Chapeau bas Monsieur HULOT
Il faut écouter l'annonce de sa démission par Nicolas HULOT d'abord pour ce qu'elle dit de l'homme HULOT : "je ne veux plus me mentir", "sauf à devenir cynique", "par lassitude accepter de baisser les bras". Et donc de l'honnêteté intellectuelle et morale de cet écologiste exceptionnel qu'il est. Ses tics de visage traduisent son désarroi et son émotion en prononçant ces mots.
Alors pour cela aussi "chapeau bas, Monsieur HULOT"
HULOT était un espoir pour les écologistes politiques, il l'était déjà depuis longtemps et les VERTS ont une lourde responsabilité de lui avoir préféré Eva JOLY aux avants-dernières présidentielles. Il l'était encore en rentrant au gouvernement MACRON. Cet espoir d'une écologie responsable et prête à gouverner sans rien abandonner de sa radicalité car il nous faut bel et bien changer de mode de développement et ne plus tergiverser.
Sa démission est un constat d'échec pour tous : elle nous dit que l'écologie de façade n'est pas soutenable ni sur le plan écologique, ni sur le plan politique. Elle nous invite ici et maintenant à être encore plus convaincants auprès de nos concitoyens et des élus pour que le pire n'advienne pas. Or le pire est en cours sous nos yeux, mais nous ne devons pas, comme Nicolas HULOT, nous y résoudre. Sa démission est un appel à faire encore plus là où nous sommes, là où je suis.
Les énergies renouvelables compétitives, le pari des grandes entreprises.
Les grandes entreprises ont d’ores et déjà acheté plus d’énergies renouvelables depuis le début de l’année qu’en 2017, selon une étude de Bloomberg NEF parue début août. Elles ont acquis pour 7,2 GW d’énergies renouvelables contre 5,4 GW en 2017 via des contrats de long terme avec les producteurs. Une alternative aux fournisseurs d'énergie et à la production interne qui montre une stratégie de long terme.

Walmart
Alors que le président américain opère un rétropédalage vers les énergies fossiles, les entreprises, elles, se fournissent de plus en plus en énergies renouvelables. Pour cela elles ont le choix entre plusieurs possibilités: soit passer par des fournisseurs d'énergie qui leur certifient que l'énergie utilisée est verte, soit produire en interne de l'électricité, via des éoliennes ou des panneaux solaires installés sur leurs sites par exemple. Ou encore, et c'est plus nouveau, en signant directement des contrats de long terme avec les producteurs (PPA).
Ce nouveau mécanisme a de beaux jours devant lui. S'il décolle depuis 2015, il devrait battre des records en 2018. Sur les sept premiers mois de 2018, les grandes entreprises (hors utilities), ont signé des contrats pour un volume de 7,2 GW d’énergies renouvelables contre 5,4 GW sur la totalité de l’année 2017, selon un rapport publié début août par Bloomberg NEF (1).

@Bloomberg NEF
Facebook, Microsoft ou Google, bons élèves
Ce sont les entreprises américaines qui sont en pointe (58% du marché). Notamment celles du secteur technologique qui ont initié la tendance. À ce titre, Facebook fait ainsi figure de proue suivi d'AT&T mais aussi de Microsoft ou de Google. "La demande des entreprises prouve qu’elles sont résilientes aux impacts des mesures de l’administration Trump", précise Kyle Harruson, analyste chez Bloomberg NEF.

@Bloomberg
En Europe du Nord, ce sont les fabricants d’aluminium Norsk Hydro et Alcoa qui tirent la croissance, grâce à la signature d’accords en Norvège et en Suède. Elles comptent pour le trois quart des 1,6 GW achetés par les entreprises européennes. En France, le mécanisme commence aussi à intéresser. Selon Les Echos, la SNCF et Aéroports de Paris se penchent sur le sujet mais aussi, de l'autre côté, Engie.
Un choix pour la planète mais aussi de raison
De quoi permettre aux entreprises d’atteindre leurs objectifs climatiques. Ce n’est pas anodin si plusieurs des entreprises du RE100, une coalition d’entreprises qui se sont engagées à se fournir exclusivement en énergies renouvelables d’ici 2030 figurent dans le haut du classement de Bloomberg (voir plus bas). Celles-ci ont de gros besoin : afin d’atteindre leurs objectifs, Ikea, HSBC, Axa ou Apple, vont devoir acheter 197 TWh d’énergies propres supplémentaire sur la période, selon Bloomberg. De quoi élargir et faire grandir rapidement le marché de l’énergie propre.
Mais il ne s’agit pas seulement de stratégie de développement durable, souligne le cabinet américain. Le choix des entreprises est aussi un choix de raison, pour se protéger de la volatilité des prix sur le marché de gros par exemple. Mais aussi parce que les énergies renouvelables sont compétitives et le seront de plus en plus sur le long terme, avec les réglementations à venir. Sur certains marchés, elles sont déjà les moins chères, assure Bloomberg. Depuis 2010 en effet, le coût des modules photovoltaïques a ainsi baissé de 84% en moyenne, celui des turbines pour les éoliennes de 32%...
Béatrice Héraud @beatriceheraud
Miellée au Haras
C'est à chaque fois un grand plaisir d'assister aux miellées au Haras d'ANNECY avec l'équipe réunie autour de Monsieur LAVOREL. Le cabinet de curiosités créé par l'association est le lieu de l'extraction du miel fabriqué par les abeilles annéciennes dans le Haras. La Ville privilégiant la plantation d'espèces floristiques mellifères, elles n'ont que l'embarras du choix; même si cette année, la sécheresse les a amenées à s'intéresser aux déchets sucrés de nos poubelles publiques.
Enfants et adultes y apprennent toujours quelque chose de nouveau sur la vie hors norme de la ruche : cette fois la fécondation en vol par une vingtaine de faux bourdons qui ensemencent la princesse abeille qui deviendra la future reine et pondra des milliers d'oeufs pendant sa vie de quelques années sans jamais ressortir de la ruche.
Pour disposer de toutes informations et venir assister, connectez vous sur la page Facebook du rucher :
La ZCR mise en oeuvre en plein été
La zone de circulation restreinte a été activée début août pour la première fois et dans un cadre particulier. La Ville et le GRAND ANNECY avaient décidé de la mise en oeuvre pour les pics de pollution hivernaux. Mais c'est dès l'été, à cause de la pollution à l'ozone, directement imputable à la transformation des gaz d'échappement en Ozone (O3) par la chaleur intense de cet été que la ZCR a été initiée. Cette hypothèse était envisagée mais elle n'était pas à l'origine de la décision prise par l'Etat et les collectivités territoriales.
Comme nous l'avions annoncé, cette mise en place est pédagogique : elle ne vise pas à faire entrer de l'argent dans les caisses publiques. Il s'agit de sensibiliser encore et encore sur les mesures que chacun peut prendre pour améliorer la qualité de l'air, notamment en modifiant ses habitudes de mobilité automobile; et en particulier pendant les pics de pollution.
Il est donc déplorable de lire dans un hebdomadaire que la mesure aurait fait "pschitt"... Bien sûr cela est peut-être plus vendeur mais c'est malhonnête sur le plan intellectuel et cela contribue à renforcer le camp de ceux qui pensent que "la pollution, ce n'est pas eux... ne changeons rien !". Un seul courriel reçu en mairie pour demander des explications sur la mesure et aucune lettre de critique à ma connaissance : la mesure est comprise par les annéciens qui savent bien que si l'on veut avancer sérieusement et sur la durée en matière de qualité de l'air il nous faut changer nos comportements. Et c'est déjà bien en route : regardez en ville le nombre de vélos cet été et le nombre de charrettes tirées par des parents pour transporter leurs enfants ! La zone 30 a marqué les esprits : les vélos sont en plus grande sécurité et deviennent de plus en plus attractifs.
Visitez ALPINE ALUMINIUM
Les visites de l'usine ALPINE ALUMINIUM reprennent à partir de fin août, n'hésitez pas à vous inscrire pour les visites hebdomadaires du mercredi, mais aussi pour des visites spéciales en famille, avec des amis ou dans le cadre de votre comité d'entreprise ou de votre association. Vous découvrirez un patrimoine industriel en pleine activité au coeur de la commune nouvelle d'ANNECY.
Challenge mobilité
La SIBRA a accueilli la remise des prix du challenge MOBILITES pour le département de la HAUTE SAVOIE la semaine dernière. J'ai été surpris de voir récompensées plusieurs entreprises de décolletage de la vallée de l'ARVE. La mobilisation sur la qualité de l'air a manifestement essaimé au niveau des entreprises dont certaines ont atteint des taux de participation et de transfert modal exceptionnels. Cela confirme que la qualité de l'air est un vecteur maintenant pleinement opérationnel pour un changement des comportements dans tous les secteurs : vélo, covoiturage, etc.
L'achat par le GRAND ANNECY de 5 véhicules électriques destinés à l'autopartage en dehors du coeur urbain dont la première sera installée à ARGONAY, et la suivante à THORENS GLIERES contribue à la même volonté : faciliter le transfert modal pour les habitants qui souhaitent s'engager. L'achat de 200 vélos électriques suivra pour des locations longue durée qui permettront aux annéciens de tester les VAE et de se rendre compte que c'est dans la commune nouvelle LE moyen de déplacement efficace.
L'exemple de SAN FRANCISCO
Si vous avez vu le film "DEMAIN", vous avez vu et entendu Robert REED exposer comment la ville de SAN FRANCISCO s'achemine vers le zéro déchet et comment elle valorise les déchets produits de manière exemplaire. Robert REED est venu à ANNECY dans le cadre de la stratégie "zéro gaspillage" menée par le GRAND ANNECY avec les communautés d'agglomération d'AIX et de CHAMBERY. Son exposé mérite qu'on s'y attarde.
D'abord, il faut prendre en considération que le mode de collecte est singulièrement différent du notre. Robert REED travaille dans une coopérative RECOLOGY qui collecte les déchets de SAN FRANCISCO depuis les années 30. RECOLOGY traite les déchets de tous les producteurs de la ville y compris les entreprises qui n'ont pas de filière professionnelle de traitement : RECOLOGY est en situation de monopole. Monopole qui est soumis à la consultation référendaire des habitants de temps à autre et qui valident à chaque fois plus largement la légitimité de son action (près de 80% en 2014). Des réunions hebdomadaires entre RECOLOGY et la Ville de SAN FRANCISCO ont lieu toutes les semaines pour améliorer encore et encore le système.
Il faut tenir compte de ces différences avec notre système fondé sur une distinction entre les ordures ménagères et les déchets des entreprises et la mise en place de filières nationales de valorisation des déchets ménagers auxquelles les collectivités doivent s'adresser.
Mais ces différences n'empêchent pas l'action. Et Robert REED a surtout insister sur l'enjeu des bio déchets qui doivent considérer de manière stratégique comme une ressource permettant de séquestrer du carbone grâce au compostage. Il nous faut retenir cette leçon pour l'action publique de la collectivité : ce devra être un élément déterminant de notre Plan climat air énergie. La démonstration de Robert REED est implacable et ce circuit circulaire entre les restes de nos repas et la terre doit devenir un axe central de nos actions. Déjà des choses sont faites en ce sens. Sans attendre vous pouvez comme des centaines d'annéciens vous équiper d'un lombricomposteur auprès du service valorisation des déchets du GRAND ANNECY. Et nous avons réalisé au SILA un modèle de méthaniseur cité en exemple pour traiter les boues des stations d'épuration. Mais nous devons aller plus loin encore et ce sera l'une des préoccupations majeures du plan stratégique du GRAND ANNECY en ce domaine.
"Je me suis apprivoisé au GRAND ANNECY"
Un samedi matin ensoleillé et malgré tout 120 habitants du GRAND ANNECY qui se réunissent pour débattre du projet de territoire avec une première synthèse des rencontres dans les quatre coins de l'agglomération, des contributions thématiques des parties prenantes, des ateliers thématiques...
Un travail d'animation qui prend tournure petit à petit dans une forme démocratique qui n'avait jamais été utilisée jusque là et qui permet des avancées dans la perception commune des habitants de l'agglomération vis à vis de cette nouvelle entité institutionnelle. Et au détour d'une intervention, un habitant qui avait fait part de ses réserves sur l'intégration de sa commune dans l'agglomération et qui lance "je me suis apprivoisé au GRAND ANNECY"...
Du benjamin de 11 ans qui ne demande pas de vivre dans une caverne mais veut entendre le bruit des cloches, à l'agricultrice qui rappelle que pour développer le manger local, il faut des terres et des producteurs, à la cycliste convaincue qui interpelle sur nos 30 ans de retard et demande un plan vélo ambitieux, ou à la dame âgée qui nous invite à réfléchir comme Hubert REEVES au sort de la 7° génération après nous, le consensus est net sur la volonté d'un projet commun du territoire autour de la préservation de nos paysages et d'une démarche exemplaire de développement durable.
Un intervenant dit : "après avoir livré nos angoisses quant à la création du GRAND ANNECY, est venu le temps pour beaucoup de projets et de sourires"
Le 6 décembre, le bureau de l'agglomération présentera, à partir de toutes ces contributions et débats, son projet de territoire et la manière dont il souhaite conserver cette dynamique coopérative qui lui aura permis d'enrichir sa vision et de prendre le pouls des attentes et des projets de la société civile.
D'ici là, vos contributions sont toujours les bienvenues par courrier ou courriel au GRAND ANNECY à l'attention de "J'imagine le grand annecy".
concertation publique sur le plan de déplacements urbains (PDU)
Si il y a une action de mon mandat dont je suis très satisfait, c'est la création du club climat pour accompagner la mise en oeuvre de notre plan climat municipal... qui a essaimé ensuite avec la conférence lac au SILA sur la rencontre des différents usagers du lac dans une démarche de consultation préalable sur les projets sur le lac. Et au plan de l'agglomération avec le club air climat qui a intégré la dimension qualité de l'air au niveau du territoire élargi du GRAND ANNECY. Le principe est toujours le même : réunir toutes les parties prenantes souhaitant contribuer à un projet commun en faveur de l'environnement à l'échelle de nos collectivités. Pas besoin d'être d'accord sur tout, seulement de penser qu'il peut être utile de se rencontrer, de s'expliquer et de proposer dans une écoute mutuelle attentive.
Le succès ne se dément pas. Une preuve supplémentaire nous est fournie avec les ateliers du Plan de déplacements urbains : déjà 9 réunions de travail avec à chaque fois une cinquantaine de personnes - dont de nombreux membres du club air climat - qui reviennent régulièrement pour présenter leurs arguments, leurs réserves, leurs projets... Et à chaque fois, un exposé du travail du bureau d'études ou des services, des documents envoyés à chacun, etc. Ce travail collaboratif a permis d'améliorer sans cesse le plan d'actions, mais aussi de cerner au plus près les enjeux et les points de désaccord éventuels pour en tenir compte lors des prises de décision qui sont de la compétence exclusive des organes délibératifs de la collectivité.
Bref, une avancée démocratique que le GRAND ANNECY va conforter avec l'annonce ce matin aux parties prenantes que nous avons demandé à la Commission nationale du débat public (CNDP) d'organiser une concertation publique sur le PDU qui aura lieu à partir de mi octobre 2018, en parallèle de la concertation publique sur le BHNS et le tunnel sous le SEMNOZ à la même période. Sur ces deux dossiers majeurs de mobilité, les habitants et leurs organisations vont pouvoir contribuer à améliorer les projets tels qu'ils seront présentés.
Un garant de la CNDP rédigera une synthèse des contributions de la société civile à laquelle le conseil d'agglomération devra répondre avant de préparer le dossier définitif qui sera lui assujetti à une enquête publique sur le projet définitivement retenu.
Il y aura donc bien deux formes de consultation, une préalable sur les orientations précises du projet de PDU qui sera ensuite amendé (concertation publique) et une formelle sur le PDU définitif (enquête publique). Cela nous prévoit quelques réunions publiques à l'automne avec les habitants, géographiques, mais aussi thématiques.
En attendant, des actions sont déjà engagées par le GRAND ANNECY comme l'amélioration significative de l'offre de la SIBRA vers la FILLIERE et vers l'ALBANAIS dés le début septembre, ou la commande à venir par VELONECY de deux cent vélos électriques, ou l'achat par le GRAND ANNECY de 5 véhicules d'auto partage à l'ordre du jour du conseil communautaire de ce jeudi 28.
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