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thierry billet

Écologiste annécien

YASUNI

Publié le 21 Décembre 2010 par Thierry BILLET in Environnement

Charbonnières-les-Bains, le 17 décembre.

La Région vient de voter son soutien à un projet de préservation d’une zone de biodiversité essentielle en Equateur. Un projet à forte portée symbolique qui, selon la vice-présidente de la Région Véronique Moreira, devra être accompagné d’une vraie concertation avec les représentants des peuples autochtones.

Le Parc Yasuní est une réserve naturelle qui constitue un concentré de vie : 2 774 espèces d’arbres, 165 espèces de mammifères, 700 d’oiseaux... Il est habité par des communautés indigènes d’Amazonie telles que les Tagaeri et les Taromenane, qui vivent en isolement volontaire. Le gouvernement équatorien propose de ne pas y exploiter quelque 850 millions de barils de pétrole. En échange, il demande à la communauté internationale une contribution à hauteur de 3,5 milliards de dollars, correspondant à la moitié des bénéfices auxquels il renonce sur ce gisement. Il s’appuie sur le principe onusien de responsabilité commune mais différenciée pour des problèmes environnementaux globaux.


La biodiversité plutôt que le pétrole Yves Paccalet, conseiller régional, s’interroge : « Le monde (et surtout celui des riches, toujours prêt à clamer qu’il veut « faire du bien à la planète ») se mobilisera-t-il pour appuyer cette initiative admirable et exemplaire ? Aurons-nous, enfin, une bonne surprise signée Homo sapiens ? »

 

La démarche Yasuní est soutenue depuis plusieurs années par le mouvement Europe Ecologie - Les Verts et ses eurodéputés.

Ainsi, le groupe Europe Ecologie - Les Verts a voté l’amendement inscrivant dans le budget de la Région un soutien à ce projet à hauteur de 150.000 euros au titre de la coopération au développement. Ce projet aura pour objectif d’éviter l'émission d’environ 410 millions de tonnes de CO2, de favoriser la conservation de la biodiversité en Amazonie, d’éviter la déforestation et de respecter les droits des peuples indigènes. Le fonds permettra donc d’éviter la déforestation et de conserver 44 aires protégées, correspondant à 4,8 millions d’hectares, soit 20% du territoire équatorien. La reforestation et la régénération naturelle d’un million d’hectares de forêt seront engagées. Des investissements seront faits dans l’éducation, la santé, la recherche, l’habitat et dans la création d’emplois dans des activités soutenables comme l’écotourisme...