Cadre de vie et écologie
Les LARDORG adorent les réflexions stratégiques à 2050 et les concertations méthodologico bienveillantes sur inscription obligatoire par internet et questions posées à l'avance. Par contre, s'occuper de la Ville et du quotidien de ses habitants; c'est autre chose. Cette photo ci-dessous en est l'exemple. Comment ASTORG and Co peuvent-ils laisser faire et durer dans le temps de telles situations au bord du lac ? Leur solution semble la privatisation de la propreté urbaine.
Pour ANNECY a alerté sur un appel d'offres municipal en ce sens : autrement dit, plutôt que d'être attentifs à ces questions de cadre de vie quotidien, les LARDORG veulent confier la propreté à une entreprise privée pour pouvoir se défausser sur elle quand il y aura des problèmes.
Ce ne sera pas la faute des élus si la Ville est sale, ce sera la faute de VEOLIA, SUEZ ou ONETT. Exactement l'inverse de la politique menée depuis la Libération à ANNECY; celle de l'intégration municipale pour maitriser les coûts et assurer un service public de qualité. Or seul le service public peut assurer sur le plan municipal une qualité liée à la proximité entre les agents, les élus et la population par l'interface permanente entre le regard des uns et la satisfaction du travail bien fait de l'autre dans une relation fondée sur la durée. Un prestataire extérieur fera tourner les équipes, prendra des intérimaires, ne s'investira pas dans une relation faite pour durer.
Des écologistes qui privatisent le service public, nos LARDORG sont à front renversé avec leurs référents nationaux qui défendent le service public dans toutes leurs déclarations et leurs propositions de loi. Je m'imagine la tête de Mme GREBER et de M. TATU d'ici si ils sont interrogés sur l'incohérence de leurs déclarations à LYON ou PARIS, et leurs pratiques à ANNECY.
PS : la reproduction des articles de ce blog sur les réseaux sociaux est évidemment libre de droits; n'hésitez pas.
Les LARDORG, la Qualité de l'air, la ZFE et le foutage de gueule...
Avez-vous remarqué ce panneau routier dans notre Ville ? Le rond rouge sur fond blanc, c'est la signalisation d'une zone de faible émission (ZFE) pour la qualité de l'air. En dessous doit figurer la ou les catégories de véhicules qui ne sont pas admis. A ANNECY, les LARDORG ont choisi que tout soit autorisé.
Autrement dit, cette ZFE est totalement bidon. Elle n'aura aucun impact sur la qualité de l'air puisque tous les véhicules sont autorisés, même les plus polluants et par tous les temps; c'est à dire que même en période de pollution grave à l'ozone ou aux particules fines, tous les véhicules pourront circuler. C'est à dire, encore une fois, moins contraignant que la Zone de circulation différenciée que nous avions mise en place en 2018/2019...
Tous nos écolo-égoïstes devraient avoir tout simplement honte de cette ZFE quand ils regardent ce qu'ont fait leurs collègues de GRENOBLE, LYON ou STRASBOURG. La différence c'est que dans ces villes, les élus verts ont une colonne vertébrale politique et déroulent un programme qui peut être critiqué, mais qui est cohérent.
A ANNECY, nos écolo-égoïstes viennent chercher des indemnités d'élus et travailler le moins possible.
Alors une ZFE pour rire ne les dérange pas : ils n'auront pas à affronter les lobbies routiers, ni à réfléchir à l'accompagnement social envers les plus pauvres, ni aux infrastructures de transfert modal indispensables.
Et c'est la seconde raison de cette ZFE bidon : les LARDORG n'ont rien fait depuis 2020 en matière de parkings-relais qui sont un préalable indispensable à la création d'une ZFE efficace. Et donc, adopter une ZFE qui ne sert à rien leur permet de passer sous silence leur nullité en matière de transports collectifs.
En 6 ans, ils auront coulé la SIBRA et construit aucun P+R... Quel bilan !
Vous n'avez qu'à m'écrire...
Je dénonçais il y a quelques jours l'état du square des martyrs de la déportation (ici) Voici l'état de la pelouse après que les LARDORG aient lu mon post. Vous y trouverez la preuve au choix :
1/ que le hasard existe dans la programmation des travaux municipaux et que la concordance des dates est fortuite...
2/ que vous allez m'envoyer toutes les photos des endroits dégradés dans la Ville pour que cet heureux hasard se reproduise près de chez vous...
Vive la vie, Thierry
Questionnaire Municipales 2026
|
Bonjour à toutes et tous,
👉🏼 Nous sommes à un an environ des élections municipales d'Annecy.Nous connaissons tous la situation actuelle de notre ville et avons déjà établi différents constats.
Je vous demande donc personnellement d'y répondre mais aussi de prendre de votre temps pour recueillir autour de vous l'avis d'au moins 5 à 10 personnes (voisins, amis, famille…), qu’ils soient de votre avis ou pas... et faire remplir ce questionnaire pour obtenir un panel significatif de réponses.
Nous ferons ensuite une synthèse et l'analyse globale des résultats qui vous seront communiqués et que nous partagerons également lors d'une grande rencontre début avril pour orienter la suite de ce projet collectif.
Le questionnaire est accessible par toutes et tous, à l'URL : https://jeparticipe-pourannecy.fr/
👉🏼 Vous pouvez accéder au questionnaire en cliquant sur le lien suivant : |
|
|
|
|
Je compte sur vous et vos contributions pour dessiner ensemble le futur d'Annecy. C’est parti !
Merci pour votre soutien, et à très vite.
Jean-Luc RIGAUT, Le Collectif Pour Annecy 2026 |
Autoroute A69, critiquer les Juges ou remettre en question le passage en force ?
L'ami Julien BETAILLE livre dans une tribune au MONDE une analyse fine de la décision d'annulation de l'autorisation de l'autoroute A69 par le tribunal administratif de TOULOUSE qui mérite qu'on s'y arrête car une fois de plus, des responsables politiques remettent en cause le "pouvoir des juges" parce qu'une décision ne leur plaît pas.
Pourtant, les juges appliquent la Loi que ces mêmes parlementaires ont votée. Si ils travaillaient plus sérieusement, ces mêmes députés analyseraient les conséquences possibles de leurs votes et s'éviteraient ainsi le ridicule d'une dénonciation sans cause. Malgré cela, ils revendiquent de pouvoir à nouveau cumuler des mandats, histoire de mal faire à la Ville et au parlement. Mais je laisse la parole à Julien sur le fond.
Les réactions suscitées par l’annulation du projet d’autoroute A69 du tribunal administratif de Toulouse sont inquiétantes. Le ministre des transports [Philippe Tabarot] a qualifié cette décision d’« ubuesque » et a considéré qu’il n’était « pas acceptable » que la justice administrative puisse remettre en question une décision administrative. Une journaliste du Point [Géraldine Woessner] a dénigré le travail mené par une magistrate en raison de sa prétendue inexpérience. Un ancien président de l’Assemblée nationale [François de Rugy] a appelé à « redéfinir le champ d’intervention des juges administratifs ». Un sénateur [Union centriste] du Tarn [Philippe Folliot] a annoncé sa volonté de déposer une proposition pour modifier la loi. Cela donne le sentiment qu’une partie des responsables politiques défendent la raison d’Etat plutôt que l’Etat de droit.
Face à ce type de réactions, il faut rappeler que le rôle du juge, en tant que tiers indépendant, est de trancher des conflits sur la base du droit, et ainsi de les pacifier. Il tire sa légitimité de son indépendance et du fait qu’il s’en tient à l’application de règles de droit adoptées démocratiquement. Evidemment, son travail comporte une part de subjectivité : l’interprétation est toujours une décision, jamais une simple déduction logique. Mais plutôt que de critiquer la justice, les partisans de l’autoroute A69 peuvent tout simplement exercer leur droit de faire appel. S’agissant de la liaison CDG Express, la cour administrative d’appel est ainsi revenue, en avril 2022, sur la décision du tribunal administratif. La discussion juridictionnelle sur l’A69 est donc loin d’être terminée : il est inutile de s’en prendre à l’institution.
Les enjeux sont plus profonds encore. On comprend évidemment la frustration que cette décision a générée, car ses conséquences sont majeures. En fin de compte, tout le monde est perdant : les élus locaux, le concessionnaire, l’Etat, mais aussi la biodiversité. La réalisation de plus de la moitié des travaux avant la décision du tribunal entraîne en effet un immense gaspillage financier. L’arrêt du chantier menace de mettre des centaines d’ouvriers au chômage et, quoi qu’il arrive par la suite, la biodiversité en sortira perdante : même si des poursuites pénales sont engagées et que le concessionnaire est contraint de réparer le préjudice écologique causé par les travaux, cela ne permettra pas de revenir à la situation écologique antérieure.
La stratégie du fait accompli
Les responsables de cet immense gâchis ne sont pas les juges qui ont appliqué la directive « Habitats » [du 21 mai 1992 concernant la conservation des habitats naturels], pas plus que les associations qui ont exercé leur droit d’agir en justice, mais le concessionnaire autoroutier, qui, en toute connaissance de cause, a pris le risque d’engager d’immenses travaux avant d’avoir la certitude que son autorisation ne serait pas annulée par la justice. Même si l’issue d’un procès n’est jamais certaine, le risque d’annulation pouvait en effet être anticipé. La justice administrative avait d’ailleurs déjà annulé, sur le même fondement, d’importants projets routiers, comme la déviation de Beynac-et-Cazenac, en Dordogne.
La surprise qu’a suscitée cette décision, et probablement la raison de l’excès de confiance du concessionnaire, s’explique par le fait que c’est la première fois que la justice annule l’autorisation d’un projet autoroutier pour des raisons environnementales. Jusqu’à présent, elle s’était montrée très clémente à l’égard des autoroutes, ce qui ne manquait pas de susciter la critique. D’une certaine manière, elle a ici fait la preuve de son indépendance. C’est certainement aussi cela qui lui vaut d’être sous le feu des critiques.
Plus fondamentalement, cette situation appelle à une réflexion sur les procédures juridictionnelles en matière d’environnement. Cette stratégie du fait accompli utilisée pour mettre la justice au pied du mur n’est absolument pas nouvelle, et, jusqu’à présent, les procédures dites « d’urgence » prévues pour la contrecarrer sont restées largement impuissantes : quand le juge n’a pas le temps d’examiner en profondeur un dossier nécessairement très complexe, il est très frileux à l’idée de suspendre l’exécution de travaux d’ampleur. On peut le comprendre, mais les conséquences de cette situation sont graves : l’A69 n’en est qu’un exemple parmi tant d’autres.
Pragmatisme
Tant que ces conséquences ne concernaient que l’environnement, personne ne s’en préoccupait vraiment, mais le cas de l’A69 montre bien que tout le monde a beaucoup à perdre en l’absence de procédures juridictionnelles efficaces. Il faut donc travailler sérieusement et sans a priori sur des règles spéciales en matière d’environnement. Une option possible serait de prévoir que le dépôt d’un recours contre ce type de projet entraîne automatiquement sa suspension et que, concomitamment, le juge a l’obligation d’examiner ce recours dans un délai relativement court, par exemple un an. Cela présenterait, bien sûr, des inconvénients, mais, face au défaut de sagesse de certains maîtres d’ouvrage, c’est probablement nécessaire pour assurer une protection crédible de la biodiversité et améliorer significativement la sécurité juridique des projets, sans pour autant rogner l’Etat de droit.
En tout état de cause, un débat sérieux sur cette question est souhaitable. Evidemment, il ne doit pas être confisqué par des postures idéologiques : d’un côté, la défense inconditionnelle de nouvelles infrastructures ; de l’autre, leur dénonciation systématique. Il doit être abordé avec pragmatisme dans le but de pacifier les conflits, qui, malheureusement, n’ont pas manqué de se développer ces dernières années. Ne laissons pas croire qu’il suffit d’ériger une zone à défendre pour se faire entendre : nos institutions doivent être en mesure de régler pacifiquement ce type de questions. Cela passe par de meilleures procédures juridictionnelles, pas par la limitation des recours ou la critique de la justice.
Julien Bétaille, maître de conférences à l’Ecole de droit de Toulouse (université Toulouse-Capitole), est membre de l’Institut universitaire de France.
/image%2F0935223%2F20231224%2Fob_20fe5a_fa44fd04-3b83-4512-9dce-534c79192bb9-1.jpeg)
/image%2F0935223%2F20250309%2Fob_c37290_20250309-104648.jpg)
/image%2F0935223%2F20250309%2Fob_f4ab32_img-20250308-121206.jpg)
/image%2F0935223%2F20250309%2Fob_a3e6b4_img-20250309-122731.jpg)
/image%2F0935223%2F20250309%2Fob_94eaaa_img-20250221-181202.jpg)