Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
thierry billet

environnement

MIEUSSY, la poursuite du mal développement

21 Mars 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement


Ce communiqué de la FRAPNA mérite d'être connu. il attire l'attention sur un problème de fond que nous avons développé tout au long de la campagne régionale : notre département confond développement du tourisme et développement de l'immobilier. Il en mourra si rien n'est fait. Malheureusement, l'exemple de MIEUSSY montre que ce modèle économique obsolète est encore vivant.


Mieussy-Sommand : la fuite en avant des petites stations.

 

La municipalité de Mieussy qui, sur la base d’un projet suranné datant des années 80, prétend construire 1200 lits touristiques sur le plateau de Sommand, dans un milieu naturel exceptionnel. 

Ce projet est avancé, alors qu'en matière d'avenir des stations de moyenne montagne tous les clignotants sont au rouge. La municipalité fait non seulement fi de son patrimoine naturel exceptionnel, des réalités économiques, mais aussi du caractère encore familial et à la portée des bourses modestes de la station de Sommand.

De plus, les touristes providentiels ont besoin de leurs 200 litres d’eau quotidiens et les élus de Mieussy, avec la complicité de l’Etat et du comité de Massif ont, dans leur pari douteux, hypothéqué toutes les réserves d’eau potable de la commune. Quid des cours d’eau, des tourbières exceptionnelles du plateau de Sommand reconnues comme les plus belles d’Europe, et des multiples zones humides alimentées par ces sources ? Que se passera-t-il si une pollution accidentelle vient à tarir un captage ?

Pour aggraver encore la situation, la municipalité a voté à une très courte majorité pour un projet de construction de retenue collinaire et d’enneigement artificiel pour garantir l’or blanc aux nouveaux visiteurs ! Un véritable cas d’école de fuite en avant dans une spirale de l’endettement et d’une mise à mal de notre patrimoine commun.

Enfin, nous voyons déjà se profiler le dernier acte de la triade mortifère : la commune de Mieussy qui sera, à n’en pas douter au bord de la faillite, projettera d’agrandir son domaine skiable afin de rentabiliser ses logements touristiques vides !

La FRAPNA dénonce cette mécanique infernale qui ne profite qu’à une poignée d’aménageurs qui assassinent les Savoie et leurs montagnes. Elle s'opposera de toute sa force à ce projet et portera incessamment un recours devant le tribunal administratif de Grenoble. Nous souhaitons vivement que les juges seront sensibles à la défense de l’intérêt général et non pas à celui des professionnels du bâtiment.

 

Lire la suite
Lire la suite

La redevance sur le trafic des poids lourds (RPLP) en Suisse

9 Mars 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement

 

Neuf ans après l'introduction de la redevance sur le trafic des poids lourds liée aux prestations RPLP sur les routes suisses, l'Office fédéral du développement territorial ARE fait le point.


Le rapport " Equitable et efficiente - La redevance sur le trafic des poids lourds liée aux prestations (RPLP) en Suisse " montre que l'efficience du transport par poids lourds a pu être massivement accrue grâce à la RPLP et au relèvement de la limite de poids à 40 tonnes pour les poids lourds et les trains routiers instauré simultanément.


Toutefois, le pourcentage du transport de marchandises par le rail n'a pas subi de changement considérable malgré la hausse des coûts de transport routier des marchandises.


Selon le rapport, de 2001 à 2006, le nombre de poids lourds acheminant des marchandises à travers les Alpes est passé de 1 400 000 à 1 180 000. Une diminution confirmée par Alf Arnold, directeur de l'association " Initiative des Alpes ". Interrogé sur la question, A. Arnold a toutefois indiqué que depuis l'ouverture du tunnel routier du St- Gothard en 1980, le train avait perdu,1 à 2 % de part de marché par an dans le secteur du transport de marchandises.


Et d'ajouter : " La tendance est à l'augmentation de la part de marché de la route. La RPLP et le relèvement du poids maximum autorisé n'ont amorti que provisoirement la hausse du transport de marchandises par la route ".


En 2007 et 2008, le nombre de trajets effectués à travers les Alpes serait de nouveau reparti à la hausse, ce qui est d'ailleurs confirmé par le rapport. A. Arnold a pronostiqué une perte massive du train dans la part de marché totale. Les mesures centralisées pour contrer la tendance actuelle seraient l'introduction rapide de la bourse de transit alpin et le nouveau calcul de la RPLP. Les coûts externes, notamment les coûts climatiques, devraient faire l'objet d'un nouveau calcul et la compensation de la hausse des prix devrait être prise en compte.

Qu'attend la FRANCE pour engager une telle démarche, qui devrait trouver sa cohérence dans une démarche européenne ?


Rapport à télécharger : http://www.are.admin.ch/dokumentation/ publikationen/00080/index.html?lang=fr (de/fr/en)

Autre source : http://www.initiative-des-alpes.ch (de/fr/it/en)

Lire la suite

La Fédération de pêche réagit à l'interdiction sur le FIER

25 Février 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement


La fédération de pêche vient de m'adresser une "newsletter" sur l'interdiction de consommation des espèces pêchées sur le Fier, d’Annecy (seuil Cléchet) au Rhône (barrage de Motz).

Je vous livre son contenu :

Les instances de la pêche en ont été informées lundi par la DDASS de Haute-Savoie ; la presse a également été informée par communiqué et a immédiatement relayé l’information.

Cet arrêté découle d’analyses d’échantillons prélevés en 2007 et 2009, dans le cadre du plan national de lutte contre la pollution des eaux par les PCB et les dioxines. Ces analyses ont mis en évidence que la chair de certaines espèces de poissons présente des taux de PCB supérieurs à la norme maximale admissible, fixée par l’AFSSA, pour la consommation humaine et animale : 8 pg/g de poids frais. 

En 2007, 11 poissons ont été prélevés sur le Fier à Poisy (secteur Chavaroche) ;
En 2009, 10 poissons ont été prélevés sur le Fier à Vallières

Sont concernés, la partie aval du Fier ainsi que tous ses affluents, de leur confluence au premier obstacle infranchissable présent sur leur cours. Sur ce tronçon, la consommation humaine et animale, la commercialisation et la cession à titre gracieux des espèces suivantes sont interdites : anguille, barbeau, carpe, vairon, blageon, silure, brème, truite, chevesne.
La pêche de loisir sans consommation de poisson reste cependant autorisée.

Voilà pour le résumé de l’arrêté.

La Fédération de pêche souhaite faire entendre son point de vue sur cette interdiction.
Elle s’étonne que l’arrêté soit pris seulement aujourd’hui, et qu’elle n’ait pas été informée des premiers résultats connus, alors que les analyses ont été faites il y a près d’un an : sur une carte émise lors du dernier comité de suivi PCB (30/04/2009) figurait un graphique présentant le pourcentage de poissons contaminés sur le Fier à Poisy. Les instances de la pêche n’ont jamais été informées de la nature des poissons concernés, ni sur les taux retrouvés dans leur chair. Elle s’étonne aussi que le principe de précaution ne soit appliqué qu’un an après.

La Fédération regrette également  que les pêcheurs, pourtant les premiers concernés, n’aient pas été mis au courant avant la signature de cet arrêté, et s’étonne de n’avoir reçu que le 22 février l’arrêté signé le 19.

Si l’interdiction de consommation, dans la mesure des éléments connus, est une évidence, elle ne doit pas être une fin en soi : des analyses complémentaires sont maintenant indispensables, tant en ce qui concerne le risque sanitaire que le problème environnemental posé par la contamination par les polychlorobiphényles.

Enfin, nous vous informons également que des analyses complémentaires menées dans les Usses, la Dranse d’Abondance et l’Arve n’ont pas montré de contamination aux PCB.

Tous les résultats d’analyses sont consultables sur : 
http://www.rhone-mediterranee.eaufrance.fr/usages-et-pressions/pollution_PC/basepcb/index.php

Nous ne manquerons pas de vous tenir au courant de l’avancement de cette affaire, en espérant une issue favorable. Pour toute question supplémentaire, n’hésitez pas à nous contacter sur : info@pechehautesavoie.com.

Les relations entre l'Etat et la société civile demeurent donc archaïques : on ne prévient pas les pêcheurs avant de publier un communiqué de presse qui les concerne au premier chef et qui va percuter durement l'avenir des associations de pêche qui vont voir fuir probablement une partie de leurs adhérents.
On ne les rencontre pas auparavant pour discuter du protocole de prélévement, des analyses complémentaires à réaliser, et préparer ainsi une sortie de crise alors que les pêcheurs peuvent être légitimement inquiets pour leur santé puisque ces produits sont cancérigènes et qu'ils consomment leur poisson.
On aurait pu envisager un suivi de l'imprégnation d'une cohorte représentative de pêcheurs volontaires pour les rassurer ou leur donner des conseils.
On a le sentiment de décisions prises in extremis, quand le couvercle ne peut plus être conservé sur les données dont on dispose, sans préparation, sans stratégie et sans prévenance.
Après l'interdiction de la consommation des poissons du lac fondée sur un poisson particulièrement gras et non représentatif annoncée elle-aussi tout à trac, on recommence avec le FIER.

 
Lire la suite

Le FIER pollué aux PCB et aux dioxines, interdit de pêche !

24 Février 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement


La lecture du Dauphiné libéré ce matin laisse le lecteur stupéfait :


Le communiqué de presse relatif aux "PCB et poissons d'eau douce des rivières de Haute-Savoie", qui est tombé hier en fin d'après-midi, a aussitôt fait l'objet de remous dans le milieu halieutique. Il faut dire qu'il est sans concession pour les anguilles, carpes, vairons, blageons, silures, brèmes, truites et chevesnes pêchés dans le Fier et ses affluents. En effet, il interdit, par arrêté préfectoral, « la consommation, la commercialisation ou la cession à titre gracieux des espèces citées ». La pêche de loisirs reste, pour sa part, autorisée sur cette portion de rivière... mais évidemment sans consommation. Cette interdiction fait suite aux « recommandations de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) exprimées dans son avis du 13 mai 2009 relatif à la gestion du risque sanitaire ». Et qui base ses avis sur « les résultats des analyses récentes qui montrent que certaines espèces de poissons prélevées dans les eaux du Fier présentent un taux de contamination en PCB et dioxines supérieur aux teneurs maximales admissibles définies par les textes réglementaires (8 picogrammes par gramme) ».

Cette interdiction ne sera levée, précise le préfet, que si des analyses complémentaires lui apportent la preuve de l'absence de risque pour la santé publique.

« Dès mon arrivée (en septembre dernier, NDLR), j'avais entendu dire qu'il y avait des PCB dans les eaux des lacs d'Annecy et du Léman » rapporte Jean-Luc Videlaine, comme surpris par les vagues suscitées par l'arrêté préfectoral.

« On savait aussi qu'il n'y avait pas de cause unique, qu'il ne s'agissait pas d'une pollution ponctuelle. » D'où l'élargissement du champ d'investigation sur plusieurs rivières du département, en 2008 et 2009, destiné à établir le taux d'imprégnation en PCB et dioxines de la chair de plusieurs espèces de poissons. « La situation n'est pas apocalyptique. Il s'agit d'une mesure modérée de bon sens, un mode de signalement aux pêcheurs dans le cadre de la santé publique » termine le préfet.

 

Bien entendu, ce n'est pas "apocalyptique", mais quand même : le bassin versant du FIER interdit de pêche comme l'a été le RHONE, dans un département comme la HAUTE SAVOIE qui utilise son image de marque environnementale dans le cadre d'une industrie touristique, voilà qui est d'une particulière gravité. Elle dénote une dégradation massive des eaux de surface dans notre département qui avait déjà été pointée en 2007 lorsque j'avais publié les résultats des études sur les différents cours d'eau sur mon site de campagne des législatives et rappelle l'urgence de la mise en oeuvre du contrat de rivière FIER qui devait débuter maintenant. Elle démontre aussi l'absence de vision anticipatrice de l'Etat depuis tant et tant d'années sur ces questions des polluants organiques persistants (POP) alors que nous dénoncions le "tout incinération" et l'utilisation abusive de la chimie du chlore.


Après tant d'années de laxisme qui continuent aujourd'hui comme le prouve l'absence de remise en état de la décharge du RAFFARAY à SEYSSEL malgré des alertes récurrentes des Amis de la Terre et une procédure devant le Tribunal administratif de GRENOBLE, tout à coup, l'Etat interdit la consommation de tous les poissons du bassin versant par un communiqué de presse laconique.

 

Regardez cette courte vidéo sur la décharge abandonnée du RAFFARAY à quelques centaines de mètres du RHONE : combien d'autres décharges abandonnées en HAUTE SAVOIE non répertoriées par l'Etat ? En haut à gauche de la page d'accueil du blog, cliquez sur RAFFARAY dans les liens offerts. Impardonnable laxisme des responsables d'hier et d'aujourd'hui qui ne veulent pas réhabiliter cette décharge en plein ciel et en pleines eaux depuis des années !

 

On pourrait se féliciter de cette soudaine prise en compte du problème si elle s'accompagnait d'une démarche cohérente de contrôle des installations classées pour la protection de l'environnement alors que les moyens de la DRIRE -devenue DREAL- sont sans commune mesure avec la tâche à accomplir et que l'on a habituée à ne pas trop ouvrir les yeux comme l'a montrée hier l'affaire de l'incinérateur de GILLY SUR ISERE, celui de CLUNY et combien d'autres en FRANCE ? 

 

On prend donc des mesures d'interdiction sans stratégie de prévention. Une cautère sur une jambe de bois en quelque sorte.

Lire la suite

Lombricompostage, c'est parti !

5 Février 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement


Le 2 février, la C2A a organisé la réunion d'information à destination des premières familles qui vont utiliser les lombricomposteurs. Etant à l'origine de cette expérimentation qui va diminuer le poids de nos déchets de manière significative, nous allons pouvoir enfin entrer dans le concret.

Un public nombreux, attentif et plein de questions pertinentes est venu prendre livraison de ces premiers lombricomposteurs. Les vers qui vont permettre la transformation des déchets organiques en compost arriveront, quant à eux, par la Poste, directement chez les personnes concernées.

Vous pouvez encore vous inscrire auprès de la C2A au 04 50 33 02 12 si vous souhaitez vous joindre à cet effort complémentaire de réduction des déchets à la source.

Lire la suite

JO 2018 & Club alpin allemand

4 Février 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement


Le Club alpin allemand (DAV) exige que la candidature de Munich/D et celle de Garmisch-Partenkirchen/D à l'organisation des Jeux Olympiques d'hiver 2018 soit accompagnée d'un concept environnemental efficace.
Selon le président du DAV, Heinz Röhle, le concept environnemental actuel repose sur de bonnes bases, mais il est encore trop peu contraignant, n'est accompagné d'aucun calendrier et ne définit pas les responsabilités.
Plusieurs organisations écologistes ont déjà émis de vives critiques à l'encontre de ce concept environnemental. Trois organisations membres de CIPRA Allemagne sur six ont quitté en octobre 2009 la commission Environnement de la société de candidature aux Jeux Olympiques. Interrogé sur la question, Axel Doering, responsable régional et porte-parole du groupe de travail Alpes de la Ligue pour la protection de la nature, a expliqué que le concept environnemental était insuffisant, trop peu contraignant, et qu'il manquait de transparence. Des Jeux Olympiques d'hiver organisés à 700 m d'altitude en pleine période de changement climatique, avec des interventions massives sur la montagne et dans la ceinture verte de Garmisch-Partenkirchen et des compétitions de ski de fond sur les versants les plus ensoleillés de l'Oberammergau ne peuvent pas être durables. C'est ce qui aurait poussé la Ligue pour la protection de la nature à claquer la porte.
Le DAV émet lui aussi des doutes à présent. Selon H. Röhle, le DAV pourrait ne pas soutenir la candidature aux JO et quitter le conseil de surveillance et la commission Environnement si de réels progrès en faveur du respect de l'environnement n'étaient pas réalisés d'ici à fin 2010.

Sources : Süddeutsche Zeitung, 24/12/2009, http://de.news.yahoo.com/17/20100119/tsc-alpenverein-pocht-auf-oekologische-o-ebff22e_1.html (de), http://www.merkur-online.de/nachrichten/bayern/olympia-alpenverein-droht-ausstieg-597358.html (de)
Lire la suite

DTA, quelle mouche a piqué les socialistes isérois ?

3 Février 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement


Ce soir, je tombe sur le derrière en lisant ce communiqué de presse :

Coup de théâtre au Conseil général de l’Isère : la majorité départementale ne soutient plus la DTA des Alpes du Nord et suit les députés UMP savoyards !

Communiqué Presse du 29 janvier 2010

Lors de la session publique du Conseil général de l’Isère du 29 janvier 2010, les élus PS de la majorité départementale ont décidé de retirer un amendement, pourtant voté à l’unanimité en inter-commission, qui réaffirmait le principe « d’opposabilité » de la Directive Territoriale d’Aménagement (DTA) des Alpes du Nord.
Cet principe est fondamental puisqu’il détermine le statut juridique du texte : une DTA non opposable ne serait qu’un vulgaire bout de papier, tout juste bon à prendre la poussière dans les tiroirs de l’administration. Alors que les députés de droite de la région se préparent à faire un fort lobbying à l’assemblée nationale pour que cette DTA ne puisse pas les restreindre dans leurs projets, notamment de bétonisation des stations de ski, ce revirement des conseillers généraux socialistes, est inattendu et fort regrettable. Il constitue un bien mauvais signal à quelques jours de l’ouverture des débats sur la loi Grenelle 2 qui s’avèrent déjà très tendus.

Rappelons que toutes les collectivités dirigées par des socialistes (de la Région Rhône-Alpes, à la Metro, en passant par les grandes communes de l’Isère) demandent une DTA opposable. Ainsi, seuls les socialistes au Conseil général de l’Isère emboitent le pas d’Hervé Gaymard, de Bernard Accoyer et de l’UMP en Savoie, en n’exigeant plus cette opposabilité !

Il s’agit ici d’un exemple flagrant de décalage entre le discours et les actes d’un département qui continue pourtant à se présenter comme le plus écolo de France !

Lire la suite

DTA des Alpes du Nord, une lettre aux députés

16 Janvier 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement


Les associations de protection de la nature vous invitent à adresser ce courrier à nos députés à propos de la manoeuvre digne de la modification de la loi LITTORAL de vide de toute valeur juridique la Directive territoriale des Alpes du Nord en cours d'examen dans les collectivités territoriales.

Voici les adresses :

info@lioneltardy.org
s.noel@martial-saddier.com
bernard.ACCOYER@wanadoo.fr
p.mahut@marcfrancina.net

et voici la lettre :

Monsieur le Député,

Nous souhaitons attirer votre attention sur l’article du projet de loi dit « Grenelle II » qui vise à remplacer les Directives Territoriales d’Aménagement (DTA) opposables par des Directives Territoriales d’Aménagement et de Développement Durables (DTADD) non opposables.

Le Sénat a souhaité que les DTA « pour lesquelles l'État a engagé les études préalables et la concertation avec les collectivités avant la date de publication de la présente loi, soient poursuivies jusqu'à leur terme ». Cette disposition vaut précisément pour la DTA des Alpes du Nord,  dont l’élaboration a débuté il y a plus de dix ans pour aboutir à la consultation des collectivités territoriales qui se déroule actuellement.

Il s’agit du résultat d'un processus important de concertation, impliquant l'ensemble des acteurs du territoire, qui fixe des objectifs partagés et engage l’Etat dans les projets et procédures d’aménagement de notre territoire. La DTA ne crée pas de droit nouveau, elle impose la cohérence, par exemple en assurant le cadrage des documents de planification comme les SCoT et des PLU, tel que la responsabilité de l’Etat l’impose.

La DTA des Alpes du nord concerne les départements de la Haute Savoie, de la Savoie, de l’Isère et le nord de la Drôme. C’est l’avenir de cette région des Alpes qui se joue maintenant ou qui sera peu à peu défait. Les associations de protection de l’environnement qui agissent sur ce territoire sont favorables à ce texte. A une vue partielle soumise à l’arbitraire, nous préférons la planification globale concertée sur une aire cohérente.

Il s’agit de conserver l’attractivité et le dynamisme économique de la région dans le souci de l’intérêt général et d’un développement durable pour toutes et tous.

Il s’agit de sauvegarder nos espaces agricoles notamment en périphérie des villes et entre les pôles d’urbanisation du sillon alpin.

Il s’agit d’avoir demain des villes et des bourgs où il fasse bon vivre et se loger.

Il s’agit de disposer de transports collectifs efficaces et bien cadencés.

Il s’agit de mieux gérer la ressource en eau qui peut être menacée y compris dans ce qui est le plus beau château d’eau de notre pays.

Il s’agit de protéger nos paysages et notre patrimoine naturel comme cadre de vie et socle de nos activités touristiques.

Il s’agit de garder de grands espaces naturels, des zones de transition, de passage et de tranquillité, pour les hommes et pour la faune.

En résumé, il ne s’agit pas d’un retour en arrière vers la centralisation mais simplement d’organiser la croissance de notre territoire à une échelle pertinente, ce qui est de la responsabilité de l’Etat et de la concertation large qui a été menée.

Tout cela serait-il condamnable ? Le bonheur de nos enfants, le développement durable, la protection de la planète, ne seront que le résultat de notre comportement responsable.

Alors qu’à l’instar de nombreuses collectivités territoriales, le Comité de Massif des Alpes et la Région Rhône-Alpes ont voté un avis positif sur le projet de DTA, certains lobbies liés aux intérêts financiers privés du ski industriel souhaitent empêcher l’opposabilité de ce document majeur, en avançant notamment que la DTA bloquerait tout développement économique y compris l’organisation éventuelle des Jeux Olympiques d’hiver par Annecy en 2018. Rien n’est plus faux, aussi nous vous demandons avec force de ne pas voter les amendements visant à supprimer le caractère opposable des DTA en cours de consultation et de conserver la sage formulation du Sénat.

Nous vous demandons ainsi de mettre l'intérêt général des Alpes du Nord, la cohérence et la qualité de notre territoire avant les intérêts privés de quelques uns.

Avec l’assurance que nos arguments recevront un accueil favorable de votre part, je vous prie d’agréer, Monsieur le Député, l’expression de ma haute considération.

Lire la suite

Contribution climat énergie

6 Janvier 2010 , Rédigé par Thierry BILLET Publié dans #Environnement


Europe Ecologie réagit à la décision du Conseil Constitutionnel d’invalider la taxe carbone telle que proposée par le gouvernement :

« En retoquant la taxe carbone version Nicolas Sarkozy, le Conseil constitutionnel a voulu sanctionner le gouvernement et sa majorité pour les exemptions multiples accordées. Il condamne ainsi le manque d’ambition environnemental de cette mesure et son caractère injuste et non, comme le clame le gouvernement, le rôle de pionnier dans la lutte contre la crise climatique qu’il s’auto attribue.

Le Président Nicolas Sarkozy doit entendre ce rappel du Conseil Constitutionnel à la cohérence et à la responsabilité, alors qu’il avait choisi la communication et l’improvisation sur ce dossier, s’exonérant des compromis trouvés par les acteurs sociaux et experts du Grenelle de l’Environnement et de la Mission Rocard. C’est une sanction très directe du mode de gouvernance du président, favorisant les postures et privilégiant le maintien d’intérêts économiques bien compris.

Sur le fond, le conseil a raison de critiquer les dérogations multiples accordées aux lobbies qui veulent le statu quo, et l’allocation gratuite de quotas d’émissions aux entreprises dans le cadre du marché carbone européen qui créent une injustice fiscale. C’est la France qui avait d’ailleurs poussé, pendant sa présidence de l’Union européenne, pour une allocation gratuite massive des quotas d’émission de carbone aux industriels européens.

Sur la perspective, le gouvernement a l’occasion de revoir sa copie pour revenir aux fondements qui rendent la Contribution Climat Energie efficace d’un point de vue environnemental et socialement juste. Après le fiasco de Copenhague c’est la responsabilité qui doit prévaloir. Prix de départ pertinent, prévisibilité à moyen et long terme, inclusion de tous les secteurs énergétiques dont la production d’électricité, redistribution privilégiant les ménages les plus vulnérables, création d’un fonds de transition énergétique pour financer notamment un grand chantier de rénovation thermique des logements.

Sur la méthode, pour sortir du débat démagogique et populiste et de la cacophonie au sein du gouvernement, le gouvernement doit s’appuyer sur un compromis social associant les syndicats, les entreprises, les collectivités, les associations et l’Etat, à l’image du Grenelle. Ce dernier, en 2007, et la conférence d’experts de la mission Rocard fournissent toutes les bases pour la mise en oeuvre d’une fiscalité écologique juste socialement et efficace pour le climat et les économies d’énergie. »

Lire la suite