Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
thierry billet

Écologiste annécien

Nous sommes des privilégiés

Publié le 7 Décembre 2020 par Thierry BILLET

Merci à Monsieur MOGENET, maire de SAMOENS, de remettre quelques pendules à l'heure. "Ma démarche alerte aussi sur l'image qu'on donne. Tout le monde ne peut pas aller aux sports d'hiver, pour beaucoup c'est un luxe inaccessible. Et demain ce sera peut-être même encore plus compliqué".

Dans le même ordre d'idées je trouve cela dans Libé :  "A Lambersart, près de Lille, le maire doit faire face à une polémique autour de la fermeture d’une friterie, soutenue par pas mal de personnes. Ce qui casse un peu les pieds de l’édile centriste Nicolas Bouche, qui ne comprend pas pourquoi autant d’énergie est dépensée pour cette cause. «Les gens qui mangent des frites c’est sûr ils se mobilisent, ils sont nombreux. La mobilisation pour une friterie, c’est incroyable», ironise-t-il dans des propos rapportés samedi par la Voix du Nord, ajoutant : «Si les gens pouvaient se mobiliser pour les SDF comme ils se mobilisent pour une friterie, j’en serais ravi.» 

 

https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/manifestations-des-stations-une-image-deplorable-pour-le-maire-de-samoens-nous-sommes-des-1607249437?xtor=EREC-43&actId=ebwp0YMB8s1_OGEGSsDRkNUcvuQDVN7a57ET3fWtrS9aSTj894k6MtU2o-TuoAs8&actCampaignType=CAMPAIGN_MAIL&actSource=506056

commentaires

Cyril DION répond à Emmanuel MACRON

Publié le 7 Décembre 2020 par Thierry BILLET

Je vous invite à prendre connaissance de la réponse de Cyril DION, initiateur de la convention citoyenne sur le climat,  à Emmanuel MACRON qui l'a vivement mis en cause lors de son interview sur "BRUT" il y a quelques jours. Nous avons un problème démocratique à résoudre avec ce Président et ce gouvernement : celui de la parole donnée en matière climatique.

Cyril Dion à Emmanuel Macron :

« Tenir parole, pour un président de la République,

c’est le socle de nos démocraties »

En réponse aux propos du chef de l’État sur « Brut », le cinéaste demande le respect de l’engagement à soumettre, « sans filtre », au Parlement ou par référendum, les propositions de la convention citoyenne pour le climat.

Monsieur le Président,

Puisque vous m’avez apostrophé avec une certaine véhémence dans votre live pour le média Brut [vendredi 4 décembre], je me permets de vous adresser ici une réponse.

Vous semblez touché que je vous ai « aidé » et qu’aujourd’hui je vous critique. Vous me traitez « d’activiste » comme si c’était un gros mot. Vous dites que je ne suis pas « honnête », que je fais une « caricature ». Au-delà de la perplexité que m’évoque cette morgue à mon endroit dans la bouche du président de la République, il me semble que c’est vous qui ne respectez pas la parole que vous avez donnée. Et que c’est préoccupant pour plusieurs raisons.

En février 2019, je suis effectivement venu, avec Marion Cotillard, vous proposer d’organiser une assemblée citoyenne pour le climat, reprenant la proposition que nous vous avions faite avec le collectif des « gilets citoyens » le 23 janvier dans Le Parisien. Pourquoi ? Parce que depuis quarante ans, tous les gouvernements savent pertinemment que le dérèglement climatique existe, en connaissent les causes, les conséquences et les remèdes.

Opérer des changements systémiques

Pourtant, depuis quarante ans, leur réponse à cette urgence vitale pour l’humanité est indigente. Elle l’est pour plusieurs raisons. D’abord parce que des groupes d’intérêt (l’exemple le plus célèbre est celui d’Exxon aux Etats-Unis) ont pesé de tout leur poids pendant des années pour semer le doute sur la réalité du phénomène. Ensuite parce que notre modèle économique fondé sur une croissance sans limite s’accorde mal avec la frugalité que la crise écologique demande. Enfin, parce que c’est très compliqué. Les changements à opérer sont systémiques, massifs. Opérer le virage écologique implique de bouleverser nos sociétés. Certains y voient l’occasion d’un monde meilleur. D’autres la perte d’une forme de confort, de certains acquis, de leurs emplois…

Chacune des parties prenantes de notre société cherche légitimement à défendre ses intérêts. C’est la cacophonie et le tiraillement. Bien souvent, les élus en quête de réélection cherchent à contenter tout le monde et ont rarement le cran d’aller aussi loin que la situation le demanderait. Ils se rabattent donc sur le plus petit dénominateur commun : des mesures tièdes, en demi-teinte, rarement à la hauteur de l’enjeu. Ce fut le cas du Grenelle de l’environnement, de la loi EGalim sur l’agriculture et l’alimentation, de la plupart des COP climat. Résultat, la catastrophe est maintenant à nos portes et il sera bientôt trop tard pour éviter le pire.

« Il s’agit de faire participer les citoyens à la décision. Renouveler un pacte démocratique affaibli et parfois même piétiné par le nombre de promesses non respectées »

Nous avons parlé de tout cela. Et je vous ai partagé une conviction : pour surpasser ces difficultés, nous avons besoin de modèles démocratiques innovants, qui permettent une véritable délibération des Français, dans leur diversité, pour trouver des solutions justes et efficaces, acceptables par le plus grand nombre. On accepte plus facilement une décision difficile que l’on a participé à prendre qu’une décision imposée d’en haut, par un gouvernement.

Le mécanisme proposé était le suivant : une assemblée de Français tirés au sort, représentatifs de toutes les réalités du pays, auditionne des experts incontestables sur la science, puis des parties prenantes de toute la société (entreprises, ONG, syndicats, élus, etc.). Ils délibèrent à ciel ouvert (tout est accessible en ligne) et formulent des propositions qui sont ensuite soumises au reste des Français par référendum ou, au minimum, au Parlement.

Simulacres de démocratie participative

J’ai été très clair avec vous : pour que cette initiative démocratique fonctionne, il est indispensable que vous vous engagiez à reprendre les propositions issues de la délibération des citoyens « telles quelles » pour les soumettre aux Français ou aux députés. Pour une raison simple. Depuis des années, des responsables politiques organisent des simulacres de « démocratie participative ». Les citoyens sont consultés et ensuite les élus n’en font, très souvent, rien. Des experts sont mandatés, travaillent d’arrache-pied (comme lors du Grenelle de l’environnement, comme le Haut Conseil pour le climat), puis leurs recommandations sont ignorées, détricotées, affaiblies par le phénomène décrit plus haut. Là, il s’agit d’autre chose : faire participer les citoyens à la décision. Renouveler un pacte démocratique affaibli et parfois même piétiné par le nombre de promesses non respectées.

Le 25 avril 2019, après des mois de discussions entre l’Elysée, le ministère de la transition écologique et des membres des « gilets citoyens », vous avez annoncé la création d’une assemblée citoyenne composée de 150 citoyens tirés au sort. Vous avez déclaré : « Ce qui sortira de cette convention sera, je m’y engage, soumis sans filtre soit au vote du Parlement, soit au référendum, soit à application réglementaire directe. »

Le 10 janvier, vous avez rendu visite aux membres de la convention. Vous êtes revenu sur cette notion de « sans filtre » et avez déclaré : « Si à la fin de vos travaux vous donnez des textes de loi, des choses précises, là je m’engage à ce qu’ils soient donnés ou au Parlement ou au peuple français tels que vous les proposerez. » C’est le cas pour de très nombreuses propositions. Le 29 juin, vous nous avez reçus dans les jardins de l’Elysée. Vous avez une nouvelle fois été très clair sur le débouché des propositions de la convention : « Je vous confirme que j’irai au bout de ce contrat moral qui nous lie en transmettant la totalité de vos propositions à l’exception de trois d’entre elles.»

De mon côté, je me suis engagé, si vous ne respectiez pas votre parole, à me manifester et à être le garant du respect de votre engagement auprès des citoyens. Cet engagement, c’est vous qui l’avez pris. Personne nous vous y a obligé. C’était d’ailleurs extrêmement courageux de votre part.

« Les détricotages se multiplient »

Vous avez également donné aux citoyens de la convention un « droit d’alerte ». Depuis plusieurs mois maintenant, de nombreuses alertes vous sont adressées, sont adressées à vos conseillers à l’Élysée, à la ministre de la transition écologique.

Des mesures qui devaient être transmises sans filtre aux parlementaires sont modifiées et parfois amoindries par le gouvernement, d’autres que vous aviez dit retenir sont finalement écartées, dont l’une – un moratoire provisoire sur la 5G – que vous avez rejetée en déclarant ne pas croire dans « le modèle amish » et ne pas vouloir revenir « à la lampe à huile »…

Malgré ces alertes, les détricotages se multiplient. Ils ont été analysés par le Réseau Action Climat. Parallèlement, des députés s’alarment de ne pas pouvoir participer à la concertation avec les citoyens, qui avait été promise. J’ai donc relevé le niveau d’alerte et lancé une pétition pour vous appeler à respecter votre engagement. Elle a déjà été signée, au moment où je vous écris, par plus de 321 000 personnes.

Ce que nous – signataires de cette pétition – vous demandons n’est ni un « sketch », ni une trahison, ni une « solution de fainéant », mais simplement de tenir parole. Nous vous le demandons aujourd’hui car c’est en ce moment qu’ont lieu les arbitrages de la grande loi climat qui doit reprendre le plus grand nombre des propositions de la convention citoyenne. Et qu’elle pourrait être la plus ambitieuse que la France ait jamais connue.

Nous vous le demandons parce que les climatologues misent sur un réchauffement de 3 à 7 °C d’ici à la fin du siècle et que notre planète pourrait devenir partiellement inhabitable.

Nous ne vous donnons pas de leçons

Parce que l’avis du Conseil d’Etat donne trois mois à votre gouvernement pour justifier que la trajectoire de réduction à l’horizon 2030 pourra être respectée.

Parce que le Haut Conseil pour le climat a rappelé maintes fois que la France ne tient pas ses objectifs pour respecter les accords de Paris.

Parce que « sans mesures urgentes, la crise climatique pourrait saper les progrès des cinquante dernières années en matière de santé publique, perturbant des millions de vies et submergeant les systèmes de santé », prévient une étude publiée le 3 décembre par la revue britannique The Lancet.

Nous ne vous donnons pas de leçons. Nous savons que tout ceci est complexe. C’est justement pour cela que les citoyens ont travaillé depuis un an à proposer un plan robuste « dans un esprit de justice sociale ».

Par-dessus tout, nous vous le demandons, parce que nous croyons toujours, même si c’est un peu vieux jeu, que tenir sa parole, pour un président de la République, c’est le socle de nos démocraties.

commentaires

Il n'y aura pas de vaccin pour la crise climatique

Publié le 6 Décembre 2020 par Thierry BILLET

Il faut se féliciter de la perspective maintenant proche d'un vaccin obtenu - ironie du sort en ces périodes de repli sur soi - grâce à une immigrée hongroise aux USA Katalin KARIKO et deux immigrés turcs en Allemagne les époux SAHIN. Cette bonne nouvelle a fait passer au second plan que 2020 est dans les 3 plus chaudes années pour le climat malgré un épisode "El Nino" intense qui aurait dû la disqualifier. Évacuons tout de suite l'idée que les confinements auraient pu avoir un impact sur le climat en 2020 : il y a une telle quantité de carbone déjà stockée dans l'atmosphère qu'une baisse des émissions en 2020 aura un effet en ... 2030 ? Pour autant, nul ne peut ignorer que le Dr RAOUT avant de raconter n'importe quoi sur le COVID-19, faisait partie des climato-sceptiques. Les mêmes mauvais génies sont à l’œuvre soutenus par les mêmes politiciens populistes.

Mais surtout il n'y aura jamais de Mme KARIKO ni de M. SAHIN pour le climat. Stéphane FOUCART dans LE MONDE du 6 décembre pointe notre "incapacité à saisir dans toute leur ampleur les phénomènes qui produisent des risques individuels faibles mais des risques systémiques élevés" . Ces risques qui à bas bruit déstabilisent nos systèmes de santé, nos équilibres biologiques, notre accès aux ressources vitales que sont l'air et l'eau.

Ne rien faire aujourd'hui ou ne pas en faire assez pour le climat, c'est aller doucement mais sûrement vers des décisions tardives et d'une radicalité telle que les mesures de confinement d'aujourd'hui apparaîtront pour ce qu'elles sont, des pichenettes désordonnées pour ne pas affronter le désordre global que nous occultons.

commentaires

NE PAS FAIRE, ce n'est pas FAIRE

Publié le 4 Décembre 2020 par Thierry BILLET

Que retenir des 6 premiers mois de la nouvelle équipe municipale ? M. ASTORG avait indiqué à la presse que le programme des 100 premiers jours était écrit et qu'on verrait ce qu'on verrait. On n'a rien vu. Trop absorbés par gérer les désaccords de cette équipe de bric et de broc, et à palabrer à en donner le tournis aux fonctionnaires municipaux déboussolés par ces armées mexicaines d'élus en contradiction permanente, 2 décisions ont seulement été prises : NE PAS FAIRE le parking de la préfecture et le tunnel sous le SEMNOZ.

Cela aura réjoui les opposants au Tunnel. Mais cela pose deux problèmes.

1/ pour des admirateurs de la concertation, prendre une décision radicale sans attendre l'issue des études complémentaires engagées suite au débat public de 2018 est une contradiction absolue. JLR avait proposé un référendum local une fois les compléments d"études achevés pour permettre la discussion démocratique. LARDET/ASTORG passent en force. J'imagine la colère des élus seynodiens fermement engagés pour le Tunnel ... et pour Mme LARDET !

2/ et quel est le plan B ? M. ASTORG lors d'un débat sur FR3 avait annoncé sans rire que le tramway vers SAINT JORIOZ était tracé au millimètre en montrant une carte à l'écran. Il mentait ; car comment faire passer de front à la PUYA un tramway, 2 voies de voiture, une piste cyclable bidirectionnelle et un cheminement piéton ? Alors que la "coronapiste" devant L’Hôtel de Ville a été abandonnée, comment faire une voie bus/vélo dédiée en site propre sans dévier les voitures avant qu'ils ne passent l'Hôtel de police ? Et comment les dévier sans le Tunnel ?

Quant au parking de la préfecture, comment renforcer la piétonisation du cœur de ville si on n'offre pas une alternative le soir aux voitures des habitants qui y vivent et qui partent travailler la journée et rentrent le soir chez eux en voiture ? Les parkings privés sont déjà à des prix inabordables : il faut une offre publique de parking pour les habitants de l'hyper centre en complément de la piétonisation de l'îlot de la rue du collège Chapuisien ou de la rue du président FAVRE. C'était notre vision des usages du parking de la Préfecture. En ne le faisant pas, la nouvelle municipalité empêche de facto un apaisement général de la circulation en ville.

Et oui, NE PAS FAIRE n'est pas une politique pour l'avenir si ce n'est pas accompagné par des solutions alternatives immédiates. A chaque fois, le Maire essaie d'endormir les annéciens en évoquant de vagues études ou des projets à venir qui seront évidemment débattus démocratiquement et décidés collectivement. Mais en réalité, il ne se passe RIEN de nouveau. NE PAS FAIRE, ce n'est pas FAIRE, c'est juste le plus petit commun dénominateur entre un maire "écolo" et une députée qui vote l'article 24 de la loi sur la sécurité globale. S'entendre sur des renoncements ne fait pas la politique d'avenir dont la Ville et le GRAND ANNECY ont besoin en 2021.

commentaires

On lâche rien !

Publié le 2 Décembre 2020 par Thierry BILLET

Le vocabulaire utilisé dans la communication de la nouvelle municipalité est tout sauf anodin. Par exemple, l'utilisation dans la communication sur le COVID-19 ou dans l'édito du maire dans le bulletin municipal de l'expression "on lâche rien". L'hymne des gilets jaunes est ainsi devenu un mantra d'une équipe conspuée entre les deux tours des municipales par ce mouvement social. Bien entendu, cette utilisation qui vise à faire "jeune" ne doit rien au hasard : il faut paraître dans le mouvement, dynamique quand on n'a fait avancer aucun dossier depuis 6 mois.

Mais allons plus loin avec cette analyse de Laurent JOFFRIN sur cette expression dans LIBÉRATION en 2019 :

"Cette stratégie du «tout ou rien» pose un problème démocratique essentiel. La démocratie consiste aussi, dans le cours ordinaire du temps, à concilier les aspirations contradictoires de la société, autour de compromis négociés, ou bien arrachés par la lutte sociale. Dans ce scénario favorable, le gouvernement lâche des concessions et le mouvement social, en contrepartie, lâche une partie de ses revendications. Mais si personne «ne lâche rien», tout échoue. A moins de provoquer le «grand soir» du remplacement brutal d’un pouvoir par un autre, perspective aussi nébuleuse que lointaine.

Ainsi cette «punchline», comme on dit désormais, combative et séduisante, traduit aussi, si on la prend au sens strict, le recul de la culture démocratique dans le pays. Pour les amateurs d’histoire, on rappellera une autre «punchline», celle de Siéyès, qui avait toutes sortes de défauts, mais s’y connaissait un peu en stratégie révolutionnaire : «Qu’est-ce que le Tiers-Etat ? Tout. Qu’a-t-il été jusqu’à présent dans l’ordre politique ? Rien. Que demande-t-il ? A être quelque chose.» Ainsi Siéyès ne voulait ni tout ni rien, mais quelque chose. Il est probable qu’à la fin du «grand débat» et une fois les décisions du gouvernement connues, le mouvement des gilets jaunes se retrouvera dans la même position : il n’aura ni tout ni rien, mais quelque chose. «On ne lâche rien ?». Si : c’est comme cela qu’on progresse."

Pour tout vous dire, je crains que l'équipe de communication de la Ville abondamment renforcée depuis l'élection municipale, n'ait pas cherché à voir plus loin que la "punchline". C'est dommage quand on prétend chercher la discussion et le débat.

Du fond de ma cité HLM Jusque dans ta campagne profonde Notre réalité est la même et partout la révolte gronde Dans ce monde on avait pas notre place On avait pas la gueule de l'emploi On est pas né dans un palace On avait pas la CB à papa SDF, chômeur, ouvriers Paysans, immigré, sans papiers Ils ont voulut nous diviser Faut dire qu'ils y sont arrivés Tant que c'était chacun pour sa gueule leur système pouvait prospérer Mais fallait bien qu'un jour on se réveil et qu'les têtes s'remettes à tomber On lache rien, on lache rien on lache rien, ON lache riiiiiien On lache rien (wallou) On lache rien (wallou) On lache rien, on lache rien Ils nous parlaient d'égalité et comme des cons on les a cru Démocratie fait moi marrer Si c'était le cas on l'aurai su Que pèse notre bulletin de vote face à la loi du marché, C'est con mes chers compatriotes mais on s'est bien fait baiser Que baise les droits de l'homme face à la vente d'un airbus Au fond y a qu'une règle en somme se vendre plus pour vendre plus La république se prostitue sur le trottoir des dictateurs Leurs belles paroles on y croit plus, Nos dirigeants sont des menteurs C'est tellement con, tellement banal de parler d'paix, d'fraternité quand des SDF crève sur la dalle et qu'on mène la chasse au sans papiers Qu'on jette des miettes aux prolétaires Juste histoire de les calmer, qu'ils s'en prennent pas aux patrons millionnaires trop précieux pour notre société C'est fou comme ils sont protégés tout nos riches et nos puissants Y a pas à dire ça peut aider d'être l'ami du Président Chers camarades, chers électeurs, chers citoyens consommateurs le réveil à sonné il est l'heure D'remettre à zéro les compteurs Tant qu'y a d'la lutte, Y a dl'espoir Tant qu'y a dl'a vie, Y a du combat Tant qu'on se bat c'est qu'on est debout Tant qu'on est debout on lâchera pas La rage de vaincre coule dans nos veines maintenant tu sais pourquoi on s'bat notre idéal bien plus qu'un rêve Un autre monde , on a pas l'choix

commentaires

ANTICOR attend encore son agrément

Publié le 1 Décembre 2020 par Thierry BILLET

Parce que la Loi empêche un citoyen isolé de saisir le Procureur de la république en cas de présomption de fraude ou de délit d'un élu, et réserve cette faculté à une association agréée par le gouvernement, le retard pris à renouveler l'agrément de l'association ANTICOR est une source d'inquiétude. J'ai gardé le souvenir du refus du gouvernement sous SARKOZY de m'accorder la reconnaissance d'association de victimes aux habitants intoxiqués par l'incinérateur de GILLY SUR ISERE. Refus "motivé" par le fait qu'ils n'étaient pas victimes d'un "accident" mais d'une pollution chronique. Et décision impossible à contester devant le Juge administratif. La vidéo ci-dessous vous explique pour quelles raisons il faut soutenir ANTICOR avec force !

commentaires

DARMANIN démission !

Publié le 28 Novembre 2020 par Thierry BILLET

Il n'y a pas de policiers qui "déconnent" selon l'expression ministérielle ; il y a des responsables politiques qui dysfonctionnent et autorisent des agissements répréhensibles et dangereux. Et le premier d'entre eux est le Ministre de l'Intérieur Gérald DARMANIN. Rappelons nous qu'en 1968, le Préfet de police, Monsieur Maurice GRIMAUD, a réussi à éviter l'irréparable en refusant que le policiers ne frappent des manifestants à terre par exemple. Mais qu'en 1961, le préfet PAPON avait autorisé la répression mortifère des algériens soutenant le FLN. Ce sont les chefs qui sont responsables, pas les exécutants.

La question n'est donc pas celle de simples "brebis galeuses", mais celle des dirigeants politiques qui autorisent et de ce fait excusent par avance par leurs discours de tels comportements. Sauf quand ils sont filmés, d'où le fameux article 24 de la loi sécurité globale pour interdire ces films... Et alors si ils sont filmés, on les "isole" comme "brebis égarées" sans rien changer aux coups de mentons virils imités de SARKOZY.

Si l'on y ajoute la fameuse ordonnance de DUPONT-MORETTI permettant de "visio conférencer" la fin d'un procès criminel en rupture avec tous les principes démocratiques de notre histoire judiciaire et que le Conseil d’État vient de suspendre en référé, force est de constater que ce gouvernement déraille complètement en matière de libertés publiques.

Plus amusant et dérisoire, cette déclaration à FR3 de Mme LARDET, disant en substance qu'il n'était "pas plus dangereux d'être sur ses skis que dans le métro"... alors que nous savons tous que la question posée par l'interdiction de rouvrir les stations de ski n'est pas la diffusion du virus, mais la traumatologie qui risque d'emboliser nos hôpitaux. Effectivement difficile de présider le GRAND ANNECY, d'être maire adjoint au commerce, députée de la République, et de prendre le temps de la réflexion sur des sujets majeurs comme la pandémie ou les libertés publiques. 

Tout ceci au final participe d'une même dévaluation de la parole des responsables politiques : démagogie et autoritarisme.

 

 

 

 

 

commentaires

Une première, voter une loi en demandant son inconstitutionnalité...

Publié le 26 Novembre 2020 par Thierry BILLET

Il y avait eu la loi promulguée et immédiatement mise à la poubelle lorsque DE VILLEPIN était premier ministre de CHIRAC et son projet de SMIC JEUNES. Il y a maintenant la loi anticonstitutionnelle votée par le Parlement malgré les protestations des journalistes, des défenseurs des droits de l'Homme, etc. et immédiatement déférée par le Premier Ministre lui-même au Conseil constitutionnel.

Mais dans quelle démocratie vivons nous où la majorité vote une loi proposée par le ministre de l'intérieur et que son chef, le premier ministre, annonce déférer à la censure constitutionnelle avant même le vote définitif de la Loi ? Il ne serait pas plus simple de retirer ce texte liberticide qui fait de nous la risée de la communauté internationale ?

On a bien compris que la stratégie politique de MACRON est de se poser en rempart contre LE PEN et d'attirer pour ce faire le vote de la droite au premier tour de la présidentielle par des mesures sécuritaires. Il sait qu'il a perdu le vote de gauche séduit en 2017 par son équilibrisme droite/gauche. Il faut donc qu'il siphonne maintenant l'électorat de l'UMP pour être en tête au premier tour de la présidentielle et ensuite devenir incontournable pour barrer la route aux fascistes.

Et donc voter un texte liberticide en pouvant ensuite se réfugier derrière la censure constitutionnelle pour expliquer que "on aurait bien voulu, mais on n'a pas pu" est une tactique bien connue. Elle donne du grain à moudre aux contempteurs de la "République des Juges"  qui cherchent à croire que le vrai pouvoir est celui des magistrats contre l'esprit réformateur des parlementaires. De DUPONT MORETTI à SARKOZY et LE PEN, c'est cette antienne réactionnaire que MACRON alimente de la sorte. Une aubaine pour les complotistes et les fascistes que de donner ce spectacle dérisoire de députés votant une loi en sachant parfaitement qu'elle sera "annulée". 

commentaires

Inaction climatique, que penser de l'arrêt du Conseil d'Etat du 19 novembre ?

Publié le 25 Novembre 2020 par Thierry BILLET

Par un arrêt en date du 19 novembre, le Conseil d’État (CE) a donné 3 mois au gouvernement pour fournir des preuves que la trajectoire des émissions de gaz à effet de serre à laquelle il s'est engagé à l'horizon 2030 pourra être respectée. Il s'agit d'une décision historique au sens propre du terme puisque le CE prend la peine de préciser dans son communiqué d'explication de l'arrêt : "Si les justifications apportées par le gouvernement ne sont pas suffisantes, le Conseil pourra alors faire droit à la requête de la commune de GRANDE-SYNTHE et annuler le refus de prendre des mesures supplémentaires permettant la trajectoire prévue pour atteindre l'objectif de - 40% à l'horizon 2030."

Ceci nécessite un point d'explication juridique. Pour aboutir à cette décision, notre technique d'avocats de défense de l'environnement est de faire naître une décision de L’État (ou d'une collectivité locale) en sollicitant d'abord la mise en œuvre de telle ou telle mesure de protection de la nature. Au bout de deux mois sans réponse de l’État, ou en cas de rejet de la demande, la décision de refus devient attaquable devant la juridiction administrative.

C'est ce qu'a fait la commune de GRANDE-SYNTHE en demandant à l’État de prendre des mesures supplémentaires pour atteindre l'objectif de - 40%. L’État a rejeté cette demande et ce rejet était susceptible d'un recours. Pour donner du temps à l’État avant d'ordonner les mesures supplémentaires demandées par GRANDE-SYNTHE, le CE lui accorde un délai de 3 mois pour fournir des justifications crédibles.

Nous verrons si l’État est capable de fournir ces éléments, mais pour le moment il faut se réjouir que le CE ait déclaré la requête recevable; s'appuyant notamment sur la nécessité pour l’État de prendre en considération ses engagements lors de la COP 21  "notamment celles se référant aux objectifs qu'elles fixent, qui ont précisément pour objet de les mettre en œuvre". Il y a là une aberration pour tout honnête homme : que le juge administratif doive rappeler à L’État qu'il est tenu de respecter les engagements internationaux qu'il a pris. Mais en matière climatique comme dans les autres, malheureusement,  "les promesses n'engagent que ceux qui les croient".

commentaires

CONVENTION CLIMAT, le détricotage

Publié le 24 Novembre 2020 par Thierry BILLET

J'ai écrit ici tous les espoirs que portait l'initiative de la convention climat voulue par Emmanuel MACRON qui avait écarté seulement 3 des 149 propositions des citoyens. Jour après jour, annonce après annonce, vote après vote, le gouvernement détricote les 146 restantes pour les vider le plus souvent de leur sens ou les enterrer. Dernier exemple en date, la taxation des véhicules thermique les plus lourds supérieurs à 1,8 tonnes, soit de l'ordre de seulement 2% des véhicules vendus; alors que la convention avait calculé à partir d'études techniques précises que la mesure était efficace pour les véhicules de plus de 1,4 tonnes, ces gros SUV inutiles et climaticides. 400 kilos qui font toute la différence ! Il faut lire à ce sujet l'excellente série d'articles du journal "LES JOURS" et je vous invite à signer la pétition de Cyril DION pour soutenir la Convention. Merci !

commentaires
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 200 300 > >>