Syndicat des avocats de France
J'ai retenu de l'allocution de bienvenue de M. Edmond HERVE, maire de RENNES et ancien Ministre, ce constat d'une dérive législative qui s'est accélérée avec SARKOZY et qui consiste à ne même pas prendre les mesures d'application d'une loi pour en permettre la mise en oeuvre concrète, immédiatement suvie d'une autre loi de "communication" sur le même sujet, alors que l'encre de la précédente n'est pas sèche, sans aucune évaluation de leur efficacité, puisque l'objectif n'est pas de concrétiser un débat démocratique dans la société; mais de faire des effets d'annonce en fonction de tel ou tel événement médiatisé.
La spirale fait divers > déplacement ministériel et/ou présidentiel > annonce d'une nouvelle loi répressive dans les plus brefs délais est devenue telle que plus personne ne vérifie ensuite si la loi a été réellement votée et si elle est appliquée.
Il s'agit de pures lois de communication pour tout à la fois entretenir le sentiment d'insécurité et de peur et donner le sentiment que cette hyper activité législative va régler les problèmes.
Un coup de poing dans une toile au musée d'ORSAY, on va renforcer les sanctions...
Un chien qui mord, on va renforcer les sanctions...
Un malade mental connu et reconnu comme tel, mais dont l'hôpital psychiatrique n'a pu l'hospitaliser par manque de moyens, malgré les alertes répétées de sa famille, et qui commet un crime abominable, on va juger les irresponsables...
Ce congrès nous a permis de mesurer les dégâts de cette politique judiciaire du spectacle... qui a pour conséquence un encombrement sans précédent des prisons française déjà dénoncées par la commission européenne des droits de l'homme, mais aujourd'hui complétement saturées, comme celle de BONNEVILLE; tandis que le nombre de magistrats formés passe de 275 au dernier concours à 200 en 2008 sur fond de réduction des juridictions sans redistribution dans les secteurs urbains en pleine croissance.
Le budget français de la justice est le 24° sur 25 en EUROPE, et l'on abreuve les magistrats de toujours plus de textes exclusivement répressifs.
Comme le président de la Conférence nationale des Barreaux, une société démocratique préfère toujours un coupable en liberté à un innocent en prison : nous sommes aujourd'hui en train de vivre un renversement de ce principe.
Tous en détention préventive, la Justice triera aprés...quand elle aura le temps.
Les HARAS, jeu trouble en prévision
C'est sans compter sur le jeu trouble de l'Etat qui a fait flamber la valeur du m² inconstructible en le faisant passer en quelques mois à 3 000 euros le m² ... Comment expliquer un tel prix pour du terrain qui n'est destiné qu'à une utilisation publique dans le cadre d'une ouverture au public du parc ?
Simultanément un groupe de promoteurs a fait parler de lui dans des conditions assez obscures; et alors qu'aucun espoir ne leur est offert par la Ville.
Cette flambée des prix, qui va faire peser sur les annéciens une charge de rachat du ténement des HARAS, est une flambée politique : ce n'est pas le technicien qui a estimé le prix qui l'a décidé. C'est une pression indirecte sur la Ville dans la stratégie d'affrontement entre Bernard BOSSON et l'UMP, du temps où il était encore Maire. Bernard BOSSON n'avait pas eu de mots trop forts pour s'en inquiéter et le dénoncer.
Alors que la plus grande transparence devrait être de mise, on apprend par l'ESSOR que le Conseil général serait intéressé par le site pour y installer des bureaux...
Maigre ambition que d'y installer des agents du Conseil général... A moins que ce ne soit la cantine des Conseillers généraux, bien excentrée aux TRESUMS, et dans un cadre moins charmant que celui des HARAS.
Sans préjuger des propositions que nous aurons à faire dans le cadre des Municipales, c'est nécessairement un équipement public à caractère culturel qui a sa place dans les HARAS, en respectant le caractère boisé du lieu.
On ne regrettera jamais assez que ce parc ait perdu 10% de sa superficie et 17 platanes pour y construire une rue qui n'a pas réglé les problèmes de circulation dans la Ville : les embouteillages rue Jean JAURES perdurent...
Ouvrir une route c'est générer du trafic supplémentaire : c'est un des acquis du GRENELLE de l'environnement... Dommage que Bernard BOSSON se soit entêté dans ce projet routier.
Avant qu'il ne soit trop tard...
Avant qu'il ne soit trop tard, par le Professeur Dominique BELPOMME aux éditions FAYARD
C'est à une réflexion de fond que nous invite le professeur BELPOMME à partir de son expérience de cancérologue qui voit chaque jour se perpétuer un credo
techniciste qui voudrait nous faire croire que l'on va vaincre le cancer en y investissant des moyens de plus en plus considérables.
BELPOMME constate l'échec du Plan cancer de CHIRAC qui n'aboutit à rien de probant, sauf à la gabegie de moyens et aux luttes d'influence au sein des sept cancéropoles régionaux.
Pour lui, la solution est ailleurs : la « précauvention », synthèse du principe de précaution et du principe de prévention que l'on peut résumer par la formule : d'abord ne pas nuire.
Dominique BELPOMME met l'accent sur l'incapacité des décideurs à comprendre les mécanismes des intoxications chroniques causées par les « faibles doses »
dont les effets sont niés car ils ne se déclarent qu'à long terme et quelquefois que chez les générations suivantes.
Pointant par exemple dans les phénomènes d'autisme des antécédents d'exposition de la mère au mercure, ou insistant sur les transformations de l'environnement qui permettent plus aisément de
passer la frontière des espèces entre les animaux et l'homme, il illustre ce propos par des exemples tirés des nouvelles pandémies comme le SRAS, la grippe aviaire ou le SIDA, pour dénoncer dans
la dégradation de l'environnement à la fois un facilitateur de ce passage, mais aussi une explication de la dégradation des capacités de défense immunitaires de l'humanité.
C'est bien d'une responsabilité vis à vis de nos enfants qu'il s'agit auxquels la génération du baby boom laisse une dette financière abyssale et une dette
environnementale que l'on peut mesurer par exemple par la diminution préoccupante de la biodiversité ou par la chute continue de la spermatogenèse.
Un livre à lire absolument et qui se termine par des préconisations concrètes que l'on aimerait lire dans les engagements finaux du GRENELLE de l'environnement.
Cité de l'immigration
Cité de l'immigration, Porte Dorée à PARIS
Amusante ironie de l'histoire, c'est dans un bâtiment construit en honneur de la colonisation, que s'installe progressivement la Cité de l'histoire de l'immigration, inaugurée il y a quelques semaines sans la participation d'aucun membre du gouvernement.
Remarquable mise en perspective historique de la place de l'étranger dans la construction politique de la FRANCE, depuis les LUMIERES, et le symbole mondial que représenta la déclaration des droits de l'Homme et du citoyen, dont nous sommes aujourd'hui les bien pâles successeurs.
Mais aussi, un rappel fort utile de l'absolue nécessité de l'immigration pour reconstruire la FRANCE au sortir de la guerre, et jusqu'au début des années 1970.
Avec le retournement de 1974, qui, en limitant l'immigration, a ouvert la porte au regroupement familial, dans la mesure où le
retour au pays n'était plus susceptible de permettre de revenir en FRANCE dans des conditions équivalentes...
Merci à GISCARD d'ESTAING qui a créé ainsi artificiellement la nécessité pour les travailleurs étrangers de faire venir leur famille en FRANCE, alors que l'immigration était jusqu'alors
essentiellement une immigration d'hommes seuls venus travailler pour renvoyer au pays de quoi faire vivre la famille là-bas.
Les plus jeunes ne se souviennent pas de l'inénarrable Lionel STOLERU- secrétaire d'Etat au travail manuel si ma mémoire est bonne- et de son chèque de retour qui allait régler le problème des
immigrés au chômage... Il y a trente ans !
La Cité n'oublie pas le sport, de ZIDANE à MIMOUN, en passant par Raymond KOPA, le footballeur polonais qui était l'idole de mon père et la star de
l'équipe de REIMS si j'ai bonne mémoire... ou encore Michel PLATINI, le rital.
Tous ces étrangers dont les français sont si fiers parce qu'ils nous font gagner des médailles; trop souvent pour fustiger leurs fils et leurs frères qui ont moins bien réussi qu'eux.
Bref, un moment intense, en ce premier dimanche de novembre, où la Cité débordait d'un public de tous âges, surtout français « de
souche ».
Preuve de l'inquiétude de nos concitoyens qui sentent qu'un pays fermé est un pays qui meurt dans ses certitudes et ses habitudes,
au lieu d'être le creuset sans fin d'une nation en construction constante.
Pêcheurs du Lac en colère !
L'association du Lac d'ANNECY pour la pêche et la protection du milieu aquatique, qui regroupe les pêcheurs amateurs du Lac d'ANNECY, publie en mois d'octobre 2007, sous la plume de son président, Monsieur GUIRAUDON, un véritable réquisitoire contre la gestion du Lac.
Les pêcheurs amateurs constatent tout d'abord une dégradation sans précédent de leurs prises de féra.
Ils regrettent le mépris avec lequel ils sont traités par l'administration; le Préfet ne répondant pas à leurs courriers.
Ils n'ont pu obtenir de mesures de protection efficaces contre la destruction des fonds « Grands Blancs » qui étaient une zone de frai des poissons blancs exceptionnelle, ainsi qu'un secteur de nourrissage des alevins. Les hors bords en stationnement ont détruit ce secteur de plusieurs hectares avec leurs ancres ou les moellons de béton utilisés comme lest.
Pendant ce temps, la Direction de l'agriculture autorisait le curage de 200 m² de roselières à SEVRIER...qui se transformaient en 400 m² en réalité; ce qui condamne à terme entièrement la roselière du fait des courants qui passent derrière elle. Un chenal de 56 mètres sur 8 a été illégalement construit.
Les pêcheurs rappellent leurs demandes de tirs sélectifs de cormorans et s'étonnent de la protection dont bénéficient les pêcheurs professionnels dont les prises de féra ne chutent pas.
Ils dénoncent enfin l'utilisation de bateaux destinés à produire les plus grosses vagues possibles de manière à pratiquer le « surf board »...
Monsieur GUIRAUDON appelle donc les pêcheurs à la mobilisation de manière à inverser ces décisions et menace d'engager des actions judiciaires pour les infractions que le pêcheurs constatent chaque jour : position des bouées de bande de rive, ski nautique dans la bande de rive où la vitesse est limitées à 5 km/h, autorisation de destruction de roselière, non respect du droit de passage sur les berges, etc.
Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez contacter l'association à Alp.cguiraudon@wanadoo.fr pour l'assurer de votre soutien dans ce combat pour le lac.
Il appartiendra aux candidats aux municipales de se prononcer sur ces questions. Nous y reviendrons donc longuement... Mais, rappelons que la construction de la cale sèche offerte à M. CECCON par Pierre HERISSON à SEVRIER aura bien contribué à la disparition de roselières...
CORRUPTIONS et MENSONGES
En clair, il a servi à financer les syndicats "jaunes" de l'automobile chez CITROEN et ailleurs dans les années 70.
Mais aussi, sans aucun doute à faciliter l'appui de syndicats minoritaires qui acceptent de signer n'importe quel accord de branche, comme le raconte un négociateur CFTC dans LIBERATION.
Tout cela en liquide et en millions d'euros...
De quoi faire flancher des syndicats moribonds qui ne représentent plus rien dans les entreprises, et ne survivent que grâce aux financements publics et à la présomption de représentativité héritée de la fin de la guerre.
Il est temps d'obliger les syndicats qui signent des accords à prouver leur représentativité dans leur secteur d'activité ou dans l'entreprise : c'est un passage nécessaire à la (re)syndicalisation, avec la limitation de l'application des accords négociés aux seuls syndiqués.
Mais la question du mensonge renaît de là où elle ne devrait même pas être envisageable. J'ai appris par la presse que Mme DATI était devenue magistrate par le biais d'un tour extérieur. Vous savez, ce sont ces procédure qui permettent au pouvoir de choisir des proches, des amis ou des obligés en leur offrant un poste auxquels ils ne pourraient prétendre en passant le concours d'accès.
C'est une voie intéressante lorsqu'elle permet de faire entrer dans un corps des personnes qui passent néanmoins un concours ouvert à des diplômes ou des expériences professionnelles qui permettent de diversifier l'origine sociale et la pyramide des âges d'un corps de fonctionnaires.
Mais dans le cas présent, Mme DATI a bidonné son CV en revendiquant un diplôme MBA de HEC dont elle n'était pas titulaire !
Pour avoir révélé cela, je lis dans LIBERATION, que M. BARBIER, de l'EXPRESS, a reçu des menaces graves, nombreuses, précises de la part de proches de Mme DATI.
Et je repense à Eva JOLY et je me dis que nous sommes assis sur une gigantesque cocote minute qui fuit de toutes parts.
Quand ce système de corruption et de mensonges explosera t-il ?
Travailler plus !
On nous abreuve de la nécessité de travailler plus.
TRAVAILLER plus au cours de la semaine de travail puisqu'il faut tuer les 35 heures et leur aspiration à un meilleur équilibre entre la vie personnelle et la vie professionnelle.
TRAVAILLER plus tout au long de la vie en reculant l'âge de la retraite. C'était le sens des CDD "spécial séniors" que la CGT avait ironiquement baptisé "Contrat dernière embauche".
"Négocié par le gouvernement Villepin, le dispositif est en vigueur depuis le 28 août 2006. C'est un contrat à durée déterminée spécifique, de 18 mois renouvelable une fois, valable pour toute
personne de plus de 57 ans pourvu qu'elle cherche un emploi depuis au moins trois mois.Cette mesure avait été présentée par la rue de Grenelle comme un élément-clé de la politique de réinsertion
des seniors. La France émarge en effet parmi les plus mauvais élèves en la matière, avec seulement 36% des 55-64 ans encore en activité. Mais le dispostif a fait chou blanc: lundi, le ministère
du Travail a confirmé que seuls "une vingtaine" de ces CDD ont été signés depuis son entrée en vigueur."Peu importe le chiffre, que ce soit 18 ou 22: de toutes façons, on n'a pas fait de
stastiques car ça n'en valait pas la peine", précisait lundi après-midi le cabinet de Xavier Bertrand. Invité sur les ondes de France Inter lundi matin, le ministre du Travail a d'ailleurs
volontiers ironisé sur le CDD senior, "un brillant succès"." nous apprend Rue89...
Nous sommes dans un pays schizophrène : les entreprises ne veulent pas embaucher de personnes de plus de 50 ans mais on veut les faire travailler jusque 65 ans
!
Il est temps de se préoccuper sérieusement du sens de la croissance économique et du plein emploi...
André GORZ nous l'a répété dans tous ses livres : quel est le sens du travail et de l'activité économique ? Un moyen d'émancipation par exemple pour les femmes ou une situation de stress et de
précarité ? Etre ou avoir, l'éternelle question qui renvoit à l'alerte de la CFDT : "ne pas perdre sa vie à la gagner".
A ce propos le débat dans PHILOSOPHIE MAGAZINE de ce mois-ci sur la souffrance au travail avec Christophe DEJOURS et Nicolas KLOTZ ("la question humaine") peut vous intéresser... La référence à
l'idéologie nazie est elle opératoire en matière de relations sociales ? Les avis divergent.
Lancement du blog de Laurent DUPONT
"2008 HORIZON SOLIDAIRE" pour les municipales à ANNECY.
Vous pouvez retrouver en ligne sa première proposition concernant l'artisanat et l'économie locale où il reprend une idée chère aux écologistes, celle de l'épargne locale en vue de favoriser le développement d'activités artisanales socialement utiles et "non délocalisables".
Après les municipales de 1995, les VERTS ont pris l'initiative de créer une CIGALE, autrement dit un "club d'investisseurs pour une gestion locale et active de l'épargne" qui a financé plusieurs projets de développement local dans la région... Malheureusement le plus souvent en SAVOIE du fait du manque de demandes en HAUTE SAVOIE pour des financements alternatifs.
Mais nous avons pu aider par exemple ALPES BISCUITS à SAINT JORIOZ dans de bonnes conditions, à un moment où l'entreprise de production de produits bilogiques rencontrait une crise de croissance.
Mais il est certain que l'appui municipal est de nature à maximiser la collecte d'épargne de proximité et de médiatiser l'information au delà du seul cercle des militants associatifs.
En région NORD PAS DE CALAIS, c'est la Région elle-même qui pilote cette politique depuis que les VERTS en ont assuré la présidence il y a maintenant une dizaine d'années...
Plan de déplacements urbains, bilan à 6 ans
Le bilan à juin 2007 du PDU est donc intéressant pour mesurer les réalisations.
Sur les pistes cyclables, on note que 88% du réseau "structurant" est réalisé, soit 30 km sur 34 prévus. Le taux passe à 55% pour le réseau "privilégié" et à 44% pour le réseau "normal" de desserte des quartiers. On a donc réussi la création d'axes cyclistes au sein de l'agglomération. Mais le maillage dans les quartiers demeure insatisfaisant. Pour ciculer fréquemment à vélo dans l'agglo, je constate à chaque fois l'insuffisance de la protection des vélos en dehors de ces axes prioritaires qui permettent de traverser l'agglo. Les communes ne consomment pas le budget voté par l'agglo dans ce sens : 50% des crédits seulement sont utilisés...
Moyennant quoi, l'utilisation du vélo est en expansion a doublé entre 2001 et 2005, ce qui devrait être une incitation à investir encore davantage dans ce chapitre.
Les bus sont également nettement plus utilisés avec une croissance de la fréquentation de 33% pour un accroissement de l'offre kilométrique de 9,3%. En 2006, nous avons atteint 92 voyages par habitant et par an. Alors que l'on en était à 72 en 1999. Le bus gagne donc du terrain, grâce aux investissements réalisés dans les bus, aux sites propres dans ANNECY et à l'aménagement de la gare d'échange. Ce sera un dossier extrêmement important du prochain mandat d'agglomération : l'UMP a déjà décidé de mener bataille contre une augmentation du versement transports des entreprises et pour la fermeture des lignes peu fréquentées...
La CAA estime que la répartition des usages des différents modes de transport serait en 2005 dans l'agglomération de 4,8% pour le vélo, 19,5% pour la marche, 8,1% pour les transports en commun et 67,6% pour la voiture. Ce qui laisse à penser que les objectifs du PDU étaient peu ambitieux puisqu'ils sont atteint ou dépassés au bout de 4 ans...
Le bilan est muet sur les parkings relais, ce qui est normal puisque le bilan est nul : seul celui des MARQUISATS a été construit et n'a aucun sens : il est trop près du centre ville pour qu'il y ait un transfert modal intéressant. Mais cela pose le problème de parkings relais sur la rive Ouest du Lac pour prendre le bus; ce que Pierre HERISSON a combattu avec succès.
Ailleurs, c'est le même échec. Or c'est le seul moyen de limiter l'entrée en ville des véhicules de personnes qui habitent hors de l'agglomération et qui utilisent à 84,3% leur voiture individuelle.
Comme nous l'avions regretté à l'époque, cette partie du plan de déplacements urbains a été manifestement sous estimée et s'est heurtée aux résistances des communes qui n'en voulaient pas sur leur territoire.
Il faudra renforcer cette politique en diminuant les places de parking gratuites : l'expérience montre que c'est cette restriction de l'offre de places de parking qui induit un transfert modal; sinon les gens continuent malgré son coût et sa pollution de préférer leur petite auto.
Un centre d'accueil pour demandeurs d'asile à ANNECY
Pour y faire face, très rapidement, le conseil municipal d'ANNECY a voté à l'unanimité la mise à disposition d'un terrain avenue BOSCHETTI pour y construire un centre d'accueil des demandeurs d'asile (CADA).
En septembre 2006, le dossier a été approuvé par la commission régionale.
Alors que nous sommes dans la plus grande urgence, le permis de construire serait déposé en octobre 2007 pour une mise en service en mai 2009.
En attendant, les demandeurs d'asile sont maltraités et campent de-ci de-là dans des conditions sanitaires déplorables.
Pendant ce temps, l'association des trois fontaines n'a pas été remplacée dans l'ensemble de ses missions après sa liquidation judiciaire : les sans domicile fixe sont maintenant ballotés entre plusieurs associations et la qualité du service rendu s'est dégradée.
La solidarité n'est pas le point fort de la HAUTE SAVOIE.
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