environnement
Gestion des déchets
Au Moyen Age ici et dans certains pays du Sud aujourd'hui, on jette les déchets dans l'espace public, on s'en débarasse sans aucun souci pour les conséquences sanitaires de ce geste. Il faut repousser au loin ses ordures, même si c'est simplement en bas de la rue. J'ai vu des images en Inde d'immeubles où la cour intérieure se remplit petit à petit de déchets qui montent au fur et à mesure le long des étages.
De cette pratique antique, il nous reste encore l'habitude des vides ordures -fréquemment obstrués- où l'on jette tout sans trier et de la collecte des encombrants en pied d'immeuble.
On a supprimé petit à petit les vides-ordures.
Il reste à supprimer la collecte des encombrants pour entrer de plein pied dans le XXI° siècle des déchets, celui du tri sélectif et de la réduction à la source.
Car là est l'enjeu : les encombrants laissés sur le trottoir sont la trace de cette vision ancienne des déchets, je les jette, les autres se débrouillent avec. On y trouve de tout, jetés n'importe comment, alors que beaucoup de ces produits sont recyclables et que d'autres sont dangereux et nécessitent des filières adaptées (médicaments, ordinateurs, produits chimiques, etc.).
Il faut donc franchir cette nouvelle étape du tri.
Sur la C2A, de 2002 à 2008, le tonnage des matériaux recyclables sur l'agglomération est passé de 3.752 tonnes à 12.104 tonnes, soit une augmentation de 322%.
Dans le même temps, les tonnages incinérés ont diminué de 28 %, passant de 59.983 à 43.601 tonnes.
La collecte des bacs jaunes a plus que doublé de 2.598 tonnes à 5.356 entre 2003 et 2008.
Le taux de recyclage est passé de 18,9% en 2002 à 32,8% en 2008.
Les statistiques des trois premiers trimestres de 2009 prouvent que l'effort des annéciens en ce domaine ne se dément pas.
Il est donc possible de franchir un nouveau pas concernant les encombrants dont le tonnage en collecte au porte à porte est également en forte réduction puisqu'il a été réduit de moitié pour s'établir à 1.000 tonnes aujourd'hui par an. Ce qui prouve que nos concitoyens ont déjà modifié leurs comportements sans attendre que cette collecte soit supprimée.
Il faut donc passer un nouveau cap pour le tri sélectif en supprimant la collecte indifférenciée dans la rue et en offrant aux habitants une qualité d'accueil dans les déchetteries qui permette de mieux trier ce qui sera amené. Pour exemple, la future déchetterie du Champ de l'Ale à CHAVANOD comprendra 14 bacs différents.
Quant aux déchets électriques et électroniques, ils doivent être repris par les commerçants, même ceux qui vendent par internet; c'est pour cela que nous payons une taxe sur le matériel neuf.
Le meilleur déchet est celui que l'on ne produit pas.
Mais celui qui existe est une source de matières premières pour l'avenir, et non un immondice qu'il faut détruire sans se poser de question.
Bilan carbone du SILA, le diagnostic final
La revente de chaleur de l'incinérateur pour chauffer des logements à SEYNOD entre en déduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), ce qui a pour effet de réduire considérablement les chiffres bruts qui avaient été énoncés.
C'est ainsi que le SILA émet 12.500 tonnes équivalent carbone soit 0,01% des émissions françaises.
Un plan d'action a été élaboré dont la mesure phare serait de trouver un débouché pour la production de chaleur de la période estivale qui n'est utilisée jusqu'à maintenant que pour l'eau chaude sanitaire des logements de SEYNOD. Une étude de faisabilité, à la fois technique et juridique va être lancée. L'hypothèse de travail serait d'envisager une utilisation par un industriel comme SNR.
COPPENHAGUE, il faut réussir...

Il faut réussir le sommet de COPPENHAGUE.
Pour cela le rôle des opinions publiques est décisif.
Avez vous bien signé l'appel ?
http://www.copenhague-2009.com/
Vous pouvez aussi télécharger le drapeau du climat
sur le modèle du drapeau "PACE" contre la guerre du Golfe.L'erreur boréale, le 6 novembre à ANNECY
Ne manquez pas la projection de L’ERREUR BOREALE et débat en présence de Richard Desjardin le 6 novembre 2009 - Salle Martinet à Annecy à partir de 20 h 00.
Richard Desjardin, auteur-compositeur-interprète québécois, personne profondément humaniste, nous fait l’honneur de sa présence lors de la projection de ce documentaire : Un film coréalisé en 1999 par Richard Desjardin et Robert Monderie
http://www.richarddesjardins.qc.ca/
Il donne l'état de la situation sur l'exploitation erratique et abusive de la forêt boréale québécoise et questionne la responsabilité citoyenne face à la destruction de l'environnement. Ce documentaire a bouleversé le monde forestier québécois. Il a été lauréat notamment d’un prix Jutra (prix du cinéma québécois), prix du développement durable en milieu rural à Lille…
Les sérieuses questions formulées dans le film ont mené à la création de la commission Coulombe portant sur la gestion de ces forêts.
Cette dernière a finalement donné raison au documentariste.
http://www.commission-foret.qc.ca/
Ce documentaire a donné naissance en mai 2000 à l’Action Boréale del’Abitibi-Témiscamingue (ABAT), association qui lutte pour la sauvegarde de la forêt boréale. Richard Desjardin en est le vice-président.
http://www.actionboreale.org/accueil.html
Projection de l'Erreur Boréale et débat en présence de Richard Desjardin le 6 novembre 2009 - Salle Martinet à Annecy à partir de 20 h 00.
Kick off meeting pour SILMAS
En clair, il s'agit sur deux aspects : le réchauffement climatique et les modifications de l'état des lacs d'une part et d'autre part sur la gestion des conflits d'usage sur les lacs alpins de travailler en synergie entre les chercheurs et les gestionnaires des lacs alpins, sur des financements venant à 75% de l'Union européenne.
La richesse des échanges de ces deux premiers jours de travail notamment sur les expériences de modélisation des évolutions constatées suite au réchauffement climatique dans l'arc alpin par des chercheurs allemands et autrichiens, mais aussi italiens de l'Université de TRENTE, montre que la collaboration européenne est l'échelon adapté et irremplaçable pour travailler de manière pertinente.
Je repense à certains appels de quelques prétendus écologistes haut savoyards au boycoot des européennes avec une certaine colère quand je constate que sans l'Union européenne, ce type de rencontres et de travail serait impossible. Chaque aspect "work package" dans le langage européen est placé sous le pilotage à chaque fois d'un pays différent. Le SILA a la responsabilité du volet piscicole sous l'angle de l'impact du réchauffement sur la ressource halieutique, mais aussi sur le mode de réglement des conflits entre pêcheurs professionnels et pêcheurs amateurs.
A ce propos, Jean-Luc RIGAUT vient de se prononcer en faveur de l'établissement de quotas pour les pêcheurs amateurs et professionnels si la gestion durable de la ressource en poissons sur le lac le nécessite.
Le lac d'ANNECY est au coeur de ces problématiques et le travail pan européen la bonne échelle pour penser globalement et agir localement.
Sécheresse à la Une.
A THONES au 30 septembre, il était tombé 909 millimètres d'eau contre 1.750 mm en moyenne par an, avec un record de faiblesse en 1989 à 1.170 mm.
Le climatologue Denis DEBRAY, de Météo CHAMONIX, annonce un déficit de 25% chaque mois depuis octobre 2008, soit un retard cumulé de trois mois de précipitations.
On constate donc un étiage anormalement tôt dans la saison et il suffit de regarder le lac au PAQUIER ou aux Jardins de l'EUROPE pour constater que le marnage est sévère cette année.
Une ressource en eau qui se raréfie donc alors qu'on la croyait sans fond...
De quoi réinterroger les décisions de construction des retenues collinaires et notamment la gigantesque du MAROLY au Grand Bornand de 300.000 mètres cube. Dans un régime hydrologique aussi perturbé, les hypothèses d'impact de ce type de construction sont elles valides ?
Jour de la nuit

L'association TYCHO BRAE a bien animé la manifestation "le Jour de la Nuit" ce samedi 24 octobre malgré la météo défavorable du fait de la présence de nuages trop présents.
Quelques visions de JUPITER et de ses satellites néanmoins et de superbes images de la lune et de ses cratères, grâce notamment à ce téléscope construit en 1908 par un ancilevien.

Une initiative à poursuivre contre la pollution lumineuse, particulièrement visible ce samedi soir depuis le PAQUIER avec des "sur éclairages" manifestes comme la place de la Mairie ou le Palace de Menthon.
350 chaussures au hameau du Père Noël le 24/10
Voilà les consignes :
* arrivez sur le site vers 15h00 : le temps de nous organiser matériellement tous ensemble, cela nous demandera bien 45 minutes, et nos "petits souliers" seront en place pour 15h50, autrement dit pour 3:50 (p)PM, pour que les photos soient horodatées de ce moment-là
* le Hameau du Père Noël se trouve sur la RN 201 Annecy-Genève, au Col du Mont Sion
* nous disposerons en principe les souliers à l'extérieur (350 paires, ça occupe de la place) : prévoyez une seconde paire de chaussures pour la manip., afin de ne pas être forcés de vous déchausser (en plus, nous ne maîtrisons pas la météo)
Retrouvez aussi le projet en suivant le lien
http://www.350.org/fr/node/8621
link
et diffusez ce mail dans vos réseaux en Haute-Savoie et à Genève, tout comme ce lien.
Merci à Vincent HUMBERT, maire de ANDILLY et à Christian BUNZ Maire de CRUSEILLES d'avoir permis cette manifestation.
Signons tous l'appel de COPPENHAGUE sur internet.
Le 24 octobre, trop d’éclairage nuit...
Extinction des feux à ANNECY le 24 octobre sur les bâtiments publics et les espaces verts pour s’associer au Jour de la Nuit.
Pour comprendre l’enjeu de la pollution lumineuse, la FRAPNA a édité une brochure en mars 2008, « Trop d’éclairage nuit » : éclairer mieux pour économiser l’énergie, préserver la biodiversité, garantir une meilleure qualité de vie, et préserver le ciel nocturne.
Cette brochure est sur le site de la FRAPNA : www.frapna.org
Cette association s’inscrit dans le travail continu de la ville pour réduire la consommation électrique liée à l’éclairage public en améliorant l’efficacité.
En 1989, le coût annuel était de 532.000 euros. En 2007, il est de 311.000 euros alors que l’espace public a augmenté (Courier, Galbert, etc.)
Vous pourrez profiter de cette soirée pour observer les étoiles grâce à l’association annécienne d’astronomes « Tycho Brahe » qui sera présente sur le PAQUIER avec ses téléscopes. Observer le ciel dans d’excellentes conditions depuis le PAQUIER, un vrai bonheur. www.tychobrahe.org
Les commerçants annéciens s'associent à ce mouvement et VITAVILLE les invite à
éteindre leurs lumières dès 21 heures ce 24 octobre.
Vitam’parc à Neydens: un projet du passé !
Inauguration en grande pompe du centre commercial et de loisirs Vitam’parc à Neydens (Haute-Savoie).
Situé en rase campagne, ce nouveau centre commercial, à l’initiative de la Migros, est axé complètement sur l’accès en voiture: 1’200’000 mouvements motorisés supplémentaires prévus par année dans une région déjà sinistrée par la circulation automobile.
C’est en effet dans le secteur de St Julien que la part modale des transports publics est la plus faible de l’agglomération franco-valdo-genevoise: seul 1% des déplacements sont effectués en transports publics contre 99% à la voiture, pour ceux qui se rendent à Genève. La desserte interne doit être proche de 99.9% en voiture. A noter que sur son site www.vitam.parc.com, le centre commercial n’est en mesure d’indiquer que des accès par la route. On nous promet une desserte transports publics par la ligne D, les fins de semaines dès le changement d’horaire du 13 décembre. C’est insuffisant.
C’est le dernier avatar d’une longue série de développements en Haute-Savoie qui oublient les transports publics: l’autoroute A41 Annecy-Genève, le multisalle Pathé à Archamps, l’hôpital de Findrol, près d’Annemasse, sans parler de divers centres commerciaux...
Rappelons ces prises de positions d’élus de Haute-Savoie (Tribune de Genève du 5.5.2004) “...ne pas prendre le risque de détruire l’équilibre entre la ville et la campagne, de pousser à la densification du territoire, de porter atteinte à ce qui est aujourd’hui une zone de respiration" “... de l’autre côté de la route où Migros est censé installer son complexe, il y a 110 000 m2 qu’il craint de voir transformer, à moyen terme, en zone commerciale du type Epagny (entrée d’Annecy), une opération qui serait "catastrophique" pour St Julien”.
Le CLE est favorable aux développements d’activités dans l’agglomération franco-valdo-genevoise, hors du canton de Genève, toutefois les générateurs de trafic importants doivent impérativement prendre en compte les transports publics avec une desserte régulière et ne pas axer leur développement sur la seule voiture.
Le CLE demande de renoncer à ces projets du passé et d’intégrer les transports publics dès le départ du projet, et de prendre en compte la problématique des crises climatique et énergétique dans l’élaboration des projets futurs de l’agglomération
-
que le département de Haute-Savoie étoffe la desserte transports publics prévue dès le 13 décembre
-
que le centre commercial participe aux frais d’exploitation de la desserte transports publics, par exemple en lui
rétrocédant le coût de la première heures de stationnement qui doit être payant, comme pour les centres commerciaux de La Praille et de Balaxert.
-
qu’une des deux branches du tram Cornavin – St Julien à l’étude soit prolongée jusqu’à Neydens (les décideurs de la région ont
décidé d’y renoncer)
Alain ROUILLER Président du CLE - Conseil lémanique pour l’environnement Conseiller en mobilité à l’ATE-Suisse 18, rue de Montbrillant CH-1201 Genève Tél ++4122 777.1002 | Courriel : cle.li@mac.com ou Alain.Rouiller@ate.ch Internet: http://www.cle.li | Cybercarnet http://alainrouiller.blog.tdg.ch/
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