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thierry billet

Écologiste annécien

Intérêts privés vs intérêt général à DUINGT

Publié le 8 Novembre 2009 par Thierry BILLET in Politique locale


J'avais lu dans la presse un article sur le sentier piétonnier au plus près du lac  sur la commune de DUINGT qui s'intitulait "Le sentier du lac sera t'il un désastre écologique" et qui relayait le point de vue de quelques propriétaires riverains du lac qui pouvaient utiliser en partie le domaine public fluvial par le biais de conventions annuelles qui leur demandaient instamment d'assurer le maintien de la servitude de marchepied et  qui invoquent aujourd'hui le dérangement des animaux sauvages pour s'opposer au fait que les promeneurs puissent utiliser la servitude de marchepied sur ces terrains qui appartiennent à l'Etat.

Bien entendu, l'Etat n'aurait jamais dû laisser ainsi le domaine public devenir progressivement un bien privatisé de facto par des propriétaires privés.

Au cours de la conférence lac du 5 novembre, Pierre BRUYERE, président du SILA, a été séchement pris à partie sur cette question par l'association qui s'est créée à DUINGT à ce propos.

Il a rappelé la position de la communauté de communes de la rive ouest du lac en faveur de ce sentier piétonnier et a fait une proposition de compromis qui serait de limiter le passage en bord de lac sur 1,50 mètre et de supprimer les pontons privés qui ont été installés.

Cette solution de compromis n'a pas été saisie. Au contraire, le principe même du passage sur les terrains publics a été une nouvelle fois rejetée, s'appuyant sur les dangers que cela ferait courir aux roselières et au harle bièvre.

Les associations de protection de la nature présentes ont fermement rappelé que cette position n'avait rien à voir avec l'intérêt général et que l'on pouvait tout à fait bien ouvrir un espace au public et en assurer la tranquillité pour la faune et la flore. C'est tout le travail que la Ligue de protection des oiseaux développe avec les collectivités locales par exemple. Pour toutes les associations de protection de la nature, nous sommes en présence de la défense d'intérêts particuliers qui se cachent derrière des déclarations généreuses.

Rappelons que le domaine public est inaliénable, et la proposition actuelle qui est de limiter le passage et non de récupérer tout le terrain du domaine public est une position de compromis qui aurait dû recevoir l'assentiment des propriétaires.

L'ouverture au public des terrains du Conservatoire du Littoral est une exigence légale qui permet une gestion de ces espaces et une appropriation par les citoyens de l'espace protégé. 

On ne peut que s'en féliciter, d'autant que cette ouverture au public est assurée dans un cadre qui permet la protection de la faune et de la flore et une éducation à l'environnement.

Pierre BRUYERE a réaffirmé en conclusion que le SILA est déterminé à conduire cette politique d'ouverture au public en accompagnant la politique de l'Etat de faire appliquer partout la servitude de marchepied en commençant par les terrains qui lui appartiennent.