Rachida DATI reste au gouvernement
24 Juillet 2025 , Rédigé par Thierry BILLET
Dans les affaires de Rachida DATI, la plus choquante n'est pas celle qu'on croit. Personne ne doute de l'arrivisme de cette magistrate, qu'il s'agisse de sa vie personnelle ou de sa vie professionnelle. Quant à la procédure pénale qui lui annonce un prochain procès pour avoir servi des intérêts privés au Parlement européen, elle n'est que l'une des casseroles que son "franc parler" ne lui évitera pas. Mais ce qui me choque, ce n'est même pas cela. Qui pouvait s'attendre à autre chose de cette personne ?
Ce qui me choque, c'est que MACRON/BAYROU la conservent au gouvernement après qu'elle eut insulté les magistrats qui ont traité son dossier et menti à la manière de TRUMP à leur propos.
Notre démocratie est fondée sur la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. En insultant les magistrats du Parquet national financier qui ont eu l'impudence d'enquêter sur ses turpitudes, Mme DATI viole le principe de la séparation des pouvoirs et mobilise le pouvoir exécutif contre le pouvoir judiciaire.
En la conservant au gouvernement alors qu'elle a commis cette faute "trumpienne", le Président de la République et le Premier Ministre - qui nous ont promis en leurs temps et tous les deux une République exemplaire - tolèrent une rupture démocratique qui va permettre à Mme DATI de continuer ses diatribes contre toutes les institutions en charge de faire respecter la démocratie : les journalistes, les magistrats, ...
En avril 2009, dans "ABUS de POUVOIR", M. BAYROU écrivait :
"Le président de la République a un plan. Il conduit la France là où elle a toujours refusé d'aller. L'abandon du modèle républicain, le culte de l'argent, le choix d'une société d'inégalités, le renoncement à ce qui faisait la force et l'originalité de la France dans le monde.
Partout, la France se range du côté des puissants.
En même temps, tous les centres de décision, politiques, économiques, médiatiques sont convoités et mis en réseau. L'arbitraire règne en maître.
Jamais démocratie ne porta plus mal son nom. Jamais République ne fut moins publique."
Seize ans plus tard, Mme DATI - et les diamants de ses amants affairistes - reste au gouvernement de M. BAYROU qui ne s'est pas relu depuis qu'il est premier ministre.
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