Les lacs de Garde, Majeur et Côme très pollués
L'enquête annuelle menée par l'association écologiste italienne LEGAMBIENTE fait apparaître que les lacs du Nord de l'Italie sont pollués gravement, pratiquement toujours en raison de problèmes non résolus d'épuration des eaux usées.
Les deux lacs les plus pollués sont les lacs de COME et d'ISEO en LOMBARDIE. La qualité de l'eau du Lac MAJEUR et du lac de GARDE s'est également dégradée par rapport aux années précédentes.
LEGAMBIENTE a prélevé un total de 58 échantillons : 46 d'entre eux étaient fortement pollués, ce qui signifie que leur concentration en bactéries fécales était au moins deux fois supérieure à la limite prévue par la loi.
Pour répondre à cet enjeu, le gouvernement italien a...augmenté les niveaux autorisés de pollution.
Plan climat : devenir acteur contre le changement climatique
Réunion de travail avec les cabinets qui vont accompagner la Ville dans la mise en place du plan climat de la Ville d'ANNECY.
A partir d'une cartographie très fine des émissions de gaz à effet de serre des différentes activités urbaines, et de rencontres avec les habitants et tous les acteurs de la vie économique et associative, le plan nous permettra de rédiger un programme d'actions intégrant les opérations déjà en cours (familles à énergie positive, subventions au solaire, Opération programmée d'amélioration de l'habitat énergie, etc.) et mettant en valeur les projets de la société civile en matière de lutte contre les changements climatiques.
Notre objectif est de tenir les objectifs de la convention des maires tels qu'ils ont été votés par le conseil municipal en juin : réduire de 20% nos émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020.
On ne pourra y parvenir que si les annéciens deviennent ACTEURS de la lutte contre le changement climatique, c'est à dire qu'ils intégrent dans leurs décisions de déplacement, d'achats, de loisirs, etc. un "réflexe" climatique pour "décarboner" leur empreinte écologique.
Personne n'est obligé en ville à se déplacer en voiture. Personne n'est obligé d'acheter des fraises du Chili, et personne n'est contraint de boire de l'eau minérale. C'est un premier pas.
Il reste à convaincre les copropriétés de s'engager vigoureusement dans l'isolation de leur immeuble par exemple.
Et, bien entendu, la Ville doit donner l'exemple sur ses bâtiments municipaux, mais aussi autour des projets structurants que
sont l'éco quartier VALLIN FIER ou le réseau de chaleur de NOVEL pour lequel deux offres viennent d'être validées qui vont maintenant être étudiées sur le plan technique avant de choisir
l'entreprise qui exploitera le réseau de chaleur pour les vingt prochaines années avec un gain d'émissions de CO2 que je souhaite le plus important possible.
Pêche sur le lac, le calendrier des décisions
Le calendrier de la prise de décision de l'Etat sur la modification du règlement de la pêche sur le lac se précise.
Le collège international d'experts qui travaillera sur le rapport de l'INRA de THONON LES BAINS se réunira mi novembre 2010 pendant deux jours.
Il rendra ses conclusions fin novembre 2010.
Puis la concertation aura lieu avant le 15 décembre 2010 par une réunion de la commission consultative
halieutique avec tous les acteurs de la pêche sur le lac.
A noter que la commune d'ANNECY LE VIEUX vient de décider de faire payer la mise à l'eau des bateaux sur son port, ce qui s'ajoute aux communes qui souhaitent une telle pratique (ANNECY, SEVRIER, SAINT JORIOZ,...) pour informer les plaisanciers de la réglementation applicable et attirer leur attention sur les règles de courtoisie que nous souhaiton voir respectées sur le lac. ANNECY LE VIEUX a fixé un tarif de 10 euros pour chaque mise à l'eau avec un tarif dégressif de 70 euros pour 10 mises à l'eau. Le SILA attend la réponse de l'Etat sur la légalité de cette pratique et les communes pourront alors délibérer ensemble sur cette question.
Enfin, s'agissant du wake-surf, il semble que la charte de bonne conduite, limitant la pratique du wake
surf au centre du lac ait été bien respectée, de sorte que les services de répression et le SILA n'ont pas reçu de plaintes. A suivre !
Bonnes pratiques alimentaires
L'association Humanisme & Sociétés vous propose un cycle de conférences sur les bonnes pratiques alimentaires intitulé "De la fourche à la fourchette".
L’industrie agroalimentaire est devenue un acteur quasi incontournable dans la chaîne alimentaire de l’homme moderne en lui proposant une multitude de produits manufacturés issus de la transformation de produits de base selon sept filières différentes.
Cette transformation alimentaire à grande échelle est-elle totalement neutre ? Garantit-elle aux consommateurs que nous sommes une qualité nutritionnelle au delà de la qualité gustative ? Tentons de décrypter ensemble les contenants pour mieux apprécier le contenu et découvrons les coulisses de cette puissante industrie.
Jeudi 30 septembre 2010 à 20h
Centre Jean XXIII
10, chemin du Bray
74940 Annecy-le-Vieux
Nous espérons vous compter nombreux parmi nous.
Mobilités douces, ça avance
La semaine de la mobilité a permis de lancer officiellement l'autopartage à ANNECY. J'avais aidé l'association annécienne à lancer sa premièer réunion à la manufacture. Depuis, grâce à un partenariat avec la SCIC "Car Libertés", nous bénéficions de la mise en place de la première voiture, rue des Glières. D'autres suivront au fur et à mesure des adhésions des annéciens. Globalement, il faut 20 adhérents pour une voiture. La proximité de la voiture et de son lieu de parking est clairement un gage de succès de l'opération. Il y a 35 voitures à GRENOBLE par exemple.
Cette semaine a aussi permis d'annoncer la plantation de 360 arbres par la SIBRA à l'occasion de son 30° anniversaire sur la commune de MONTAGNY LES LANCHES pour replanter des haies avec des feuillus. Une excellente initiative qui convient bien à la mission écologique de la SIBRA.
Plus d'info sur l'autopartage et Car Libertés : Autopartage, ça démarre à ANNECY
Tarification de l’eau par tranche : une fausse bonne idée !
Les trois élus socialistes ont quitté le conseil municipal d'ANNECY à la 3° question sur la
transformation de l'association loi 1901 qui portait le comité d'organisation des JO en Groupement d'intérêt public qui devra respecter les rigueurs de la comptabilité publique, au motif qu'ils
n'avaient pas reçu les comptes de l'association loi 1901. La Région est partie prenante de l'association et le volet financier y est notamment supervisé par Jean-Jack QUEYRANNE, président
socialiste du Conseil régional.
Comprenne qui pourra...
Le conseil municipal a ensuite débattu de la question du service public de l'eau. Rappelons qu'à ANNECY, la
gestion de l'eau potable, mais aussi de l'assainissement est gérée en direct par le service public, sans délégation à une entreprise privée. Dans ce contexte, la question de la tarification est
importante. Mais il faut se méfier des fausses bonnes idées, comme celle qui consisterait à faire payer moins cher les "petits" consommateurs que les "gros" consommateurs ou d'introduire une part
de gratuité dans le prix de l'eau. Si l'eau est gratuite, elle sera gaspillée, et au final, d'autres devront payer pour que le service public soit rendu par l'impôt ou la taxe. J'ai exprimé la
position de la Ville d'ANNECY sur ce point.
Les charges fixes, c'est-à-dire celles qui sont indépendantes de la consommation d'eau (exemple : le remboursement de la dette), représentent suivant les communes entre 80 et 95 % des dépenses nécessaires pour faire fonctionner les services de production d’eau potable.
Cela signifie qu'avec 85 % de charge fixes environ - ce qui est le cas d'Annecy - une baisse de 10 % de la consommation provoquerait mécaniquement une hausse du prix du m3 d'eau de 9,5 % l'année suivante pour permettre de payer tous les investissements du service à savoir les usines mais aussi les réseaux de distribution qu'il faut sans cesse renouveler pour limiter les fuites.
Les charges fixes d’exploitation pour que nous puissions tous disposer d’une eau de qualité sans traitement chimique à ANNECY sont donc déterminantes et rendent les prix de revient de l’eau produite très peu flexibles en fonction de la consommation des ménages. Si la consommation baisse, le prix du m3 va augmenter pour couvrir les frais de production.
Retenons que le fait de mettre en oeuvre les moyens nécessaires pour disposer d’eau potable d’excellente qualité au robinet représente 85% du prix de revient de l’eau produite : ce prix est donc très peu lié au volume d’eau consommé par chaque habitant.
Sur le territoire de l'agglomération d'Annecy un peu plus de 70.000 abonnés sur 75.000 relèvent de la catégorie des consommateurs ménagers ou assimilés.
·25 % d'entre eux ne consomment pas plus de 30 m3 par an,
·53 % pas plus de 60 m3,
·78 % pas plus de 100 m3
·et 90 % pas plus de 140 m3.
Avec un prix de l’eau potable extrêmement faible à ANNECY de 1,01 euro le mètre cube, 25% des ménages paient 30,30 euros par an, et 90% paient moins de 140 euros par an, soit moins de 12 euros par mois.
Nous sommes donc sur des dépenses de faibles montants sans incidence majeure sur le budget des ménages.
D’autant que le prix demandé à un habitant d'Annecy pour la livraison d'un mètre-cube d'eau est en 2010 de 2,89 € et il se décompose comme suit :
• 1,01 € pour l'eau potable (C2A) comme on vient de le voir
• 1,35 € pour l'assainissement (SILA)
• 0,53 € pour les taxes et redevances (ÉTAT)
On remarque immédiatement que la part de l'eau ne représente que 35 % du prix global ce qui signifie que le levier dont dispose la C2A pour l'instauration d'un tarif progressif sera en tout état de cause d'un effet limité.
Des ménages même modestes qui en revanche achètent des bouteilles d’eau minérale pour leur consommation personnelle dépensent environ 80 centimes pour quatre litres, alors que la C2A leur offre 4 litres d’eau potable pour 1 centime d’euro, soit 80 fois moins cher.
Des ménages même modestes ne sont pas tous vigilants sur la réparation des fuites dans leurs maisons ou appartements : un goutte à goutte sur un évier c’est 35 m3 perdus et facturés par an, une fuite sur une chasse d’eau c’est 350 m3 par an...
Socialement, nos concitoyens gagneront plus à boire l’eau du robinet et à réparer immédiatement les fuites qu’à attendre une tarification différenciée qui sera sans conséquence sur leur budget personnel compte tenu de la modicité des sommes en jeu.
C’est donc une fausse bonne idée sociale !
Ecologiquement, c’est au contraire la possibilité de consommer l’eau du lac pour tous les usages qui est un facteur incitatif majeur à la protection du lac.
Puisque nous sommes habitués à pouvoir boire l’eau du robinet, alors nous sommes tous encore plus attentifs à la gestion de l’eau du lac pour la préserver.
Une vision malthusienne de l’utilisation de l’eau et une distinction entre « bon usage » et « mauvais usage » auraient un effet pervers évident : celui de remettre en cause le niveau d’exigence global sur la qualité des eaux dans lesquelles nous nous approvisionnons.
On ne pourra jamais distinguer à la sortie de la PUYA la goutte d’eau qui servira à arroser le jardin et celle qui sera utilisée à la crèche : il faut donc que toute l’eau produite soit parfaite.
Et pour cela, il faut que le lac soit le plus pur possible.
Considérer qu’il puisse y avoir deux types d’usage de l’eau (l’un noble et l’autre non) conduirait à dévaloriser globalement le niveau d’exigence sur toute l’eau produite et aurait l’effet inverse à celui souhaité.
D’un point de vue écologique, c’est le cycle de l’eau qui est essentiel et non un coup de projecteur isolé sur une seule variable, le prix facturé à l’abonné.
Donc sur le plan écologique également, une tarification différenciée serait une erreur car nous ne sommes pas dans une situation d’insuffisante ressource en eau qu’il faudrait rationner. Nous puisons raisonnablement dans le lac sans courir le moindre risque de pénurie. Nous avons la chance d’avoir une ressource abondante et de qualité exceptionnelle : pour la maintenir, il faut un niveau d’exigence sans faille sur toute la chaîne de l’eau : du lac au robinet et au rejet à la rivière.
Colloque "Terres du lac" ce 25 septembre
RENCONTRES de "TERRES DU LAC"
SAMEDI 25 septembre - Annecy
« Préserver l’activité et les paysages agricoles
autour du Lac d’Annecy : une nécessité ? "
Samedi 25 septembre, nous organisons une journée de rencontres pour :
o présenter l’originalité et l’actualité de notre démarche,
o approfondir la réflexion sur les enjeux et les contraintes,
o mieux définir nos orientations et les actions à mener.
Grâce aux apports de nombreux chercheurs et acteurs de terrains, d’horizons divers, que nous remercions d’avoir accepté de participer activement à ces rencontres, nous aborderons des thèmes tels que :
L’enjeu économique et spatial des espaces agricoles périurbains
La sauvegarde des paysages agricoles menacés d’urbanisation
Les interdépendances de territoire et la solidarité ville-campagne
L’enjeu du foncier agricole et son poids sur l’agriculture périurbaine…
Samedi 25 Septembre : programme de la journée
9h à 12h Maison de l’Agriculture à Annecy, 52 avenue des Iles
Travail en Ateliers
Déjeuner sur place ( participation : 10€ )
14h à 19h Centre de conférence « les Pensières »
de la Fondation Mérieux à Veyrier du Lac
Séance plénière avec Tables rondes
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M. ACCOYER et la démocratie parlementaire
Je comprends fort bien que M. ACCOYER ait eu envie d'en finir avec le débat sur les retraites au plus vite que lui permettait le respect du minimum des droits de la minorité parlementaire.
Passer ce temps si précieux à écouter 160 députés socialistes expliquer pour quelles raisons ils refusaient ce texte à raison de 5 minutes chacun, il y a de quoi ronger son frein.
Et ensuite on pourra plus vite passer à autre chose, nommer M. WOERTH président du conseil d'administration des Haras Nationaux par exemple, déclarer la guerre au LUXEMBOURG qui a osé critiquer l'omniprésident, envahir le Vatican rempli de roms et de pédophiles, et sortir de l'ONU, pour préparer au mieux la présidentielle de 2012.
On a à ce point le sentiment qu'ils ont perdu tout contrôle d'eux mêmes et toute capacité à analyser l'ampleur de leurs dérapages, que ce refus de M. ACCOYER de laisser parler les députés socialistes apparaît presque anecdotique : ils font tellement plus grave ailleurs...
C'est justement cette surenchère qui est gravissime.
Discutant ce midi avec deux jeunes consoeurs, elles m'expliquaient qu'elles sont tellement ahuries de ce qui se passe qu'elles n'écoutent même plus les nouvelles avanies que la presse nous livre
quotidiennement. L'impression que l'écoeurement est tel qu'il faut se boucher les oreilles pour supporter cette déjà fin de règne.
On pourrait trouver grandiloquente la mise en scène des députés socialistes ceints de leurs écharpes, demandant la démission de M. ACCOYER.
Et pourtant il faut des symboles comme ceux-là pour que l'on puisse rendre visible dans un monde d'images ce qui est en train de se passer.
Rien de grave, juste un coup de colère de M. ACCOYER.
Des députés poursuivent le Président de l’Assemblée !
envoyé par LCP-AN. - L'actualité du moment en vidéo.
Circulaire raciste...
Je suis adhérent depuis des années à la Ligue des droits de l'Homme dont le combat plus que centenaire en faveur des droits humains est une référence morale pour notre pays, mais au-delà pour le symbole que représente la Déclaration universelle des droits de l'Homme dans le monde entier.
La Ligue vient de publier le communiqué que je reproduis ci-après pour demander que les auteurs de la circulaire demandant aux Préfets de renvoyer les Roms "chez eux" soient jugés.
Les gesticulations de l'UMP depuis que cette politique raciale donne lieu à la condamnation de la FRANCE par toutes les autorités morales, politiques et spirituelles ne cachent pas l'essentiel : cet exécutif est aujourd'hui autiste et uniquement focalisé sur la quête de l'électorat du Front national.
Que dirait-on si un autre pays européen faisait la même chose avec les Roms ou n'importe quelle autre minorité
?
Communiqué commun LDH / Gisti
Paris, le 15 septembre 2010
Faire juger les auteurs de circulaires racistes
Après le Parlement européen à une écrasante majorité, la Commission européenne, par la voix de sa vice-présidente, chargée de la justice, des droits fondamentaux et de la citoyenneté, vient de donner à la politique de chasse aux Roms, lancée cet été par Nicolas Sarkozy et par ses exécutants ministériels, la qualification qu’elle mérite. Madame Reding, après avoir souligné que les événements « donnent l’impression que des personnes sont renvoyées d’un Etat membre juste parce qu’elles appartiennent à une minorité ethnique », ajoute très simplement : « Je pensais que l’Europe ne serait plus témoin de ce genre de situation après la Seconde Guerre mondiale. » Et elle conclut : « Je suis personnellement convaincue que la Commission n’aura pas d’autre choix que d’ouvrir une procédure d’infraction à l’encontre de la France.[…] Aucun Etat membre n’est en droit de s’attendre à un traitement spécial lorsque les valeurs fondamentales et le droit européen sont en jeu. »
Voilà où nous en sommes : sur ordre du président de la République française, un ministre de l’Intérieur, déjà condamné pour propos racistes et qui est tranquillement resté en fonctions (où serait-ce possible dans un pays voisin ?), donne l’ordre aux préfets de cibler en tant que tels les membres d’une minorité ethnique pour détruire leurs habitations, leurs biens et pour les expulser… dans un autre Etat membre de l’Union européenne. Et quand on découvre cette circulaire si discrète, l’un des ministres, qui a pourtant participé à son écriture tout en niant son existence, prétend n’avoir pas été mis au courant tandis que l’autre essaie précipitamment, en revoyant sa copie, de faire disparaître les traces de son méfait.
Ce spectacle pitoyable et indigne déshonore la République. L’offensive politicienne de l’Elysée non seulement jette en pâture au racisme et à la xénophobie des populations déjà particulièrement discriminées, mais déconsidère notre pays face à toutes les organisations internationales, et désormais aussi à l’Union européenne. Les gouvernants actuels ont délibérément choisi de mentir aux autorités européennes, mais aussi de méconnaître tant les lois françaises que les normes de l’Union.
C’est pourquoi la Ligue des droits de l’Homme et le Gisti ont décidé, d’une part de demander au Procureur général près la Cour de cassation d’entamer la procédure de jugement de monsieur Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, par la Cour de justice de la République pour attentat aux libertés et discrimination raciale, d’autre part de porter plainte pour les mêmes faits à l’encontre de monsieur Michel Bart, directeur de cabinet dudit ministre et signataire matériel de la circulaire raciste du 5 août 2010.
...une montée de la mouvance écologiste, dit-il
Je viens seulement de lire l'entretien de Bernard ACCOYER avec le Dauphiné Libéré le 2 septembre 2010.
Il dit notamment "Les dernières consultations montrent un glissement du département vers la gauche et une montée de la mouvance écologiste, il faut réagir".
On trouve dans cet entretien le condensé du désaccord de fond entre les écologistes et Bernard ACCOYER.
Sur les transports, pas un mot sur les modes collectifs : uniquement du routier avec le tunnel sous le SEMNOZ, le doublement du contournement routier d'ANNECY, et le contournement de LA BALME DE SILLINGY...
Sur l'économie, "je souhaite la création de zones d'activités économiques de droit dérogatoire, afin de gommer les divergences de régles en matière de droit social, fiscal et du travail". Comme le droit social et le droit du travail ne font qu'un, on voit dans quelle perspective de "dumping" salarial, M. ACCOYER se positionne. Sauf qu'il positionne la HAUTE SAVOIE par rapport à la SUISSE voisine qui est connue pour nous concurrencer par un bas taux de salaire... Ces propositions sont donc totalement déconnectées de la réalité sociale du département. Ce qui coince aujourd'hui l'embauche, ce n'est pas le prix du travail, mais l'incapacité de trouver les moyens de loger à un prix raisonnable les salariés que SNR veut recruter. C'est le logement qui est le frein à l'emploi, pas les transports routiers !
Il est d'autant plus étonnant que M. ACCOYER se plaigne de la concurrence helvétique, que c'est lui qui a réussi à imposer l'autoroute A 41 qui a eu pour conséquence immédiate de favoriser l'implantation de frontaliers à ANNECY, frontaliers dont le niveau de salaire alimente la spéculation immobilière... qu'il dénonce dans son entretien : "Le danger qui guette la HAUTE SAVOIE, c'est l'économie immobilière, comme on la connaît à LONDRES, c'est la spéculation. Je ne veux pas d'un tel dérapage."
M. ACCOYER mène depuis des années la politique exactement inverse, par exemple en refusant l'adhésion de la communauté d'agglomération à l'Etablissement public foncier départemental.
C'est donc un discours radicalement inadapté aux problèmes de la HAUTE SAVOIE que tient M. ACCOYER, c'est
peut-être ce qui explique la "montée de la mouvance écologique" dans notre département ?
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