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thierry billet

Écologiste annécien

Dette publique, l'explosion

Publié le 3 Janvier 2010 par Thierry BILLET in C'est personnel


Il n'est pas possible de repenser sans sourire à la période du gouvernement JOSPIN au cours de laquelle la gauche fit assaut d'orthodoxie financière pour "tenir" les déficits publics tant de l'Etat que de la Sécurité sociale.

La "barre" des 3% du PIB imposée par le traité de MAASTRICHT (tiens on a presque oublié ce nom dont l'on nous rebattait les oreilles tous les jours comme celui du plus impératif catégorique économique) était devenue l'alpha et l'oméga.

Malheur à celui qui aurait laissé filer les déficits !

Avec Nicolas SARKOZY, tout ceci est oublié.

La dette publique est de 1.457,40 milliards d'euros et tout le personnel politique de droite s'en moque comme de sa première chemise. Ce qui est troublant, c'est ce j'en foutisme. La somme est tellement énorme que personne n'arrive plus à en prendre la mesure. A ce niveau là, 1 ou 2 milliards de plus !

Plus aucun être humain ne peut prendre la mesure de ce chiffre abyssal, ce qui permet de l'aggraver encore avec un "grand emprunt" : on n'est plus à cent milliards près nous disaient il y a peu une soixantaine de députés UMP.

La loi TEPA a coûté 11 milliards pour détaxer des heures supplémentaires en période de chômage et pour assurer le bouclier fiscal aux plus riches. Le cadeau aux restaurateurs a coûté 3 milliards d'euros.

Mais la "chasse" aux évadés du fisc aurait rapporté selon M. WOERTH... 0,5 milliard d'euros. Chiffre invérifiable qu'il présente comme un succés remarquable !

Quant à la Sécu, plus personne n'en parle.

Qui paiera l'addition de ces cadeaux fiscaux ?

Qui prendra les mesures nécessaires au remboursement de cette dette colossale ?

Elles sont renvoyées aux calendes grecques et surtout s'accompagnent d'une politique de remise en cause exclusive du service public dans tous ses aspects avec la Revue générale des politiques publiques (RGPP) qui déstabilise complètement les administrations déconcentrées de l'Etat, avec des regroupements ministériels invraisemblables au plan régional et la liquidation des directions départementales qui deviennent de vagues unités territoriales.