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thierry billet
Articles récents

Canicule

9 Juillet 2010 , Rédigé par Thierry BILLET

Canicule.jpg

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Chalet FREQUELIN, une ardoise de 180.000 euros pour PASSY

9 Juillet 2010 , Rédigé par Thierry BILLET

Dans le désert de Platé, au-dessus de PASSY, l'ancien pilote automobile Guy FREQUELIN a construit un chalet superbe, sans permis de construire. Cette affaire a défrayé la chronique et la FRAPNA a obtenu il y a plus de dix ans la démolition de ce bâtiment.

Ce jugement a été confirmé en appel puis en cassation.

Mais nullement exécuté car M. FREQUELIN dispose d'appuis puissants dans les sports mécaniques.

Et voilà que M. FREQUELIN a eu l'idée de faire plaider que cette construction sans permis de construire l'avait été à l'insu de son plein gré.

En l'occurence que le maire communiste de l'époque à PASSY, M. Gilbert PERRIN, lui avait accordé une autorisation de construire et ne lui avait pas rappelé qu'il fallait un permis de construire.

La Cour administrative d'appel de LYON vient de lui donner raison en mettant à la charge de la commune de PASSY la moitié du coût de la destruction de ce chalet mal bâti.

On en retiendra deux leçons.

D'abord  que tout peut se plaider : un patron d'écurie de course chez CITROEN peut convaincre une juridiction qu'il ne savait pas qu'il n'avait pas de droit de construire un chalet dans une zone inconstructible et que si il l'a fait c'est à cause du maire de la commune.

Ensuite qu'il n'y a plus maintenant de prétexte pour ne pas détruire ce chalet , symbole de la violation des régles d'urbanisme en HAUTE-SAVOIE.

A moins que M. FREQUELIN n'en fasse don à une association d'intérêt général qui l'utiliserait à des fins sociales par exemple ? Qu'au moins l'objet de cette infraction pénale serve aux plus démunis ! Cela coûterait moins cher à M. FREQUELIN et aux contribuables passerands et cela serait socialement utile. Mais sinon, ce chalet doit être démoli pour servir d'exemple à tous ceux qui sont tentés de laisser filer des constructions illicites sur leur territoire communal.

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Edwy PLENEL

8 Juillet 2010 , Rédigé par Thierry BILLET

 

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C2A, le débat est dans la presse

8 Juillet 2010 , Rédigé par Thierry BILLET

Pour le lecteur averti du DAUPHINE LIBERE, les articles qui sont publiés sous forme de déclarations de certains maires UMP de l'agglomération, et tout récemment de Mme GUICHARD, maire de METZ TESSY, sont des signaux révélateurs que l'agglomération va entrer dans une zone de grande tension à la rentrée.

L'antienne est connue : ANNECY a profité de l'agglo pour faire prendre en charge ses infrastructures par les communes limitrophes; elle est maintenant devenue fort riche et sa dette peut être remboursée en moins de deux années.

C'est oublier un peu vite que ces équipements de centralité bénéficient bien entendu largement aux habitants de l'agglo et que la Ville a stabilisé son effort au moment de l'entrée dans l'agglo.

Ils oublient également au passage que cette agglo a permis à toutes les communes de bénéficier d'une dotation globale de fonctionnement largement accrue ce qui a autorisé par exemple  SEYNOD à mener une politique d'investissements surdimensionnés qu'elle a du mal à financer aujourd'hui et à l'inverse à ANNECY de se désendetter.
Deux choix politiques différents entre Bernard BOSSON à ANNECY d'une prudence financière extrême (et peut-être exagérée) et Françoise CAMUSSO à SEYNOD qui a choisi de faire un deal avec le groupe CASINO devenu le grand ordonnateur de la croissance municipale vers PERIAZ pour faire grossir à marche forcée sa commune.

Maintenant que la situation est moins florissante, les cigales se retournent vers les fourmis. pour les critiquer. C'est habituel et c'est injuste.

Mais surtout, la déclaration de Mme GUICHARD fait entrer dans le jeu politique une autre dimension, celle des Jeux Olympiques. Bien entendu, personne de l'UMP n'ose encore dire qu'il espère que la candidature française va se planter; mais la menace de Mme GUICHARD est claire : on n'aura pas les sous pour se payer les équipements qui seraient construits sur l'agglo.
Et, en off, les élus UMP agitent le chiffon de la rénovation de BONLIEU qu'ils ont déjà mis sur la sellette et qu'ils vont tenter de mettre en balance avec les JO.

Je l'ai écrit ici plusieurs fois, mais je le répète : leur seul objectif politique est que rien ne se fasse au niveau de l'agglo durant ce mandat. Ils veulent pouvoir accuser Jean-Luc RIGAUT d'avoir été un mauvais président de l'agglo, car nul ne doute que M. ACCOYER ne sera plus président de l'assemblée nationale après 2012.

Et il veut parachever son oeuvre de contrôle du département par l'UMP. Seule ANNECY lui résiste et avec la Ville la C2A...

Et ce serait une si belle dernière victoire politique et une si agréable fin de carrière politique de s'assoir dans le fauteuil de Bernard BOSSON.

Dans ce scénario déjà écrit, il appartient à toutes les forces politiques et à tous les élus du conseil communautaire de prendre leurs responsabilités.

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Pôle métropolitain, Bernard ACCOYER au créneau

7 Juillet 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement

On connait la franche amitié qui unit Bernard ACCOYER et Martial SADDIER.

Le dernier épisode porte sur le pole métropolitain que M. SADDIER a porté dans le débat à l'Assemblée nationale sur la réforme institutionnelle, taillé sur mesure pour l'axe franco-valdo-genevois.

Pour vous rafraichir la mémoire :

Métropole transfrontalière, une bombe pour la HAUTE SAVOIE

Dans Le DAUPHINE daté du 3 juillet, M. ACCOYER se félicite d'un amendement sénatorial qui empecherait de facto la constitution de ce pole qui couperait le département en deux. De là à penser que M. ACCOYER n'est pas étranger à cet amendement sur mesure dont il annonce qu'il se félicite, il n'y a qu'un pas.

Le problème, c'est que l'initiative de MM. BLANC et SADDIER a été possible parce que le département de la HAUTE SAVOIE n'a aucune stratégie d'aménagement du territoire, ni du reste d'ailleurs à mes yeux (ne parlons pas de la politique des déchets par exemple !).

Et les hommes politiques entreprenants ont horreur du vide...

On a bâti l'A41 et M. ACCOYER l'a voulue plus que n'importe qui d'autre. Mais on n'a mené AUCUNE mesure d'accompagnement comme je l'ai dit des centaines de fois. Maintenant on a une autoroute non rentable qui est un frein à la mise en place d'une liaison ferroviaire  entre ANNECY et GENEVE qui est la seule voie d'avenir; et on n'a aucune stratégie d'accompagnement de cette autoroute qui devait nous amener la félicité, des emplois et  être enfin "le maillon manquant entre l'EUROPE du Sud et l'EUROPE du Nord" (je ne plaisante pas en citant cette phrase tenue par M. ACCOYER lui-même).

Voilà qui s'appelle de la prévision.

Dans le même registre, je me souviens encore de la première réunion publique tenue par M. ACCOYER à propos du SCOT à GRUFFY où il nous expliqua qu'il était contre la création des SCOT, ce truc de plus qui ne servait qu'à gêner les maires auxquels il fallait faire confiance pour élaborer eux-mêmes les documents d'urbanisme... Et je lis qu'il vient de voter un nouveau texte réglementant l'urbanisme commercial qui donne aux SCOT la responsabilité de la mise en cohérence des politiques municipales en ce domaine.

Décidément, toujours un train de retard.

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M. WOERTH, dédain et déni

6 Juillet 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Politique locale

"Monsieur WOERTH n'est pas coupable.

C'est un lynchage.

Monsieur WOERTH n'a rien à se reprocher", etc. etc.

Voilà la ligne de défense de l'UMP.

Mais le problème n'est pas là.

La question n'est pas de savoir si M. WOERTH a piqué dans la caisse, ou s'est fait payer des caisses de champagne par Mme BETTENCOURT.

La question est MORALE.

Peut on être ministre de la République et trésorier du parti majoritaire ?

Etre en situation de bloquer une inspection fiscale de Mme BETTENCOURT et avoir reçu de l'argent de cette dame, est-ce tolérable ?

Avoir laissé embaucher sa femme pour gérer la fortune de Mme BETTENCOURT alors que l'on est ministre du Budget, est-ce tolérable ?

M. WOERTH n'est certainement pas coupable d'une infraction pénale.

Pour autant, peut il rester ministre ?

Bien entendu non, car c'est la morale qui est bafouée : dès l'instant où entre ce que je peux faire obtenir en ma qualité de responsable et/ou d'élu et les cadeaux que cette position politique peut me faire obtenir pour moi même ou mon parti ou ma famille, il y a un conflit d'intérêts qui nécessite de s'interdire de se trouver dans cette configuration.

Il faut alors soit refuser le poste en question, soit rompre les liens avec les personnes susceptibles de bénéficier de vos services réels ou putatifs.

Mais en SARKOZIE, le mélange des genres est la règles.
Nicolas SARKOZY en a donné l'exemple dès ses vacances sur le yacht BOLLORE après son élection et cela ne s'arrête plus.

Le Courrier Picard rappelle le contrôle de la Cour des comptes sur l'officine dirigée par M. WOERTH au conseil général de l'OISE en 1990 et sur les évidentes malversations que cela a permis.

Sachant cela, l'UMP a promis à M. WOERTH une brillante carrière politique et comme par hasard le poste de trésorier; celui, qui dans tous les partis politiques, est le plus proche des tentations, des secrets et des pratiques occultes.

Connaissant ce rapport de la Chambre régionale des comptes en 1990, affecter M. WOERTH à la trésorerie de l'UMP, c'était clairement positionner à ce poste quelqu'un qui ne rechignerait pas à mettre les mains dans le cambouis. C'était aussi bafouer le travail des magistrats de PICARDIE que de  confier la trésorerie d'un parti aussi éminent à quelqu'un qui a accumulé un tel passif.

M. WOERTH n'est certainement pas coupable d'un délit pénal : il doit être assez malin pour que les traces et les preuves manquent et, de toutes façons, les procureurs en charge de ce dossier obéiront aux ordres de celui qui les a nommés pour qu'il ne soit pas inquiété.

Mais cette crise morale qui s'ajoute aux autres est la marque de fabrique de la SARKOZIE : dédain et déni. Vivement 2012 !


Et n'attendez pas 2010 pour vous abonner à MEDIAPART comme je vous y ai invité à plusieurs reprises : ce journal sur internet est le fer de lance d'une presse d'investigation dont nous avons absolument besoin aujourd'hui.

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Bilan carbone du SILA, la restitution aux agents.

6 Juillet 2010 , Rédigé par Thierry BILLET

Comme Pierre BRUYERE s'y était engagé, le cabinet de consultants qui a assisté le SILA dans l'élaboration de son bilan carbone a restitué son travail à tous les agents en deux réunions l'une à SILOE pour l'assainissement et l'autre à SINERGIE.

Pratiquement tous les agents du SILA étaient présents pour ce bilan qui concernait aussi la certification environnementale du SILA au titre de la norme ISO 14001.

Le bilan carbone du SILA est très dépendant du volume de déchets incinérés. Il y a néanmoins des marges de manoeuvre, par exemple sur la conduite des véhicules et notamment des camions hydrocureurs : un stage d'éco conduite aura lieu en 2011 pour tous les chauffeurs.

Les scénarios d'évolution de la capacité d'incinération intégreront ces éléments en privilégiant une solution qui permettra de valoriser toute l'année l'énergie produite par les fours, alors qu'aujourd'hui, elle ne sert qu'en hiver pour le chauffage urbain.

Au plan des comportements personnels, une équipe du SILA devrait participer au concours "Familles à énergie positive", et un salarié m'expliquait qu'à la suite de la réunion de lancement du bilan carbone, il avait cherché les moyens de compenser ses émissions de GES car il habite à VENTHON : il a équipé sa maison d'une pompe à chaleur et de solaire thermique. Il a investi plus de 30.000 euros et a obtenu la moitié de subvention...


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La Maison brûle, c'était il y a 8 ans...

5 Juillet 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement

 

C'était en juin 2002. Huit ans ont passé !

Les beaux parleurs ne prennent même plus la peine de faire semblant de devoir faire quelque chose contre le réchauffement climatique. Et M. ALLEGRE bénéficie des largesses de grands groupes français pour lancer une fondation écologique bidon.

 

http://ha.ina.fr/economie-et-societe/environnement-et-urbanisme/video/2090725001027/la-journee-de-chirac-a-johannesburg.fr.html

 

Et si vous voulez retrouver la belle époque du nucléaire en 1979, avant TCHERNOBYL, regardez comment Yves MOUROUSI nettoie ses vêtements en sortant du réacteur de la centrale de FESSENHEIM. Vous admirerez le look des lampes de poche accrochées au cou du directeur de la centrale et du présentateur vedette de TF1 et le sérieux de la prévention des risques.


http://www.ina.fr/economie-et-societe/vie-economique/video/CAA7900120601/it1-13h-direct-centrale-de-fessenheim.fr.html

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Tourisme en Rhône Alpes

4 Juillet 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Politique locale

  Le tourisme est un des premiers secteurs de Rhône Alpes avec environ 100 000 emplois directs. Mais depuis dix ans, le secteur a perdu 10 millions de nuitées. L’objectif de la Région et du comité régional de Tourisme, développer tourisme en respectant l’environnement.

      Il n’y a plus de rente de situation dans le secteur du tourisme, dans un marché mondialisé. Pour l’offre, pour les prix, la concurrence est rude  et les demandes des clients évoluent. Le développement du tourisme source d’emploi, d’aménagement, de débouchés pour les productions agricoles, s’impose pour Rhône-Alpes.
     C’est ce qu’a rappelé ce jeudi matin Jean-Jack Queyranne, président de la Région, lors d’une conférence de presse tenue en présence de Gérard Périssin Fabert, tout nouveau président du Comité régional du Tourisme (Rhône-Alpes Tourisme) et de Claude Comet, conseillère déléguée  à la montagne et au Tourisme.
     Rhône-Alpes est la deuxième région touristique de France après Provence Alpes Cote d’Azur, avec 11% des nuitées français, 151 millions de nuitées touristiques en 2009, 9,9 milliards d’euros de consommations touristiques. Le tourisme régional résiste assez bien à la crise. «  Le nombre de nuitées a reculé de 2% en 2009, contre 6% au niveau national » a rappelé Jean Jack Queyranne.

Les prochaines années plus difficiles
     Les années qui viennent seront plus difficiles sur tous les plans. «  Elles ne seront pas comme les trente dernières années » explique Claude Comet. Les évolutions climatiques font planer des incertitudes sur les sports d’hiver. Les incertitudes économiques sont encore plus lourdes. Si le marché des séniors est à court terme intéressant, que deviendrait-il avec des retraités cessant plus tard leur activité et bénéficiant de pensions moins importantes. Etla concurrence va s'accroitre: d'ici à 2025 rappelle la conseillère chargée du tourisme, le nombre de clients va être multplié par deux au niveau mondial, mais le nombre de destinations sera multiplié par trois.
Etalement des vacances
    Le tourisme régional doit donc  innover, confirme Gérard Périssin Fabert. L’innovation, c’est sans doute d’abord une offre plus accessible au niveau des prix : des forfaits, des packages d’activités tout compris séjour-loisirs, voire transport. Il convient d’amortir des investissements qui souvent ne fonctionnent que quelques mois par an. Cet objectif pose l’épineuse question des rythmes sociaux et des rythmes scolaires. L’Allemagne semble bien gérer l’étalement qui permet d’utiliser les équipements. En France, le raccourcissement des vacances pourrait concentrer la fréquentation, à moins d’un étalement des vacances d’été.
Parc immobilier
     L’avenir passe aussi par l’évolution du parc des lits de loisirs,  dont beaucoup sont " froids". Une bonne partie des logements de loisirs ne sont plus aux normes, mais la Région n’a pas les moyens de prendre en charge une politique qui relèverait de l’Etat. Il faut aussi faire bouger  une hôtellerie familiale qui a dans bien des cas peu évolué : établissements hors normes, offre insuffisante. Le chèque hébergement mis en place par la Région a permis de moderniser quelques dizaines d’hôtels, mais il y en a des centaines qui devraient évoluer.
    L’avenir du tourisme passe aussi par une autre politique de transports, évidemment surtout dans les secteurs de montagne. Le prix de l’énergie, le coût des infrastructures, la qualité de vie dans les stations, la qualité de l’air : tout devrait pousser à favoriser les transports collectifs, en particulier le TER, le train. La SNCF sera invitée à développer une offre régionale attractive. Des tickets à tarifs  très symboliques, pourraient être mis en place.
   Gérard Périssin Fabert présentera à la rentrée la stratégie touristique régionale qui sera soutenue financièrement par la Région.


Tiré de l'excellent site internet ENVISCOPE sur l'environnement en Rhône Alpes que je vous recommande vivement.

http://2010.enviscope.com/

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SCOT du bassin annécien : quelle méthodologie ?

3 Juillet 2010 , Rédigé par Thierry BILLET

Je vous invite vivement à participer à la réunion de présentation du Plan d'aménagement et de développement durable (PADD) du Schéma de cohérene territoriale du bassin annécien qui aura lieu le jeudi 8 juillet à 18 heures à la salle Pierre LAMY;

Le PADD est en principe le document qui fixe les grandes orientations en matière de développement durable dans le grand bassin de vie d'ANNECY.

Nous verrons quelle est la méthode qui a été employée pour le préparer.

Pour ma part, j'estime que sur un territoire aussi convoité que celui du bassin annécien, il faut prioriser les enjeux.

L'enjeu essentiel, c'est : veut on urbaniser partout où c'est techniquement faisable ?

Tout le monde va répondre NON, bien entendu.

Dès lors, il faut privilégier la gestion des espaces qui permettra de maintenir une agriculture économiquement viable et de protéger les espaces sensibles : zones humides, roselières, grands paysages, etc.

Je propose donc que l'on isole dès le départ les zones naturelles sensibles et les corridors biologiques (trames vertes et bleues) et qu'il soit acté que l'on n'y urbanisera jamais.

Ensuite, on isole les terres agricoles indispensables au maintien d'une agriculture locale pour les 50 ans qui viennent en se fixant l'objectif de les acheter au prix agricole pour en faire des zones imprescriptiblement affectées à l'agriculture.

Enfin, sur le reste, on imagine quelles perspectives d'urbanisation permettraient de respecter les objectifs de lutte contre le changement climatique : densification des pôles urbains, moyens de transports publics existants ou à créer si l'on veut urbaniser un secteur, etc.

Par exemple, construire dans chaque village un HLM est une hérésie : sans moyen de transport collectif le chômeur n'a aucune chance de trouver du travail dans le village lui-même et le travailleur doit dépenser sa paie en frais de voitures.

Ainsi, aujourd'hui, par exemple, les logements sociaux du Bouchet Mont Charvin et dans une moindre mesure des Clefs sont difficiles à remplir : il n'y a pas de travail sur place et en chercher nécessite une voiture qui coûte trop cher.

Donc, d'abord, il faut des transports publics et ensuite on peut urbaniser. Mais pas l'inverse. Ne continuons pas les mauvais choix d'il y a 15 ou 20 ans.

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