Dépôt pétrolier, exercice d'évacuation hier après-midi
L'exercice d'évacuation du périmètre de danger majeur du dépôt pétrolier de VOVRAY a eu lieu hier après-midi.
Cet exercice a permis de tester d'une part, sur le plan de l'incendie, le nouveau réservoir construit par le dépôt pétrolier pour alimenter les sapeurs pompiers en eau pour le cas où les moyens de lutte contre l'incendie propres au dépôt ne le permettraient pas. Et d'autre part, l'évacuation des entreprises et des quelques particuliers concernés par le périmètre de 272 mètres autour du dépôt pétrolier.
Les services de police et de gendarmerie ont donc visité les unes après les autres les entreprises concernées de la zone industrielle de VOVRAY pour vérifier si elles avaient évacué leur personnel, renseigner sur les points de rassemblement, etc.
Cet exercice a permis de pointer des améliorations encore possibles sur le plan de l'information, comme par exemple la responsabilité des chefs d'entreprise dans la formation de leurs personnels aux mesures à prendre en cas d'accident majeur.
Certains matériels qui fonctionnaient le matin ont eu un bug l'après-midi, cela devra être traité.
Mais globalement, l'exercice a permis de constater que l'on pourrait évacuer dans un délai raisonnable les personnes travaillant dans le périmètre concerné et empêcher l'entrée de personnes et de
véhicules dans ce périmètre pour ne pas gêner le travail des pompiers et pour ne pas créer de "sur accident".
Un retour d'expérience aura lieu lors de la réunion du CLIC du dépôt pétrolier le 8 décembre prochain à la Mairie d'ANNECY.
Autre sujet d'actualité sur la gestion des risques majeurs : le nucléaire.
Le réseau "sortir du nucléaire" publie une analyse de l'accord VERTS/PS.
J'en extrais ceci sur l'aspect politique de ce renoncement.
Le reste est à lire sur le site du réseau sortir du nucléaire : http://www.sortirdunucleaire.org/
EELV : convictions, dissensions, circonscriptions...
Le 13 novembre, sur France 5, Cécile Duflot déclarait : « On souhaite le maximum de députés, mais on fait de la politique parce qu’on a des convictions et on en a de très profondes sur le nucléaire. On sera prêts à n’avoir aucun député – aucun – si on veut nous obliger effectivement à renier ce qui fait l’essence même des convictions des écologistes. ». Mais aux termes de l’accord finalement conclu, le PS concède à Mme Duflot une circonscription parisienne. « Paris vaut bien un EPR », est-ce la morale de l’histoire ?
Le matin du 15 novembre, Yannick Jadot, un des principaux négociateurs d’EELV impliqué dans les discussions avec le PS, déclarait au journal Le Télégramme : « Aujourd’hui, je ne suis pas très optimiste sur la signature d’un accord. […] On négocie sur la possibilité d’un audit. Nous disons : faisons un audit indépendant et gelons les travaux de l’EPR pendant cette période. On est très loin de notre position de départ qui était la sortie du nucléaire. Au point que certains, chez nous, disent même que l’on va trop loin. » [10] En fin de journée, l’accord était pourtant signé. Sans sortie du nucléaire ; sans arrêt de l’EPR ; sans même un « gel » du chantier ni un énième et bien inutile « audit ».
Et ce mercredi 23 novembre, Yannick Jadot annonçait sa démission du poste de porte-parole de la candidate Éva Joly, pour cause de « désaccord avec sa nouvelle ligne politique », manifestement encore trop réticente à son goût vis-à-vis du PS et de l’accord passé. Éva Joly semble en effet vouloir se démarquer, en ce qui concerne le nucléaire, de l’accord passé par son parti avec les socialistes. Mardi 22 novembre, la candidate écologiste déclarait ainsi : « Cet accord ne me fait pas plaisir, il ne me fait pas rêver », ajoutant : « j’en veux aux socialistes d’avoir cédé si visiblement aux lobbys du nucléaire ». Il est permis de penser qu’Éva Joly elle-même compte au nombre de ceux qui pensent qu’EELV est allé « trop loin » dans les concessions...
Fusion SAVOIE - HAUTE SAVOIE ?
Et voilà que Christian MONTEIL emmène quelques amis à STRASBOURG pour se tuyauter sur la fusion en cours des départements du Haut et du Bas-Rhin...
Histoire de relancer l'antienne de la fusion des deux départements savoyards en une seule entité juridique.
Quelques belles photos, un verre de gewurztraminer dans la main... Et cela donne deux pages dans le DAUPHINE...
Mais quels élus veulent de cette fusion ?
La majorité UMP du CG de SAVOIE la veut sans doute : fusionner les deux CG empêcherait la gauche de prendre la présidence du CG de SAVOIE à la prochaine échéance.
Mais en HAUTE SAVOIE, qui y a intérêt ?
Car ce qui frappe dans ce déplacement, c'est que l'on n'évoque pas les raisons politiques d'une telle fusion.
On voit bien les raisons politiciennes :
-
sauver la majorité UMP de SAVOIE,
- créer un contre pouvoir à la Région Rhône Alpes qui est fortement ancrée à gauche,
-
s'acoquiner avec quelques régionalistes aujourd'hui au chaud chez les VERTS, mais uniquement motivés par leur projet régionaliste,
pour déstabiliser l'écologie politique dans les deux départements,
Mais les raisons politiques ?
Vous n'en trouverez aucune. Car il n'y en a aucune.
La fusion si elle n'a pour objectif que de faire des économies de personnel en mutualisant certains services (et il faudrait encore prouver que ce soit possible et réellement bénéfique) aurait pour conséquence des délais d'instruction des dossiers allongés, des processus de décision complexifiés, etc.
La réforme des collectivités territoriales sera remise sur le chantier par le prochain gouvernement de gauche.
Heureusement...
Pollution à l'iode 131, l'affaire n'est pas close
A propos de la détection d’iode 131 dans l’air ambiant en Europe, la CRIIRAD indiquait dans un communiqué de presse du 16 novembre :
« Le plus préoccupant est le fait que plusieurs semaines après le début de la contamination, aucune autorité, ni au niveau international, ni au niveau national de quelque pays que ce soit, n’a été en mesure de désigner l’origine de la contamination. Il y a urgence car les populations proches de la source pourraient avoir été et être encore exposées à des doses importantes.
S’agissant de
l’iode 131 rejeté dans l’atmosphère, les doses subies par ingestion dans les jours suivant le rejet
peuvent être plus élevées que celles liées à l’inhalation. Des irradiations inutiles peuvent donc être encore évitées siles populations concernées sont
informées et que des mesures de protection sont prises ».
http://www.criirad.org/actualites/dossier2011/aiea/iode131.html
Nous avons appris le 17 novembre par un communiqué de l’AIEA que l’Autorité à l ’Énergie Atomique Hongroise (HAEA) avait informé l’agence onusienne du fait que la source des rejets d’iode 131 était très probablement un institutde production de radioisotopes à Budapest. Les rejets seraient intervenus du 8 septembre au 16 novembre 2011.
source : http://www.iaea.org/newscenter/pressreleases/2011/prn201127.html
Selon les informations publiées sur le site officiel HAEA, l’institut de production de radioisotopes (Izotop Intezet) disposerait d’une autorisation de rejets annuels de 1 600 GBq soit 1 600 milliards de Becquerels. La traduction du texte ne nous permet pas de savoir si cette autorisation concerne l’ensemble des substances radioactives ou spécifiquement l’iode 131. Il serait nécessaire de disposer des autorisations de rejet officielles pour s’en assurer. Cependant le directeur de l’institut se réfère à cette limite pour indiquer que les rejets d’iode 131 effectués depuis le début de l’année (624 GBq) sont à 39 % de l’autorisation annuelle, ceci conforte l’idée que les 1 600 GBq peuvent concerner l’iode 131.
Selon le directeur de cet institut,
l’installation aurait rejeté 300 GBq d’iode 131 à l’atmosphère de janvier à mai
2011.
Elle aurait ensuite été arrêtée de juin à fin août compte tenu de niveaux de rejets radioactifs anormalement élevés, puis redémarrée fin août. La question de savoir si de nouveaux systèmes
filtrants ont été mis en place et testés n’est pas claire. Les autorités indiquent en tout cas un rejet de 324 GBq d’iode 131 entre
septembre et le 16 novembre.
Il s’agit d’une valeur très élevée.
source :
http://www.haea.gov.hu/web/v2/portal.nsf/hirek_hu/192B87A50B67A20EC125794B00269FD0
http://www.izotop.hu/
Un rejet d’iode radioactif de 300 + 324 GBq soit 624 GBq tel que celui déclaré par Izotop Intezet pour l’année 2011 est en effet 28 300 fois supérieur aux rejets d’iode radioactif effectués en 2009 par la centrale électronucléaire du Tricastin (France) et 130 fois supérieur à ceux effectués par l’usine de retraitement de La Hague (voir tableau ci-dessous).
Un rejet de 624 GBq d’iode 131 est susceptible de conduire à des doses inacceptables pour la population locale. Pour calculer les doses, il faudrait connaître la répartition des rejets dans le temps, la hauteur du point de rejet, les conditions météorologiques, déterminer s’il existe des espaces cultivés et des champs dans les environs. Nous ne disposons pas de ces éléments. Mais à titre de comparaison, il est utile d’indiquer que les autorités belges responsables de la fixation des autorisations de rejet en iode 131 de l’IRE (Institut national des Radioéléments) à Fleurus considéraient qu’une dose efficace de 1 milliSievert (pour le groupe de population le plus exposé) correspondait à un rejet annuel de 279 GBq (conditions de rejet classiques) ou à un rejet concentré de 84 GBq sur 35 jours.
Dans le cas de l’institut de Budapest, les populations locales pourraient donc subir une dose supérieure à 1 milliSievert c'est-à-dire à la dose maximale annuelle admissible admise au niveau international (CIPR).
La CRIIRAD demande donc que soit lancée
en urgence une expertise du niveau de contamination en iode 131 dans l’environnement
du site à Budapest et que, en l’attente des résultats, il soit demandé aux populations locales de ne pas consommer les produits végétaux et les produits laitiers d’origine locale.
Outre la contamination par l’iode
131, il est important de vérifier également les niveaux de rejets pour d’autres
substances radioactives (autres produits de fission et d’activation) sans omettre les gaz rares, le tritium et le
carbone 14. L’iode 131 est en effet extrait à partir de matériaux irradiés par un réacteur nucléaire qui jouxte
l’institut des isotopes.
Il convient de vérifier rapidement si le dispositif de mesure des rejets de ces installations (réacteur nucléaire et institut des isotopes) est fiable et si la quantité de rejet d’iode 131 annoncée n’a pas été sous-estimée.
Il conviendra également de traiter les dysfonctionnements graves que révèlent cette affaire : fixation d’autorisations de rejet très élevées, défaut de maîtrise des rejets, manque de transparence, défaut de protection des populations.
Rédaction : Bruno Chareyron,
ingénieur en physique nucléaire, responsable du laboratoire de la CRIIRAD
(Valence, le 20/11/11)
Accord Verts/PS : le commenter ?
J'emprunte ce dessin à un courriel d'une amie adhérente de SAVOIE...

J'ai longtemps hésité à commenter la validation par les membres de l'appareil des VERTS de l'accord signé avec le PS.
Au-delà des termes de l'accord, la démarche elle-même pose problème.
Plutôt que d'aller conquérir une circonscription de droite, la secrétaire nationale des Verts se fait offrir le siège "imperdable" d'une députée socialiste sortante. Au nom de la parité et de la "politique autrement" ?
C'est moins le fond de l'accord que la méthode qui choque...
Il y aura donc un groupe parlementaire écologiste qui pourra embaucher un paquet de collaborateurs et renflouer les caisses d'un parti au bord du dépôt de bilan.
Mais on ne comprend plus du tout à quoi va servir la campagne d'Eva JOLY puisque la messe est dite et que le PS ne tiendra pas plus compte demain qu'aujourd'hui de la question nucléaire.
Je lis avec amusement toutes les bonnes raisons données par les ténors de presque tous les courants pour justifier cette décison. Chaque courant sera bien représenté dans le groupe parlementaire, doit-on en réalité décoder.
Pour le reste, qui peut sincérement croire que l'écologie a gagné quelque chose à l'épisode de la semaine dernière ? Qui, autour de vous, a compris, voulu, et estime fondé la démarche des VERTS ? Je n'en ai trouvé aucun autour de moi.
Pour une analyse sérieuse de l'accord, je vous conseille cet article qui montre bien les contradictions de l'équipe Duflot/Placé qui dirige le parti : afficher une radicalité forte pour gagner les congrès en interne et mener une politique de compromis avec le PS en contradiction avec cette radicalité... Je ne sais pas combien de temps cela pourra durer..
http://gaetan-a.blogspot.com/#!/2011/11/accord-electoral-majorite-2012-eelv.html
BONLIEU, présentation du projet de rénovation
La réunion de présentation du projet de rénovation de BONLIEU Scène Nationale me laisse un goût amer.
Le rappel des raisons pour lesquelles ANNECY a besoin de cette rénovation pour maintenir son rang de Scéne nationale, avec l'enjeu de demeurer un lieu de création artistique pour le spectacle vivant, a été utile.
Mais pour le reste, la présentation devant une grande salle de quelques diapositives présentant le projet en quelques minutes; et la possibilité pour deux ou trois personnes pendant deux heures de monopoliser la parole, d'invectiver le maire, de dire tout et n'importe quoi, me font penser qu'il faut inventer d'autres manières de présenter ce type de projet important à la population.
On ne peut pas travailler dans ces conditions : on ne peut pas s'appropier le projet, on ne peut pas s'écouter
et faire avancer la compréhension des enjeux et dégager des solutions alternatives éventuelles de cette manière.
Les opposants viennent s'opposer, les supporters viennent soutenir, c'est le lot d'une campagne électorale.
Mais dans la gestion municipale, nous devons trouver d'autres méthodes pour que les citoyens puissent réellement et utilement s'exprimer.
Si tous les annéciens (et bien au-delà) souhaitent que BONLIEU vive et se développe comme lieu culturel remarquable, il n'y a pas d'autre solution que de l'étendre et de le moderniser.
Si l'on veut que cette extension ait un sens et soit gérable sur le plan pratique, il faut que la nouvelle salle pour les répétitions et les spectacles jeune public soit intégrée dans le site actuel.
Dès lors, la question difficile pour l'architecte est de faire rentrer cette nouvelle salle dans une boite à chaussures entre les rues SOMMEILLER et Jean JAURES, en préservant autant que faire se peut les arbres et en s'intégrant avec l'architecture existante de Jacques LEVY...
Bien entendu, cela va changer la perspective des riverains de quelques immeubles : il faut diminuer autant que possible cette gêne visuelle et offrir les compensations possibles (ici un mur végétalisé vers la Rue SOMMEILLER).
Comment conduire ce type de projet en associant les gens ? Quelle est la bonne échelle pour ce faire ? Les riverains ? Les annéciens ? Les spectateurs de BONLIEU ?
Il nous faut réfléchir à toutes ces questions pour éviter des soirées pénibles d'où personne ne sort réellement
satisfait du temps passé ensemble.
Agriculture bio, signez la pétition !
Un projet ANNECY "Ville des Alpes 2012" primé
Dans le cadre de l'octroi du label "Ville des Alpes 2012", une multitude de projets vont se dérouler à ANNECY au cours de l'année à venir.
L'un d'entre eux vient d'être primé par le secrétariat de la Convention alpine.
Le projet de l'association française " Réseau Empreintes 74 " vise la sensibilisation des jeunes à la culture de la montagne.
Il a été sélectionné dans la catégorie " Jeunes ".
" Empreintes 74 " produit des films courts donnant la parole à des lycéens et lycéennes d'Annecy, Ville des Alpes de l'année 2012.
Plus d'infos sur le réseau EMPREINTES 74 : ici
Les jeunes y évoqueront notamment leur rapport à la montagne et ce que cela signifie pour eux de vivre dans les Alpes.
Ce projet permettra d'interroger les jeunes annéciens sur leur vision de la montagne : lieu de sports d'hiver, de détente, lieu à protéger, lieu équivalent à n'importe quel autre territoire urbain ?
Un DVD mais aussi une série de restitutions publiques permettront d'entamer le débat : la culture alpine est elle encore d'actualité ?
"Monchu, caillera ou rider ?" comment les jeunes vivent-ils les ALPES en 2012 ?
Plus d'informations sur le secrétariat international de la Convention alpine ici
Contamination de l’air par l’iode 131 en Europe
Mesures réalisées en Europe
L'AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) a signalé le 11 novembre 2011 que de l'iode 131 a été détecté à de très faibles niveaux dans l'air ambiant en Europe centrale "ces derniers jours".
Le site de l’office d’état pour la sûreté nucléaire Tchèque indiquait le 11 novembre que des traces d’iode 131 sous forme particulaire et gazeuse ont été détectées durant les deux dernières semaines à un niveau très faible (µBq/m3 ou microBecquerels par m3) [source : http://www.sujb.cz ]
De faibles niveaux d'iode 131 auraient été mesurés également dans le nord de l'Allemagne, en Hongrie ainsi que dans d’autres pays Européens début novembre ou fin octobre.
L’agence nationale de l’énergie atomique polonaise (PAA) a indiqué par exemple le 14 novembre avoir détecté de l’iode 131 (quelques microbecquerels par m3) au niveau de 6 stations de mesure sur des échantillons d’air collectés du 17 au 24 octobre. L’activité est comprise entre 0,5 et 13,3 µBq/m3. Une détection est mentionnée également sur 3 stations, du 24 au 31 octobre (0,5 à 4,6 µBq/m3) et 2 stations du 31 octobre au 7 novembre (3,1 et 4,6 µBq/m3).
[ source : http://www.paa.gov.pl/?news=!20111114 ]
Mesures réalisées en France
En France, l’IRSN a indiqué le 15 novembre 2011 avoir détecté des traces d’iode 131 sous forme particulaire au niveau de balises situées à Bure, Charleville-Mézières, Orsay et Le Vésinet. La première détection concerne l’échantillon de Bure (2 au 7 novembre 2011 : 0,79 µBq/m3). La valeur la plus élevée est mesurée au Vésinet près de Paris (12 µBq/m3 du 6 au 9 novembre 2011).
Le laboratoire de la CRIIRAD est en vigilance renforcée depuis le 12 novembre 2011.
Les 5 balises de contrôle de la radioactivité atmosphérique que gère le laboratoire de la CRIIRAD en Vallée du Rhône (*) n’ont jusqu’à présent détecté aucune contamination. Ces balises sont des outils d’alerte rapide (avec des mesures en continu 24H/24) en cas de contamination élevée nécessitant la mise en œuvre de contre-mesures rapides. En cas de contamination très faible, il est nécessaire de réaliser des contrôles en laboratoire sur les filtres à aérosols et les cartouches à charbon actif. Pour détecter l’iode 131 qui est en général majoritairement sous forme gazeuse, la priorité est de contrôler les cartouches à charbon actif. La détection de l’iode particulaire est réalisée à partir des filtres à aérosols.
Les résultats d’analyse des cartouches à charbon actif et des filtres des balises que gère la CRIIRAD en Vallée du Rhône sont mis en ligne sur la page d’accueil du site : http://balisescriirad.free.fr/ . Une mise à jour spécifique a été effectuée à partir du 12 novembre 2011.
Pour l’instant, les résultats obtenus ne révèlent pas de contamination par l'iode 131 gazeux ou particulaire supérieure aux limites de détection. Les limites sont exprimées ci-dessous par rapport au milieu de la période d’échantillonnage de l’air.
Pour l’iode gazeux, les limites de détection sont de < 45 à < 121 microBecquerel par m3 sur des comptages des cartouches à charbon actif provenant des stations situées à Péage de Roussillon (25 octobre au 2 novembre et 2 au 7 novembre), Romans (3 au 7 novembre), Valence (7 au 14 novembre), Montélimar (3 au 14 novembre), et Avignon (25 octobre au 2 novembre et 2 novembre au 8 novembre 2011).
Pour l’iode particulaire les limites de détection sont de < 14 à < 91 microBecquerel par m3 sur des comptages de filtres à aérosols provenant des stations situées à Péage de Roussillon (1 au 31 octobre), Romans (1 au 17 octobre et 3 au 14 novembre), Valence (1 au 31 octobre), Montélimar (1 au 31 octobre) et Avignon (1 septembre au 31 octobre).
Les analyses réalisées par la CRIIRAD sur les filtres à aérosols indiquent également qu’il n’y a pas de contamination par d’autres radionucléides artificiels émetteurs gamma comme le césium 137 (limite de détection < 3 à < 18 µBq/m3).
Ces résultats ne permettent pas d'exclure des contaminations de quelques microBecquerels par mètre cube à dizaines de µBq/m3 telles que mentionnées par les laboratoires nationaux en république Tchèque, Pologne ou par l’IRSN. Les résultats de la CRIIRAD permettent de considérer cependant que s'il y a eu présence d'iode 131 en vallée du Rhône, elle était à des niveaux très faibles.
Pour une actualisation de ces données, merci de consulter le site http://balisescriirad.free.fr/
Conséquences sanitaires en France
Si, pour les niveaux de contamination en iode 131 mesurés pour l’instant en France, même en supposant que la contamination perdure pendant un mois, les risques sanitaires sont très faibles voire négligeables, en revanche se pose la question de l’impact pour les personnes proches du lieu d’où proviennent les rejets radioactifs.
En ce qui concerne le territoire français, il convient de rester vigilant car toute la question est de savoir si la source des rejets est toujours active et comment ils vont évoluer dans le temps.
Il y a urgence à déterminer l’origine de la contamination
Le plus préoccupant est le fait que plusieurs semaines après le début de la contamination, aucune autorité, ni au niveau international, ni au niveau national de quelque pays que ce soit, n’a été en mesure de désigner l’origine de la contamination. Il y a urgence car les populations proches de la source pourraient avoir été et être encore exposées à des doses importantes.
S’agissant de l’iode 131 rejeté dans l’atmosphère, les doses subies par ingestion dans les jours suivant le rejet peuvent être plus élevées que celles liées à l’inhalation. Des irradiations inutiles peuvent donc être encore évitées si les populations concernées sont informées et que des mesures de protection sont prises.
Appel à signer la pétition pour la levée du secret sur les résultats du réseau international de contrôle de la radioactivité atmosphérique
Dans le contexte de la catastrophe de Fukushima en mars 2011, la CRIIRAD avait dénoncé l’opacité concernant les résultats de surveillance de la radioactivité atmosphérique effectuée par le réseau international TICEN, pourtant financé par les états membres avec de l’argent public. La CRIIRAD demandait que ces données soient rendues publiques pour faciliter la gestion des conséquences de Fukushima ou de toute autre contamination future. Les citoyens ont répondu massivement à cette demande puisque l’on dénombre plus de 84 000 signataires. Mais il est important que les citoyens continuent à se mobiliser pour que les choses changent car le secret prédomine toujours.
Pour signer la pétition : http://petitions.criirad.org/?Petition-pour-une-transparence
Rédaction : B Chareyron, responsable du laboratoire de la CRIIRAD, le 15 novembre 2011
(*) Balises de Péage-de-Roussillon, Romans-sur-Isère, Valence, Montélimar et Avignon. Ce réseau de balises, indépendant de l’Etat et des industriels, fonctionne avec le soutien des collectivités locales : Conseil Régional Rhône-Alpes, Conseil Général de la Drôme, Conseil Général de l’Isère, Communauté de Communes du Pays Roussillonnais, Municipalité de Romans, Communauté d’agglomération Valence Agglo Sud Rhône Alpes, réseau de communes de la région de Montélimar, Ville d’Avignon.
Présidentielle : accord sur les désaccords...
On ne sait pas si il faut en rire ou en pleurer, mais l'accord a minima signé par Cécile DUFLOT et Martine AUBRY, va donc acter que les VERTS et le PS ne sont pas d'accord sur le nucléaire, ni sur l'aéroport de NANTES; points incontournables d'un accord selon les VERTS. Ce qui ne les empêche pas de signer un accord sur le reste et surtout d'obtenir un groupe parlementaire et de belles et bonnes circonscriptions "inratables" pour les heureux membres de l'appareil, qui, bien entendu, n'ont rien demandé à personne et étaient prêts à se prendre des vestes mémorables pour l'honneur de leurs idées.
Je ne sais pas comment l'électorat d'EUROPE ECOLOGIE pourra y retrouver ses petits.
Maintenant on fait un accord sur les désaccords, ce qui veut dire qu'on n'irait pas au gouvernement sur la base de l'accord qu'on signera bientôt.
Comprenne qui pourra.
Mais quel magnifique cadeau fait à l'UMP pour brocarder les pratiques politiciennes de la direction des VERTS !
Comment maintenant faire campagne pour mobiliser les écologistes alors que les carottes sont cuites et qu'on sait déjà que l'EPR de FLAMANVILLE ne sera pas arrêté et qu'au fond, le PS n'a pas intégré la question de la sobriété énergétique qui est au coeur de la transformation de la société.
Pour faire avaler la pilule aux adhérents, la direction fait croire que les VERTS n'iront pas au gouvernement...
Dernier rempart avant la capitulation en rase campagne après avoir joué les roquets donneurs de leçons pendant des semaines.
Alors, il y aura des députés verts à l'Assemblée en plus grand nombre, électrons libres au sein d'une majorité parlementaire, et cela permettra l'embauche de quelques dizaines de collaborateurs. Les VERTS renforceront encore ainsi leur fonctionnement de parti d'élus et de collaborateurs d'élus.
L'écologie politique n'aura rien gagné à cet épisode digne de la III° République. La droite a bien raison de se gausser. On ne pouvait lui offrir
plus beau cadeau !
Au contraire, les VERTS auront donné le spectacle d'une vieille politique dans de vieilles pratiques d'accords pour des places et des portefeuilles, sans rien régler au fond ni proposer une démarche politique où chacune des formations ait progressé dans son appréhension des enjeux environnementaux.
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Age 21 et la CSF écrivent au Conseil général
AGE 21 et la Confédération syndicale des familles viennent d'écrire au Conseil général pour qu'il améliore les liaisons cyclables depuis la Balme de Sillingy. Voici leur courrier :
Monsieur le Président du Conseil Général
1 Rue du 30ème Régiment d’Infanterie
74000 Annecy
Objet : pistes cyclables
Monsieur le Président,
Nos associations militent pour la diminution « du tout voiture » entre La Balme de Sillingy et
Annecy et il nous semble important de faire la promotion du vélo comme moyen de transport alternatif, en raison
notamment de l’augmentation du prix des carburants.
Mais nous nous heurtons au problème de la discontinuité du réseau des pistes cyclables entre la C2A
et la CCFU, en effet il manque un tronçon, au niveau de la Scierie Ducruet à Chaumontet sur la commune de Sillingy. Et cette
portion de route est particulièrement dangereuse pour les cyclistes dans les bouchons récurrents de la RD 908 b entre le rond point de Bricorama et la
scierie.
Dans un souci de sécurité, nous demandons instamment que les travaux de jonction de cette piste
cyclable soient entrepris.
Sur l’axe Sillingy/Metz Tessy des améliorations seraient envisageables dans la mise à disposition et
l’élargissement du trottoir existant entre le carrefour de l’école privée des sapins et le rond point de Metz Tessy pour faire
circuler dans les 2 sens et en toute sécurité les cyclistes.
Il nous parait également important de pouvoir relier Sillingy à Meythet par une piste cyclable,
depuis le carrefour D17 et RD 1508 (Café « Le relais de Paris ») sur Sillingy jusqu’à Epagny -Gillon. Nous souhaiterions que la mise en service de cette piste cyclable sécurisée le long du Nant de Gillon depuis Chaumontet se réalise rapidement
et bien avant tous les aménagements prévus de la RD 1508.
Par ailleurs nous vous soumettons l’idée de réaliser des points « douche » à des endroits
stratégiques dans Annecy pour permettre aux usagers cyclistes d’arriver au travail dans de bonnes conditions !
Dans l’attente d’une réponse favorable de votre part, nous vous prions d’agréer, Monsieur le
Président, l’expression de nos sentiments les meilleurs.
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