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thierry billet

Écologiste annécien

Plan communal de sauvegarde

Publié le 12 Novembre 2007 par Thierry BILLET in Municipales 2008

Le Plan communal de sauvegarde est la déclinaison locale de la gestion des risques qui peuvent survenir sur le territoire de la commune.
J'ai profité du conseil municipal pour interpeller le conseil municipal sur les lacunes les plus graves en ce domaine.
Je reproduis le texte de mon intervention et les réponses de JLR.

 

Il est des risques que l'on ne peut éviter comme le risque sismique auquel ANNECY est confrontée, mais contre lequel aucune mesure de prévention n'existe : il faut alors anticiper sur les conséquences de ce risque inéluctable. Nous le faisons depuis de longues années.

En revanche, concernant les risques industriels ou technologiques, nous sommes en capacité d'empêcher leur survenance par un contrôle efficace des installations et par des mesures précises de prévention des risques à l'intérieur même des entreprises concernées.

 Suite à la catastrophe d'AZF, un renforcement de la législation a été votée à l'initiative de Yves COCHET, alors ministre de l'écologie. Sa philosophie est celle que je viens de citer. Mais l'application sur le terrain laisse gravement à désirer.

 TUMBACH vient de recevoir une nouvelle mise en demeure du Préfet pour ne pas avoir respecté son arrêté préfectoral : cela ne changera rien; il est manifestement assuré de la plus complète compréhension de la part des autorités de l'Etat. Jusqu'à l'incendie majeur qui finira par arriver...

 La Société industrielle du combustible nucléaire (SICN) a fonctionné quarante ans sans véritable suivi et dans l'opacité la plus complète, fondant et usinant des milliers de tonnes d'uranium en plein coeur de la ville. Les difficultés soulevées par son démantèlement sont devenues tout à coup fort complexes après que les VERTS aient dénoncé une pollution résiduelle considérable. Où en est on de ce dossier ?

 Réponse de Jean Luc RIGAUT : AREVA n'a pas encore finalisé le projet de démantèlement pour le site SICN; la Ville n'accordera le permis de démolir que lorsque ce démantèlement aura été validé par la DRIRE et après une information large de la population sur cette opération.

 Le Groupement pétrolier de la HAUTE SAVOIE (GPHS) devrait être suivi par une commission locale d'information et de contrôle (CLIC) : je n'ai jamais vu de compte rendu de ses réunions, et ignore même si elle a été créée et qui y siège... Le POI doit être mis à jour tous les trois ans : le dernier date de Juillet 2003, nous sommes en novembre 2007. Le PPI est en deçà de ce qui existait auparavant puisqu'il était prévu de réaliser des exercices d'évacuation. Or, dans le nouveau document, aucun exercice n'est prévu. Compte tenu de l'ampleur prévisible d'un incendie avec effet BLEVE et boules de feu projetées à des dizaines de mètres à la ronde, seul une exercice grandeur réelle peut sensibiliser la population et permettre d'acquérir les « réflexes » prévus à notre plan communal. Croyez vous vraiment que la population est prête sans exercice à se rendre sans difficultés au centre culturel et sportif des BALMETTES ?


Un séisme de grande ampleur provoquant une rupture des citernes du GPHSne doit pas nous laisser sans préparation.

 Réponse de Jean Luc RIGAUT : Je suis d'accord pour interpeller le Préfet sur cette question afin de réaliser un exercice d'évacuation, cela est cohérent avec la création d'une « culture du risque ».

Le danger nucléaire.

Grâce aux VERTS, ce que souhaitaient l'époque Bernard BOSSON et Pierre HERISSON, c'est à dire la fermeture de SUPERPHENIX à CREYS MALVILLE a été obtenu. C'était le risque nucléaire majeur pour la Ville. Reste la centrale nucléaire du BUGEY, dans l'AIN à 100 kilomètres d'ANNECY seulement avec ses quatre réacteurs de 900 MW. En ce domaine, le manque de transparence a continué comme au meilleur temps d'avant TCHERNOBYL, tandis que le risque nucléaire est en plein essor avec le mauvais entretien des centrales de l'EUROPE de l'EST, les centrales nucléaires japonaises qui ne résistent pas aux séismes nippons – la plus grosse centrale est à l'arrêt pour au moins deux ans à la suite d'un séisme-. Mais également le laxisme des exploitants privés comme on l'a vu en SUEDE et en ALLEMAGNE.

Dans ce contexte, la Ville doit se donner les moyens d'alerter la population locale en cas d'accident nucléaire, par l'installation d'une balise de mesure de la radioactivité.

Cette installation cofinancée par le Conseil régional RHONE ALPES pourrait être inscrite au Budget 2008 de la Ville.

 Réponse de Jean Luc RIGAUT : J'ai perdu de vue l'avancement de ce dossier. On fait le point prochainement avec les autres collectivités intéressées : agglomération & conseil général.