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thierry billet

Écologiste annécien

Plainte contre M. ACCOYER pour entrave à la justice

Publié le 10 Novembre 2010 par Thierry BILLET in C'est personnel

Voici, sans commentaire, l'article du FIGARO après le refus de Bernard ACCOYER de communiquer au juge d'instruction les auditions devant la commission d'enquête parlementaire sur l'attentat de KARACHI.

Plusieurs parties civiles dans l'enquête sur l'attentat de Karachi en 2002 vont porter plainte contre le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, qui a refusé de communiquer à la justice des comptes rendus d'auditions parlementaires, a annoncé mercredi leur avocat.

Le président de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer a écrit au juge enquêtant sur l'attentat de Karachi pour lui annoncer qu'il refusait de lui communiquer les auditions d'une soixantaine de personnes entendues par la mission parlementaire consacrée à cette affaire, a-t-on appris de source proche du dossier, confirmant une information du Parisien.

"En accord avec mes clients (plusieurs familles de victimes de l'attentat de Karachi, ndlr), nous allons déposer plainte pour délit d'entrave à la justice car nous estimons que l'argument avancé par M. Accoyer est fallacieux", a déclaré à l'AFP Me Olivier Morice.

Les travaux de la mission d'information sur l'attentat du 8 mai 2002 contre des salariés de la Direction des constructions navales (15 morts dont 11 salariés français de la DCN) ne seront pas transmis au juge Marc Trévidic pour "des raisons constitutionnelles", au nom du "principe de la séparation des pouvoirs", explique Bernard Accoyer dans sa lettre. "En réalité, le président de l'Assemblée nationale protège un certain nombre d'hommes politiques des investigations du juge Trévidic", a déploré Me Morice.

Parmi les personnes auditionnées figuraient notamment l'ancien premier ministre Edouard Balladur et plusieurs anciens ministres de la Défense. Après avoir privilégié la piste islamiste, l'enquête s'est orientée vers l'hypothèse de représailles pakistanaises après l'arrêt des versements de commissions sur la vente de sous-marins, qui pourraient elles-mêmes avoir donné lieu à des rétrocommissions pour financer la campagne présidentielle de Balladur.