Pour l'égalité des droits...
Un appel en faveur de l'égalité des droits vient d'être lancé auprès des parlementaires de gauche, signé notamment par le Président de la CIMADE et de la Ligue des Droits de l'Homme. Je vous invite à le signer comme je l'ai fait.
Dix années durant, nous avons combattu côte à côte la politique d'immigration dévastatrice de Sarkozy. Nous nous sommes
retrouvés dans la rue, devant les préfectures et les centres de rétention, signataires d'innombrables pétitions, parrains et marraines d'enfants, de jeunes et defamilles, proclamant notre refus d'une politique stérile et malfaisante qui dévaste des vies et nous déconsidère aux yeux des peuples du
Sud. Des milliers de photos et de vidéos, chargées d'émotions, témoignent de ces combats communs.
Même si le candidat François Hollande s'est montré timoré dans ses prises de position sur l'immigration, le 6 mai laissait espérer un véritable changement sur ces questions. Des mesures en faveur des sans papiers, certes, du droit de vote des étrangers, la fin des contrôles au faciès, bien sûr. Mais aussi des gestes qui disent à tous les habitants de ce pays qu'ils sont ici chez eux, qu'ils sont légitimement de ce pays, qu'ils sont ce pays.
Au-delà de ceux qu'elle visait explicitement, les sans papiers, les Roms, les jeunes des quartiers, la politique d'exclusion de
Sarkozy atteignait et blessait en réalité toutes celles et tous ceux dont le nom, le prénom, la couleur de peau ou le
visage disent que leur patrimoine génétique n'est pas que berrichon mâtiné auvergnat et, par ricochet, tous ceux qui vivent avec eux, travaillent quotidiennement ou partagent des loisirs avec
eux, les aiment et font des enfants avec eux.
Les mesures courageuses attendues du nouveau président auraient eu valeur de symbole, bien au-delà des catégories directement concernées. Le recul sur les contrôles d'identité, la poursuite de la destruction des bidonvilles Roms, les tergiversations sur le vote des étrangers, le refus répété d'une régularisation massive sont d'inutiles dérobades. Ce n'est pas pour ça que vous avez été élu(e)s. L'électorat de droite, travaillé par l'extrême-droite, ne s'en satisfera pas. La base sociale, le pays réel, auquel le gouvernement devrait s'adresser est déçue, désorientée bientôt dépitée. Il s'agit d'un malaise profond et d'une question grave. Des pans entiers de la société française se sentent exclus, marginalisés, méprisés, suspectés. La précarité et l'exclusion sont les terreaux de l'incivilité et de la délinquance. Quand la seule réponse est la répression comme ce fut le cas des années durant... et comme cela semble devoir l'être encore, la machine à produire des Mohamed Merah a de beaux jours devant elle. L'actualité le prouve.
Les réponses à ces problèmes existent. Le président Hollande a les moyens de les donner. Tenir bon sur les contrôles d'identité, accorder le droit de vote aux étrangers aux élections locales. Régulariser ceux que la politique de Sarkozy a transformés en sans papiers. Autant de gestes qui affirmeraient publiquement, avec éclat, que les divisions artificielles entretenues délibérément par le régime précédent n'avaient plus lieu d'être. Que le métissage de la population est irréversible et un enrichissement pour tous. Que Mohamed et Aminata sont maintenant des prénoms français comme François ou Valérie et autant que Manuel ou Carla. Que blacks blancs et beurs sont de plein droit de ce pays et qu'ils y ont un avenir commun.
La société y est prête. Les actions de solidarité avec les lycéens sans papiers, avec les parents sans papiers d'enfants
scolarisés, avec les
travailleurs sans papiers en grève ont mis au jour une évolution en profondeur de la population de ce pays qui se sait métissée,
l'assume, voire le revendique. Ce n'est pas pour rien que Yannick Noah, Zinedine Zidane et Omar Sy sont les personnalités
préférées !
Certes, les sondages montrent un certain recul de l'opinion sur ces questions. C'est ainsi qu'alors qu'il était très
majoritairement souhaité,
le vote des étrangers ne le serait plus. Ce n'est pas étonnant : à ce jour non seulement le gouvernement ne s'est pas engagé
dans la bataille
idéologique qu'il faudrait mener, mais il a même rendu des points au camp d'en face.
Le droit de vote des étrangers, l'acceptation des migrants sans papiers établis en France et la reconnaissance de leurs droits seraient des gestes éclatants à l'adresse de tous ceux qui ne se sentent pas pleinement acceptés et d'abord des milieux populaires précarisés et métissés. Qui pourrait générer quelque chose comme l'enthousiasme de la coupe du monde jadis ou, plus près de nous, celui de la foule mélangée qui, à sa grande surprise, avait accueilli le vainqueur de Le Pen à la Concorde. Mais en mieux.
Sans doute est-il tard. Il aurait probablement été préférable que cette bataille soit engagée dès le début du quinquennat. Mais ce n'est pas une raison pour ne pas la mener. Il n'y a rien à gagner à ménager les thèses de la droite modérée qui suit la droite décomplexée qui elle-même file le train à l'extrême-droite.
Il y a urgence à engager cette bataille pour rendre la fierté d'appartenir à la société aux catégories exclues et adresser un message de fraternité à toutes celles et tous ceux perpétuellement renvoyés à leur condition « d'immigré », de la première, de la deuxième, de la nième génération, comme une éternelle malédiction.
A ce jour, l'action du gouvernement ne soulève guère d'enthousiasme. Il y a pourtant urgence ! Pour aboutir, pour triompher des idées toutes faites et de l'immobilisme, ces réformes doivent être mises en chantier très vite, dans les premières semaines, les premiers mois tout au plus, du mandat d'un président nouvellement élu, symbolisant la rupture avec l'ordre ancien et mettant au jour des évolutions en profondeur des mentalités.
C'est maintenant, dans les semaines qui viennent qu'il faut mettre ces réformes en chantier, celles qui resteront dans l'histoire comme l'acquis de François Hollande. Les mesures qui feront qu'à l'avenir, l'immigration cessera de n'être considérée que comme « un problème ». Ca ne règlera pas tout le reste. Mais ce sera quand même un progrès. Un vrai. Et, peut-être, la mise en mouvement du potentiel d'énergie, de créativité et d'enthousiasme aujourd'hui bridé par le poids du passé.
Et l'orthographe, ça ne sert plus à rien ?
Des fautes d'orthographe dans de nombreux articles de MEDIAPART, sur la couverture de LIBERATION, voire même dans LE MONDE... La presse écrite se met au diapason de nos contemporains : l'orthographe n'est plus suffisamment importante pour que l'on s'en préoccupe.
Cela donne des lettres totalement incompréhensibles tant l'orthographe a été massacrée, et l'on ne parle pas des SMS ou des forums sur internet où l'excuse de la vitesse masque mal l'illettrisme... Les jeunes universitaires ont manifestement d'autres chats à fouetter que de soigner leurs mots. Des gendarmes rédigent des PV en phonétique...
Bref, on apprend aux enfants à parler anglais en maternelle, on multiplie les activités extra-scolaires; mais l'orthographe ne semble plus un sujet de préoccupation.
Une fois que le coche a été raté, l'élève va conserver ce handicap jusqu'à l'Université. Et ce sera encore pire pour les milliers de "décrocheurs" qui quitteront l'école avant.
Cela m'agace, m'irrite, m'inquiète. Maîtriser l'orthographe, c'est maîtriser le sens des mots. Et si ce sens se dissout, c'est la finesse et la précision des échanges d'idées qui fichent le camp. Derrière l'orthographe, c'est la capacité à se comprendre qui est mal en point.
Il nous restera toujours la solution d'écrire en anglais, il y a moins de risques de se tromper dans les accords qu'en français...
Qui aboie le matin est à la niche dès le midi
Jean-Vincent Placé est un farceur. Il croyait hier matin de bonne heure s'attirer les bonnes grâces des quelques centaines d' adhérents qui restent chez les VERTS en grondant qu'il fallait s'interroger pour quitter le gouvernement. Il sait parfaitement bien que chez ceux qui ne sont pas salariés ou élus percevant des indemnités, le malaise va grandissant. Et, en bon apparatchik, il voulait leur donner des gages. Et, bing, le voilà à midi déjà rentré à la niche, démenti par tout l'appareil qui ne veut surtout pas de cela. Seul Noël MAMERE, qui a l'âge auquel on se fiche de son plan de carrière, ose affirmer que ça suffit comme ça.
Mais il est bien seul : les autres parlementaires savent qu'avec les 10% de proportionnelle que propose JOSPIN, il n'y aura plus jamais de groupe des VERTS à l'assemblée. Alors, il faut rester en bons termes avec le grand frère socialiste pour qu'il leur laisse aussi la prochaine fois une belle place... silencieuse ou presque. Les radicaux de gauche dont est issu M. PLACE le savent depuis 1977...
Bisphénol A, exigeons l'interdiction maintenant !
MESDAMES ET MESSIEURS LES DÉPUTÉS, PROTÉGEZ PLUS D'UN MILLION D'ENFANTS DU BISPHÉNOL A !
Le Bisphénol A (BPA) est un perturbateur endocrinien : une substance chimique industrielle qui perturbe le système hormonal. Ce dernier associe plusieurs de nos organes dans la sécrétion et la régulation des hormones, qui sont les messagers chimiques naturels indispensables au développement et au bon fonctionnement du corps. Dans les premières étapes de la vie, nos hormones jouent un rôle crucial dans le développement physiologique de l'individu : l'exposition de l'embryon, du fœtus ou du nourrisson à de très faibles doses de perturbateurs endocriniens peut entrainer des impacts irréversibles sur sa santé future.
Les travaux scientifiques récents associent, chez l'animal, l'exposition à de faibles doses de BPA dans le ventre maternel à des pathologies diverses : hyperactivité et troubles du comportement, obésité, tumeur des glandes mammaires, prostate et cancer. Chez la femme, le bisphénol A peut favoriser une puberté précoce, chez l'homme, il entraîne une baisse la qualité du sperme par une diminution du nombre de spermatozoïdes et une augmentation des risques de déficience sexuelle. Il favoriserait aussi l'apparition du diabète, augmenterait les chances d'infertilité, engendrerait des troubles cardio-vasculaires et rendrait moins efficace le traitement par la chimiothérapie lors d'un cancer.
On considère que la voie alimentaire constitue la première source d'exposition au BPA : le BPA est présent dans les plastiques en polycarbonate et dans les résines appliquées en surface interne des boites de conserve et des canettes de boisson.
La bonne nouvelle, c'est que l'Assemblée Nationale et le Sénat se sont prononcés à l'unanimité pour l'interdiction des usages alimentaires du BPA. Mais le processus réglementaire a pris du retard et sous la pression des milieux industriels, les sénateurs ont reporté l'échéance prévue de 18 mois. Au lieu du 1er janvier 2014, nos ustensiles et produits alimentaires ne seraient débarrassés du bisphénol A qu'au 1er juillet 2015.
Rien ne justifie ce report de l'échéance : les solutions de remplacement sont nombreuses (verre, inox, brique cartonnée, autres plastiques) et disponibles commercialement ; plusieurs grandes marques les ont déjà adoptées. Pendant ces 18 mois, ce sont près de 1 245 000 enfants qui sont appelés à naître en France et qui seront exposés inutilement dans le ventre maternel via l'alimentation de leurs parents.
Le Bisphénol A est un scandale sanitaire qu'il faut faire cesser au plus vite. C'est le moment d'agir: les Députés de l'Assemblée Nationale se réunissent dans quelques jours pour voter définitivement la loi interdisant les usages alimentaires du BPA. Nous leur demandons d'œuvrer pour le rétablissement de l'échéance initiale de la loi au 1er janvier 2014.
Signez la pétition aux députés ici : http://www.change.org/BisphenolA
Notre Dame des Landes, aéroport nuisible
Dans le dossier de l'aéroport de NOTRE DAME DES LANDES, les décideurs socialistes montrent qu'ils n'ont pas pris en compte le changement climatique. Ce projet est dans les cartons depuis trente ans, disent-ils, donc on doit le faire. Alors qu'ils devraient raisonner à l'inverse : ce projet est un projet du XX° siècle; est-il encore compatible avec l'urgence climatique ? Est-il sérieux de vouloir développer le transport aérien avec ce qu'on connaît des pollutions qu'il génère ? Un ancien condisciple de François HOLLANDE à l'ENA lui écrit à propos du projet d'aéroport de Notre Dame des Landes. Les arguments de M. WARIN ne manquent pas de pertinence.
Lettre ouverte à Monsieur François Hollande, Président de la République,
De la part de Patrick Warin, ancien élève de l’ENA, Promotion Voltaire, ancien Directeur à la Caisse des Dépôts et Consignations, Professeur associé aux Universités, membre de Démocratie 2012.
Monsieur le Président, mon cher camarade, cher François,
J’ai décidé de vous adresser cette lettre, écrite ce matin du 30 octobre, alors qu’une nouvelle opération de police de grande envergure se déroule à quelques dizaines de kilomètres d’Angers mon lieu de résidence, ville et région qui vous sont également familières.
Sur le territoire prévu pour accueillir le futur aéroport de Nantes /Grand Ouest des hommes et des femmes qui ,pour l’écrasante majorité d’entre eux ont voté pour vous, doivent se confronter une nouvelle fois à un déploiement de forces de police dépêchées par un gouvernement de gauche, dirigé par l’ancien maire de Nantes .Alors que depuis des années ces femmes et ces hommes, tous non violents, tous soutenus par une solidarité locale, régionale et nationale demandent simplement à être entendus au-delà des procédures légales et formelles dont ils estiment à juste titre qu’elles ont été menées de manière tronquées, et trompeuses ,la seule réponse que votre gouvernement leur apporte est celle de l’emploi de la force .Cette attitude , Monsieur le Président , cher camarade est inacceptable .
Parmi bien d’autres je me suis engagé pour assurer votre élection, puis vous garantir une majorité solide. Dans notre circonscription du Maine et Loire tenue par la droite depuis plusieurs dizaines d’années nous avons failli à 86 voix près envoyer l’ancien ministre Marc Laffineur à une retraite bienvenue. Nous sommes fiers d’avoir mené ce combat et de nous retrouver dans cet Ouest déjà largement conquis par la gauche en terre de futures conquêtes en compagnie de nos alliés écologistes.
Cher François, la manière dont le pouvoir que vous incarnez gère le projet Notre Dame des Landes va totalement bouleverser ces positions politiques chèrement acquises car vous n’imaginez pas l’immense potentiel de sympathie, de soutien militant, de soutiens politiques à la base dont bénéficient ces personnes en lutte, alors que la technostructure du Parti socialiste et des grands élus régionaux est en train de s’isoler.
Monsieur le Président je vous l’affirme avec la conviction d’un sympathisant socialiste de longue date, de tradition enracinée auprès de mes proches, mon père Jacques Warin, qui collabora avec Pierre Mauroy au moment de l’alternance en 1981, vous êtres face à un nouveau Larzac !
Déjà au moment de votre élection je vous avais alerté discrètement, par l’intermédiaire de nos amis communs de Démocratie 2012, dont Pierre René Lemas pour éviter qu’en pleine campagne la situation ne provoque des conséquences électorales néfastes. Il me semblait avoir, avec bien d’autres qui avaient intercédé, été entendu.
Aujourd’hui il est temps que vous ne vous contentiez plus de répondre aux lettres qui vous sont adressées à ce sujet par des formules standards qui renvoient à votre ministre Monsieur Cuvillier le soin de traiter le dossier. Outre que cette attitude peu respectueuse de l’écoute citoyenne ne vous ressemble pas, vous êtes face à une situation qui exige une attitude d’homme d’Etat.
La révision du Schéma national des infrastructures de transport, l’emploi parcimonieux de la dépense publique, le souci de la transition écologique, l’application loyale de la Loi sur l’Eau, dans sa dimension universelle et a fortiori européenne, sont autant de motifs pour rouvrir le dialogue et éviter que votre quinquennat ne soit entaché par un abcès de fixation politiquement désastreux. Cela vous fait courir compte tenu de la manière utilisée aujourd’hui, des risques sérieux de dérapages, de provocations dont vous porterez seul la responsabilité face à des personnes dont la conviction s’exprime de manière pacifique, non violente, respectueuse de la loi républicaine dès lors que celle-ci s’exerce elle aussi dans le respect du dialogue citoyen.
Monsieur le Président, cher camarade, j’ai eu le privilège de vivre un parcours professionnel dont tous ceux qui furent mes supérieurs, collaborateurs, collègues, partenaires s’accordent à dire qu’il fut toujours ouvert à l’innovation, à l’adaptation au monde changeant, à la recherche de nouveaux paradigmes et à la réalité de la concurrence globalisée. Je continue en tant qu’enseignant universitaire à stimuler la créativité de mes étudiants, dans le monde entier, tout en leur transmettant mon expérience de dirigeant du service public puis d’homme d’entreprise .Je ne suis pas un nostalgique, ni un tenant de la décroissance, ni un « illuminé anti progrès ». Ces traits de caractère sont partagés par les personnes que je côtoie lors des réunions d’information sur le projet Notre Dame des Landes. En vérité, c’est nous qui incarnons la modernité et l’ouverture au 21éme siècle.
En effet, qui peut croire que les opérateurs aériens vont implanter dans le Grand Ouest des infrastructures aéroportuaires renforcées et surdimensionnées, au moment où nous atteignons le pic de l’énergie fossile, et alors que leur modèle économique est de ramener les passagers vers quelques hubs majeurs soit par des avions qui rallient Nantes à Orly, ou Charles De Gaulle, ou Francfort ou Londres, ou Amsterdam ou Madrid…. ?A partir de ces plateformes le modèle est alors de procéder au remplissage maximum de très gros porteurs économes en carburant. Sauf à souffrir d’une mégalomanie ridicule, qui peut croire qu’un Grand Ouest aujourd’hui déjà bien relié par TGV aux plates formes parisiennes en cours de modernisation a besoin d’un équipement nouveau, coûteux, détruisant plusieurs milliers d’hectares de terres agricoles, déracinant aux propre et au figuré paysages et hommes attachés à leur territoire ?
Nantes a déjà 2 aéroports qui figurent dans les codes internationaux de l’IATA, Nantes Atlantique qui croît sans que cela permette de justifier le transfert coûteux et….. la gare SNCF de Nantes qui est utilisée dans la tarification aérienne pour acheminer les passagers vers les plateformes parisiennes et retour .Nantes Atlantique va devoir de toutes façons être conservé pour les besoins logistiques de la fabrication d’Airbus sur l’usine nantaise, et la gare de Nantes me parait être une bonne solution pour les voyageurs de notre région pour leur transfert vers les hubs parisiens. Posons donc la question à Air France sur sa vision du transport aérien au 21 ème siècle et remettons nous autour d’une table pour réexaminer les prévisions de trafic utilisées pour justifier le transfert !
Monsieur le Président, cher camarade, vous qui êtes aujourd’hui soucieux que vos hautes fonctions et votre agenda ne vous coupent pas de la réalité que vivent nos concitoyens, vous, qui vous entourez des avis et opinions issus de la société civile, comme en témoigne la mission confiée à votre proche Bernard Poignant (qu’en dit on à Quimper ?), je vous conjure d’écouter ce qui se vit dans notre région auprès de personnes qui vous soutiennent , qui partagent vos valeurs, qui se mobiliseront autant qu’il le faudra et aussi longtemps qu’il le faudra pour que leurs argument soient écoutés une fois que les gaz lacrymogènes de ce matin se seront dissipés .
Cher François, le Larzac a rencontré son homme d’Etat, le magnifique film qui a retracé cette lutte rend hommage à des Français ordinaires, femmes et hommes de conviction mais aussi à l’homme d’Etat qui les a entendus.
Ceux de Notre Dame des Landes et ceux du Larzac sont de la même trempe de Français, nous serons des millions à les soutenir pour qu’on les écoute.
Monsieur le Président, cher François Hollande, nous attendons de vous que vous soyez à notre rendez vous citoyen comme l’a été François Mitterrand.
Je vous prie d’agréer l’expression de mes sentiments respectueux et de mon cordial souvenir,
Patrick Warin
ENA Promotion Voltaire
Copie : Monsieur Jean Marc Ayrault, Monsieur Pierre René Lemas, Monsieur Michel Sapin, Monsieur Jean Pierre Jouyet, Monsieur Bernard Poignant, Monsieur le Préfet de la Région Pays de la Loire.
Plan de protection de l'atmosphère
La question de la pollution de l'air est devenue un enjeu central de santé publique. Le plan de protection de l'atmosphère dans la vallée de l'ARVE accouche selon l'Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc (ARSMB) et Environn'Mont-Blanc d'une souris. Leurs arguments sont sérieux. La remise en cause du transport routier de marchandises est encore un leurre alors que les italiens poussent tant au FREJUS qu'à CHAMONIX pour doubler les tunnels routiers. Au FREJUS, la galerie de secours du tunnel a été calibrée pour permettre de faire passer les camions, ce n'est pas pour rien !
– La vitesse sera abaissée de 20 km/h pendant la période hivernale, sur autoroute uniquement. Les routes nationales, et donc la route d’accès au tunnel du Mont-Blanc, ne bénéficieront pas de cette limitation saisonnière.
– Seuls les poids lourds les plus polluants, les Euro 2, sont interdits (depuis le 1er novembre) au tunnel du Mont-Blanc. Or ils représentaient seulement 1,7% du trafic poids lourds du tunnel en 2011. Le calendrier de retrait des Euro 3 n’est pas fixé et le Préfet propose une simple « poursuite des réflexions du groupe de travail sur l’étude de mesures de régulation du trafic Euro 3 au tunnel ».
La Préfecture nous avait laissé entrevoir que des solutions ambitieuses seraient appliquées pour venir à bout des dépassements illégaux de polluants atmosphériques sur notre territoire. Toute ambition a pour l'instant été mise de côté pour aboutir à des décisions qui favorisent, une fois de plus, le secteur des transports au détriment de la santé humaine. Les associations qui se sont impliquées sans compter dans la définition de ce PPA ont le sentiment d’avoir été trompées et ignorées. La déception est grande, mais la détermination reste intacte pour continuer à faire pression pour que des mesures volontaristes soient mise en place, afin de retrouver une qualité de l’air légale dans la vallée de l’Arve et au Pays du Mont-Blanc d’ici 5 ans, tel que le préconise le PPA.
Ouf ! OBAMA, Plouf ! HOLLANDE
Ouf ! OBAMA a été réélu. Il n'aura rien fait pour empêcher les gaz de schiste aux Etats-Unis, et pas plus pour prendre en compte l'urgence climatique. Mais il vaut toujours mieux que ce soit lui plutôt que l'autre, mormon téléguidé idéologiquement par les plus extrêmistes des blancs américains, totalement opposé à toute intervention régulatrice de l'Etat dans quelque domaine que ce soit. Nous avons échappé au pire.
Plouf ! HOLLANDE qui se renie encore plus vite que MITTERRAND en 1983... BAYROU savoure amérement d'avoir eu raison trop tôt. Mais franchement, augmenter la TVA après l'avoir à ce point critiquée, il fallait oser... Les députés socialistes de la HAUTE SAVOIE n'auront pas à affronter leurs électeurs en retournant dans leurs circonscriptions; mais ailleurs, ça risque d'être croquignolet... Après l'abandon en rase campagne de la lutte contre les contrôles de police au faciès, du droit de vote des étrangers aux élections locales, l'extradition d'une militante basque qui n'a commis aucune violence, voilà la TVA augmentée... HOLLANDE a menti à ses électeurs. Mais SARKOZY nous conduisait dans les bras de l'extrême droite, pas de regrets à avoir. Nous avons ici aussi échappé au pire.
L'amiante, Martine AUBRY et moi
J'étais inspecteur du travail quand Martine AUBRY était directrice des relations du travail (DRT) au milieu des années 1980. Formé au
début des années 1980, jamais dans ma formation initiale, je n'ai entendu parler de l'amiante. C'est en arrivant chez VALEO EMBRAYAGES que j'ai découvert que l'entreprise faisait des mesurages
réguliers de l'amiante dans les ateliers, mesurages considérés par elle comme satisfaisants et cela a duré comme cela jusqu'à mon départ de l'inspection du travail. A cette époque, le médecin du
travail qui officiait à la DRT travaillait également...chez un producteur d'amiante à temps partiel. Le directeur du bureau "conditions de travail n°5" siégeait au Comité permanent amiante qui
faisait du lobbying pour l'usage "contrôlé" de l'amiante.
Je ne sais pas si Martine AUBRY savait plus de choses que les inspecteurs du travail sur la toxicité de l'amiante. Si la juge d'instruction l'a convoquée, c'est qu'elle dispose d'éléments sur ce
point.
Ce qui est sûr, c'est que le code du travail ne faisait alors aucune différence entre la poussière de craie et la poussière d'amiante. L'article R 232-12 du code du travail exigeait que les poussières et les gaz soient évacués "au fur et à mesure de leur production". Il fallut la transcription des directives européennes en droit français pour qu'enfin une place spécifique soit donnée aux produits cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques. Et dire qu'il y a des imbéciles pour répandre l'idée que l'Europe, c'est le recul social ! Jamais la FRANCE seule n'aurait mis en place une réglementation aussi sophistiquée et utile pour la protection des salariés...
Ce n'est que lorsque le scandale ne put plus être caché, notamment grâce à l'action inlassable d'un Henri PEZERAT, que l'interdiction eût lieu, trop tard, en 1997. Mon hommage à Henri est ici
Pour ce qui me concerne, je repense très souvent - depuis que j'ai participé avec la FNATH après 1992 à la mise en place de la
plainte pénale qui débouche aujourd'hui - à mes nombreuses visites de l'entreprise VALEO EMBRAYAGES, passant totalement à côté de l'enjeu essentiel de la santé des salariés...
Une fiscalité écologique trop faible et trop tardive
Les associations de protection de l'environnement, comme la Fondation Nicolas HULOT et le Réseau Action Climat ont pris position
immédiatement sur le projet de "pacte de compétitivité" du gouvernement. Voici leurs critiques qu'un citoyen conscient de l'urgence climatique ne peut que reprendre à son compte... Ce
gouvernement tourne le dos à la transition énergétique. Il n'a pas osé reprendre l'antienne du Rapport GALLOIS sur les gaz de schiste, mais pour le reste, l'encéphalogramme est désespérant plat.
On aurait pu imaginer un grand programme national sur la transition énergétique, on a l'augmentation de la TVA sur la restauration, mais pas celle des passoires énergétiques...
Communiqué de presse, 6 novembre 2012
Annonces du gouvernement sur la compétitivité
Une fiscalité écologique trop faible et trop tardive
Au lendemain de la sortie du rapport Gallois sur la compétitivité de l’industrie française, le gouvernement a annoncé la mise en place à partir de
2016 d’une "nouvelle fiscalité écologique" d'un montant "d'au moins 3 milliards d'euros". Le
Réseau Action Climat – France et la Fondation Nicolas Hulot sont consternées par le flou et la mollesse de cette annonce au regard du potentiel de
la fiscalité écologique et de l’urgence climatique.
La fiscalité écologique renvoyée aux calendes grecques
« En annonçant la mise en place d’une fiscalité écologique en 2016, le Premier Ministre renonce aux engagements pris par le gouvernement au sortir
de la Conférence environnementale et décide de remettre à plus tard une mesure phare de la transition énergétique. » s’inquiète Lorelei Limousin, chargée de la fiscalité écologique au Réseau
Action Climat- France. « Les 3 milliards d’euros de recette fiscale évoqués ce matin sont bien loin des objectifs de la feuille de route : rattraper la moyenne européenne en termes de fiscalité
écologique, ce qui équivaut à 20 milliards d’euros de prélèvements écologiques supplémentaires. »
Nos associations s’interrogent sur la nature de cette nouvelle fiscalité et s’alarment du délai de mise en œuvre, 2016 étant un horizon bien trop
lointain pour permettre la transition énergétique et endiguer la crise climatique.
Contrairement au rapport Gallois, le gouvernement ne fait aucune allusion à la taxation de l’énergie et du carbone. Or, le basculement des taxes sur
le travail vers la taxation des ressources et des externalités, tel qu’il est pratiqué dans certains pays européens (Suède, Danemark) est bénéfique pour la compétitivité et l’emploi et envoie un
signal prix efficace
pour encourager à la maitrise de la demande en énergie.
Pour ces raisons, la commission de concertation sur la fiscalité écologique doit travailler à la suppression des nombreuses niches fiscales
dommageables à l’environnement et à la mise en place immédiate d’une contribution climat-énergie au niveau national. Ces mesures incontournables permettraient de dégager respectivement 20 et 8
milliards d’euros1,
d’orienter les entreprises vers la transition énergétique et d’inciter à l’innovation et aux progrès technologiques qui sont des leviers indéniables
de compétitivité.
Hausse de la TVA sur les transports et la rénovation: le bâton dans les roues de la
transition énergétique
L'annonce du relèvement du taux de TVA (de 7% à 10%) pénalise directement le développement des transports en commun et la rénovation énergétique des
bâtiments.
Cette hausse va à l’encontre de nos objectifs de transfert modal et pénalisera grandement les usagers et les collectivités territoriales. S’agissant
des travaux de rénovation énergétique, « l’augmentation vient remettre directement en cause l'atteinte de l'objectif de 600 000 logements rénovés par an, pourtant promesse de campagne du
Président de la République » regrette Joël Vormus du CLER.
Grand absent de ce rapport Gallois, un grand plan d'efficacité énergétique est pourtant un élément essentiel pour la protection de la population
contre la hausse inéluctable des coûts de l'énergie et de compétitivité pour les entreprises françaises œuvrant dans ce domaine.
Produisez des négawatts !
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