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thierry billet

Écologiste annécien

Le loup supprimé de la liste des espèces menacées d’extinction

Publié le 5 Juin 2009 par Thierry BILLET in Environnement


Le loup a été supprimé de la liste des espèces protégées par un arrêté du 27 mai 2009 publié le 29 mai et qui modifie l’arrêté du 9 juillet 1999 fixant la liste des espèces de vertébrés protégées menacées d'extinction en France et dont l'aire de répartition excède le territoire d'un département.

Le loup fait partie des espèces protégées au niveau communautaire et international par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) de 1973, la Convention de Berne relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe de 1979, la directive n° 92/43/CEE dite directive Habitats, et depuis son réapparition en France, par l’ article L. 211-1 du Code rural (devenu depuis l’article L. 411-1 du Code de l’environnement).

La suppression du loup de la liste des espèces de vertébrés protégées menacées d’extinction en France n’a pas pour effet de lui ôter le statut d’espèce protégée mais de déconcentrer sa gestion. Alors que jusqu’à présent le tir de loups était subordonné à un arrêté interministériel, les préfets pourront dorénavant fixer eux-même le quota de loup à tirer dans leur département ainsi que les conditions à respecter. Cette liberté reste cependant encadrée par un arrêté ministériel au moins jusqu’au 30 avril 2010.

Les associations de protection de l’environnement regrettent le manque de concertation en amont de cette décision et craignent un assouplissement progressif des conditions d’intervention. FERUS, l’association de protection des grands prédateurs, dénonce une décision politique prise en dépit de l’avis négatif rendu par le Conseil national de protection de la nature et sans consultation préalable avec le groupe national loup.

France Nature Environnement émet différentes hypothèses sur l’évolution de la situation une fois le protocole national arrivé à échéance. L’association considère que les acteurs concernés risquent de perdre la possibilité de faire part de leurs observations sur les tirs de loup et que la définition de quotas par les préfets pourrait aboutir au cantonnement de l’espèce ou à son exclusion.