Notre programme pour ANNECY (1)
Ces premiers éléments de programme témoignent de notre ambition pour notre ville.
Une ville dynamique qui revienne à une population de 50 000 habitants
- Deux écoquartiers sur le secteur COSMOPLAST et un autre dans le secteur de VOVRAY dans le cadre de la réhabilitation de la Zone industrielle, destinés aux familles et avec éventuellement un coefficient d'occupation des sols (COS) augmenté pour permettre une "rurbanisation" durable, et lutter contre l'éloignement des personnes à revenus modestes et moyens de la ville centre. (ci-dessous quartier VAUBAN à FREIBURG)
- Une réflexion d'ensemble sur le secteur de l'HOPITAL pour assurer la réalisation d'une programme conforme au cahier des charges voté par le conseil municipal et énergétiquement sobre, incluant le tènement BALLEYDIER si le centre de congrès ne se fait pas à cet endroit.
Une ville alpine qui assume une fonction de territoire urbain pilote dans l'arc alpin en matière de développement durable
- ratification de la convention alpine,
- adhésion au réseau de villes de la Convention alpine
Une ville en lutte contre le RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE :
Une ville résolument engagée dans la réduction des gaz à effet de serre (GES) : il faut accentuer l'effort engagé dans le cadre de l'agenda 21 que nous avons obtenu dans le précédent mandat en divisant la production de GES de la Ville de 30 % sur les 6 prochaines années par :
- le remplacement des vieilles chaudières municipales,
- le choix des énergies renouvelables pour la chaufferie collective de NOVEL
- l'incitation à une isolation renforcée des logements,
- la limitation encore plus forte de la place de la voiture en ville (limitation des places de parking en ville et des places gratuites (ex : LES ROMAINS à rendre payantes),
- le développement des transports en commun : il faut finaliser le réseau de transports en sites propres pour que l'offre de transports collectifs poursuive sa croissance,
- la finalisation du réseau de pistes cyclables,
- la "chasse" aux 4 X 4 en ville
- le passage en une seule voie de la voirie devant la Mairie pour permettre la circulation à vélo sur la chaussée,
- la fin du "tourne à gauche" de la rue SOMMEILLER pour revenir à la philosophie du plan de transports en sites propres,
- la mise en oeuvre d'une politique de conseil et d'assistance individualisée aux habitants en vue de réduire leur consommation d'énergie et faciliter la reconversion vers les énergies renouvelables.
En attendant, nous devons procéder à la compensation de la production municipale de GES par une contribution volontaire à l'association de Yann ARTHUS BERTRAND
- Un réseau de bus qui s'étende a minima jusque SAINT JORIOZ, CRUSEILLES et LA BALME DE SILLNGY : la zone de régulation des transports devrait être celle du Schéma de cohérence territoriale. Dans ce cadre, la SIBRA doit pouvoir assurer une service jusque dans les communes qui voient leur population augmenter de manière significative, de manière à offrir un service de transports collectifs à la population accueillie avec des aménagements sur place permettant de prioriser les transports collectifs (sites propres sur la RN 508).
- Une ville solaire : pas de permis de construire accordé sans au moins le chauffage de l'eau sanitaire au solaire, et une incitation au photo voltaïque avec programme de passage de tous les équipements publics en autonomie, limitation de la consommation énergétique au m², abondement des conditions de garantie d'emprunt des bailleurs sociaux qui feront des efforts complémentaires en matière de consommation énergétique.
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- Des écoquartiers sobres en énergie, construits autour d'une desserte en transports en commun : VOVRAY & VALLIN FIER et repoussant la voiture en périphérie pour des espaces apaisés (cf. Quartier VAUBAN à FREIBURG)
SILA, un budget sincère (2) ?
Sur le budget :
Nous allons dépenser 10 millions d'euros pour les collecteurs.
Quel est le montant total des investissements prévus par le SILA ?
Comment arrivez vous à financer de tels investissements sans augmenter les tarifs ?
Comment justifier des travaux aussi coûteux qu'un collecteur à LESCHAUX pour quelques maisons, sinon par les promesses que M. HERISSON fait aux communes au nom du SILA pour se faire élire sénateur ?
Nous sommes inquiets de l'application de tarifs qui, pour des raisons politiques, demeurent stables, mais qui ne tiennent pas compte de la réalité des dépenses engagées.
Les élus VERTS craignent que ceci ne masque une véritable bombe à retardement pour les finances du SILA et donc des collectivités adhérentes.
Sur l'assainissement Pierre BRUYERE a confirmé un projet de financement à hauteur de 10M€ pour les collecteurs sur un budget assainissement de 15 M€. Il a rappelé que l'étude du cabinet financier avait conclu à la possibilité d'un investissement annuel de 10M€ avec une augmentation de 3 centimes, mais que cette augmentation n'était pas nécessaire pour 2008, et ce malgré la baisse de l'auto-financement (724 K€ au lieu de 1,3 M€). Il a, sans que je lui demande, indiqué le coût définitif du collecteur du "Sépulcre" réalisé cette année : 9,4M € suite à négociation après appel d'offre infructueux (estimation de départ : 7,6M€).
Pierre HERISSON a ajouté que concernant l'épuration des eaux il n'y avait pas de gros investissements à prévoir dans les quelques années qui viennent, le SILA étant aux normes européennes en vigueur en 2015. Il s'est également lancé, sans liens apparents, dans un historique de l'élargissement du SILA qui ne devrait rien, selon lui, à une volonté délibérée de son président....
REMARQUES :
L'autofinancement est réduit de moitié, mais tout irait pour le mieux... Etonnant NON ?
Et les prix d'un collecteur dérapent de 1,8 Million d'euros, soit de 24% et cela ne suscite aucune remarque ni du Bureau du SILA, ni de son Conseil syndical.
Un dérapage qui représente à lui seul 18 % du budget annuel des collecteurs.
Et cela ne fait pas réagir le reste du conseil syndical ?
Dans quelles commune accepteraient ils une telle inflation ou une telle erreur de chiffrage initial ? Ou les deux ?
Sur les Déchets :
Que ferons nous quand CHAMBERY ne nous livrera plus ses ordures ménagères dans quelques semaines ?
L'usine de CHAVANOD est maintenant surdimensionnée.
Avez vous élaboré des simulations de prix pour la période proche où CHAMBERY sera redevenu autonome ?
Sur la question des tonnages de l'usine de Chavanod, Pierre HERISSON a indiqué que le SILA travaillait à une mise en réseau des usines du secteur ce qui devrait permettre d'équilibrer la charge en fonction des baisses de tonnage de certains et de ne pas avoir à construire d'autres incinérateurs (Pas de remplacement de Gilly par exemple). Chambéry sera opérationnel au 4ème trimestre 2008, mais Chavanod absorberait alors une part plus importante de Gilly. Tout Gilly ne pourra cependant pas être absorbé par Chambéry + SILA. Ce qui constituerait une réserve pour des baisses ultérieures...
Au niveau budgétaire, Pierre BRUYERE. a souligné la prudence de la prévision 2008 (11 KT) par rapport au constat 2007 (16 KT).
REMARQUES :
Pierre HERISSON a l'art de noyer le poisson.
(a) Comment la mise en réseau des différents incinérateurs aurait elle pour conséquence d'amener de la charge à CHAVANOD ? Au contraire, CHAMBERY METROPOLE s'est lancée dans une opération d'envergure pour la réduction des déchets à l'initiative des élus VERTS de l'agglomération.
(b) Quant à GILLY SUR ISERE, les élus d'ALBERTVILLE veulent leur incinérateur qu'ils baptisent pour l'occasion « ECO PARC »... Ils n'y ont nullement renoncé... Pierre HERISSON invoque donc un avenir radieux auquel il est le seul à croire.
(c) Il est confirmé que le SILA navigue à vue sans estimation budgétaire chiffrée des différents scénarios à partir de la fin 2008.
Bien entendu, nous n'en resterons pas là et allons préciser nos demandes d'explication sur le budget du SILA.
SILA, un budget sincère (1) ?
C'est que c'est un excellent moyen de devenir sénateur et de le rester en faisant des promesses aux Maires qui le rejoignent et en faisant payer les travaux qu'ils n'ont pas réalisés jusqu'alors par ceux qui sont déjà adhérents...
A commencer par les communes de l'agglomération d'ANNECY qui finance 80% du buget du SILA pour le plus grand bonheur des communes qui rejoignent tardivement le syndicat du Lac pour en obtenir l'expertise technique, mais aussi le financement mutualisé.
Bernard BOSSON aimait à dire que les habitants des HLM d'ANNECY paient le raccordement à l'égout des riches qui se font construire de belles villas de plus en plus loin de la ville centre.
Il n'avait pas tout à fait tort.
Le reproche que l'on peut lui faire est de ne pas avoir vu comment le SILA pouvait devenir une machine de guerre efficace contre lui.
N'envoyant pas d'élu suffisamment aguerri au Bureau du SILA pour défendre les intérêts de la Ville, Bernard BOSSON a laissé l'influence de Pierre HERISSON s'étendre.
Tant que ce dernier était à l'UDF, tout allait pour le mieux.
Mais quand, après le ralliement de Pierre HERISSON à Charles MILLION dans l'alliance avec le FRONT NATIONAL à la Région RHONE ALPES, son ancien suppléant est passé dans le camp de l'UMP, il était trop tard...
Bernard BOSSON s'est réveillé trop tard lorsqu'il a commencé à se rendre compte avec l'affaire de l'abandon de la domanialité, puis de la loi littoral, que le SILA était devenu un outil politique de clientélisme qui se retournait contre lui.
A suivre...
Accueil d'urgence = URGENCE
Alors que le gouvernement se gargarise de répondre aux besoins des sans domicile fixe, l'Etat laisse dans la rue des enfants et des familles
de 3 mois à 15 ans hébergés au Centre Georges Bonnet à ANNECY, au dessus de la Visitation, près de la MAPAD des Airelles.
De 9 heures à 17 heures, ils doivent errer dans les rues.
Le repas de midi leur est fourni par le Foyer des Romains du lundi au samedi. Un repas froid leur est servi le soir. Il n'y a pas de petit déjeuner les samedi et dimanche. Les enfants non
scolarisés n'ont pas la possibilité de dormir de toute la journée.
La Ligue des droits de l'homme s'est émue de cette situation dramatique car la Préfecture refuse d'assurer un accueil 24 heures sur 24.
Vous pouvez intervenir en téléphonant à la préfecture 04 50 33 60 00, à la DDASS 04 50 88 41 11 et au Conseil général 04 50 33 50 75 pour leur demander d'agir humainement.
Nous avons interpelé ce soir Jean Luc RIGAUT au Conseil municipal qui a reconnu la nécessité d'un traitement humain de ce dossier.
Mais ce n'est pas de la compétence de la Ville : l'Etat doit bouger, et vite !
Sédiments du lac pollués ?
Monsieur André VALIBUS m'informe que les pêcheurs organisent une réunion publique salle Pierre LAMY ce 20 décembre à 20.30 pour présenter les résultats d'une étude sur la pollution des sédiments du lac par les bateaux à moteur.
Je suis personnellement favorable à l'interdiction des bateaux à moteur sur le lac et leur remplacement par des bateaux électriques comme cela se pratique sur de nombreux lacs suisses.
Notamment l'interdiction totale des bateaux de forte cylindrée qui endommagent les quelques roselières qui restent.
Une pétition en ce sens avait réuni des milliers de signatures au début des années 90.
Nous y reviendrons dans la campagne municipale.
Conjurer la violence
Il est vrai que sur le plan médiatique des émeutes à Villiers le Bel sont à ce point "vendeurs" et sur le plan politique une telle aubaine sécuritaire (voir le commentaire du livre de PORTELLI sur ce blog) pour que l'on ne tente pas d'expliquer.
Je cite DEJOURS :
"Au vu des enquêtes sociologiques aussi bien qu'épidémiologiques, il apparaît que les violences commises par les usagers, les clients ou les collégiens, s'observent surtout dans les zones frappées par une forte incidence du chômage et de la pauvreté. Le vandalisme des jeunes en bandes se retourne contre les objets et les biens qui symbolisent les modes de vie et de consommation des catégories sociales traditionnelles d'ouvriers et d'employés. Ces catégories sont aussi celles qui sont les plus touchées par le chômage.
Les conséquences néfastes du chômage sur la santé n'affectent pas que les salariés licenciés eux-mêmes. Le sort qui leur est fait, la spirale psychopathologique dans laquelle ils sont souvent emportés, ont sur le développement psychologique des enfants des conséquences lourdes. Le mépris social dont les parents sont les victimes ruine aux yeux des enfants tout le sens des efforts consentis par les parents pour travailler, gagner leur vie et pourvoir aux besoins de la famille. Au-delà, c'est tout l'ethos ouvrier qui s'effondre avec ses références normatives à l'endurance.
Dans la génération des enfants, nombreux sont ceux qui se retournent contre celle des parents, contre les valeurs qui étaient celles de leur milieu et prennent en horreur tout ce qui représente ou symbolise le mode de vie et l'ethos ouvrier.
Le vandalisme se concentre sur les mobylettes, les voitures, les cages d'escaliers, les ascenseurs, les pancartes d'arrêt de bus e de trains de banlieue, les affichages municipaux..."
Il est bon de comprendre comment les jeunes de banlieue peuvent en arriver à ces actes incroyables de saccage des équipements collectifs qui leur sont utiles ainsi qu'à l'ensemble des habitants de ces quartiers.
L'absence d'espoir d'une intégration sociale par le travail les conduit à développer un mode de relation au monde fondé sur d'autres modes de reconnaissance sociale et d'estime de soi que la seule répression est incapable de résoudre.
MUNICIPALES annéciennes, l'intérêt des médias
Intéressant exercice d'expliquer à des journalistes parisiens le fonctionnement du microcosme politique annécien.
Comment expliquer que Jean Luc RIGAUT et Dominique PUTHOD siègent dans le même groupe UMP-UDF au Conseil général avec l'UMP et se heurtent à celui-ci au plan municipal ?
Remarquez à PAU, c'est le maire socialiste actuel qui conduira la liste UMP aux municipales...
Tandis que L'Echo des pays de Savoie fait réaliser un sondage téléphonique en ce moment dans lequel je figure dans les têtes de liste probables... Quelle sera ma notoriété ?
Je ne crois d'ailleurs pas que l'UMP ait pris le risque d'une primaire à droite sans avoir fait réaliser le sien.
Les centres d'intérêt des journalistes sont en plein dans le coeur de la problématique écologiste : la Loi littoral et l'aménagement - exclusivement routier - du territoire.
Cette élection municipale se jouera sur la question environnementale : préserver notre cadre de vie, s'associer à la sauvegarde de la planète.
Ségolène ROYAL
Il y a quelque chose d’incongru à lire aujourd'hui le livre de Ségolène Royal, "Ma plus belle histoire, c’est vous" (Grasset). A-t-elle délibérément choisi ce titre en référence aux dix ans de la mort de la chanteuse Barbara? Voulait-elle montrer qu'elle aussi était une femme qui avait souffert?
Au-delà du titre, l’ex-candidate adepte de Barbara quelques piques et pleurs. Une force aussi. Cette façon de diriger son public d'une voix qui mélange ordres et protection (rappelons-nous Barbara ordonnant à son public d’applaudir l’auteur d’un texte qu’elle venait d’adapter en live lors de son concert au Châtelet, en 1993). Etrangement, c’est en écoutant Barbara qu’on lira le plus opportunément le livre.
La force
Mais fi de tout angélisme. Fi du fait que, in fine, ce livre ne contient pas de révélations dignes de ce nom, autres que le refus de François Bayrou d'honorer ce rendez-vous que Ségolène Royal prétend avoir reçu de lui. Ce que la candidate tente de montrer ici, c’est bien une force. Une force de femme/candidate.
Elle a "hésité longuement à parler" d'un autre François. Hollande, évidemment. Et puis elle se lance. Deux pages très intimes. Trop intimes d'ailleurs pour être écrites entièrement à la première personne.
La vie politique -"Pendant la campagne, la candidate se disait: demain c'est le bon jour, il va basculer vers moi. (...) Et ce jour n'est jamais venu."- se mêle à la vie privée -"une humiliation secrète, une douleur parfois aiguë".
L'humeur est également aux règlements de compte: "Quand François Hollande récemment a parlé de revenir, je lui ai dit que ce n'était pas une bonne idée." Mais elle ne peut clore ce chapitre, comme tous les points du livre, sans parler d'espoir, de 2012... et de sa condition de femme:
"Oui, pour gagner la prochaine fois, il faudra le soutien de tout un parti et d'un compagnon amoureux, à fond avec la candidate."
En attendant, contrairement à ce qu’elle dit ici, contrairement à ce qu’a écrit Claude Bartolone dans "Une élection imperdable" (L'Archipel), il apparaît clairement qu’elle ne pouvait pas gagner cette élection. L’appareil du PS était contre elle. DSK et Laurent Fabius étaient contre elle, ou au mieux levaient les yeux au ciel durant les meetings ("Et pourtant je ne lévite pas", ironise-t-elle). Lionel Jospin aura été lui "un procureur impitoyable".
Elle pense aussi avoir été rejetée "comme on rejette la différence: moi et mes lectures, Anselm Grün et la poésie, Jack Kerouac. Moi et mon goût des paradoxes".
Face à la machine de guerre UMP, Ségolène Royal ne pouvait pas non plus gagner:
"D’une certaine manière, Sarkozy a tout mis sur la table. J’ai incarné la nouveauté, mais il a incarné la force."
Et pourtant, elle sait faire la guerre. Et elle en a, de la force. Ce livre le montre. Ségolène Royal sait faire la guerre parce que Ségolène Royal est une mitterrandienne. C’est pourquoi, et c’est là tout le but de son ouvrage, elle sait qu’elle reviendra. Bientôt, peut-être, comme Mitterrand après 1965, saura-t-elle mieux faire la guerre. Bientôt, peut-être, comme Mitterrand, parviendra-t-elle à achever l'implosion du PS pour mieux le reconstruire.
L’humour
"J’étais sorcière, tu me voulais câline." Cette simple phrase de la chanteuse défunte semble désigner la Ségolène Royal qui se lance dans les primaires socialistes en 2006. Pas d’information capitale donc, mais une analyse de l’intérieur de la campagne qui recèle quelque indication sur l’appareil d’un parti.
"Ma plus belle histoire, c’est vous" est un plat livré avec sa sauce piquante. Evénement inattendu, incroyable: Ségolène Royal a de l’humour. Un humour pincé, mais qui contient sa dose de sagesse. Une autodérision qui semble avoir généré cet ouvrage. Une sagesse qu’elle semble avoir acquise en déviant les frappes des éléphants du PS. Quand Michel Rocard vient exiger, sûr de son fait, qu’elle se désiste en sa faveur, elle amortit:
"Je me suis inventé, dans ces circonstances, un regard d’ethnologue. Je me mets en situation d’observation, comme si j’étais face à une tribu étrange, ou en voie de disparition, et donc passionnante à observer."
L'identification
"Depuis le 6 mai 2007, j'y ai souvent repensé, je me suis souvent interrogée: être une femme dans cette élection majeure, est-ce que ça a pesé?" Ségolène Royal est une femme et s'interroge tout le long de son livre-bilan. Rien n'y échappe. Aucun fait de campagne n'est éclairé à un moment ou à un autre par le prisme de la féminité. Derrière chaque coup bas, un soupçon de machisme. A tort ou à raison? La réponse est laissée à l'appréciation des (é)lecteurs.
L'ex-candidate socialiste à la présidentielle y consacre même la totalité de l'une des cinq parties de l'ouvrage. Au titre évocateur: "L'autre moitié du ciel: candidate mais femme." Encore une histoire de titre. Après celui du livre, celui qui recense les attaques sur son sexe chante également et parle de lui-même: "Etre une femme candidate, c'est pas si facile..."
Ces attaques, elle les a retenues et les retiendra longtemps. Elle ne résiste pas à les rappeler, à les donner en pâture aux lecteurs. Elle les appelle de simples "écarts de langage" pour mieux souligner leur gravité:
"Qui va garder les enfants?"
"Et pan dans le popotin, comme la mère Merkel"
La présidentielle "n'est pas un concours de beauté"...
... ou "une question de mensurations"
Elle revient sans cesse à la charge: "Je le maintiens: le fait d'être une femme, ça a compté." Ça compte en tout cas pour elle. Elle a consacré à ces femmes une part majeure de sa campagne, elle leur réserve moult développements de son livre. Aux "caissières assujetties à des horaires irréguliers et à une amplitude journalière qui excède leur temps de travail faiblement rémunéré". A toutes les "travailleuses pauvres": "Sur 8,4 millions de salariés qui n'atteignent pas le smic, 80% sont des femmes."
Aussi politiques soient-ils, les faits de campagne deviennent sexués. Quand Michel Rocard déboule dans son bureau, elle ne peut s'empêcher de penser:
"L'ancien Premier ministre aurait-il fait la même incroyable démarche face à un candidat homme?"
Quand elle se fait éconduire par le président du MoDem, elle écrit:
"Au dernier moment, François Bayrou refuse de me recevoir. Comme un amoureux qui craint la panne."
On est, nous aussi, en droit de s'interroger: quelles n'auraient pas été les réactions féministes, si un homme avait couché noir sur blanc: "Comme une amoureuse qui craint un manque de libido"?
L'objectif
"Dis, quand reviendras-tu?", chantait la dame en noir. L'ex-candidate, elle, le sait. Du moins, elle le veut. L’objectif est clair. Il n’a jamais été secret: 2012.
C’est la seconde partie du livre, très intéressante. Celle où elle sort de son personnage. Pour invoquer une véritable politique à visage féminin. Une politique où les femmes n’oublient pas les femmes (Miss Thatcher en prend alors pour son grade, elle qui les avait oubliées). Une politique à la Olympe de Gouges, à la Michelle Bachelet, à la Maria Teresa de la Vega (numéro deux du gouvernement Zapatero), à la Tarja Halonen (présidente finlandaise). Une politique où "le jour se lève encore".
Par ses vues, par son humour (citer le poète Henri Michaux pour excuser et cautionner le coup de la "bravitude"), par ses références littéraires, l’ex-candidate montre un aplomb peu vu dans la campagne.
Ce livre a quelque chose d’incongru: auto-centré et altruiste, auto-ironique et snob. On ne sait toujours pas exactement où Ségolène Royal se situe politiquement, mais on sait qu’elle veut avoir une vision du futur politique. Ce qui est sûr, quoiqu’on pense de son auteur, c’est qu’il ne s’agit pas d’un objet de luxe, qu'elle a souffert pour l'écrire, qu'elle tenait à l'écrire.
Aucune phrase ne semble mieux définir l’ex-candidate que ces paroles de... Barbara:
"Pour qui comment et pourquoi? Contre qui comment et pourquoi? S’il faut absolument qu’on soit pour quelqu’un ou quelque chose..."
Hubert Artus et Julien Martin
► "Ma plus belle histoire, c’est vous" de Ségolène Royal, Grasset, 335 pages, 19,50 euros.
Pour un Plan CLIMAT municipal.
Le BENGLADESH, un des pays les plus pauvres du monde, dont le territoire court un risque majeur d'inondation, d'autant plus important que les cyclones les plus dévastateurs se répètent en s'aggravant, connaît aujourd'hui un premier exemple d'exode climatique de millions de déshérités...
C'est en ayant à l'esprit cette exigence de solidarité mondiale à l'égard des plus pauvres que les VERTS abordent la question des élections municipales.
Lors de la rencontre avec le Parti socialiste de ce lundi soir, notre délégation a rappelé que nous voulions un accord susceptible de rassembler une majorité d'annéciens pour mener la politique écologique que l'urgence de la lutte contre les gaz à effet de serre (GES) exige.
C'est donc dans une perspective offensive et conscients de nos responsabilités que nous nous plaçons pour rédiger un pacte politique clair, faisant toute sa place aux élus écologistes sur la liste et dans le bureau municipal (les adjoints au maire) sur la base d'un programme municipal qui mette au coeur de son projet un PLAN CLIMAT municipal dans lequel la Ville se fixe des objectifs ambitieux de réduction de la production des GES sur la commune.
"Penser globalement, agir localement"; cette devise verte est d'une actualité exceptionnelle en ce début de XXI° siècle : il faut limiter la hausse des températures sur le globe à 2° dans les 50 prochaines années. Sinon le chaos menacera la vie sur terre, et d'abord celle des plus pauvres. En cela le combat écologiste est un combat social.
Il n'est JAMAIS trop tard pour fédérer les énergies contre une menace aussi essentielle.

Serge PORTELLI, le magistrat et SARKOZY
Ecrit à chaud à l'occasion de la campagne présidentielle de l'omniprésident, ce livre est un pamphlet particulièrement utile sur la malhonnêteté du candidat en matière de Justice et de politique pénale notamment.
Ceci n'excuse pas le travail bâclé de l'éditeur L'HARMATTAN que l'on constate au nombre incroyable de coquilles que l'on retrouve trop fréquemment dans le texte.
PORTELLI reprend les extraits des discours du candidat pour en extraire les passages "choc" concernant la récidive, les mineurs, les infractions de nature sexuelle et il démontre chiffres en mains que les allégations de SARKOZY sont inexactes.
Pour ne donner qu'un exemple, SARKOZY a affirmé sur TF1 le 16 avril 2007 : "Est ce que vous savez que 50% des crimes et délits sont commis par 5% des délinquants, les mêmes ?". Or ce chiffre n'a jamais été évoqué dans aucune statistique ! La récidive ne concerne que 5% des condamnations prononcées en FRANCE... Le taux de récidive criminel est de 3%...
Ce qui frappe en lisant ce bouquin, c'est de se demander pourquoi les journalistes se laissent asséner des affirmations aussi fausses sans réagir, sans demander les sources de ce qui est affirmé, sans opposer les chiffres honnêtes que leur conscience professionnelle devrait leur dicter de maîtriser ?
Nous sommes dans des domaines d'une gravité extrême : nos prisons débordent et nous violons tous les jours la convention européenne des droits de l'homme.
Nous allons demain juger des malades mentaux au mépris de toute l'histoire morale et politique de notre pays.
La course à la productivité dans les décisions de justice conduit à ne plus individualiser les peines et la mise en place des peines plancher renforce cette tendance à bâcler l'examen des dossiers pénaux sans prendre le temps de comprendre ce qui a produit l'infraction et donc de mettre en oeuvre les moyens les plus adaptés pour remettre le coupable dans la voie de la réinsertion. PORTELLI raconte cet homme condamné 24 fois pour des vols de porte feuilles et pour lequel un magistrat moins enclin à la précipitation ordonna une expertise psychiatrique qui révéla qu'il n'était pas accessible à une sanction pénale compte tenu de sa pathologie...
Aux Pays Bas, si le nombre de places disponibles en prison est occupé, le condamné attend son tour pour être incarcéré. C'est une application directe de la convention européenne des droits de l'homme. En FRANCE, on bourre les prisons qui n'ont jamais été aussi remplies depuis la Libération.
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