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thierry billet

environnement

Tricastin, AREVA condamnée...& relaxée

16 Octobre 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement

Vous vous souvenez peut-être de la fuite de liquide radioactif d'une filiale d'AREVA, la SOCATRI  qui traite les déchets nucléaires. 75 kilos d'uranium s'était échappé dans le milieu naturel et AREVA avait mis plusieurs heures avant de donner l'alerte, après avoir essayé de déterminer si la fuite avait pénétré en profondeur le sol en creusant avec...des pelles à neige !

Le procés avait montré une désorganisation et une succession d'incohérences dans les procédures imputables à une volonté de masquer autant que faire se pouvait la réalité de la pollution aux pouvoirs publics.

Sur ce point AREVA est condamnée à 40.000 euros d'amende et l'association Criirad que je défendais devrait recevoir 8.000 euros de dommages et intérêts...

Mais AREVA est relaxée sur la pollution.

Il faut dire qu'il n'existe en FRANCE aucune norme sur les rejets d'uranium. Nous disposons simplement d'une recommandation de l'Organisation mondiale de la santé sur la potabilité de l'eau... On l'a vu et on le verra encore au procès de l'incinérateur de GILLY SUR ISERE, notre droit pénal est complètement inadapté aux accidents chimiques et nucléaires, et aux pollutions au long cours. On sait aborder la question de l'accident "mécanique" comme l'explosion d'AZF ou le Tunnel du MONT BLANC; mais notre code pénal est muet sur le risque créé par une exposition chronique et avec un délai de latence significatif, comme la survenance tardive de cancers.

La Criirad, comme GREENPEACE et le Réseau Sortir du nucléaire attendent de disposer du jugement pour savoir si ils font appel, selon la motivation retenue par le Tribunal de CARPENTRAS.

En attendant, les vignerons du TRICASTIN ont débaptisé leur vignoble suite à la publicité calamiteuse consécutive à cette fuite.

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Ville des alpes de l'année, séminaire à BELLUNO

2 Octobre 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement

Séminaire à BELLUNO, capitale des DOLOMITES, le week end dernier, autour de la thématique de la mobilité soutenable.


Un professeur de l'université de VIENNE, Hermann KNOFLACHER, a introduit les débats en rappelant que la mobilité était la conséquence d'un manque que l'homme cherche à pallier pour aller acheter à manger, pour aller au spectacle, pour aller travailler. Plus l'organisation spatiale est segmentée, plus les déplacements deviennent longs. L'exemple typique des zones commerciales hors de l'agglomération qui nécessite de prendre sa voiture.

 

Le piéton concentre la ville, l'automobile la fractionne et induit un gaspillage de l'espace.

 

L'homme est lent et il surestime le temps nécessaire pour se déplacer : il utilise donc la voiture dans l'espoir de gagner du temps alors qu'il irait aussi vite à pied et surtout en vélo. Mais l'impression automobile est celle de la vitesse, réputation usurpée, mais qui résiste à toutes les explications rationnelles. La voiture a ainsi "intégré" notre cerveau qui est devenu "accro" à ce mode de locomotion qui ne se justifie plus.

 

Helmut MORODER, de la Ville de BOLZANO (Haut Adige) présentait alors le plan climat que la Ville vient d'adopter à l'unanimité du conseil municipal. Le projet de la Ville est de parvenir à la neutralité carbone en 2030. Autrement dit, descendre à 2 tonnes de CO2 par habitant et par an à cette date. Pour cela, la Ville table sur une réduction massive du nombre de voitures en ville en passant de 53.000 voitures en 2007 à 40.000 en 2030 et une division par deux des trajets parcourus en voiture. La Ville met notamment l'accent sur l'autopartage.

 

Un animateur de la CIPRA posait alors la question centrale : "Pendant combien de temps encore accepterons nous d'investir pour permettre le changement climatique ?"

 

Gilles BOISVERT, de l'agence de mobilité de CHAMBERY, a présenté l'expérience de cette agence innovante, insistant sur le changement de paradygme que nous devons faire : "

On ne se pose la question d'abandonner sa voiture que quand son utilisation rencontre une difficulté : il faut inverser la tendance : ne prendre sa voiture que quand il n'y a pas d'autre moyen de se déplacer".

 

La fluidification du trafic ne fait qu'augmenter la pollution car le stock de voitures augmente en conséquence.

 

Ce réseau des Villes des alpes de l'année permet ainsi de créer des lieux d'échanges internationaux et nous avons quelques expériences à partager pour nous permettre à ANNECY d'aller plus vite contre le réchauffement climatique.

 

J'espère que nous serons retenus comme "ville des alpes de l'année" en 2012.

 

 


 

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Première récolte de miel

28 Septembre 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement

Les ruches installées dans les serres municipales par un jeune apiculteur annécien viennent de donner leur premier miel.

9 kilos dont quelques grammes seront utilisées par les services municipaux pour des analyses qui permettront d'évaluer année après année la composition de celui-ci et les éventuels polluants que l'on pourrait y discerner.

Il s'agit là d'utiliser les abeilles comme de véritables sentinelles de l'environnement.

Pour cette année, les essaims installés se sont révélés en pleine forme et c'est un encouragement supplémentaire pour que la Ville devienne un lieu de prédilection pour les butineuses.

La porte est grande ouverte pour d'autres apiculteurs qui souhaiteraient s'installer sur le domaine public ou privé de la Ville car il y a largement de la nourriture pour plusieurs dizaines d'autres ruches.

Faites passer le message à vos amis apiculteurs.

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PPRT du GPHS, réunion publique d'information

27 Septembre 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement

La Préfecture de la HAUTE SAVOIE organise ce mardi 28 septembre à 18 heures une réunion d'information sur le plan de prévention des risques technologiques du Groupement pétrolier de la HAUTE SAVOIE situé sur la zone industrielle de VOVRAY.


Cette information n'intéresse pas que les riverains immédiats. Elle a lieu salle Pierre LAMY, rue de la République.


Plus d'informations :


Groupement pétrolier de la HAUTE SAVOIE, le CLIC

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Les lacs de Garde, Majeur et Côme très pollués

25 Septembre 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement

L'enquête annuelle menée par l'association écologiste italienne LEGAMBIENTE fait apparaître que les lacs du Nord de l'Italie sont pollués gravement, pratiquement toujours en raison de problèmes non résolus d'épuration des eaux usées.

Les deux lacs les plus pollués sont les lacs de COME et d'ISEO en LOMBARDIE. La qualité de l'eau du Lac MAJEUR et du lac de GARDE s'est également dégradée par rapport aux années précédentes.

LEGAMBIENTE a prélevé un total de 58 échantillons : 46 d'entre eux étaient fortement pollués, ce qui signifie que leur concentration en bactéries fécales était au moins deux fois supérieure à la limite prévue par la loi.

Pour répondre à cet enjeu, le gouvernement italien a...augmenté les niveaux autorisés de pollution.

www.ansa.it/web/notizie/canali

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Gilly sur Isère, La juge et les dioxines

7 Septembre 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement

 

FRANCE 2 programme à 23 heures ce jeudi 9 septembre le documentaire de Clarisse FELETIN "la juge et les dioxines".

 

Mme FELETIN a suivi tout l'instruction du dossier de l'incinérateur de GILLY SUR ISERE "de l'intérieur" en suivant pas à pas la juge d'instruction dans ce dossier.

 

Cette catastrophe écologique, la plus importante affaire de pollution par un incinérateur en FRANCE et sans doute en EUROPE a connu bien des vicissitudes judiciaires.

 

Mme FELETIN a choisi de centrer son documentaire sur le travail du juge d'instruction, sa solitude, les pressions subies, etc.

 

Elle s'en explique ci-dessous.

 


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Autopartage, ça démarre à ANNECY

6 Septembre 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement

 

La première station d'autopartage sera donc installée à ANNECY, au 5 rue des GLIERES,  devant l'hotel CARLTON par la Société coopérative d'intérêt collectif CAR LIBERTE.

 

Je vous ai déjà parlé de l'autopartage et de l'intérêt du partage de voitures par plusieurs utilisateurs.

 

Le système est extrêmement simple.

 

Pour le comprendre, visionnez cette vidéo qui explique le mode opératoire :

 

http://www.carliberte.com/presentation-video.php

 

A partir de là, il ne vous reste plus qu'à revendre votre deuxième voiture.

 

Toutes les explications pour adhérer au système sur :

 

www.carliberte.com


 

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Redevance incitative sur les déchets ménagers

3 Septembre 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement

 

Retour d’un déplacement d’étude avec le SILA à Besançon qui a décidé de mettre en place la redevance incitative (RI) sur la gestion des déchets de la communauté d’agglomération à partir de 2102.

Pour bien comprendre la différence entre la RI et la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) que paient les annéciens, il faut vous imaginer que vous payez votre facture à EDF non pas sur votre consommation d’électricité mais sur la taxe d’habitation de votre logement. En clair, ce que vous payez pour l’enlèvement et le traitement de vos déchets est indépendant de votre production réelle de déchets.

 

Les gens qui réduisent leur production de déchets aujourd’hui le font par civisme et souci environnemental, mais certainement pas pour des raisons économiques, puisqu'ils sont facturés selon un forfait indépendant de leurs efforts.

Au contraire, en facturant le service au plus près de la production de déchets, on entre dans un cycle de réduction: si je réduis ce que je mets à la poubelle, je vais payer moins, et en tout cas je vais payer le « juste prix » du service qui m’est rendu. Les comportements changent : je laisse au supermarché mes emballages inutiles, je ne mets plus la litière du chat dans la poubelle quand j'habite en maison individuelle, etc.

A cela deux écueils :

  1. La TEOM prend en compte de fait la taille de la famille et les revenus, c’est donc une mesure qui permet de faire payer moins cher les familles nombreuses en habitat vertical : la RI pourrait être considérée comme « anti-sociale ».
  2. Je peux être tenté de « tricher » : mettre mes déchets dans la poubelle du voisin ou les jeter dans la nature.

La réponse à ces deux questions est évidemment un préalable à la mise en oeuvre de la RI : on ne peut envisager de faire payer plus cher les familles pour un service public rendu équitablement à tous les habitants, ni permettre le détournement de flux de déchets vers les voisins.

Commençons par la « tricherie ». La réponse est simplissime : la tarification inclue un prix de la « levée », c’est à dire que l’on fait payer séparément la levée du bac d’ordures ménagères. Les habitants comprennent vite et ne sortent leurs bacs que quand ils sont pleins. Le voisin ne peut pas le remplir, il l’est déjà. Quant à la dissémination dans la nature, l’expérience prouve qu’elle est tout à fait marginale. Déjà en milieu urbain, on voit mal un citadin prendre sa voiture pour aller disséminer ses déchets à la campagne. Ensuite, en milieu rural, les moyens de faire baisser sa production de déchets sont tellement plus faciles qu’en milieu urbain, que la marge de progression « civique » est à portée de main. Et nos concitoyens n’ont pas envie de saloper leur environnement.

On a vu que les cassandre qui prévoyaient le pire avec la suppression de la collecte des encombrants sur les trottoirs à ANNECY en sont pour leurs frais : on ne constate aucune augmentation des dépôts sauvages et au contraire la fréquentation des déchetteries s’en trouve améliorée. Le frein est dans la tête de certains élus qui utilisent cet argument éculé alors que les citoyens sont prêts à prendre leurs responsabilités. Cela n’empêche pas de prévoir de réprimer les quelques imbéciles qui auraient l’intention de faire les malins.

Suite demain...

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DTA, le rapport de la commission d'enquête publique

31 Juillet 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement

Le rapport de la commission d'enquête publique sur la Directive territoriale des Alpes du Nord vient d'être rendue publique.

 

La commission prend position sur la question de la loi littoral et de son application sur le lac d'ANNECY de la manière suivante :

 

La Commission, après avoir entendu les services de l’Etat, estime que le projet de D.T.A. propose des modalités d’application de la loi littoral qui lui semblent conformes à la jurisprudence.

Elle regrette cependant que l’information donnée dans le projet se soit avérée insuffisante, ouvrant ainsi la porte grande aux critiques vives et aux surenchères démagogiques.

 

Nous sommes quelques uns à être tombés de l'arbre en lisant cela : le commissaire enquêteur doit rendre un avis sur tous les arguments développés par les personnes qui prennent la peine de se rendre auprès de lui ou de lui adresser des questions ou des avis.

 

Ici, rien de tel : on ne discute d'aucun de nos arguments, par exemple, celui essentiel de la covisibilité depuis le lac et vers le lac.

 

Mais on reprend après avoir été dûment chapitré par l'Etat les allégations de celui-ci.

 

Bien entendu, aucun des enquêteurs n'a la moindre compétence juridique pour apprécier la question de la jurisprudence dont on se demande bien ce qu'elle recouvre s'agissant du lac d'ANNECY.

 

Mais le plus étonnant est le jugement de valeur sur les "surenchères démagogiques". que représenteraient nos critiques.. Ici les commissaires enquêteurs reprennent mot pour mot les propos de MM. ACCOYER, HERISSON et TARDY... Leur rôle n'est évidemment pas de porter un jugement sur les arguments des uns et des autres.

 

Mais ne sachant pas comment argumenter au fond pour réfuter nos arguments, la commission d'enquête nous excommunie.

 

Il eut été plus pertinent que la commission d'enquête motive son rejet de nos points de vue notamment sur la covisibilité !

 

Et notamment qu'elle nous explique pour quelles raisons l'Etat a changé de position puisque sa doctrine était jusqu'à présent :

 

« Pour les communes de SEVRIER, Saint JORIOZ, DUINGT, TALLOIRES Menthon St Bernard et VEYRIER,les espaces proches du rivage s’étendent du lac aux premières lignes de crête des massifs qui entourent le lac (Mt Veyrier, Mt Baron, Semnoz) »

 

Quant à la doctrine juridique de l'Etat, elle était la suivante :

 

"Les collectivités locales doivent prendre en compte l’ensemble des circonstances qui permettent de caractériser les espaces concernés telles que la distance par rapport au rivage de la mer, le caractère urbanisé ou non des espaces séparant les terrains de la mer, l’existence d’une covisibilité entre les secteurs concernés et la mer, l’existence d’une coupure physique (voie de chemin de fer, autoroute, route)... Cette analyse doit reposer sur une approche géographique concrète."

 

L'Etat a renié tout cela en une seule carte, mais la commission d'enquête n'y voit rien d'alarmant et nous trouve adeptes de la surenchère... Nous nous garderons bien de porter un jugement de valeur sur le travail qu'ils ont réalisé : C'est toute la législation sur les enquêtes publiques qui doit être revue de fond en comble en professionnalisant les commissaires enquêteurs, en assurant leur indépendance vis à vis du pouvoir politique et de la juridiction administrative (dont le rôle est de juger, pas de désigner des commissaires enquêteurs) et en renonçant à y intégrer d'anciens fonctionnaires en retraite ou des personnes conduites à travailler par ailleurs pour le compte de l'Etat car aucun conflit d'intérêt ne doit pouvoir être suspecté dans de tels dossiers.

 

Pour lire ces documents :

http://www.dta-alpesdunord.fr/lenquete-publique.html

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Plan climat, le choix du prestataire

14 Juillet 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement

Rencontre toute une matinée hier avec les cabinets de consultants pré sélectionnés pour assister la Ville dans son plan climat et leur demander de préciser leur méthodologie à la fois sur le plan technique du chiffrage des émissions de gaz à effet de serre, de la cartographie des émissions, de leur capacité à définir et animer des scénarios tendanciel, c'est à dire sans rien faire et "Facteur 4", c'est à dire divisant par 4 nos émissions d'ici 2050; et sur les méthodes d'animation des ateliers techniques et des ateliers avec les habitants pour que ce plan climat soit le plus possible "co construit" avec la société civile.

Ces rencontres confirment le dynamisme des collectivités territoriales dans cette lutte contre le réchauffement climatique que l'on constate avec les références des cabinet rencontrés qui travaillent à Besançon, Chambéry, Montreuil ou Bordeaux et la capacité de nombreux bureaux d'étude à accompagner ces dynamiques locales.

Il est dommage que ce chantier n'ait pas pu être porté au niveau de l'agglomération, mais nous allons orienter ce travail de telle manière qu'il puisse à tout moment s'intégrer dans une démarche collective.

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