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thierry billet

Écologiste annécien

Le cancer, première cause de mortalité

Publié le 20 Septembre 2007 par Thierry BILLET in Environnement

Plus de 509.000 personnes sont décédées en France métropolitaine en 2004 dont 30% du cancer, devenu la cause de décès la plus fréquente devant les maladies cardiovasculaires et les accidents, selon une étude publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH).

Avec 147.323 décès, les maladies cardiovasculaires (infarctus du myocarde, attaques cérébrales...) représentent 29% du total des décès, arrivant au deuxième rang derrière les cancers (152.708 décès), selon le Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDC-Inserm).

Avec près de 90.700 décès (dont 21.398 de cancers poumon-bronches-trachée), le cancer est responsable de 34% des quelque 263.000 décès masculins enregistrés. Pour les femmes, le cancer (62.020 décès) représente un quart des causes de mortalité, les maladies cardiovasculaires arrivant en tête avec quelque 78.000 décès (32% des décès féminins).

Alors que l'on nous a promis depuis des lustres,à coups de dépenses de plus en plus coûteuses, de régler par les médicaments et l'hospitalisation, le problème du cancer, celui-ci est devenu la première cause de mortalité en FRANCE...

Ce constat d'échec devrait faire réfléchir, après les livres du professeur BELPOMME, cancérologue de réputation internationale, qui ne cesse d'alerter sur l'inutilité d'une politique exclusivement thérapeutique, quand il faudrait s'attaquer enfin aux causes de cette épidémie de cancers : la dégradation de l'environnement, l'utilisation massive de pesticides, les conditions de travail déplorables en matière de prévention du risque chimique...

Au lieu de cela, on ne parle que de "cancéropoles", de traitements miracles, d'innovations techniques... qui creusent le déficit de la sécurité sociale sans rien régler sur le plan épidémiologique.

BELPOMME nous dit clairement que la guerre contre le cancer est perdue si l'on ne cherche pas d'abord à le prévenir, au lieu de se contenter de le soigner. Il faut changer de point de vue, de paradigme, et prendre en compte l'environnement pour expliquer la situation de crise sanitaire que nous vivons...

A ce propos,je m'aperçois que je ne vous ai pas encore parlé de l'excellent livre de André CICOLLELA sur "les épidémies modernes", paru à LA DECOUVERTE. Je vous en recommande vivement la lecture : André y montre comment les "affections longue durée" grèvent le budget de la Sécurité sociale, sans aucune mesure sérieuse pour les prévenir et donc sauver à terme la Sécu...