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thierry billet

Écologiste annécien

Traité européen : pour un referendum européen

Publié le 15 Novembre 2007 par Thierry BILLET dans C'est personnel

Les VERTS vont débattre de leur position par rapport au nouveau traité européen.
Je retiens de la lecture du blog d'ALAIN LIPIETZ, eurodéputé vert, la proposition qu'il soumet au parti de refuser toute idée de référendum national franco-français et de demander un referendum à l'échelle de l'EUROPE,
où les citoyens européens voteraient le même jour pour affirmer leur volonté d'un avenir commun sur une version "consolidée" du traité, c'est à dire sur un document complet reprenant l'ensemble des éléments constitutifs de la règle du jeu européenne.
Effort louable de pédagogie.
Un lien sur ce blog vous permet d'aller sur le site d'ALAIN LIPIETZ et de lire la motion qu'il présente au prochain CNIR des VERTS.

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Une vélostation de 300 à 500 places à la Gare

Publié le 14 Novembre 2007 par Thierry BILLET dans Municipales 2008

Décidément la visite organisée par l'ami Philippe VACHETTE, conseiller des élus VERTS de la commune de CHAMBERY, à FRIBOURG en 2002 n'aura pas été inutile.
Nous y avions notamment visité une "vélostation" de grande taille où les habitants laissent leurs vélos dans un endroit gardienné et où se trouve un atelier de réparation des cycles animé par une entreprise d'insertion sociale.
Dans le projet de réaménagement de la gare d'ANNECY, sur ma suggestion à ce propos, Jean Luc RIGAUT a précisé que le projet prévoyait un tel équipement pour 300 à 500 vélos qui permettront aux personnes venant travailler ou étudier à ANNECY de laisser leurs vélos dans un endroit sûr quand ils prennent le train, de manière à pouvoir l'utiliser en ville à leur sortie du train...
Une excellente nouvelle pour l'environnement !
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Conseil municipal du 12 novembre 2007 : CECCON toujours...

Publié le 13 Novembre 2007 par Thierry BILLET dans Municipales 2008

Conseil municipal original ce lundi soir avec la participation dans le public des parlementaires HERISSON et TARDY accompagnés de quelques supporters, première présence de Pierre HERISSON au conseil, et 2° pour M. TARDY qui était déjà venu soutenir sa colistière aux législatives exclue de l'agglomération parce qu'elle aurait voté pour M. DELATTRE, candidat de l'UMP. Bien sûr, aucune prise de parole, mais une présence pour marquer les esprits et faire jaser dans les chaumières. Bien vu, M. HERISSON !

Mais je retiendrai une autre information dans les échanges. Suite au rappel par le Maire des marchés passés par la Ville, j'ai débusqué le fait que 100% des marchés avaient été attribués à l'entreprise CECCON. Interrogé par le Maire, M. CROSET adjoint UMP et président de la commission d'appels d'offres devait déclarer que c'était le cas parce que CECCON était souvent le seul à répondre à l'appel d'offres.

Qui peut croire que ce ne soit que le fruit du hasard ?

Comment expliquer que dans une ville de 50 000 habitants seule une entreprise récupère tous les marchés publics et qu'aucune autre entreprise ne vienne se positionner en concurrence ?

Les deux marchés de VRD et de batiment évoqués lors du conseil devaient également tomber dans l'escarcelle de CECCON...
Bizarre autant qu'étrange.

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Plan communal de sauvegarde

Publié le 12 Novembre 2007 par Thierry BILLET dans Municipales 2008

Le Plan communal de sauvegarde est la déclinaison locale de la gestion des risques qui peuvent survenir sur le territoire de la commune.
J'ai profité du conseil municipal pour interpeller le conseil municipal sur les lacunes les plus graves en ce domaine.
Je reproduis le texte de mon intervention et les réponses de JLR.

 

Il est des risques que l'on ne peut éviter comme le risque sismique auquel ANNECY est confrontée, mais contre lequel aucune mesure de prévention n'existe : il faut alors anticiper sur les conséquences de ce risque inéluctable. Nous le faisons depuis de longues années.

En revanche, concernant les risques industriels ou technologiques, nous sommes en capacité d'empêcher leur survenance par un contrôle efficace des installations et par des mesures précises de prévention des risques à l'intérieur même des entreprises concernées.

 Suite à la catastrophe d'AZF, un renforcement de la législation a été votée à l'initiative de Yves COCHET, alors ministre de l'écologie. Sa philosophie est celle que je viens de citer. Mais l'application sur le terrain laisse gravement à désirer.

 TUMBACH vient de recevoir une nouvelle mise en demeure du Préfet pour ne pas avoir respecté son arrêté préfectoral : cela ne changera rien; il est manifestement assuré de la plus complète compréhension de la part des autorités de l'Etat. Jusqu'à l'incendie majeur qui finira par arriver...

 La Société industrielle du combustible nucléaire (SICN) a fonctionné quarante ans sans véritable suivi et dans l'opacité la plus complète, fondant et usinant des milliers de tonnes d'uranium en plein coeur de la ville. Les difficultés soulevées par son démantèlement sont devenues tout à coup fort complexes après que les VERTS aient dénoncé une pollution résiduelle considérable. Où en est on de ce dossier ?

 Réponse de Jean Luc RIGAUT : AREVA n'a pas encore finalisé le projet de démantèlement pour le site SICN; la Ville n'accordera le permis de démolir que lorsque ce démantèlement aura été validé par la DRIRE et après une information large de la population sur cette opération.

 Le Groupement pétrolier de la HAUTE SAVOIE (GPHS) devrait être suivi par une commission locale d'information et de contrôle (CLIC) : je n'ai jamais vu de compte rendu de ses réunions, et ignore même si elle a été créée et qui y siège... Le POI doit être mis à jour tous les trois ans : le dernier date de Juillet 2003, nous sommes en novembre 2007. Le PPI est en deçà de ce qui existait auparavant puisqu'il était prévu de réaliser des exercices d'évacuation. Or, dans le nouveau document, aucun exercice n'est prévu. Compte tenu de l'ampleur prévisible d'un incendie avec effet BLEVE et boules de feu projetées à des dizaines de mètres à la ronde, seul une exercice grandeur réelle peut sensibiliser la population et permettre d'acquérir les « réflexes » prévus à notre plan communal. Croyez vous vraiment que la population est prête sans exercice à se rendre sans difficultés au centre culturel et sportif des BALMETTES ?


Un séisme de grande ampleur provoquant une rupture des citernes du GPHSne doit pas nous laisser sans préparation.

 Réponse de Jean Luc RIGAUT : Je suis d'accord pour interpeller le Préfet sur cette question afin de réaliser un exercice d'évacuation, cela est cohérent avec la création d'une « culture du risque ».

Le danger nucléaire.

Grâce aux VERTS, ce que souhaitaient l'époque Bernard BOSSON et Pierre HERISSON, c'est à dire la fermeture de SUPERPHENIX à CREYS MALVILLE a été obtenu. C'était le risque nucléaire majeur pour la Ville. Reste la centrale nucléaire du BUGEY, dans l'AIN à 100 kilomètres d'ANNECY seulement avec ses quatre réacteurs de 900 MW. En ce domaine, le manque de transparence a continué comme au meilleur temps d'avant TCHERNOBYL, tandis que le risque nucléaire est en plein essor avec le mauvais entretien des centrales de l'EUROPE de l'EST, les centrales nucléaires japonaises qui ne résistent pas aux séismes nippons – la plus grosse centrale est à l'arrêt pour au moins deux ans à la suite d'un séisme-. Mais également le laxisme des exploitants privés comme on l'a vu en SUEDE et en ALLEMAGNE.

Dans ce contexte, la Ville doit se donner les moyens d'alerter la population locale en cas d'accident nucléaire, par l'installation d'une balise de mesure de la radioactivité.

Cette installation cofinancée par le Conseil régional RHONE ALPES pourrait être inscrite au Budget 2008 de la Ville.

 Réponse de Jean Luc RIGAUT : J'ai perdu de vue l'avancement de ce dossier. On fait le point prochainement avec les autres collectivités intéressées : agglomération & conseil général.

 

 

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Plan local de l'habitat, le durable et la récup...

Publié le 12 Novembre 2007 par Thierry BILLET dans Municipales 2008

Intéressant débat au Bureau Municipal d'ANNECY à propos du Plan local de l'habitat. Bernard BOSSON, en qualité de président de l'agglo, avait voulu en faire la vitrine d'une politique solidaire en faveur du logement social, en imposant des quotas aux communes qui n'en veulent pas, comme ANNECY LE VIEUX.
A force de pressions, et de rappels moraux, il a obtenu que les communes de l'agglo remplissent plus ou moins les objectifs fixés.
Les "mauvais élèves" sont toujours les mêmes: ceux qui répugnent à voir s'installer dans leur commune des personnes moins aisées.
Comme aimait à le rappeler Bernard BOSSON, ANNECY LE VIEUX a choisi d'appliquer la loi LITTORAL sur l'ensemble de son territoire pour se créer un motif de refus de construire du logement aidé.
Mais revenons au débat. D'abord un constat partagé : " un vieillissemet de la population, la diminution de la taille des ménages, la stagnation des revenus".
Ludovic BANET, conseiller municipal UMP, en charge du logement à l'agglo y suggère de "favoriser la mixité sociale et le développement durable. Il propose que les opérations répondant à cet objectif bénéficient de financements bonifiés." .
Et là, je suis tombé de ma chaise en le lisant car c'est exactement la proposition que j'ai faite depuis des années, et qui n'a jamais été retenue par l'exécutif !
De la vraie récupération politique !
J'ai proposé depuis longtemps de garantir de manière plus efficace les emprunts des bailleurs sociaux qui prennent des engagements en faveur de la réduction de consommation d'eau et d'énergie dans leurs logements, et de favoriser la même politique au niveau de l'agglomération.
Mais on ne m'a pas écouté.
Maintenant, on récupère sans m'attribuer la paternité.
C'est un  bon signe sur le fond, mais un mauvais sur la forme...



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Soutenons la NEF...

Publié le 11 Novembre 2007 par Thierry BILLET dans Environnement

Que faisons nous de notre épargne pour ceux qui en ont ? Que faisons nous de notre argent lorsque nous le laissons dans les mains d'une banque qui va l'utiliser pour financer n'importe quel projet, même celui le plus condamnable sur le plan éthique ou sur le plan environnemental ?
Certaines banques proposent aujourd'hui des comptes orientés vers le développement durable.
Mais leurs propositions ne sont que l'arbre qui cache la forêt.
Il n'existe aujourd'hui qu'une seule institution financière engagée dans le développement durable et qui finance la création et le développement de projets respectueux de l'être humain et de l'environnement; c'est la NEF.
Le numéro d'automne de leur revue "VIF ARGENT" vient de paraître.

La NEF est submergée de demandes de financement pour des projets alternatifs permettant le développement de l'agriculture biologique, la sauvegarde d'un éco-système rural, etc.
Dans ce numéro, on parle de "BILUM" une Sarl qui veut produire des sacs à partir de matériaux récupérés et recyclés fabriqués par des personnes handicapées, ou d'une coopérative qui veut faire de l'éco construction dans la JURA...
Alors rendez vous vite à l'agence du Crédit Coopératif la plus proche de votre domicile pour y ouvrir un compte NEF : la NEF n'est pas (encore) une banque et est adossée au Crédit Coopératif. A ANNECY, c'est Avenue de CHAMBERY, après l'avenue du RHONE.
Ne laissez pas votre argent servir des projets que vous ne soutenez pas....

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Syndicat des avocats de France

Publié le 10 Novembre 2007 par Thierry BILLET dans C'est personnel

Revenir sur le congrès de RENNES du Syndicat des avocats de France le week end dernier. Un syndicat dit "de gauche" qui regroupe l'aile marchante de la profession qui affirme des valeurs fortes concernant l'accès au droit pour tous, la défense des libertés publiques et un exercice démocratique de notre métier. Le SAF a historiquement toujours défendu l'indépendance du Barreau vis à vis des pouvoirs et une conception du rôle de l'avocat comme un élément déterminant de l'exercice de la démocratie.
J'ai retenu de l'allocution de bienvenue de M. Edmond HERVE, maire de RENNES et ancien Ministre, ce constat d'une dérive législative qui s'est accélérée avec SARKOZY et qui consiste à ne même pas prendre les mesures d'application d'une loi pour en permettre la mise en oeuvre concrète, immédiatement suvie d'une autre loi de "communication" sur le même sujet, alors que l'encre de la précédente n'est pas sèche, sans aucune évaluation de leur efficacité, puisque l'objectif n'est pas de concrétiser un débat démocratique dans la société; mais de faire des effets d'annonce en fonction de tel ou tel événement médiatisé.
La spirale fait divers > déplacement ministériel et/ou présidentiel > annonce d'une nouvelle loi répressive dans les plus brefs délais est devenue telle que plus personne ne vérifie ensuite si la loi a été réellement votée et si elle est appliquée. 
Il s'agit de pures lois de communication pour tout à la fois entretenir le sentiment d'insécurité et de peur et donner le sentiment que cette hyper activité législative va régler les problèmes.
Un coup de poing dans une toile au musée d'ORSAY, on va renforcer les sanctions...
Un chien qui mord, on va renforcer les sanctions...
Un malade mental connu et reconnu comme tel, mais dont l'hôpital psychiatrique n'a pu l'hospitaliser par manque de moyens, malgré les alertes répétées de sa famille, et qui commet un crime abominable, on va juger les irresponsables...
Ce congrès nous a permis de mesurer les dégâts de cette politique judiciaire du spectacle... qui a pour conséquence un encombrement sans précédent des prisons française déjà dénoncées par la commission européenne des droits de l'homme, mais aujourd'hui complétement saturées, comme celle de BONNEVILLE; tandis que le nombre de magistrats formés passe de 275 au dernier concours à 200 en 2008 sur fond de réduction des juridictions sans redistribution dans les secteurs urbains en pleine croissance.
Le budget français de la justice est le 24° sur 25 en EUROPE, et l'on abreuve les magistrats de toujours plus de textes exclusivement répressifs.
Comme le président de la Conférence nationale des Barreaux, une société démocratique préfère toujours un coupable en liberté à un innocent en prison : nous sommes aujourd'hui en train de vivre un renversement de ce principe.
Tous en détention préventive, la Justice triera aprés...quand elle aura le temps.

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Les HARAS, jeu trouble en prévision

Publié le 8 Novembre 2007 par Thierry BILLET dans Municipales 2008

Nous avons toujours soutenu l'affirmation de Bernard BOSSON de l'inaliénabilité des HARAS et leur classement au réglement du PLU en zone non constructible. De sorte que les possibilités de promotion immobilière sur le site fussent sans objet.
C'est sans compter sur le jeu trouble de l'Etat qui a fait flamber la valeur du m² inconstructible en le faisant passer en quelques mois à 3 000 euros le m² ... Comment expliquer un tel prix pour du terrain qui n'est destiné qu'à une utilisation publique dans le cadre d'une ouverture au public du parc ?
Simultanément un groupe de promoteurs a fait parler de lui dans des conditions assez obscures; et alors qu'aucun espoir ne leur est offert par la Ville.
Cette flambée des prix, qui va faire peser sur les annéciens une charge de rachat du ténement des HARAS, est une flambée politique : ce n'est pas le technicien qui a estimé le prix qui l'a décidé. C'est une pression indirecte sur la Ville dans la stratégie d'affrontement entre Bernard BOSSON et l'UMP, du temps où il était encore Maire. Bernard BOSSON n'avait pas eu de mots trop forts pour s'en inquiéter et le dénoncer.
Alors que la plus grande transparence devrait être de mise, on apprend par l'ESSOR que le Conseil général serait intéressé par le site pour y installer des bureaux...
Maigre ambition que d'y installer des agents du Conseil général... A moins que ce ne soit la cantine des Conseillers généraux, bien excentrée aux TRESUMS, et dans un cadre moins charmant que celui des HARAS.
Sans préjuger des propositions que nous aurons à faire dans le cadre des Municipales, c'est nécessairement un équipement public à caractère culturel qui a sa place dans les HARAS, en respectant le caractère boisé du lieu.
On ne regrettera jamais assez que ce parc ait perdu 10% de sa superficie et 17 platanes pour y construire une rue qui n'a pas réglé les problèmes de circulation dans la Ville : les embouteillages rue Jean JAURES perdurent...
Ouvrir une route c'est générer du trafic supplémentaire : c'est un des acquis du GRENELLE de l'environnement... Dommage que Bernard BOSSON se soit entêté dans ce projet routier.
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Avant qu'il ne soit trop tard...

Publié le 7 Novembre 2007 par Thierry BILLET dans Environnement

Avant qu'il ne soit trop tard, par le  Professeur Dominique BELPOMME aux éditions FAYARD

C'est à une réflexion de fond que nous invite le professeur BELPOMME à partir de son expérience de cancérologue qui voit chaque jour se perpétuer un credo techniciste qui voudrait nous faire croire que l'on va vaincre le cancer en y investissant des moyens de plus en plus considérables.

BELPOMME constate l'échec du Plan cancer de CHIRAC qui n'aboutit à rien de probant, sauf à la gabegie de moyens et aux luttes d'influence au sein des sept cancéropoles régionaux.

Pour lui, la solution est ailleurs : la « précauvention », synthèse du principe de précaution et du principe de prévention que l'on peut résumer par la formule : d'abord ne pas nuire.

Dominique BELPOMME met l'accent sur l'incapacité des décideurs à comprendre les mécanismes des intoxications chroniques causées par les « faibles doses » dont les effets sont niés car ils ne se déclarent qu'à long terme et quelquefois que chez les générations suivantes.

Pointant par exemple dans les phénomènes d'autisme des antécédents d'exposition de la mère au mercure, ou insistant sur les transformations de l'environnement qui permettent plus aisément de passer la frontière des espèces entre les animaux et l'homme, il illustre ce propos par des exemples tirés des nouvelles pandémies comme le SRAS, la grippe aviaire ou le SIDA, pour dénoncer dans la dégradation de l'environnement à la fois un facilitateur de ce passage, mais aussi une explication de la dégradation des capacités de défense immunitaires de l'humanité.

C'est bien d'une responsabilité vis à vis de nos enfants qu'il s'agit auxquels la génération du baby boom laisse une dette financière abyssale et une dette environnementale que l'on peut mesurer par exemple par la diminution préoccupante de la biodiversité ou par la chute continue de la spermatogenèse.

Un livre à lire  absolument  et qui se termine par des préconisations concrètes que l'on aimerait lire dans les engagements finaux du GRENELLE de l'environnement.

 

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Cité de l'immigration

Publié le 6 Novembre 2007 par Thierry BILLET dans C'est personnel

Cité de l'immigration, Porte Dorée à PARIS

Amusante ironie de l'histoire, c'est dans un bâtiment construit en honneur de la colonisation, que s'installe progressivement la Cité de l'histoire de l'immigration, inaugurée il y a quelques semaines sans la participation d'aucun membre du gouvernement.

Remarquable mise en perspective historique de la place de l'étranger dans la construction politique de la FRANCE, depuis les LUMIERES, et le symbole mondial que représenta la déclaration des droits de l'Homme et du citoyen, dont nous sommes aujourd'hui les bien pâles successeurs.

Mais aussi, un rappel fort utile de l'absolue nécessité de l'immigration pour reconstruire la FRANCE au sortir de la guerre, et jusqu'au début des années 1970.

Avec le retournement de 1974, qui, en limitant l'immigration, a ouvert la porte au regroupement familial, dans la mesure où le retour au pays n'était plus susceptible de permettre de revenir en FRANCE dans des conditions équivalentes...

Merci à GISCARD d'ESTAING qui a créé ainsi artificiellement la nécessité pour les travailleurs étrangers de faire venir leur famille en FRANCE, alors que l'immigration était jusqu'alors essentiellement une immigration d'hommes seuls venus travailler pour renvoyer au pays de quoi faire vivre la famille là-bas.
Les plus jeunes ne se souviennent pas de l'inénarrable Lionel STOLERU- secrétaire d'Etat au travail manuel si ma mémoire est bonne- et de son chèque de retour qui allait régler le problème des immigrés au chômage... Il y a trente ans !

La Cité n'oublie pas le sport, de ZIDANE à MIMOUN, en passant par Raymond KOPA, le footballeur polonais qui était l'idole de mon père et la star de l'équipe de REIMS si j'ai bonne mémoire... ou encore Michel PLATINI, le rital.

Tous ces étrangers dont les français sont si fiers parce qu'ils nous font gagner des médailles; trop souvent pour fustiger leurs fils et leurs frères qui ont moins bien réussi qu'eux.

Bref, un moment intense, en ce premier dimanche de novembre, où la Cité débordait d'un public de tous âges, surtout français « de souche ».

Preuve de l'inquiétude de nos concitoyens qui sentent qu'un pays fermé est un pays qui meurt dans ses certitudes et ses habitudes, au lieu d'être le creuset sans fin d'une nation en construction constante.

 

 

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