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thierry billet

Écologiste annécien

ROCARD et ROOSEVELT 2012

Publié le 6 Mars 2012 par Thierry BILLET in C'est personnel

Michel ROCARD publie un nouveau bouquin "les points sur les i". Comme je suis entré en politique après avoir entendu ROCARD à la télé au début des années 1970, je regarde toujours de prés ce qu'il a à nous dire...

Cette fois, ROCARD s'insurge contre la mauvaise qualité du débat présidentiel HOLLANDE/SARKOZY et ses entretiens dans LIBERATION et LE MONDE sont instructifs. ROCARD intègre le "peak oil" (dépassement de la consommation de pétrole sur la découverte de nouveaux gisements) dans son état des lieux de la crise et reprend la thématique chère à Pierre LAROUTUROU sur l'impossibilité de retrouver une croissance de 2% par an dans les années qui viennent. Or, le programme économique de HOLLANDE est fondé sur ce postulat trompeur qui nous expose à toutes les désillusions sociales et économiques.

ROCARD s'est associé à l'appel "Roosevelt 2012" que je vous invite à découvrir (et à signer ...) ici :

http://www.roosevelt2012.fr/


En voici un extrait concernant la question des licenciements économiques...

 

Limiter au maximum les licenciements

 

L’Allemagne a connu en 2009 une crise économique deux fois plus grave que notre pays. Pourtant, malgré un choc économique 2 fois plus fort, le chômage a augmenté 6 fois moins en Allemagne qu’en France 1.

Récession 2009 Evolution du chômage
Allemagne - 4,6 % + 220.000
France - 2,3 % + 1.200.000

Comment expliquer ce « miracle » ? Les syndicats allemands sont allés voir Angela Merkel pour exiger que le licenciement devienne un dernier recours et que la règle générale soit de garder le maximum de salarié(e)s, le maximum de compétences, dans l’entreprise en développant le Kurzarbeit.

Le Kurzarbeit ? Le principe est très simple : au lieu de licencier 20 % des effectifs, une entreprise qui voit baisser son chiffre d’affaires de 20 % va baisser son temps de travail de 20 % et garder tous les salariés. Le salaire baisse mais l’Etat maintient le revenu. Et cela revient moins cher de maintenir le revenu d'un salarié qui baisse son temps de travail que de financer un chômeur si l’on tient compte de tous les coûts induits et les pertes de rentrées fiscales et sociales.

 

Alors qu'en FRANCE, le MEDEF a obtenu la mise en place de la rupture conventionnelle qui permet au salarié qui veut quitter (le + souvent contraint et forcé) son entreprise de toucher le chômage, alors qu'il n'aurait pas démissionné de crainte de ne pas percevoir le chômage et que le patron n'aurait pas licencié car il n'avait pas de motif sérieux pour le faire. Il faut d'urgence supprimer ce gouffre à indemnités de chômage !