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thierry billet

La Bourse à France Inter

31 Décembre 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #C'est personnel

La chronique "bourse" à France Inter est un pur moment de délire burlesque dont je ne me lasse pas.

Ecouter Mme Charline LEGRIS évoquer que la bourse n'a pas atteint son point d'équilibre, que quand elle baisse, c'est que les investisseurs ont empoché leurs bénéfices, que l'indice a baissé de 0,1% depuis deux heures sans savoir par rapport à quoi, ou que si il est hésitant, c'est parce que les initiés attendent la prochaine statistique de quelque obscure université américaine, est un pur moment de bonheur radiophonique.

Aucun auditeur ne peut rien y comprendre, Mme LEGRIS elle-même, si elle avait la moindre notion d'économie, ne comprendrait rien non plus à son jargonnage.

Cela n'intéresse personne, ni les boursicoteurs qui ont je l'espère d'autre tuyaux pour boursicoter, ni les non boursicoteurs qui se demandent pourquoi la radio de service public leur inflige un tel laïus plusieurs fois par jour.

Mais cela doit faire moderne d'avoir une telle information "en direct de la bourse", comme le radioguidage ou la météo...

Sauf que le radioguidage doit servir aux parisiens dans leurs embouteillages et la météo à ceux qui travaillent dehors, mais la bourse plusieurs fois par jour, ça sert à qui ?

A la poésie surréaliste d'une information économique totalement bidon, complétement déconnectée de la moindre réalité (balance des paiements, balance commerciale, etc.)... Juste le plaisir ou l'exaspération d'entendre quelques mots balancés avec aplomb pour  ne pas nous avouer que ce qui se passe à la Bourse est aberrant, totalement découplé de l'économie réelle.

Juste un moyen de nous entretenir dans l'idée que les marchés ont toujours raison et que nous sommes des imbéciles à n'y rien comprendre.

 

Un lecteur du blog, historien avisé de l'histoire savoyarde, me soumet cette hypothèse :

Le cours de la bourse et la météo constituent les rubriques les plus anciennes de la radiodiffusion. Déjà , le général Ferrié (un savoyard) qui avait lancé les premières émissions de radiodiffusion depuis l'émetteur expérimental de la tour Eiffel en 1922, avait programmé les cours de la bourse lus par des soldats du 8e Génie transformés en animateurs radio...

 

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H
<br /> <br /> Je suis tout à fait d'accord sur le fait que cette chronique quotidienne ne captive que son auteur. Comme vous le dites, espérons que les principaux concernés s'informent par d'autres canaux.<br /> Cependant, cette observation ne soulève t-elle pas la question de notre rapport au Temps ? En effet, l'immédiateté et la réactivité nous gouvernent. Nous vivons dans un monde où l'information est<br /> vidée de sa substance ; seule compte l'effet qu'elle suscite...et puis on passe à une autre.<br /> <br /> <br /> Alors, même si cette chronique peut prêter à sourire, je regrette tout de même la chronique de la météo marine. Je ne comprenais pas grand chose aux informations débités par une voix monocorde<br /> mais cette escapade radiophonique était un moment d'évasion. Les marins peuvent se contenter maintenant du cours de la bourse ou de la valeur du cours du thon pour éviter la tempête !<br /> <br /> <br /> <br />
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J
<br /> <br /> Ça me rappelle, quand j'étais môme, mon père qui ne ratait jamais la météo marine alors qu'on habitait en plein nord de l'Isère ...<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Le commentaire ci-dessus me rappelle un édito de Jean-Luc Porquet dans le Canard, regrettant que les media n'accordent pas autant d'importance à la vie qu'à la bourse : "Et maintenant, la vie<br /> avec Jean-François Durand" "Oui Patrick, et la situation est en effet préoccupante : encore 640 morts du sida en Afrique pour la seule journée d'hier, plus les 60 morts dans des émeutes de la<br /> faim un peu partout sur le continent. Les Amériques ne sont pas en reste avec l'épidémie de choléra qui frappe le Mexique et encore 40 morts par balle en Amérique du Nord, sans compter les<br /> victimes des maras au Nicaragua ..."<br /> <br /> <br /> <br />
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R
<br /> <br /> Il y a par contre une démonstration quotidienne qu'apporte cette " minute pas vraiment nécessaire" , c'est l'asservissement des bourses (et pas qu'elles) européennes à Wall Street , car dans 95 %<br /> des cas , on n'échappe pas à une appréciation aussi révolutionnaire que : " les investisseurs restent dans l'attente des grands indicateurs économiques qui seront publiés à New York cet après<br /> midi ".<br /> <br /> <br /> C'est pourquoi je surveille toujours cette minute , dans l'attente folle du jour où les investisseurs n'attendront pas ou plus ces foutus indicateurs .<br /> <br /> <br /> Ce jour là le système capitaliste aura enfin rendu l'âme ( qu'il n'a pas !) et je boirai un coup .<br /> <br /> <br /> Car il suffira alors aux investisseurs non plus d'attendre , mais de relayer les indices que les bourses chinoises auront déjà intègrer , décalage horaire aidant .<br /> <br /> <br /> Il m'arrive de rêver qu'Europe Ecologie ,avec quelques autres ,pourrait même aider à l'élaboration d'un monde où l'investissement ne soit pas d'abord et surtout en spectacle à la bourse , si tant<br /> est que le capital soit véritablement en prise et au service de l'économie réelle et de "l'investissement" , en ces lieux devenus casinos et spéculation sur le bien public .<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> Tout à fait d'acccord sur, le fond de ce qu'écrit, l'auteur de ces propos Mais sur la forme, Charline Legris est tout aussi.  Minable avec une diction que j'essaie, de retracer dans ma<br /> ponctuation le tout, s'achevant d'une façon particulièrement, joussive quand elle signe oralement par un "Ici Charline Legris, France-Interrrrrrrr" dont on se demande, si elle est à bout de<br /> souffle ou bien .... mais j'allais devenir ; macho dans mon commentaire.<br /> <br /> <br /> N.B. J'ai un jour écrit à France-Inter à ce sujet, mais on n'a jamais daigné me répondre...<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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G
<br /> <br /> Bonjour,<br /> <br /> <br /> juste pour info. A l'époque où je travaillais dans une radio de service public, la météo et la bourse étaient des services OBLIGATOIRES et donc imposés. La consigne absolue était de les faire<br /> passer à l'antenne coûte que coûte, quitte à écourter une autre partie du programme. Visiblement, rien n'a changé et pourtant en ce qui me concerne, je vous assure mon cher maître... qu'il y a<br /> prescription !<br /> <br /> <br /> <br />
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