Overblog Tous les blogs Top blogs Environnement & Bio
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
thierry billet
Articles récents

JO 2018 au SEMNOZ ?

13 Septembre 2010 , Rédigé par Thierry BILLET

Une réunion de travail a eu lieu ce samedi au SEMNOZ pour envisager l’hypothèse de compétitions de free style sur la partie déjà utilisée par les pistes de ski : half pipe, bosses, border cross, etc. Au total, 12 épreuves sur 14 jours.

 

Claude COMET, en charge du tourisme et de la montagne au Conseil Régional, Nicole BILLET, vice présidente de la commission sport et Alain CHABROLLE, vice président santé et environnement ,tous élus EUROPE ECOLOGIE, représentaient la Région.

 

La question centrale de cette réunion à laquelle de nombreux élus, la FRAPNA, les alpagistes et les chasseurs ont participé avait pour objectif de recueillir les avis des uns et des autres.

 

La présentation technique a permis de constater que les pentes du SEMNOZ étaient parfaitement adaptées aux caractéristiques techniques exigées par le CIO (longueur, pente, etc.). De ce fait, il est indéniable qu’il s’agit d’une adéquation stupéfiante.

 

On pourrait donc sauter de joie pour cette solution s’il n’y avait pas une autre exigence du CIO : prévoir une alimentation en neige artificielle alors qu’il n’y a aucun canon à neige au SEMNOZ et que le consensus historique sur le site est d’exclure de monter de l’eau au SEMNOZ.

 

C’est donc avec une extrême précaution que l’on doit aborder une telle hypothèse pour ne pas autoriser de facto la mise en oeuvre d’équipements pérennes qui remettraient en cause nos choix historiques en matière de protection du SEMNOZ.

 

Le Comité d’organisation a pris des engagements formels : les installations de production de neige artificielle seront alimentées par des tuyaux « de surface » qui ne seront donc pas enterrés et seront démontés à la fin des épreuves.

 

Aucun travail de terrassement d’ampleur ni d’abattage d’arbres n’est nécessaire selon le Comité d'organisation.

 

Enfin, le Comité s’engage à mettre en place un système d’accès au site exclusivement par bus, sans accès voiture hormis quelques accrédités et les athlètes.

 

L'ensemble coûterait moins cher que des aménagements à CHAMONIX ou dans les ARAVIS qui n'ont pas les espaces suffisants de toutes manières.

 

A la suite de cette présentation, le débat a permis de valider un accord unanime sur le fait d’utiliser cette perspective pour définir un projet de protection supplémentaire sur le SEMNOZ.

 

Pour donner quelques pistes : généraliser l’utilisation des transports collectifs et réduire les voitures là-haut, assurer une protection renforcée du SEMNOZ sur le plan réglementaire (documents d’urbanisme), délibérer au plan de la C2A qui est propriétaire du foncier pour réaffirmer l’intangibilité de l’inconstructibilité du SEMNOZ, etc.

 

Pour mener ce travail à bien, un comité de pilotage associant le Syndicat pour la protection et l’aménagement du SEMNOZ (SIPAS), le comité d’organisation des JO 2018 et les représentants de la société civile (écolo, alpagistes, chasseurs, etc.) est mandaté pour travailler à ce projet que l’on pourrait appeler « SEMNOZ 2018 ».

 

Pour ma part, je pense qu’un projet comme celui-là ne doit pas simplement permettre après les quinze jours de compétition de revenir à l’état actuel du SEMNOZ.

 

Il doit dès maintenant, conduire le SIPAS à innover, notamment en matière de transport.

 

Je m’étais élevé bien seul à l’époque contre l’affreux parking devant les pistes qui est un vrai bonheur d’intégration au site et de convivialité quand il y a affluence. Il faut maintenant passer à l’étape supérieure : revoir complètement la desserte du stade de neige en hiver par un système de navettes de la SIBRA depuis QUINTAL et depuis ANNECY.

 

Nos aînés ont rejeté l’urbanisation du SEMNOZ et pour « verrouiller » le système, ils ont juré que l’on ne monterait pas d’eau là-haut. Ce serment nous lie : il ne faut pas revenir dessus et au contraire tout faire pour qu'il ne puisse être remis en cause par nos successeurs.

 

Mais il faut aller plus loin et définir un projet plus ambitieux pour notre montagne de proximité. Le SEMNOZ du XXI° siècle doit être sans voiture, les bâtiments publics doivent être réhabilités en mode énergétique passif, la gestion forestière doit intégrer les enjeux de l'adaptation aux changements climatiques, etc.

 

Au-delà du seul cas du SEMNOZ, Eric FERAILLE, devenu président régional de la FRAPNA, a vigoureusement plaidé en faveur d’engagements clairs du Comité d’organisation sur l’abandon de tout projet sur la plaine agricole de PASSY, et pour obtenir des « compensations » précises pour les sites des ARAVIS et du SEMNOZ sous la forme de mesures de protection d’espaces naturels et agricoles non impactés par les Jeux.

 

Cette exigence a reçu l’aval de Jean-Luc RIGAUT et des participants en faveur d’un dossier  JO qui sera radicalement différent de celui qui fut déposé au CIO il y a quelques mois.

 

D’ores et déjà, il est acquis que la plaine agricole de PASSY ne recevra aucun équipement.

 

Reste la question des ARAVIS et des demandes de la FRAPNA sur les combes encore vierges qui demandent à être définitivement protégées.

 

A suivre donc comme le lait sur le feu d’ici au dépôt de la candidature...

 

Lire la suite

Progressistes vs. Conservateurs : Le vrai match!

10 Septembre 2010 , Rédigé par Thierry BILLET

 

 

Jean Luc BENNAHMIAS, ancien secrétaire national des VERTS, aujourd'hui député européen du MODEM publie cette tribune dans MARIANNE. Je la reproduis à sa demande pour contribuer au débat nécessaire sur la plus que jamais alternative à SARKOZY.

Progressistes vs. Conservateurs : Le vrai match!

La crise économique, sociale et financière que nous traversons est d’une gravité hors norme. Avec un taux de chômage de 10%, les 600 000 chômeurs de 1973 ou le « plein emploi » évoqué encore récemment paraissent de bien lointains souvenirs. Et la France n'est pas l'éternel village des irréductibles demandeurs d'emplois; dans l'Union Européenne, 23 millions de personnes cherchent du travail : c'est dire!

Penser que les marchés avaient toujours raison et pouvaient s'auto-réguler était une idée  folle dont on paie maintenant le prix. De cette crise, on avait d'abord cru pouvoir nous sauver par un plan bancaire, puis promis une refondation du système et clamé haut et fort : « Plus jamais ça ! »

Mais si ce diagnostic lucide est aujourd'hui partagé, des promesses de réforme, il ne reste malheureusement que l'austérité, et tout particulièrement pour les gens déjà en grande difficulté qui, c’est un euphémisme, ne sont pas les responsables du désordre. Plan de relance européen il n'y eut jamais, majestueux plan de relance franco-français dont on parlait encore il y a un an : Oublié ! Et la refondation du système? Reportée aux calendes grecques ! Trop complexe, pas le moment !!! 

Reste donc le sentiment légitime que l’on nous raconte des histoires, voire que l'on nous nargue grossièrement.

Pourquoi un tel échec ?

Parce que la logique politique de ces dernières années, axée sur la division, l’affrontement permanent, la « rupture », et l’arrogance, nous enferme dans une passivité coupable, fruit de dogmatismes et d’un manque de courage qui anesthésient pour l’heure toute promesse de mutation.

Les dossiers de la dette, des retraites, et bientôt de la sécurité sociale ont besoin d’une politique fiscale équitable, de la même manière que notre cadre social mérite d’être ajusté à notre temps et à l’évolution démographique.

Sans utiliser la crise comme alibi pour une mise à bas des fondamentaux de nos modèles sociaux, il faut revenir sur l'émiettement des contrats de travail et intégrer, pour de vrai, la sécurisation des parcours!

Or, la majorité, à visage découvert, jure qu’elle ne touchera pas aux flux financiers exubérants qui ont pourtant démoli le système qu’elle prétend défendre : C’est inadmissible ! L'apologie du profit immédiat, au même titre que celle de la concurrence érigée en dogme, sont incompatibles avec toute politique de justice sociale

La fiscalité, outil légitime de toute démocratie, ne peut s’exonérer d'une activité aussi prépondérante dans la sphère économique que la spéculation financière. Y renoncer, c’est cautionner un système parallèle d’économie irréelle dont les conséquences sont aussi désastreuses et paralysantes que peuvent l'être la corruption et le marché noir dans les pays en voie de développement.

Mais de manière similaire, la Gauche, ou plus précisément une partie d’entre elle, ne laisse pas le monopole des faux-semblants et de l’hypocrisie à la majorité présidentielle. Par ses propres tabous, par son refus de regarder la réalité comme elle est, elle nous renvoie à son image électoraliste et sectaire d’un autre temps : Ce n’est pas à la hauteur !

Nous devons offrir de nouvelles perspectives sociales et économiques à notre pays, sans quoi l’édifice restera définitivement bancal laissant le pacte de confiance en ruine, et les problèmes intacts : l'abstention chronique, le désintérêt contagieux, le règne du populisme et l'éternelle dérobade de "l'ennemi c'est l'étranger".

Gestion des âges, politique active de lutte contre le sous et le mal-emploi, réduction des niches et de l'évasion fiscales, application du principe de transparence budgétaire : Nous devons marquer la multiplicité de nos convergences.

Nous, démocrates, écologistes et républicains, qui n’avons pas toujours pu ou su aller au bout de nos démarches constructives de rapprochement, c’est ensemble que nous allons devoir remettre à plat notre modèle. Ne nous arrêtons pas au milieu du gué. L'Union des centristes, celle des écologistes comme autrefois des trotskistes sont très tendances. Certes, réunir le plus grand nombre de personnes de sa famille est en soi légitime. Il reste que d'unir les démocrates du Modem et les centristes qui pensent qu'en dehors de M. Sarkozy, point de salut, relèverait du même exploit que de rassembler les écologistes adeptes du développement durable et les fans de la décroissance. A l'impossible, nul n'est tenu!

D'où la pertinence d'un « Arc central des progressistes écologistes et républicains », seul capable d'atteindre une majorité à même de mener les réformes nécessaires.

Un entraineur sportif (et pas seulement français) vous dirait de la même façon que programmer des entrainements spécifiques pour la défense peut avoir des vertus, mais pour transformer l'essai, la défense ne suffit plus : Pour aller au bout de l'objectif il faut un collectif bien huilé, d'une polyvalence redoutable, à même d'accomplir les conversions essentielles dont nous avons besoin.

Le rassemblement pertinent, s'il est plus large, n'est pas celui du compromis mou. De ce point de vue, Jean-François Kahn a raison: "Il est évident que la convergence (qu'il faut appeler de nos vœux) concerne non pas tout le monde, mais ceux, d'où qu'ils viennent dans l'espace démocratique et républicain qui aspirent à l'avènement d'un monde plus juste, plus rationnel et plus moral". Car nous avons besoin d’engagement et de réalisations singulièrement radicales. A ce niveau, nous considérons que les conservateurs, les gardiens de l'ordre établi ne sont pas toujours où l’on pense.  A nous de répondre à l’impératif exigeant  de savoir repérer les positionnements justes.

Si cela continue de faire ronchonner les caciques, qu’importe: selon les sujets, des hommes de Droite comme de Gauche peuvent détenir une part de vérité éclairante.

Le Mouvement Démocrate est partie prenante de ce renouveau politique. Il en est d’ailleurs quoi qu’on en dise à l’origine. Extension de cultures politiques diverses, et parfois historiquement opposées, d’obédience centriste, écolo, sociale-démocrate, et ceux qui n’avaient jamais adhéré avant l’élection présidentielle, nous avons décidé ensemble dès 2007 de construire une troisième voie hors des deux blocs existants.

Humanisme, démocratie, droit de l’homme, laïcité, république, développement durable. Les valeurs que nous portons sont partagées par un certain nombre dans le paysage politique. Et c’est une chance !

Du parti socialiste, aux Verts-Europe Ecologie, des altermondialistes aux radicaux de Gauche, des Valoisiens aux républicains de droite, des associations aux acteurs de terrain en attente et qui ne se retrouvent pour l'instant en rien, nous devons travailler, débattre, et pourquoi pas proposer ensemble, dans l'espoir qu'enfin les choses bougent. Qu’on se le dise, nous ne serons pas de trop pour penser et conduire les réformes.

En ce qui nous concerne au Mouvement Démocrate, à nous de faire valoir la copie originale. Celle d'un modèle non "autoritaire" qui soit progressiste, laïc et tolérant.

Les grandes transformations, issues de toutes les phases postrévolutionnaires françaises et américaines du XIXème siècle, sont nées dans la difficulté. A chaque période historique de crise, les débats d’idées ont fait émerger des sensibilités politiques nouvelles et avant-gardistes. A nous de savoir saisir le moment présent pour remettre la Politique  « à la Une », proposer les réformes de fond sans passer par les fourches caudines du populisme, de l'autoritarisme, voire de la terreur.

Lutte contre l’exclusion, politique de redistribution, promotion et défense des libertés individuelles et collectives, lutte contre la corruption, développement durable, gestion humaine - non policière - des flux migratoires, aides ciblées au développement, et plus que jamais reconsidération de la place des jeunes.  Sur toutes ces thématiques, et notamment sur la dernière citée, notre logiciel peut être une plus value considérable pour demain. «Je suis convaincu que notre effort de la vie entière doit viser à conserver à nos pensées et nos sentiments leur fraîcheur juvénile", disait Albert Schweitzer. Conservateurs de tous les partis, s’abstenir !

Jean-Luc Bennahmias Député européen

Vice Président du Mouvement Démocrate

Lire la suite

Le "peak oil"

10 Septembre 2010 , Rédigé par Thierry BILLET

 

Vous savez, le "peak oil", c'est ce moment où la consommation de pétrole et sa production décrochent à ce point qu'une crise énergétique majeure débute...

Je vous ai déjà parlé du livre de Yves COCHET à ce propos.

On nous rebat les oreilles que c'est une hallucination écologiste et la mode française d'aujourd'hui est de s'opposer à l'implantation de centrales éoliennes, même en mer. Il vaut mieux une bonne vieille centrale nucléaire et des déchets pour des milliers d'années sans doute.
L'excellent site "TERRA ECO" reprend une information en direct de la BUNDESWEHR qui accrédite que le peak oil, c'est MAINTENANT.

 

L’article paru cette semaine dans l’hebdomadaire allemand Der Spiegel n’a pas échappé à Matthieu Auzanneau, collaborateur de Terra eco, qui chronique « le début de la fin du pétrole » sur son blog Oil Man. Le magazine s’est en effet procuré un rapport du département d’analyse du futur de la Bundeswehr, l’armée allemande, qui estime qu’il est probable que que « Peak Oil se produise aux alentours de l’année 2010, et qu’il ait des conséquences sur la sécurité dans un délai de quinze à trente ans ».

Ce pic pétrolier, c’est à dire le jour à partir duquel la production mondiale de pétrole amorcera un déclin inéluctable, entraînera une flambée des prix, et « à moyen terme, le système économique global et chaque économie de marché nationale pourrait s’effondrer », estiment les analystes de l’armée allemande. « Des pénuries de biens vitaux », notamment de nourriture, pourraient apparaître, ajoutent-ils, conduisant à la mise en place de « politiques de rationnement ». Les auteurs du rapport s’inquiètent aussi des conséquences géopolitiques de la raréfaction du pétrole qui pourrait favoriser la montée des extrémismes. Dans ce contexte, « les États qui dépendent des importations de pétrole » seront obligés « de montrer plus de pragmatisme à l’égard des pays producteurs », estiment-ils, en se montant, dans le cas de l’Allemagne par exemple, plus souple à l’égard de la Russie ou plus dur vis-à-vis d’Israël.

Ce rapport de la Bundeswehr intervient dans la foulée de celui publié en mars dernier par l’état-major interarmées américain et qui prévoyait une « crise énergétique sévère » d’ici à 2015. « Du pétrole, il n’y en aura pas pour tout le monde » titrait alors Terra eco. Et comme toujours ce sont ceux qui sont déjà les plus démunis qui en feront d’abord les frais.

 

Plus d'information sur :

http://www.terraeco.net

Lire la suite

JO 2018, une incompréhension qui grandit

9 Septembre 2010 , Rédigé par Thierry BILLET

La manifestation organisée mardi par les agriculteurs à DOMANCY qui ont interpellé vertement MM. MONTEIL et GROSPIRON à la mairie de la commune est un symptôme de l'incompréhension grandissante à l'égard du dossier des JO.

J'ai déjà dit ici à plusieurs reprises que le comité d'organisation pêchait gravement par manque d'explications et de débat public pour expliquer sa démarche et recueillir les avis des citoyens.
Je me suis élevé contre le prix abusif du concert gratuit du 23 juin sur le PAQUIER.

En fait, depuis que le CIO a imposé de ne plus faire de ces Jeux un projet pour toute la HAUTE SAVOIE en rendant obligatoire le resserrement des épreuves sur LES ARAVIS, ANNECY et CHAMONIX, nous sommes face à une quadrature du cercle.

Eric FOURNIER, maire de CHAMONIX, dans l'édition de Mercedi du DAUPHINE, pose ses conditions pour accepter d'accueillir les épreuves.

Les contraintes d'espace sur cette ville sont telles qu'il faut envisager une opération de rénovation urbaine sur des espaces déjà construits, en dehors des zones dangereuses, etc. On peut comprendre que M. FOURNIER soit d'une prudence de siou dans une affaire comme celle-là. Annoncer des expropriations pour cause d'utilité publique pour construire le futur village olympique ne doit pas être sa tasse de thé.

Plutôt que d'admettre publiquement ces difficultés qui ne sont que le fruit d'exigences du CIO  en contradiction avec les enjeux initiaux de la candidature portée par la Ville d'ANNECY, le comité d'organisation travaille en circuit fermé et se trouve donc aujourd'hui dans une impasse.

Les mêmes interrogations et les mêmes manifestations ont lieu à MUNICH car le problème est là-bas identique.
Le CIO raisonne en fonction des droits de retransmission de la télé ...comme toutes les instances sportives d'ailleurs.

Dans cette configuration, il est important de rappeler que les Jeux ne peuvent se faire en reniant nos valeurs. Tout ne peut  pas être justifié par la nécessité de présenter au CIO un dossier conforme à ses exigences si ces exigences se révèlent incompatibles avec les choix politiques qui ont été faits.

Lire la suite

Avocat dès la première heure de garde à vue, enfin !

8 Septembre 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #C'est personnel

 

La réforme de la Constitution initiée par SARKOZY a pour conséquence de confier au Conseil constitutionnel un rôle qu'il n'avait pas de sorte de "Cour suprême" à l'américaine, ayant une fonction jurisprudentielle avérée sur les grands dossiers de conformité de la loi aux principes constitutionnels.

 

La possibilité offerte aux juridictions de saisir le Conseil constitutionnel si un avocat soulève un argumentaire visant à contester la constitutionnalité d'une disposition législative à l'occasion d'un contentieux pénal ou civil, est déjà bien intégrée par la magistrature.

 

Autrement dit, avant de juger, le magistrat peut demander au Conseil constitutionnel si la loi est conforme; ce qui permet au Conseil de faire des recommandations.

 

Il vient par exemple de se prononcer en faveur de l'examen devant la juridiction sociale de tous les préjudices dont sont victimes les accidentés du travail.

 

Mais la "bombe" a été cette demande du Conseil de mettre en place la présence d'un avocat dès la première heure de la garde à vue, estimant que le système français n'était pas conforme au droit européen.

 

Le  Conseil estime qu'il a aussi pour mission de vérifier la conformité de la loi nationale avec les textes supra nationaux (essentiellement européens), par exemple la Convention européenne des droits de l'Homme.

 

La première conséquence va en être la diminution drastique des gardes à vue à la croissance exponentielle depuis l'arrivée de SARKOZY, car elles étaient désormais utilisées non pas contre les "voyoux", mais contre n'importe quel citoyen pour l' obliger à avouer.

 

Vous ai-je raconté l'histoire de ma voisine accusée par sa locataire d'avoir trafiqué des chèques et qui a été mise en garde à vue, en maillot de corps dans le mitard de l'Hotel de Police d'ANNECY ? Rien ne justifiait une telle procédure violente à l'égard d'une soixantenaire qui présente toutes les garanties de présentation et pour un "délit" fermement contesté. Délit pour lequel elle n'a plus aucune nouvelle depuis de longs mois.

 

Ou les gardes à vue des intermittents du spectacle toujours à ANNECY il y a quelques années pendant de longues heures au motif qu'ils avaient fraudé les ASSEDIC, un contentieux totalement évanoui depuis des mois. Là encore, il n'y avait aucune raison de faire déshabiller ces personnes, de les priver de liberté, pour obtenir des documents qui avaient déjà été saisis et des "aveux" sans cohérence puisque les gens disent à la fin de la garde à vue ce que les policiers ont envie d'entendre pour pouvoir enfin sortir. Déclarations qu'ils dénoncent devant le juge d'instruction lorsqu'ils sont à nouveau entendus...

 

Il est tout de même surprenant que les policiers condamnent cette pratique démocratique : qu'est-ce qu'ils pouvaient faire en l'absence d'un avocat qu'ils ne pourront plus faire en sa présence ? Si ils ne peuvent plus le faire, c'est que ce n'était ni avouable, ni moral, ou ni conforme à la loi. Et dès lors, tous les démocrates ne peuvent que se féliciter qu'ils ne puissent plus le faire.

Lire la suite

Chômage, les 4 vérités

8 Septembre 2010 , Rédigé par Thierry BILLET

C'est un peu comme l'inflation et le passage à l'euro.

Tout le monde sent bien que les prix se sont envolés avec l'euro, mais cela ne se vérifierait pas dans les statistiques officielles.

Avec le chômage, on a le sentiment également que l'on nous raconte des bobards. Il y aurait une stabilisation du nombre de demandeurs d'emploi "dans la limite de l'erreur de calcul" selon l'INSEE.

Mais je n'ai jamais connu autant de chômeurs et on sent bien que l'activité économique est poussive.

Alors quoi ?

L'article collectif dans Rue89 de Pierre LAROUTUROU (je vous ai commenté un de ses bouquins ici) permet d'y voir plus clair et c'est un plaisir de pédagogie.

C'est à lire :

http://eco.rue89.com/2010/08/30/chomage-quatre-verites-que-lagarde-ne-vous-dira-pas-164527

Lire la suite

Gilly sur Isère, La juge et les dioxines

7 Septembre 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement

 

FRANCE 2 programme à 23 heures ce jeudi 9 septembre le documentaire de Clarisse FELETIN "la juge et les dioxines".

 

Mme FELETIN a suivi tout l'instruction du dossier de l'incinérateur de GILLY SUR ISERE "de l'intérieur" en suivant pas à pas la juge d'instruction dans ce dossier.

 

Cette catastrophe écologique, la plus importante affaire de pollution par un incinérateur en FRANCE et sans doute en EUROPE a connu bien des vicissitudes judiciaires.

 

Mme FELETIN a choisi de centrer son documentaire sur le travail du juge d'instruction, sa solitude, les pressions subies, etc.

 

Elle s'en explique ci-dessous.

 


Lire la suite

Un maire écolo tué par la Camorra

6 Septembre 2010 , Rédigé par Thierry BILLET

Le maire écologiste d'un village touristique proche de Salerne (sud de l'Italie), qui s'était notamment opposé aux constructions illégales, a été assassiné en pleine rue lors d'une embuscade ressemblant à celles de la mafia locale, la Camorra, ont indiqué les autorités.

 

Le corps d'Angelo Vassallo, 57 ans, maire de centre-gauche de Pollica (2.500 habitants) sur la côte touristique du Cilento, au sud de Salerne, a été découvert par son frère, selon les premiers éléments de l'enquête policière. Selon les témoins cités par la police, Vassallo, qui était surnommé le maire-pêcheur parce qu'il gérait des activités dans ce secteur, a été abattu au volant de sa voiture alors qu'il rentrait entre 22 h 30 et 23 h30 (heure de Paris). Une ou plusieurs personnes se sont approchées de la fenêtre et l'ont touché à la tête, au cou et en plein coeur.


Le procureur Alfredo Grecco, chargé de l'enquête, a indiqué que Vassallo "était préoccupé ces derniers temps et (le) tenait constamment informé de certaines choses". "C'était un homme qui luttait contre l'illégalité et était toujours en première ligne, s'il se produisait quelque chose de particulier sur son territoire, il me prévenait", a ajouté le magistrat.

 

Le juge Raffaele Marino, substitut du procureur à Torre Anunziata, ancien juge antimafia, et ami personnel du maire assassiné, s'est dit convaincu que les commanditaires du meurtre appartiennent à la mafia locale, la Camorra.

 

"Il a été tué pour un non de trop. Un non adressé à des gens qui ne supportent pas les réponses négatives", a indiqué le magistrat.


Angelo Vassallo, qui laisse une femme et deux enfants, avait défrayé la chronique en prenant en janvier dernier un arrêté municipal infligeant 1.000 euros d'amende à toute personne jetant des cendres ou des mégots de cigarette par terre.

 

Elu à la tête d'une liste citoyenne proche de la gauche, il était très connu pour son attention pour l'environnement, obtenant pour la jolie baie de Pollica la distinction "drapeau bleu" qui garantit en Italie des eaux d'une propreté irréprochable. Sous le choc, beaucoup de commerçants ont gardé leurs boutiques et bars fermés lundi dans un village très prisé des touristes d'Europe du Nord, notamment venant d'Allemagne.

Lire la suite

Autopartage, ça démarre à ANNECY

6 Septembre 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement

 

La première station d'autopartage sera donc installée à ANNECY, au 5 rue des GLIERES,  devant l'hotel CARLTON par la Société coopérative d'intérêt collectif CAR LIBERTE.

 

Je vous ai déjà parlé de l'autopartage et de l'intérêt du partage de voitures par plusieurs utilisateurs.

 

Le système est extrêmement simple.

 

Pour le comprendre, visionnez cette vidéo qui explique le mode opératoire :

 

http://www.carliberte.com/presentation-video.php

 

A partir de là, il ne vous reste plus qu'à revendre votre deuxième voiture.

 

Toutes les explications pour adhérer au système sur :

 

www.carliberte.com


 

Lire la suite

Redevance incitative (2)

5 Septembre 2010 , Rédigé par Thierry BILLET

Je vous ai laissé sur votre faim quant au second grief fait à la RI : la tarification sociale liée à la prise en charge de la valeur locative dans la tarification du service.

 

Il est en effet logique qu’une famille de 3 enfants produise plus de déchets qu’une personne seule : si l’on facture à la production, on va handicaper les familles. Cet écueil est vaincu aisément. En effet, la facturation est réalisée sur la base de la taille du bac nécessaire en fonction de la taille de la famille. Bien entendu, les frais fixes de la collecte sont les mêmes que l’on soulève un bac de 60 litres ou un bac de 1.100 litres. Il est donc normal que la mise à disposition d’un grand bac ne soit pas facturée proportionnellement à son volume, mais en fonction du service rendu. Cette rupture de la proportionnalité permet également de prendre en considération l’habitat vertical et l’habitat individuel, et par conséquent les problèmes liés aux caractéristiques sociales de tel ou tel quartier.

 

Les scénarios d’avenir

 

Besançon travaille donc sur la base d’une réduction moyenne de la production de déchets incinérés de -30%. Les élus estiment cette réduction comme pessimiste : les expériences en cours montrent que la diminution est au moins de -40%. Ils n’ont pas voulu prendre de risque et ils ont validé un objectif  qu’ils jugent très raisonnable.

 

Cette diminution importante est modulée selon le type d’habitat. En effet, il est clairement plus difficile de réduire ses déchets en habitat collectif qu’en habitat individuel. Besançon a donc fixé des objectifs différenciés. On devrait donc passer de 171 kilos/an et par habitant à 111 kilos/an et par habitant dans l’habitat pavillonnaire ; et de 267 à 235 kilos/an et par habitant dans l’habitat collectif.

 

A travers ce scénario volontariste mais réaliste, il est possible d’aller à l’essentiel : déterminer d’abord une politique de réduction des déchets à la source, puis engager une politique qui permette d’y parvenir ; au lieu d’une politique au fil de l’eau, prenant en considération la production actuelle d’OM et y affectant des coefficients de croissance de la population.

 

Tel est bien l’enjeu pour le SILA aujourd’hui après la décision stratégique de fermer un des trois fours de CHAVANOD.

 

Soit on se fixe un objectif de production de déchets par habitant et on détermine en face une capacité d’incinération la plus efficace possible sur le plan de la génération électrique ; soit on « laisse filer » avec des productions de déchets incinérés identiques à celles d’aujourd’hui (en réduisant seulement des -7% fixés par le GRENELLE).

 

Selon l’objectif que l’on se fixe, la perspective est radicalement différente quant à la capacité d’incinération que le SILA doit (re)construire à CHAVANOD compte-tenu du dynamisme démographique que connaît notre territoire.

 

A la louche, avec environ 200 kilos par an et par habitant, il nous faut une capacité annuelle d’incinération de l’ordre de 60.000 tonnes. Avec un scénario appliquant seulement les -7% de réduction du GRENELLE, et une croissance de la population identique à celle des vingt dernières années (est-elle soutenable pour notre territoire ? je ne le crois pas) il nous faut 90.000 tonnes de capacité d’incinération.

 

 

Lire la suite