit officiellement non. POISY et ARGONAY sont mezzo voce sur la même posture. Or, il faut l'unanimité des 13 communes. La messe est dite, et Bernard ACCOYER tire l'échelle.

Reste la fusion du coeur urbain de la C2A. Et là encore, Bernard ACCOYER savonne la planche en fixant des objectifs de réduction de la qualité de service rendu aux habitants dont il sait bien qu'ils sont inacceptables par les autres villes. Sans oser le dire officiellement, ce que préconise le maire d'ANNECY LE VIEUX est clairement de sous-traiter au privé les secteurs dont il souhaite que les communes se désengagent : la restauration municipale par exemple. C'est ce qu'il appelle le « projet politique » : celui de saborder le service public pour faire baisser facialement les impôts, et faire payer en douce la prestation à une entreprise sans politique sociale de tarification. Bien entendu, il n'est pas aussi précis dans son entretien, mais c'est clairement ce qu'il dit en « off ». Et puis, bien entendu, il faudra ramener l'offre culturelle à celle de sa commune, c'est à dire à... , oui à quoi d'ailleurs ?

Or malgré le fait que cette fusion du coeur urbain de l'agglo : ANNECY, CRAN GEVRIER, MEYTHET et SEYNOD n'apporterait pas de maintien de la dotation de l'Etat, ne faut-il pas aller vers la création de cette nouvelle municipalité ? ANNECY LE VIEUX y aurait sa place, mais on comprend bien que Bernard ACCOYER n'en veut pas car la fusion diluerait son pouvoir dans le grand ensemble dont il ne sera pas le maire. Sous couvert d'un « projet politique » à valider sans conditions , il cherche maintenant officiellement à créer les conditions du statu quo car il lui serait favorable.

Une agglo exsangue financièrement du fait du désengagement de l'Etat devrait réduire sa voilure culturelle ou de transports collectifs, rien que du positif pour son "projet politique".

Un échec du processus de fusion desservirait le maire UDI d'ANNECY qui s'est engagé vaillamment dans cette stratégie d'avenir, et ce serait toujours ça de pris à quelques mois des régionales où l'UMP veut à tout prix empêcher une liste UDI en RHONE ALPES contre Laurent WAUQUIEZ, l'idéologue des pauvres qui ne foutent rien et à qui on donne trop.

Alors je pense après de longues réflexions personnelles qu'il faut aller à la fusion d'ANNECY, de CRAN, de MEYTHET et de SEYNOD pour donner un sens à l'avenir et un projet à nos équipes municipales et aux centaines de fonctionnaires qui se dévouent chaque jour pour assurer la qualité de vie de nos concitoyens.

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Votes à l'unanimité du conseil municipal

14 Avril 2015 , Rédigé par Thierry BILLET

Les deux délibérations stratégiques en matière environnementale présentées au Conseil municipal ce lundi ont été adoptées à l'unanimité du conseil sur la politique de la Ville en matière de biodiversité et de lutte contre le réchauffement climatique. Sur la biodiversité, la délibération proposait au Conseil de valider l'engagement du service des espaces verts dans une démarche renforcée en faveur d'une démarche intégrée conjuguant l'abandon des pesticides à une politique de plantation orientée vers la création d'habitats diversifiés en faveur de la faune locale, la recherche de valorisation d'espaces interstitiels avec les citoyens et leurs associations (notez la réunion du 29 mai avec les Incroyables comestibles pour comprendre leur démarche d'agriculture urbaine), de développement de l'agriculture urbaine, malgré les contraintes d'une ville très dense, etc. Cette délibération est disponible sur simple demande. En conséquence de quoi, le service devient officiellement le service "Paysage, biodiversité et espaces verts", avec une feuille de route et un projet de service qui déclinent ces orientations politiques.

Sur le réchauffement climatique, le Conseil a validé le plan d'action en vue de la labellisation de la Ville dans la démarche d'amélioration continue "Cit'ergie". La Ville sera sans doute d'emblée labellisée "Cap cit'ergie" en 2015, mais nous souhaitons être labellisée "Cit'ergie" d'ici la fin du mandat. L'obtention de ce label nécessite que l'ensemble des services municipaux se mobilisent pour mettre en oeuvre le plan d'actions municipales s'agissant par exemple de la formation des agents municipaux en matière d'écologie, d'éducation à l'environnement dans les parcours offerts aux jeunes annéciens aux côtés de la culture et du sport, etc.

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Rapport annuel 2014 de la CIPRA

13 Avril 2015 , Rédigé par Thierry BILLET





Chers amies et amis des Alpes,

Les paysages ont de multiples fonctions : zone urbaine, terre agricole, pâturage, zone humide, espace récréatif. Ils constituent aussi avant tout l’habitat de la faune et de la flore. Ménager toutes ces fonctions requiert l’intervention de nombreux acteurs.

Pour le maintien de la biodiversité, il est important que les animaux et les plantes puissent migrer et se reproduire. C’est à nous, en tant qu’êtres humains, qu’incombe la responsabilité pour toutes les espèces et leur habitat. Il en va aussi de notre bien-être. Notre rapport annuel 2014 met en lumière la participation de femmes et d’hommes issus de secteurs divers  à la mise en place d’un réseau écologique transalpin.

Préserver le territoire naturel, vital et économique exceptionnel des Alpes et le développer – voilà ce qui nous occupe -  afin que la vie dans les Alpes demeure aussi attrayante et gratifiante pour les générations futures. Votre attention, votre appui conceptuel ou financier nous permettent d’être conséquents dans la poursuite de nos objectifs à long terme. Nous vous en remercions de tout cœur !

Le rapport annuel est disponible sous forme numérique sur www.cipra.org/rapport-annuels. La version imprimée peut être commandé gratuitement en allemand, en français, en italien et en slovène auprès de CIPRA International, Tel. +423 237 53 53, international@cipra.org.

Cordialement

Claire Simon
Directrice CIPRA International

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Luc SCHUITEN

12 Avril 2015 , Rédigé par Thierry BILLET

Venez faire jubiler vos neurones avec la conférence de Luc SCHUITEN, architecte urbaniste bruxellois, frère du célèbre auteur de BD, "vers une cité végétale"... le mardi 14 avril à 18 heures 30 à l'école supérieure d'art 52 bis rue des marquisats à ANNECY. En avant goût, cet entretien avec le conférencier.

 

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à vous la parole sur le PLU...

11 Avril 2015 , Rédigé par Thierry BILLET

La Ville d'Annecy a lancé la révision de son plan local d'urbanisme, qui définit les règles d'urbanisme et d'aménagement sur le territoire communal. Cette révision est l'occasion pour chaque Annécien d'exprimer ses idées, ses besoins, ses envies pour participer à dessiner, ensemble, la ville de demain

Approuvé par le conseil municipal en décembre 2006 après avoir été élaboré en concertation avec la population, le plan local d'urbanisme (PLU) d'Annecy est actuellement en cours de révision. En effet, la loi d'engagement national pour l'environnement (dite "Grenelle II") du 12 juillet 2010 a modifié plusieurs aspects du PLU : meilleure prise en compte du développement durable, de la biodiversité, des trames vertes et bleues (un réseau d'espaces verts terrestres et aquatiques)... et les PLU doivent se mettre en conformité avec la loi d'ici le 1er janvier 2017.


Retrouvez toutes les information sur la révision du PLU dans la rubrique
>>  Déplacement, Urbanisme, Logement > Urbanisme > Le Plan local d'urbanisme (PLU)

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Déchets, bilan 2014

10 Avril 2015 , Rédigé par Thierry BILLET

Le bilan de la production de déchets dans l'agglomération permet de mesurer les efforts de réduction des déchets à la source que nous avons collectivement réalisés et le bilan du tri sélectif avec des filières de plus en plus nombreuses de recyclage des déchets par des organismes collecteurs agréés.

C'est ainsi que pour les déchets électriques et électroniques (D3E), 1.097 tonnes ont été collectées en 2014, ce qui a généré 91.000 euros de recettes de l'organisme collecteur et une économie de 35.000 euros d'incinération... Outre le recyclage de ces produits de haute valeur et le gain en pollution de leur valorisation.

Les déchets dangereux spécifiques comme les peintures et autres vernis ramenés en déchèterie ont représenté 117 tonnes, pour 10.420 euros de rétrocession de l'organisme collecteur, mais 78.000 euros d'économie d'incinération car ils auraient dû être évacués vers une installation spéciale très coûteuse et non à l'usine SYNERGIE de CHAVANOD compte-tenu de leur toxicité.

L'enquête de satisfaction réalisée par téléphone début 2015 auprès d'un panel représentatif d'habitants a montré que le service satisfait 93% des habitants en 2014 comme en 2011, malgré la réduction de la fréquence des collectes et du ramassage des encombrants en pied d'immeubles. Ce qui prouve que les annéciens ont parfaitement compris qu'il fallait arrêter de tout jeter n'importe comment et qu'il fallait adapter la collecte aux objectifs ambitieux de tri que nous nous sommes fixés. 80% des habitants affirment qu'ils trient tout ou presque de leurs emballages contre 75% en 2011. 58% trient par conviction contre 43% en 2011. 51% disent avoir apposé un « stop pub » sur leur boites aux lettres (je pensais que c'était plus !). Mais 93% pensent que les déchets son une thématique majeure contre 65% en 2011. Et 88% estiment qu'il est facile ou très facile de trier dans l'agglomération.

Une grande évolution est que 19% citent la nécessité de limiter les emballages à la source contre 5% en 2011 : la prise de conscience de la responsabilité sociale et environnementale des producteurs de déchets est passée par là, même si ils estiment trop souvent que la création des organismes de collecte spécialisée suffit à respecter leurs engagements. Alors que ce n'est pas le cas, on ne répétera jamais assez que le meilleur déchet est celui qu'on ne produit pas.

Pour ma plus grande joie, ce sont maintenant 200 lombricomposteurs qui ont été distribués dans l'agglomération. Je me souviens encore de la tête des membres de la commission quand j'avais amené mon lombricomposteur en réunion à la mairie de CRAN pour leur montrer comment cela fonctionnait. Je les remercie de m'avoir fait confiance, et ça marche !

Prochaine étape : des lieux où déposer et échanger les livres pour supprimer complètement l'envoi des livres à l'incinération. Un livre dont on ne veut plus est un livre à mettre à la disposition d'un autre, pas un déchet à jeter. Vous pouvez commencer dès maintenant à laisser vos livres en libre service dans un lieu de réunion, une salle d'attente publique, sur un banc avec une petite mention expliquant qu'il est là pour être pris, lu, redonné... Demandez des autocollants à www.agora74 mais vous pouvez simplement l'écrire sur la page de garde.

 

 

 

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ce soir, c'est fab lab...

9 Avril 2015 , Rédigé par Thierry BILLET

 

 
Dans le cadre des animations de la Semaine du développement durable, l'Ecole supérieure d'art de l'agglomération d'Annecy (ESAAA) vous invite à venir assister à la conférence d'Oriane MOLLET, jeune ingénieure en Optique, (association Open Source Ecology). Plus tard dans la soirée, vous découvrirez leur atelier de bricolage collectif - le Fab Lab. Composé de machines à commandes numériques ou de matériel électronique, l'ESAAA-Lab est désormais accessible aux inventeurs, bricoleurs, recycleurs et autres "makers" professionnels ou amateurs du bassin annécien. 
 
Rendez-vous ce jeudi 9 avril, à 18h30, dans les locaux de l'ESAAA (52 bis, rue des Marquisats). 
 
Entrée libre & gratuite

Pour consulter le programme de la semaine, cliquez ici !

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Facture énergétique du bassin de vie

9 Avril 2015 , Rédigé par Thierry BILLET

La facture énergétique du territoire à énergie positive (TEPOS) que constitue l'agglo d'ANNECY, celle de CHAMBERY avec le Parc naturel régional des BAUGES est de 860 millions d'euros tous les ans. Tous les ans nous jetons cet argent par la fenêtre, creusant le déficit du commerce extérieur de la FRANCE pour offrir une rente pétrolière aux oligarques de toutes confessions.

Cela représente 333 millions d'euros pour la seule C2A tous les ans ! 50% de la consommation part dans le chauffage et 29% dans les transports.

Réduire de 70% la consommation pour le chauffage comme c'est l'engagement pris lors de la création de TEPOS permettrait de créer de 740 à 930 emplois pérennes non délocalisables dans le bassin de vie.

Il faut répéter et répéter encore ces chiffres qui renvoient au pur bon sens : continuer à enrichir les dictateurs et les corrompus du Sud ou créer de l'emploi localement en développant les énergies renouvelables, en isolant nos maisons et en réduisant la part de l'auto-solisme ? Voilà le vrai choix économique qui permettrait de réduire notre déficit commercial et de créer de l'emploi localement.

 

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