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thierry billet

La tyrannie des bouffons

8 Novembre 2020 , Rédigé par Thierry BILLET

"La tyrannie des bouffons", la note de lecture de Vanessa SCHNEIDER dans LE MONDE à propos du livre éponyme de Christian SALMON, au sujet moment politique où des clowns - de métier (Italie, Ukraine, ...) ou amateurs -  sont élus dans des démocraties et arrivent à s'y maintenir grâce à des mauvais génies des réseaux sociaux; chevilles ouvrières de ces victoires...

Dans « La Tyrannie des bouffons » (Les Liens qui libèrent), Christian Salmon analyse la dernière mue du politique qui ressemble plus aujourd’hui, selon lui, à un clown qu’à un homme d’Etat.

Par

Livre. Jamais les bouffons, les clowns et les pitres n’auront eu autant d’aura. C’est le constat de l’essayiste Christian Salmon qui décortique dans son nouvel essai l’inquiétant processus de décomposition politique auquel nous assistons. Partout où se porte le regard, le grotesque semble avoir pris le pouvoir : Donald Trump aux Etats-Unis, Jair Bolsonaro au Brésil, Boris Johnson en Grande-Bretagne, Matteo Salvini et Beppe Grillo en Italie, Narendra Modi en Inde, Volodymyr Zelensky qui se définit lui-même comme clown à la tête de l’Ukraine, Viktor Orban en Hongrie ou Jimmy Morales au Guatemala. Pour Christian Salmon, la crise du coronavirus met en lumière à l’échelle de la planète cette « tyrannie des bouffons » qui repose sur « le ressentiment des foules » et réveille « les vieux démons sexistes, racistes, antisémites ». « Des plates-formes comme Facebook, YouTube, Instagram et Twitter ont amplifié les théories complotistes », précise l’auteur.

Donald Trump est la première manifestation d’un phénomène qui s’est répandu, où « gesticulant au premier plan, usant de fake news et de provocations, le pouvoir grotesque incarne une nouvelle forme de pouvoir qui assure son emprise non pas par la rationalité, la tradition ou le charisme cher à Max Weber, mais par l’irrationalité, la transgression, la bouffonnerie ». Trump a beau dire et écrire n’importe quoi, annoncer à l’hiver que le virus disparaîtra avec le printemps, préconiser l’injection d’eau de javel pour se prémunir du Covid-19, Boris Johnson s’opposer au confinement au nom du « droit inaliénable du peuple anglais à aller au pub », Bolsonaro déclarer, alors que le nombre de contaminés s’envolait au Brésil, « Certains vont mourir ? Oui bien sûr, j’en suis désolé, mais c’est la vie », rien ne semble les ébranler. Et que dire d’un Narendra Modi, premier ministre indien, massivement suivi sur les réseaux sociaux, qui fit appel au chiffre magique 9 pour combattre le Covid, ou du président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador, lui aussi rétif aux mesures de confinement, qui brandit des amulettes protectrices − un trèfle à six feuilles et une image pieuse − en conférence de presse ?

« La pandémie de coronavirus, loin d’atténuer les outrances de ce pouvoir, en a été le théâtre grotesque, observe Christian Salmon. On a vu des chefs d’Etat rivaliser d’incompétence et d’irrationalité face à la gravité de la crise sanitaire. Le ridicule ne connut plus de limites, des postures viriles aux formes les plus archaïques de sorcellerie et de religiosité (…) Mais la gestion catastrophique de la crise par ces gouvernants ne les a en rien disqualifiés. Au contraire, elle a consolidé la base de leurs soutiens, et surtout leur a permis de manifester une forme d’impunité, la preuve qu’ils ne dépendaient d’aucun jugement politique, scientifique ni moral et pouvaient donc imposer inconditionnellement leur volonté. »

Sous le désordre, les algorithmes

Si le « bouffon » est si fort, c’est qu’il tire sa légitimité du discrédit de l’action politique : « Avec eux il ne s’agit plus de gouverner à l’intérieur du cadre démocratique, mais de spéculer à la baisse sur son discrédit (…) asseoir la crédibilité de leur discours sur le discrédit du système”. »

Ces « bouffons » ne pourraient accéder au sommet des Etats et s’y maintenir s’ils n’étaient pas aidés par une nouvelle sorte de conseillers, discrets et peu idéologisés : des informaticiens de choc maîtrisant données et algorithmes. Et c’est sans doute là que réside l’aspect le plus novateur du décryptage de Christian Salmon, qui appuie sa démonstration sur un travail méticuleux de recherches menées dans plusieurs pays et sur des exemples précis.

On découvre avec lui des personnages aussi inquiétants que leurs maîtres, peu connus du grand public, mais redoutablement efficaces : Dominic Cummings, le conseiller de Boris Johnson, Luca Morisi, celui de Salvini, ou Brad Parscale, celui de Donald Trump. Des geeks, des rois du big data « capables d’exploiter les potentialités politiques du Web et de canaliser vers les urnes la colère née sur les réseaux sociaux ». C’est cette alliance entre le clown débordant et l’informaticien virtuose qui permet à la tyrannie des bouffons de prospérer. « Sous le désordre apparent du carnaval, la rigueur des algorithmes », résume l’essayiste.

Cycle d’enquêtes

Christian Salmon poursuit avec La Tyrannie des bouffons un cycle d’enquêtes passionnantes sur la décomposition politique depuis les années 1990. Dans Storytelling. La machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits (La Découverte, 2007), il analysait comment l’art de la mise en scène s’était substitué à l’art de gouverner. Avec La Cérémonie cannibale (Fayard, 2013) il disséquait le processus de dévoration de l’homme politique par les médias et le passage de l’incarnation présidentielle à l’exhibition de la personne.

Dans L’Ere du clash (Fayard, 2019), il se penchait sur la spirale du discrédit et sur l’apparition de nouvelles « vérités algorithmiques », imposées par les Gafam (Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft) aux délibérations démocratiques traditionnelles. Dans cette vision pessimiste, il apporte aujourd’hui une nouvelle pierre au cimetière des illusions démocratiques perdues puisque, selon lui, l’homo politicus connaît une dernière mue : « Il abandonne la majesté pour revêtir les habits du bouffon. » Peu réjouissant, mais qui donne à réfléchir.

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Le saut d'espèce

8 Novembre 2020 , Rédigé par Thierry BILLET

THE CONVERSATION publie un article sur le "saut d'espèce" que nous vivons aujourd'hui avec la COVID-19 : "D’origine animale, ce virus a déclenché une épidémie chez l’Homme, comme c'est le cas pour d’autres virus (virus grippaux et virus Ebola par exemple). Ce phénomène, qui permet à un virus animal d’infecter l’Homme et de s’y multiplier, est lié à un mécanisme appelé le « saut d’espèce »." Utile d'en savoir plus en ces moments d'infox généralisée sur les réseaux sociaux.

 
 
Le saut d’espèce : quand un virus animal engendre l’émergence d’une maladie humaine
Nous le savons tous en ce moment, la population mondiale est ébranlée par un nouveau virus responsable d’une pandémie : le SARS-CoV-2. Capable d’une transmission efficace, ce virus a rapidement saturé des systèmes de santé non préparés à une telle menace. Par son apparition soudaine, ce nouveau virus est qualifié « d’émergent ». En virologie, un virus émergent est un agent nouvellement observé dans une population donnée. D’origine animale, ce virus a déclenché une épidémie chez l’Homme, comme c'est le cas pour d’autres virus (virus grippaux et virus Ebola par exemple). Ce phénomène, qui permet à un virus animal d’infecter l’Homme et de s’y multiplier, est lié à un mécanisme appelé le « saut d’espèce ».

Qu’est-ce qu’un virus ? Comment fonctionne-t-il ?

Les virus sont des entités biologiques microscopiques largement répandues dans l’environnement qui jouent un rôle essentiel dans l’évolution et la régulation des populations d’organismes qu’ils infectent.

Un virus se compose d’un génome (son information génétique), d’une coque protéique appelée capside, qui protège ce génome, et parfois d’une enveloppe. Un virus n’est pas capable de se multiplier de façon autonome, il doit nécessairement infecter une cellule pour y détourner les matières premières et les machineries dont il a besoin pour fabriquer ses propres composants.

 
(A) Multiplication des virus dans la cellule « hôte ». (B) Structure simplifiée du coronavirus SARS-CoV-2 et représentation de la protéine S indispensable à l’entrée du virus dans la cellule. Author provided

Tropisme et spécificité d’espèce : des caractéristiques virales majeures

L’infection débute par la rencontre entre un virus et une cellule. Cette rencontre est initiée par des protéines de la surface du virus qui vont reconnaître une molécule cellulaire spécifique, appelée récepteur, exposée à la surface de la cellule. Cette reconnaissance, qui dépend de la quantité et du type de récepteurs présents sur la cellule, définit la sensibilité d’une cellule vis-à-vis d’un virus. Elle est indispensable à la fixation du virus, puis à sa pénétration dans la cellule. La multiplication du virus dépendra alors de la permissivité de la cellule, c’est-à-dire de sa capacité à permettre la fabrication de nouvelles particules virales.

Les deux paramètres, sensibilité et permissivité, définissent ainsi le tropisme cellulaire du virus, autrement dit sa capacité à pénétrer et à se multiplier préférentiellement dans un type particulier de cellules.

Les cellules d’un organisme ont une sensibilité et une permissivité vis-à-vis d’un virus qui leur sont propres, et qui diffèrent également d’une espèce à une autre. Le tropisme cellulaire du virus participe donc également au spectre d’hôte du virus, c’est-à-dire à la spécificité des espèces qu’il est capable d’infecter et dans lesquels il peut se multiplier. Ainsi, certains virus ont un spectre d’hôte large, tandis que d’autres ne sont capables d’infecter qu’une seule espèce hôte.

La spécificité d’espèce implique donc une barrière d’espèce qui empêche le passage des virus (et des pathogènes en général) d’une espèce à une autre et ainsi la transmission inter-espèces de maladies virales associées. Cette barrière est multifactorielle, à la fois physico-chimique, moléculaire, métabolique et immunologique.

Le franchissement d’une barrière d’espèce conduisant à l’émergence virale

L’émergence virale peut se manifester de différentes manières : il peut s’agir d’émergence dans un nouveau territoire, liée à un changement d’aire de répartition du virus ou de son hôte, ou d’émergence d’une maladie chez une nouvelle espèce hôte, liée à une modification structurale du virus lui permettant de l’infecter.

Un grand nombre d’émergences virales sont issues de la transmission de virus de l’animal à l’Homme : on parle alors de maladies zoonotiques ou zoonoses, comme ce fut le cas pour le SIDA résultant du passage de virus de singe à l’Homme, ou pour le SARS de 2003, consécutif à la transmission d’un coronavirus de chauve-souris à l’homme. Cette transmission inter-espèces, ou saut d’espèce implique que le virus soit capable de franchir la barrière d’espèce.

 
Les différentes voies de transmission de virus entre animaux et humains. Author provided

Ce saut d’espèce nécessite un contact rapproché entre une espèce animale infectée par un virus, alors qualifiée de réservoir, et l’homme. Le virus est généralement non pathogène pour le réservoir, et leur cohabitation est ancienne. La multiplication virale est ainsi maintenue dans le réservoir et de nombreuses particules virales peuvent être produites en toute innocuité pour lui.

La transmission du virus du réservoir à l’Homme se fait soit de manière directe, notamment par ingestion d’aliments crus contaminés ou par morsure, soit de manière indirecte par le biais de vecteurs. Ces derniers sont souvent des arthropodes, comme les moustiques, qui transportent les virus entre différents hôtes au cours de leurs repas sanguins.

Dans la mesure où la cohabitation entre le virus et la nouvelle espèce hôte est récente, le saut d’espèce peut-être à l’origine de l’émergence de maladies virales, comme c’est le cas actuellement avec la Covid-19.

Comment le saut d’espèce peut-il se produire ?

Pour qu’un saut d’espèce réussisse, le virus doit réaliser 4 étapes : être en contact avec la nouvelle espèce hôte (ici l’Homme), infecter ses cellules et s’y multiplier, échapper aux défenses de cet hôte et se transmettre dans la population de ce nouvel hôte.

Le contact est favorisé par la promiscuité accrue entre hommes et animaux, qui résulte notamment de l’extension des métropoles, de la destruction des écosystèmes (déforestation) et du commerce illégal d’espèces sauvages.

La proximité ne faisant pas tout, le virus se doit d’adopter quelques changements pour pouvoir perdurer à l’intérieur du nouvel hôte. En effet, le virus doit pouvoir adhérer aux récepteurs à la surface des cellules de son nouvel hôte pour y pénétrer, et s’y multiplier en détournant la machinerie cellulaire. Cette capacité d’adaptation est en partie permise par leur très fort taux de mutation. Le mécanisme de multiplication du matériel génétique viral commet en effet beaucoup d’erreurs qui ne sont pas réparées par des systèmes de « relecture » communs aux êtres vivants. Ces mutations peuvent entraîner des modifications structurales des protéines de surface du virus, lui permettant d’adhérer à de nouveaux types de cellules, et modifiant ainsi son tropisme cellulaire. Ces mutations peuvent également rendre le virus capable de se multiplier dans les cellules de la nouvelle espèce hôte.

Le virus, exposé aux défenses de l’hôte (son système immunitaire), devra également développer des stratégies d’échappement. Pour cela, certains virus attaquent directement les cellules de défense de l’hôte, comme le VIH, d’autres se « cachent » en infectant des cellules non accessibles au système immunitaire, ou encore brouillent les signaux de danger entre les cellules de l’organisme hôte.

Enfin, pour se disséminer dans la population du nouvel hôte, le virus devra se transmettre entre individus,via les gouttelettes respiratoires, le sang, par voie sexuelle ou encore par simple contact direct entre individus. La stratégie et l’efficacité du mode de transmission définiront alors la capacité du virus à disséminer et se maintenir dans la nouvelle espèce. Divers facteurs liés à l’hôte infecté peuvent également influencer l’efficacité de la transmission. Par exemple, une fois installé dans le nouvel hôte, le virus peut profiter de ses déplacements pour se disséminer. Par les mouvements de populations humaines liés à la mondialisation, au commerce et aux voyages, le virus peut alors infecter des individus dans une autre région et ainsi étendre son aire de répartition. Si la dissémination reste localisée, on parle d’épidémie, mais si elle s’étend mondialement, on parle alors de pandémie. Dans le cas où la transmission n’est pas possible entre les différents individus de l’espèce, on parle alors de transmission conduisant à une impasse épidémiologique.

Par son impact considérable sur l’environnement – déforestation, braconnage ou élevage intensif – couplé à une mondialisation en accroissement constant, l’Homme est devenu un acteur majeur de l’émergence de maladies virales, favorisant malgré lui les sauts d’espèces normalement accidentels.


Cet article a été rédigé par les étudiants du master 1 Interactions Microorganismes-Hôtes-Environnements de l’Université de Montpellier (promo 2019-2020), supervisés par Anne-Sophie Gosselin-Grenet et Jean‑Christophe Avarre.

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TUMBACH condamné

7 Novembre 2020 , Rédigé par Thierry BILLET

C'est une décision précieuse que la condamnation de Richard TUMBACH à titre personnel et de TRIGENIUM à titre d'entreprise par le Tribunal correctionnel d' ANNECY à plusieurs centaines de milliers d'euros ce vendredi 6 novembre. Ce récidiviste des incendies d'usine et des infractions au code de l'environnement est enfin condamné après des années de retards apportés à répondre aux demandes de l'inspection des installations classées pour la protection de l'environnement et un mépris complet pour les injonctions de l’État pour que cette usine fonctionne en conformité avec l'arrêté préfectoral d'exploitation.

Elle est aussi à marquer d'une pierre blanche car la Ville a été reçue dans sa constitution de partie civile et c'est une première sur une infraction environnementale. J'aurais eu le plaisir et la responsabilité de mener ce combat à son terme avant l'élection de mars en préparant les conditions de cette recevabilité judiciaire et en ne cessant jamais d'alerter les services compétents et la population comme cet article de 2018 parmi tant d'autres avant et après.

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Et donc on a décidé de le mettre sur notre compte de campagne

6 Novembre 2020 , Rédigé par Thierry BILLET

RÉVEILLONS ANNECY a donc décidé d'inscrire sur son compte de campagne les tracts anonymes de MEYTHET; mais pas spontanément comme le prétendait  Monsieur ASTORG dans le DL d'hier. En effet, le compte de campagne de RÉVEILLONS a été clos pour le 11 septembre 2020. Et dès le début juillet, François ASTORG disposait de la protestation électorale de JLR et donc savait que nous n'ignorions rien du tract anonyme et de l'utilisation de la photocopieuse de la Ville. Dans la protestation, nous soulevions la question de l'inscription dans le compte de campagne de cette contribution massive à l'élection de François ASTORG.

En inscrivant cette dépense sur son compte de campagne, RÉVEILLONS ANNECY cautionne donc officiellement l'utilisation des moyens municipaux en vue de se faire élire.

Décision en violation de la charte de l'élu local au "4. L'élu local s'engage à ne pas utiliser les ressources et les moyens mis à sa disposition pour l'exercice de son mandat ou de ses fonctions à d'autres fins." de l' Article L1111-1-1 du code général des collectivités.

En tout état de cause, cette inscription confortera le Juge administratif à annuler le scrutin municipal puisque la liste élue revendique elle-même d'avoir utilisé les moyens municipaux.

 

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"Y compris la composition chimique des pochoirs"

5 Novembre 2020 , Rédigé par Thierry BILLET

"Y compris la composition chimique des pochoirs" s'étonne (s'indigne ?) notre nouveau maire en réponse à la journaliste du DL qui lui demandait de réagir à ma demande de substitution à la Ville pour ester en Justice dans le dossier du photocopieur de MEYTHET. Ou plus précisément il me reproche de l'assaillir de demandes et notamment sur la composition chimique de la peinture utilisée sur les trottoirs de la commune. Je vous l'avais raconté ici à propos du risque d'invasion publicitaire et de pollution des eaux de surface :

 

Et un maire écologiste tourne en dérision cette question qu'il devrait au contraire prendre à bras le corps pour les 2 problèmes qu'elle soulève : la pollution publicitaire et la pollution de l'eau.

Mais François ASTORG s'en moque et c'est son droit. Mais quel autre maire écologiste réagirait de cette manière ? Effectivement si la composition chimique des produits utilisés par la Ville ne l'intéresse pas, alors il y a aucune chance que la gestion municipale de maintenant soit plus verte que celle d'hier.

Interpellé hier par un habitant sur ce sujet, jamais je ne lui aurais répondu comme me l'a fait Monsieur ASTORG de voir avec les services qui m'apporteraient réponse. J'aurais personnellement cherché à vérifier si la composition chimique posait problème et par quel produit de substitution pourrait le remplacer sans polluer.

Par exemple ce que nous étions en train de faire avant les élections municipales pour remplacer tous les produits de nettoyage par le prometteur procédé AQUAMA dont j'espère que l'expérimentation prévue n'a pas été arrêtée.

Monsieur ASTORG signe toutes les tribunes des maires écologistes pour se plaindre de l’État. Il serait plus efficace de se préoccuper ici et maintenant des actes concrets que la Ville peut poursuivre en matière de transition écologique. Et d'abord en continuant de supprimer tous les produits dangereux et toxiques.

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Publié depuis Overblog

3 Novembre 2020 , Rédigé par Thierry BILLET

Le 30 mars, Bruno LATOUR dans un article de la revue AOC s'inquiétait de l'utilisation de l'état de sidération dans lequel nous plonge la pandémie pour l'accélération de la désagrégation des solidarités au plan mondial. Il invitait ses lecteurs à se poser en "efficaces interrupteurs de globalisation" en se posant les questions que vous trouverez ci-dessous avec le lien sur l'article. Alors que nous devons apprendre à vivre avec une pandémie qui ne nous lâchera pas demain matin, tenter de répondre à ces questions est déjà un moment utile.

Il s’agit de faire la liste des activités dont vous vous sentez privés par la crise actuelle et qui vous donnent la sensation d’une atteinte à vos conditions essentielles de subsistance. Pour chaque activité, pouvez-vous indiquer si vous aimeriez que celles-ci reprennent à l’identique (comme avant), mieux, ou qu’elles ne reprennent pas du tout. Répondez aux questions suivantes :

Question 1 : Quelles sont les activités maintenant suspendues dont vous souhaiteriez qu’elles ne reprennent pas ?

Question 2 : Décrivez a) pourquoi cette activité vous apparaît nuisible/ superflue/ dangereuse/ incohérente ; b) en quoi sa disparition/ mise en veilleuse/ substitution rendrait d’autres activités que vous favorisez plus facile/ plus cohérente ? (Faire un paragraphe distinct pour chacune des réponses listées à la question 1.)

Question 3 : Quelles mesures préconisez-vous pour que les ouvriers/ employés/ agents/ entrepreneurs qui ne pourront plus continuer dans les activités que vous supprimez se voient faciliter la transition vers d’autres activités ?

Question 4 : Quelles sont les activités maintenant suspendues dont vous souhaiteriez qu’elles se développent/ reprennent ou celles qui devraient être inventées en remplacement ?

Question 5 : Décrivez a) pourquoi cette activité vous apparaît positive ; b) comment elle rend plus faciles/ harmonieuses/ cohérentes d’autres activités que vous favorisez ; et c) permettent de lutter contre celles que vous jugez défavorables ? (Faire un paragraphe distinct pour chacune des réponses listées à la question 4.)

Question 6 : Quelles mesures préconisez-vous pour aider les ouvriers/ employés/ agents/ entrepreneurs à acquérir les capacités/ moyens/ revenus/ instruments permettant la reprise/ le développement/ la création de cette activité ?

(Trouvez ensuite un moyen pour comparer votre description avec celles d’autres participants. La compilation puis la superposition des réponses devraient dessiner peu à peu un paysage composé de lignes de conflits, d’alliances, de controverses et d’oppositions.)

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"Aucun droit pour les ennemis du droit"

2 Novembre 2020 , Rédigé par Thierry BILLET

Terrible phrase de Monsieur ESTROSI dans le MONDE du 1er novembre "Aucun droit pour les ennemis du droit" sur le même mode que le fameux "Pas de liberté pour les ennemis de la liberté" de Saint-Just  qui a fait voter la loi des suspects qui permettait d'arrêter ceux qui « n'ayant rien fait contre la Liberté, n'ont rien fait pour elle ». Il proclamait froidement : « Ce qui constitue une République, c'est la destruction totale de ce qui lui est opposé ».

On voit bien que derrière des formules guerrières comme celle de M. ESTROSI, c'est cette dérive liberticide à la SAINT-JUST qu'une partie de la droite et toute l'extrême droite veut nous imposer "en respectant l’État de droit" précisent-ils benoîtement alors qu'ils savent bien que si il n'y a plus de droits pour les "ennemis du droit", il n'y en aura plus pour personne.

Car l'Etat de droit est indivisible : il s'applique à tous les citoyens sinon il est mort. Si l'on accepte même l'idée que quelqu'un n'ait plus de droits, c'est la fin de l'état de droit et c'est donc la fin de la démocratie.

C'est exactement ce que dénonce Mireille DELMAS-MARTY, le 23 octobre, dans le MONDE, avant même la déclaration de ESTROSI : "D'un droit pénal de la responsabilité, qui fonde la punition sur la preuve de la culpabilité et la proportionne à la gravité de la faute, nous basculons vers un "droit pénal de la sécurité", un droit policier, voire guerrier, qui traite le suspect en criminel et le criminel en ennemi hors la loi".

C'est bien cette perspective qui anime de tous temps la droite extrême : s'arroger le pouvoir de désigner l'ennemi et se donner les moyens de le priver de droits par une rhétorique  militaire surfant sur la peur et l'angoisse de ces temps d'attentats barbares et de confinement dont elle sait qu'elle est favorable à la déraison. Faire d'une question religieuse l'alpha et l'oméga de la politique en FRANCE c'est l'objectif de l'extrême droite  et de l'islamisme radical; il nous faut refuser de nous laisser entraîner dans cette polarisation au détriment des problèmes sociaux et écologiques.

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