DECHETS : une surcapacité d'incinération
Dans ce cadre néanmoins, j'avais repris au vol une déclaration de Pierre HERISSON, reconnaissant que le plan départemental d'élimination des déchets était inadapté et qu'il fallait s'engager dans une réflexion interdépartementale voire transfrontalière avec GENEVE pour ce qui concernait l'incinération.
J'avais proposé que le Comité syndical délibère pour acter cela de manière publique.
Pierre HERISSON avait approuvé.
Mais se rendant sans doute compte de l'impact politique d'une telle décision au moment où le Conseil général patauge dans la gestion des déchets (cf. l'article sur l'excellence environnementale du CG 74 sur ce blog), Pierre HERISSON s'est rabattu sur une discussion au Bureau syndical du 25 juin 2007 qui a statué sur "l'intervention de nouvelles conventions avec trois collectivités publiques proches".
Le compte-rendu indique "Le président ajoute que le SILA inscrit dans les faits et dans sa pratique le souhait exprimé antérieurement au Comité par un Elu".
Merci à Pierre HERISSON de l'hommage qu'il me rend sans me citer toutefois.
Trop pudique sans doute pour ce faire...
PLANETE ATTITUDE à La Mairie d'ANNECY
L'exposition du WWF dans le hall de la mairie d'ANNECY mérite un détour.
Sur le thème "PLANETE ATTITUDE", le WWF insiste sur la dégradation rapide de l'environnement sur toute la planète et sur la nécessité de limiter notre empreinte écologique, c'est à dire la consommation que chaque habitant fait des ressources de la planète.
Vous pouvez mesure votre propre empreinte sur le site du WWF; n'hésitez pas !
Mais sachez d'ores et déjà que si chacun sur la planète consommait comme un Français, nous aurions besoin de 2,5 planètes pour faire vivre
les 6 milliards d'humains...
C'est donc tout bonnement impossible physiquement.
Le monde de demain sera celui de la frugalité volontaire ou ce sera la guerre pour les ressources...
Au fait, cette guerrre n'aurait elle pas déjà commencé ?
CALE SECHE de SEVRIER
Je reçois la lettre d'information du personnel du Syndicat du Lac d'ANNECY (SILA) qui annonce l'ouverture de la cale sèche de SEVRIER en ces
termes :
"Pour le remplacer (le slipway), le SILA, après études, a retenu la solution d'une cale sèche, destinée à l'entretien, la réparation, voire la construction de bateaux de transports à
passagers, circulant sur le lac d'ANNECY. La cale sèche est un ouvrage de 66,97 m de long sur 13,82 m de large.
Des palplanches forment l'enceinte imperméable. Elles sont liées par un radier béton, qui est lui-même supporté par 33 pieux métalliques
enfoncés entre 30 et 35 mètres."
Le même SILA a fait plaider devant le juge des référés du Tribunal administratif de GRENOBLE que la cale sèche était
démontable...
Annoncer que l'on pourra démonter des pieux enfoncés à 30 mètres de profondeur dans le Lac...
Cela s'appelle mentir, Non ?
13,6 milliards de déficit de plus par an et un suicide.
Seulement 234 397 français auront "droit" au bouclier fiscal à 50%;
il rapportera aux 1 081 personnes qui ont un patrimoine de plus de 15 530 000 euros, la bagatelle de 252 619 euros pour chacune d'elles...
Et 649 euros en moyenne à ceux qui ont un patrimoine de moins de 750 000 euros...
Et rien à ceux qui ne sont pas dans les 234 397 élus, soit 99% des français.
Pendant ce temps,
on apprend qu'un sixième salarié de PEUGEOT s'est suicidé dans l'usine elle-même !
Il travaillait sans doute trop peu...
Et ses collègues baissent tellement la tête qu'il n'y a même pas eu une heure de grève en mémoire de ce collègue.
Chacun pour soi,
beaucoup pour les riches,
et m.... à ceux qui ne tiennent pas dans la course.
Un salarié du groupe automobile PSA a été retrouvé pendu, lundi 16 juillet, sur son lieu de travail à Mulhouse, portant à six le nombre de suicides de salariés du groupe depuis le début de l'année, selon des sources syndicales. L'homme, âgé de 55 ans, a été découvert en début d'après-midi par ses collègues de l'atelier de montage, a indiqué un responsable du service communication de PSA. Il travaillait sur le site mulhousien depuis 1978 et n'a laissé aucun élément expliquant son geste, a-t-on ajouté de même source.
Depuis le début de l'année, quatre salariés du site de Mulhouse, où travaillent 10 500 personnes, et un salarié de Charleville-Mézières ont mis fin à leurs jours. Dans ce dernier cas, début février, le salarié s'était donné la mort hors de son lieu de travail mais en invoquant, dans une lettre d'adieu, ses conditions de travail.
LE MONDE
EUROPE, quelles perspectives ?
"Le TCE avait été largement adopté par le parlement européen (sauf les députés britanniques, tchèques et polonais), ratifié par 18 pays et rejeté par deux, France et Pays-Bas. Le nouveau traité doit être rédigé puis signé en Conseil européen d’ici la fin 2007, sous présidence portugaise.
Sarkozy a réussi à faire croire à la presse française qu’il est le père de ce plan
A-.
En réalité, partant d’une vision très « mini » du traité, il a dû fortement composer avec le groupe des 20 pays « Amis de la Constitution » appuyé par la Confédération
Européenne des Syndicats (CES). Le compromis est en fait de la plume de la présidente allemande, Angela Merkel.
Au vu des instructions déjà précises données par le Sommet, qui gagne et qui perd par rapport au TCE ?
D’abord les articles inchangés entre Maastricht–Nice et le TCE (essentiellement : dans la troisième partie) restent inchangés. Les « nonistes » qui ont porté leurs attaques contre ces invariants n’ont rien gagné, ni par leur Non, ni par le traité de réforme. Toutefois, le TCE contenait de multiples améliorations par rapport à l’existant, et il faudra se battre pour que la CIG les conserve toutes... ou en apporte d’autres !
1. Ce que la gauche du Oui et les écologistes ont récupéré.
Sur le fond : essentiellement la constitutionnalisation de la Charte des droits fondamentaux, élevée à la valeur d’un traité, sauf pour la Grande Bretagne. Les écologistes n’ont obtenu qu’une référence à la lutte contre le changement climatique.
Sur la démocratie : potentiellement, la totalité des avancées du TCE. Doublement du champ du vote en codécision entre le Parlement et le Conseil, extension de la compétence du Parlement à l’ensemble des dépenses (y compris l’agriculture), droit d’initiative législative citoyenne.
Mais il faudra être très vigilant pour conserver les assouplissements apportés par le TCE aux règles de réforme des traités (règle des 4/5e, droit d’initiative constitutionnelle pour le Parlement), comme sur la sortie de l’armée européenne de l’OTAN (art 41-6), et sur les droits des femmes, car le mandat est assez flou sur ces points. Ainsi la criminalisation du proxénétisme (art 271) semble dorénavant soumise au droit de veto d’un pays.
2. Ce que les souverainistes ont gagné.
La Grande Bretagne a obtenu de ne pas être concernée par la Charte des droits fondamentaux ! De même, elle échappe à une partie du champ d’extension de la codécision avec le Parlement.
La Pologne obtient la référence à l’« héritage religieux » (pas « spirituel ») de l’Europe. D’autre part, si la pondération finale des votes en Conseil reste celle prévue par le TCE (elle diminue le poids de la Pologne, mais rend à la France son poids démographique, la faisant passer de 9 à 12 %), cette mesure ne s’appliquera pleinement qu’en 2017 (2009 dans le TCE).
Le vote souverainiste de la Pologne, de la Grande Bretagne, de la Tchéquie, des Pays Bas et d’une partie des citoyens français se voit accorder de nombreuses concessions symboliques. Disparaissent : les mots Constitution et loi, le drapeau et l’hymne européen. Ce qui est proposé est un nouveau traité international strictement incompréhensible pour un non-spécialiste. Le fameux article 6 (« dans le domaine de compétence de l’Union, les lois européennes l’emportent sur les lois nationales »), est supprimé.
C’est dommage, mais assez cosmétique (sauf pour les travailleurs anglais). Les traités réformés fixeront comment se votent les lois (« directives ») : ces « métarègles » forment bien une constitution, comme Maastricht et Nice. Et dans les villages andins les plus reculés, les délégations arborant le drapeau à 12 étoiles seront toujours accueillis par les enfants des écoles sur les notes de « L’Hymne à la joie ». Quant à l’article 6, il ne faisait qu’exprimer une jurisprudence partout admise.
3. Ce que la gauche a perdu.
Fondamentalement, les services publics. Certes les actuels articles 16 (« la valeur que l’Europe y attache » ) et 86 (ils sont soumis aux lois de la concurrence « dans la mesure où ces dispositions ne les empêchent ni en droit ni en fait d’accomplir leur mission »), sont conservés. Un protocole mentionnera « la grande marge de manœuvre des autorités nationales, régionales et locales ». Mais il supprime les acquis de l’article 122, obtenus de haute lutte par la CES : que les services publics marchands (SIEG) devaient se voir garantir les conditions « notamment financières » d’accomplir leur mission, qu’une loi-cadre fixerait ces conditions, que les Etats auraient la responsabilité « de les fournir et de les financer ». Cette phrase est reprise… mais ne concerne plus que les SIG, les services non-marchands (police, etc). Encore heureux !
Autrement dit, ce qui était dans le TCE une obligation de financer les services publics est rétrogradé au rang de « liberté » de les fournir… ou pas. Il est significatif que ce protocole soit introduit par les gouvernements libéraux français et hollandais. Et naturellement, la droite va continuer à faire passer des directives violant cette liberté. C’est ce qui se passe avec la directive postale.
4. Cas douteux : la concurrence « libre et non faussée ».
A. Merkel a proposé un compromis sur l’article 3 du TCE énonçant les objectifs de l’Union (plein emploi, développement soutenable, égalité hommes-femmes…) . Sur la concurrence, voici. Dans Maastricht-Nice, il est écrit :« L’Union européenne offre un marché intérieur où la concurrence est libre et ouverte ». Dans le TCE, le mot « ouverte » était remplacé par « non faussée » (par les monopoles ou par le dumping). Dans le compromis Merkel, nous avons : « L’Union européenne offre un marché intérieur. » Point.
Voici donc la victoire offerte par Sarkozy aux nonistes de gauche : le droit à la concurrence faussée ! C’est exactement ce que demandent les libéraux au Parlement européen : faire reconnaître que la non-harmonisation fiscale d’un pays à l’autre (qui, aux yeux des économistes et de la gauche, « fausse » la concurrence) soit reconnue comme une forme légitime de « concurrence fiscale ». En attendant que les différences de salaires soient considérées comme une forme légitime de « concurrence sociale », etc.
5. Pour quoi peut-on encore se battre ?
Les nonistes de gauche français, de Fabius à Bové, ont été totalement inexistants depuis leur « victoire » de 2005. Ce qui est sauvé le sera sans eux, ce qui sera perdu à Porto le sera-t-il malgré eux ? Vont-ils reprendre le combat cet été pour récupérer l’article 122 et toutes les avancées du TCE ?
S’ils veulent revenir comme force de proposition, il leur faudra renoncer à se disputer dans leur coin sur une Europe idéale, et poser des objectifs précis de reconquêtes sociales, démocratiques ou écologistes, dans le débat de la CIG de Porto.
Ce ne sera pas très facile, ni pour les Oui ni pour les Non de gauche. Car, sur la forme, le futur traité de Porto apparaîtra comme un labyrinthe, même s’il permet de recommencer à lutter politiquement au niveau européen. Illisible, dépourvu de souffle et de symboles, adopté par les gouvernements, leurs « sherpas » et leurs diplomates, il marque dans sa fabrication un grave recul démocratique par rapport à la Convention qui rédigea le TCE en interaction avec les partenaires sociaux.
L’Europe qui en sortira sera certes un peu plus sociale, nettement plus démocratique, mais elle aura été « octroyée » par des gouvernements à des peuples jugés immatures.
Pas très rassurant."
Le Tour de France au Grand Bo...
Toujours autant de monde sur la route pour encourager les coureurs;
toujours la même ferveur;
toujours les mêmes éloges dythirambiques de Gérard HOLZ sur France 2;
et ces anciens coureurs recyclés en consultants et qui se dopèrent.
Toujours autant de monde; comme si le dopage n'avait pas existé et n'existait pas.
Comme si les dix derniers vainqueurs du Tour n'étaient pas suspectés ou convaincus de dopage.
Un tel déni du dopage n'est pas un hasard.
Le dopage n'est pas l'ennemi de ce type de sports, car le Tour, ce n'est plus du sport,
mais un spectacle et un produit commercial.
Que les ROLLING STONES se shootent avant un concert ne choque personne.
Les spectateurs du Tour nous disent la même chose.
Ils se dopent, on s'en fout, on veut du spectacle...
DEFICITS PUBLICS et développement durable
Ce qui est "amusant" avec SARKOZY, c'est que l'on a l'impression de vivre "à front renversé" : il déstabilise autant ses soutiens que
ses adversaires.
Mais, s'agissant de la dette publique, on atteint des sommets (ou des abysses).
Depuis que je m'intéresse à la politique, la droite dénonce la gabegie de la gauche qui dépense sans compter pour faire du social.
Avec SARKOZY, la droite réduit sans compter les recettes et creuse un déficit considérable, sans aucune certitude de rentrées complémentaires à court ou moyen terme.
Redonner de l'argent aux plus riches les incitera peut être à acheter un nouveau "CAYENNE" pour plomber notre déficit commercial ou à acheter un autre "riad" à MARRACKECH pour détériorer notre
balance des paiements; mais les probabilités d'un impact positif sur l'économie nationale, on le cherche encore. D'ailleurs, personne ne fait le moindre pronostic là-dessus.
Notre endettement a atteint un record absolu après 5 ans de CHIRAC, SARKO va l'aggraver; qui va payer ?
Comme en matière environnementale, on transfère sur les générations futures le soin de régler les problèmes.
Je crains de plus en plus une fracture générationnelle dans notre pays : la richesse est maintenant, plus que jamais, dans les générations de retraités sûrs de leurs droits, de leur poids
politique (eux ils votent !) et de leur entregent. Tandis que les jeunes subissent des salaires structurellement plus faibles, des contrats de travail précarisés, et une difficulté d'insertion
professionnelle constante. Pourtant on leur demande de payer; aujourd'hui les retraites, demain le déficit public.
Seuls les plus veinards d'entre eux toucheront le "pactole" de la succession défiscalisée... pour en faire des rentiers.
Réhabiliter le travail qu'ils disaient...
BONAPARTISME
Le schéma politique qui se met en place depuis la présidentielle est marqué par une présidentialisation accrue du régime avec un président
omniprésent qui prend seul les décisions sans consensus de sa majorité, les impose sans coup férir, transgresse en permanence les appartenances collectives pour débaucher ou missionner tel ou
tel ancien adversaire, etc.
On pourrait se contenter de se féliciter d'une telle largeur de vues.
Mais on n'oublie pas qui est M. SARKOZY qui calcule tout et a sur se créer avec les années un réseau d'obligés qu'il tient maintenent fermement.
Dès lors le mode de fonctionnement de l'Etat qui nous est imposé est celui d'un chef omnipotent, concentrant les pouvoirs, décidant seul, à tel point que le premier ministre ne sait plus ce
qu'il a à faire, sinon la répétition.
Ce fonctionnement a un nom dans notre histoire politique, c'est le BONAPARTISME.
Ce système ne laisse pas de place au débat républicain et encourage toutes les combines personnelles pour un fauteuil ou un mot de reconnaissance du Prince.
Prenons la réforme des institutions : c'est un débat politique déterminant. Quel est le sens d'une commission dont les membres sont nommés par le Président pour débattre d'un sujet qui pouvait
parfaitement se faire en consultant les partis politiques et en leur demandant leurs propositions dans le cadre d'un débat parlementaire public ? Simplement celui de réaffirmer que
la décision finale sera prise par SARKOZY et lui-seul, en fonction de ce qu'il a sans doute déjà décidé.
Que Jack LANG y participe n'est qu'un épiphénomène : il a été choisi par SARKO -comme le fait savoir LIBERATION - en fonction d'une étude d'opinion qui confirme que l'amateur de musique techno
est bien aimé de la jeunesse; ce qui signifie simplement qu'il sait les brosser dans le sens du poil sans craindre la démagogie. Cela lui donne t-il pour autant qualité à représenter la gauche
sur cette question ? Lui qui a été ministre depuis 1981 et n'a jamais rien mis en oeuvre depuis cette date à propos, par exemple, de la proportionnelle.
Cela aura le "mérite" de diviser le PS qui n'a pas besoin de cela; mais sachons que c'était l'unique but de la création
de cette commission.
L'excellence environnementale au Conseil Général
Sous une magnifique photo de M. BEAUQUIER président de la commission environnement alimentant son composteur avec des déchets ménagers, cet article est un concentré de banalités qui laisse perplexe.
Mais surtout on y apprend que le CG 74 a embauché une seule personne pour conduire le "schéma départemental de gestion des déchets ménagers" à propos duquel il a la compétence depuis 18 mois maintenant.
Hâtons nous lentement...
Quant aux constructions, on apprend avec intérêt que le CG 74 étudie l'équipement de panneaux photovoltaïques sur un bâtiment et une démarche Haute qualité environnementale sur le nouveau collège de POISY.
Ce n'est ici plus de la lenteur, mais l'arbre qui doit cacher la forêt de l'absence de politique ambitieuse et résolue pour la maîtrise de l'énergie.
Le lac, toujours le lac...
La FRAPNA rappelle que de 180 hectares en 1919, les roselières occupent seulement maintenant moins de 15 hectares et sont en constante régression.
Le SILA aurait lancé une étude visant à déterminer les raisons de cette diminution de manière à établir un "outil d'aide à la décision" d'ici début 2008.
Encore une étude...
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