environnement
Des nouvelles du loup en HAUTE SAVOIE...
Je vous propose de lire l'éditorial de l'ami Eric FERAILLE, président de la FRAPNA, dans le "HAUTE SAVOIE NATURE" de juillet-aout
2009.
Eric ne mâche pas ses mots, mais soit le loup a tout mangé, et il ne faut pas demander d'étendre le plan de gestion, soit on demande l'extension et c'est que le loup n'a pas fait de dégâts dans la faune sauvage, en contradiction avec des déclarations intempestives de l'époque...
Il y avait longtemps que l’on n’avait pas parlé du loup, mais nous sommes rassurés : la FDSEA, syndicat agricole majoritaire, nous rappelle, si on l’avait oublié, l’incompatibilité entre l’élevage et la présence du loup et demande l’adoption de zones d’exclusion du prédateur, en pratique tout le département !
Pourquoi faire dans le détail ? Les positions caricaturales c’est tellement simple ; cela évite la réflexion qui donne la migraine ; cela évite aussi de se mouiller à aider à la mise en place des mesures de protection des troupeaux (au cas où elles soient efficaces) ; et puis, on ne sait jamais, cela peut rapporter des voix !
C’est avec tristesse que nous voyons un syndicat agricole, que l’on pouvait penser responsable, s’engager dans une fuite en avant avec des positions extrêmes sans issue (même Bouvard et Estrosi ne parlent plus de zones d’exclusion, c’est dire !).
C’est dommage pour la Haute-Savoie qui mérite mieux que cela !
Côté chasse, après le psychodrame de l’hiver où l’on a bien cru que les chamois, cerfs et
autres chevreuils de la vallée de Borne avaient tous disparu sous la dent du loup,
soyez tous rassurés ! Les attributions de plan de chasse pour la saison 2009-2010 n’ont pas bougé d’un iota pour les communes du massif des Glières et de la vallée du Borne.
Mieux, la Fédération des Chasseurs demandait une augmentation du nombre d’animaux
à tirer au Petit-Bornand, épicentre du séisme.
Étant donné les qualités de gestionnaire incontestables de notre Fédération des Chasseurs, une seule conclusion s’impose : la faune sauvage n’a pas souffert de la présence du loup. Pour reprendre un titre de l’œuvre de William Shakespeare c’était « beaucoup de bruit pour rien » ! Espérons que cet hiver nos amis chasseurs seront un peu plus philosophes et sauront garder raison.
Éric Féraille, Président FRAPNA
Eric ne mâche pas ses mots, mais soit le loup a tout mangé, et il ne faut pas demander d'étendre le plan de gestion, soit on demande l'extension et c'est que le loup n'a pas fait de dégâts dans la faune sauvage, en contradiction avec des déclarations intempestives de l'époque...
DES NOUVELLES DU LOUP…
Il y avait longtemps que l’on n’avait pas parlé du loup, mais nous sommes rassurés : la FDSEA, syndicat agricole majoritaire, nous rappelle, si on l’avait oublié, l’incompatibilité entre l’élevage et la présence du loup et demande l’adoption de zones d’exclusion du prédateur, en pratique tout le département !
Pourquoi faire dans le détail ? Les positions caricaturales c’est tellement simple ; cela évite la réflexion qui donne la migraine ; cela évite aussi de se mouiller à aider à la mise en place des mesures de protection des troupeaux (au cas où elles soient efficaces) ; et puis, on ne sait jamais, cela peut rapporter des voix !
C’est avec tristesse que nous voyons un syndicat agricole, que l’on pouvait penser responsable, s’engager dans une fuite en avant avec des positions extrêmes sans issue (même Bouvard et Estrosi ne parlent plus de zones d’exclusion, c’est dire !).
C’est dommage pour la Haute-Savoie qui mérite mieux que cela !
Côté chasse, après le psychodrame de l’hiver où l’on a bien cru que les chamois, cerfs et
autres chevreuils de la vallée de Borne avaient tous disparu sous la dent du loup,
soyez tous rassurés ! Les attributions de plan de chasse pour la saison 2009-2010 n’ont pas bougé d’un iota pour les communes du massif des Glières et de la vallée du Borne.
Mieux, la Fédération des Chasseurs demandait une augmentation du nombre d’animaux
à tirer au Petit-Bornand, épicentre du séisme.
Étant donné les qualités de gestionnaire incontestables de notre Fédération des Chasseurs, une seule conclusion s’impose : la faune sauvage n’a pas souffert de la présence du loup. Pour reprendre un titre de l’œuvre de William Shakespeare c’était « beaucoup de bruit pour rien » ! Espérons que cet hiver nos amis chasseurs seront un peu plus philosophes et sauront garder raison.
Éric Féraille, Président FRAPNA
GPHS : une visite utile
La visite du Groupement pétrolier de HAUTE SAVOIE le 19
juillet a été fort utile puisqu'elle a permis, sous la direction de M. le secrétaire général de la Préfecture, que tous les partenaires de la Commission locale d'information et de contrôle
(CLIC), visualisent le fonctionnement du GPHS, depuis l'arrivée des hydrocarbures par le pipe line souterrain qui alimente le dépôt jusqu'à la livraison des produits aux camions de livraison aux
particuliers et aux pompes à essence.
Cette visite m'a permis de rappeler mon souhait confirmé par M. Raffy de voir le Plan d'organisation interne mis en oeuvre sans délai, avec la mise en place d'un exercice sur site, en présence de la commission locale.
M. Raffy a exigé qu'il ait lieu dès septembre 2009 sous la responsabilité du GPHS.
Ma seconde interrogation portait sur l'efficacité d'un seul groupe électrogène, alors que l'accident de centrale nucléaire en Scandinavie avait révélé que seul le 4° groupe avait démarré après que 3 aient refusé de le faire.
Comme ce groupe commande les automatismes d'arrosage des cuves, je demeure circonspect et ai demandé à la DRIRE de valider explicitement qu'un seul groupe suffit dans le cadre de la révision en cours du PPI.
J'ai enfin attiré l'attention sur l'absence de deux extincteurs et l'absence de visite de contrôle d'un équipement "enerflow" depuis 12 mois : le remplacement et l'intervention étaient programmés pour le lendemain de la visite selon le GPHS.
A suivre à la rentrée.
Cette visite m'a permis de rappeler mon souhait confirmé par M. Raffy de voir le Plan d'organisation interne mis en oeuvre sans délai, avec la mise en place d'un exercice sur site, en présence de la commission locale.
M. Raffy a exigé qu'il ait lieu dès septembre 2009 sous la responsabilité du GPHS.
Ma seconde interrogation portait sur l'efficacité d'un seul groupe électrogène, alors que l'accident de centrale nucléaire en Scandinavie avait révélé que seul le 4° groupe avait démarré après que 3 aient refusé de le faire.
Comme ce groupe commande les automatismes d'arrosage des cuves, je demeure circonspect et ai demandé à la DRIRE de valider explicitement qu'un seul groupe suffit dans le cadre de la révision en cours du PPI.
J'ai enfin attiré l'attention sur l'absence de deux extincteurs et l'absence de visite de contrôle d'un équipement "enerflow" depuis 12 mois : le remplacement et l'intervention étaient programmés pour le lendemain de la visite selon le GPHS.
A suivre à la rentrée.
TERRES de lac : appel aux dons pour sauver les paysages du lac.
Je vous ai déjà parlé de TERRES du LAC.
L'action de cette association qui se pésente comme un conservatoire des espaces agricoles de la cluse du Lac d'ANNECY en collectant des fonds qui permettront d'acheter des terres agricoles qui ne pourront plus être vendues à des fins de promotion immobilière.
C'est une action essentielle pour permettre aux agriculteurs des bords du lac de continuer à vivre et travailler dans ces espaces convoités.
TERRES du LAC sera présente lors de la journée LAC EN PARTAGE.
Pour plus d'information, visitez le site de TERRES DU LAC :
link
L'action de cette association qui se pésente comme un conservatoire des espaces agricoles de la cluse du Lac d'ANNECY en collectant des fonds qui permettront d'acheter des terres agricoles qui ne pourront plus être vendues à des fins de promotion immobilière.
C'est une action essentielle pour permettre aux agriculteurs des bords du lac de continuer à vivre et travailler dans ces espaces convoités.
TERRES du LAC sera présente lors de la journée LAC EN PARTAGE.
Pour plus d'information, visitez le site de TERRES DU LAC :
link
Lac d'ANNECY : réunion du comité scientifique halieutique
La réunion du comité scientifique halieutique du 16 juillet a été studieuse et s'est déroulée dans un climat d'écoute réciproque qui doit être signalé. Il réunissait les scientifiques, et les pêcheurs amateurs et professionnels sous l'égide de la Direction de l'agriculture (DDEA).
Les pêcheurs professionnels traversent une crise sans précédent car ils ne pêchent plus de féra: elles sont trop maigres ("efflanquées") et passent dans les mailles du filet.
Les scientifiques constatent que le stock de féras est présent dans le lac mais que les
poissons ne grossissent pas suffisamment : ils n'ont pas cette année 2009 assez à manger dans le lac pour grossir suffisamment. Les féras n'ont commencé à grossir que fin mai alors qu'elles
commencent habituellement dès mars.
On ne sait pas expliquer pour le moment ce phénomène d'insuffisance de la nourriture car le lac s'est bien oxygéné cet hiver et le taux de phosphore est stable depuis des années.
A noter que 1 poisson sur 6 pêché par les professionnels a déjà été pêché par les amateurs dans la pêche à la ligne parmi ceux qui ont été prélevés pour l'étude scientifique, puis rejeté car trop petit.
En conclusion,
* la pression de pêche est forte sur le lac
* la ressource halieutique ne trouve pas assez à manger pour se développer suffisamment rapidement, d'où le "trou" de cette année qui peut se reproduire.
* des espèces mériteraient d'être plus pêchées : la perche qui est abondante ou les écrevisses US qui prolifèrent dans le lac alors qu'il n'y a pas de débouché commercial pour le moment autour du lac. J'ai proposé aux pêcheurs professionnels de se rapprocher de la Chambre d'agriculture pour qu'une étude commerciale soit faite. Cette écrevisse invasive colonise la lac à grande vitesse et peut générer des conflits dans l'alimentation des poissons.
* le climat entre pêcheurs amateurs et pêcheurs professionnels a été constructif et les deux parties reconnaissent la nécessité de modifier le réglement de pêche.
J'ai insisté sur la nécessité d'une gestion à long terme de la ressource halieutique qui constitue le socle d'accord entre les pêcheurs amateurs et les pêcheurs professionnels : il faut adapter la pêche à la ressource et pour cela que les deux parties fassent des efforts d'adaptation de la pêche dans une perspective de long terme.
Sans que l'on puisse le prouver, les effets du réchauffement climatique sur des hauteurs importantes de la masse d'eau dans un lac transparent comme celui d'ANNECY sont sans doute significatifs sur le développement du zooplancton : cela ne s'arrêtera pas demain.
Rendez vous est pris pour la rentrée mais l'important est de se projeter dans l'avenir de la manière la plus rationnelle qui soit : assurer la gestion à long terme de la ressource halieutique et ne pas engager de processus de réduction de la taille des poissons susceptibles d'être pris pour ne pas empêcher le renouvellement de l'espèce, comme l'ont fait les pêcheurs en mer avec de nombreuses espèces.
Il faut nous féliciter que ni les pêcheurs amateurs, ni les pêcheurs professionnels ne se réclament de cette position : tous militent pour une gestion durable de la ressource et refusent des solutions de court terme qui mettraient en cause la pérennité de la pêche à la féra.
Politique de gestion des déchets : la méthanisation (2)
Le second axe de notre voyage d'étude en SUISSE portait sur la visite d'une usine de
méthanisation et de compostage de la "fraction fermentescible des ordures ménagères" (FFEOM) et des déchets verts. En clair, les rebuts de notre cuisine et ceux des commerces de fruits et légumes
ou les coupes de gazon, etc.
En SUISSE, ces déchets verts sont collectés séparément : lors du tri sélectif, les citoyens sont appelés à séparer les fermentescibles; ce que nous ne faisons pas à ANNECY.
Nous avons donc visité une usine qui fabrique du méthane avec la fermentation de la FFEOM, puis la partie solide de ce digestat est transformée en compost à l'air libre dans un hangar composé d'alvéoles.
A l'entrée des déchets verts, à la sortie du gaz qui est envoyé dans le réseau public et du compost qui est livré aux agriculteurs locaux.
Dans le projet politique du SILA de fermeture dans les prochaines années du 3° four de CHAVANOD, la recherche de solutions alternatives passe par une démarche de méthanisation et de compostage des déchets fermentescibles.
Un premier scénario est celui d'une usine de traitement mécano biologique : les ordures ménagères continuent d'être collectées "en vrac" et c'est à l'usine que la séparation des fermentescibles a lieu.
Un second scénario est de mettre à contribution le civisme des habitants et de trier les fermentescibles chez soi, comme nous le tentons avec l'expérience du lombricompostage à la C2A (au fait vous êtes vous inscrits au 04 50 33 02 12 ?).
Bien entendu, la structure des coûts est différente : la collecte est moins chère dans le scénario 1, mais le coût d'investissement est plus important.
Quant à la qualité du compost, est-elle la même après le tri mécanique ou avec un tri "à la source" ?
Mais aussi politiquement, préférons nous associer les citoyens à l'acte de trier, ou laissons nous faire des machines ?
C'est ce travail politique de choix qui attend le SILA dans les mois qui viennent.
En SUISSE, ces déchets verts sont collectés séparément : lors du tri sélectif, les citoyens sont appelés à séparer les fermentescibles; ce que nous ne faisons pas à ANNECY.
Nous avons donc visité une usine qui fabrique du méthane avec la fermentation de la FFEOM, puis la partie solide de ce digestat est transformée en compost à l'air libre dans un hangar composé d'alvéoles.
A l'entrée des déchets verts, à la sortie du gaz qui est envoyé dans le réseau public et du compost qui est livré aux agriculteurs locaux.
Dans le projet politique du SILA de fermeture dans les prochaines années du 3° four de CHAVANOD, la recherche de solutions alternatives passe par une démarche de méthanisation et de compostage des déchets fermentescibles.
Un premier scénario est celui d'une usine de traitement mécano biologique : les ordures ménagères continuent d'être collectées "en vrac" et c'est à l'usine que la séparation des fermentescibles a lieu.
Un second scénario est de mettre à contribution le civisme des habitants et de trier les fermentescibles chez soi, comme nous le tentons avec l'expérience du lombricompostage à la C2A (au fait vous êtes vous inscrits au 04 50 33 02 12 ?).
Bien entendu, la structure des coûts est différente : la collecte est moins chère dans le scénario 1, mais le coût d'investissement est plus important.
Quant à la qualité du compost, est-elle la même après le tri mécanique ou avec un tri "à la source" ?
Mais aussi politiquement, préférons nous associer les citoyens à l'acte de trier, ou laissons nous faire des machines ?
C'est ce travail politique de choix qui attend le SILA dans les mois qui viennent.
Puce du canard, état des lieux mi juillet
Le SILA a pratiqué comme tous les ans un traitement des fonds de plage par l'action mécanique à l'aide de 2 véhicules amphibies, équipés :
- d'une herse pour "griffer" superficiellement les fonds et détruire les mollusques
- d'un panier pour récolter ceux qui sont mis en suspension à la suite du passage du premier véhicule.
Les sites habituels ont été traités en 2 campagnes (12/05/09 au 14/05/09 + 26/05/09 au 28/05/09) de 3 journées d’intervention chacune.
- Plage d'Albigny à Annecy-le-Vieux (12/05 et 26/05)
- Plage des Marquisats à Annecy (13/05 et 27/05)
- Plage de l'Impérial à Annecy (14/05 et 28/05)
ces sites et ces périodes sont définies en fonction du cycle de vie et de l’écologie des mollusques hôtes intermédiaires du parasite.
Un suivi de l'évolution des densités de mollusques est assuré par des prélèvements par le SILA, en collaboration avec les plongeurs de la Coulée Douce, au large de l’Impérial.
En 2009, 106 mollusques/m² avant le passage des machines fin avril, 14 mollusques/m² après passage début juin; soit une réduction de 88 % de la densité.
Le suivi du parasitisme entre mai et juin 2009 sur plus de 1200 mollusques analysés au laboratoire du SILA indique que un seul individu est parasité par l’agent responsable de la dermatite cercarienne, soit une prévalence (=taux de parasitisme) de 0,08 %.
Pour rappel, en 1999-2000, au plus fort des perturbations liées à la dermatite cercarienne, ce taux a été estimé avec la même méthodologie entre 3 et 5 % (étude INRA Thonon), soit une présence du parasite dans le lac multipliée par un facteur > 10.
Cet été, par plusieurs sources d’information, le SILA estime l'évolution du nombre de cas :
- visites hebdomadaires des postes de secours des différentes plages du lac, pour recueillir les témoignages des secouristes + fiches de signalement des cas
- suite aux appels téléphoniques de personnes touchées
- Par les mairies des communes riveraines, qui informent les cas signalés au SILA
En conclusion,
Il semble qu’un premier épisode de cas de dermatite ait été enregistré début juillet, sur les plages d’Annecy, Annecy-le-Vieux et Sevrier. Pour autant, on ne peut pas dire pour l’heure que la parasitose soit en augmentation par rapport aux années passées, puisque ce type d’événement se produit généralement au moins une fois au cours de chaque saison estivale.
Les différents indicateurs du suivi scientifique n’indiquent pas, en 2009, une présence du parasite dans le milieu naturel
plus forte que les années passées.
Il convient d’attendre la fin de l’été pour dresser un état des lieux complet, en lien notamment avec les conditions météorologiques qui conditionnent fortement la fréquentation des plages.
Plus généralement, l’apparition de cas de dermatite dépend de nombreux facteurs. Certains sont connus (% de mollusques parasités, température de l’eau), mais il subsiste de nombreuses interrogations pour la communauté scientifique, et tout ne peut être expliqué.
Gobelets consignés, succès de l'expérimentation
Nous pouvons maintenant présenter un premier bilan de l'expérimentation des gobelets consignés à ANNECY à l'occasion du 14 juillet avec ANNECY TRADITIONS sur leur buvette.
Les "clients" ont été très favorables à cette solution innovante qui n'a suscité aucun phénomène de rejet de la part des personnes que j'ai interviewées sur place.
Bien au contraire, ils trouvent que cela permet de laisser le PAQUIER propre, que c'est nécessaire pour le développement durable, et nombreux sont ceux qui annonçaient vouloir les garder en souvenir car le flocage était réussi, etc. Donc très bon accueil.
Pour les bénévoles d'ANNECY TRADITIONS, il n'y a pas eu non plus de difficultés. Ils ont tous adhéré à cette initiative et très bien expliqué aux gens de quoi il s'agissait. La contrainte est de tenir une caisse pour les retours de consigne.
Frédéric CANET d'ECOCUP est resté toute la journée pour répondre aux questions, mais il a eu peu besoin d'intervenir.
En installant dans le stand des poubelles jaunes de tri sélectif qui permettent de trier immédiatement les cannettes en alu et les bouteilles en plastique, on aboutit à un excellent tri sélectif sur des matériaux nobles et chers, et on laisse le PAQUIER sans déchets, ce qui économise du travail pour le service de la propreté urbaine le lendemain matin et est plus agréable pour tous.
Chacun(e) d'entre nous peut relayer cela auprès des associations avec lesquelles il travaille ou milite pour que ce système de consignation devienne la règle même si le stand vend des cannettes ou des bouteilles et non au gobelet : on peut consigner la cannette et ensuite la mettre directement dans les bacs jaunes, comme j'ai demandé que l'Union Nouvelle le fasse pour la Fête du Lac.
Merci encore à Jean Jacques CHAPPUIS d'avoir initié cela avec son enthousiasme habituel.
Pour vos manifestations associatives, vous pouvez joindre Frédéric CANET par courriel à l'adresse suivante : ecocup.ra@gmail.com
Et vous connecter sur le site d'ECOCUP pour avoir des informations sur le mode de fonctionnement de cette association.
Politique de gestion des déchets : voyage en SUISSE (1)
Nous nous sommes rendus en SUISSE avec le SILA pour visiter une installation
industrielle de méthanisation des déchets fermentescibles de 200.000 habitants et découvrir une application informatique des gestion des "Molok", ces containers enterrés ou semi enterrés.
Vous savez que tous les EPCI adhérentes du SILA fonctionnement sur la base de la Taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) qui est établie sur la base de la valeur locative et pas sur la réalité de la production de déchets ménagers par le ménage. C'est comme si vous payez votre facture d'électricité ou votre facture de téléphone portable sur la base de la valeur locative de votre immeuble, mais pas du nombre de kilowatts que vous consommez et du nombre d'appels que vous passez.
Je suis étonné depuis longtemps que les citoyens acceptent ce mode de facturation, plutôt que la redevance dite "incitative" qui facture au poids ou au volume réellement produit par les habitants.
Le système suisse que nous avons visité permet de suivre à la seconde la production de déchets de chaque ménage qui apporte en apport volontaire ses déchets dans le système de collecte. Le MOLOK est équipé d'un lecteur de carte à puces qui permet l'ouverture de la trappe par laquelle les habitants remplissent le Molok. On facture donc exactement ce que le ménage produit.

Ci-dessus le système de lecture installé sur le MOLOK.
Mais également, on peut suivre le remplissage de chaque MOLOK à l'instant près, et donc organiser les tournées de collecte en les adaptant au cas par cas. Cela évite les tournées inutiles que génère notre système de collecte quotidien où la C2A fait rouler des camions qui ne collectent pas forcément utilement car les bacs de collecte sont à moitié vides ou pas sortis par les habitants.
Et donc cela économise du CO2 et des frais de fonctionnement pour la collectivité territoriale.

Ci-dessus le type de mobilier urbain .
On distingue le lecteur de puce sur le couvercle rabattable.
La pesée de l'apport du citoyen est automatique. Elle est contrôlable par celui-ci en direct sur internet : chacun peut contrôler sa propre production de déchets en temps réel.
La présentation du système est stupéfiante de simplicité car le suivi informatique permet une gestion en temps réel et une optimisation des moyens à mettre en oeuvre.
En FRANCE, une loi de 1992 malheureusement jamais mise en oeuvre, rendait obligatoire ce système.
Mais elle s'est heurtée aux politiques des grands groupes de traitement des déchets qui ont intérêt à ce que les volumes traités soient croissants, alors que la redevance incitative permet de les diviser par deux...
La décision du SILA de fermer le 3° four de CHAVANOD - plutôt que de mener une chasse aux déchets produits par d'autres collectivités à incinérer à ANNECY - permet aujourd'hui de se poser les bonnes questions : comment réduire la production de déchets et alléger la facture payée par les annéciens tout en améliorant notre bilan carbone ?
Nous devrions avoir l'ambition d'installer ce type d'équipements sur l'éco quartier où la gestion des déchets doit être exemplaire.
Suite de la visite quand j'ai un peu de temps...
Vous savez que tous les EPCI adhérentes du SILA fonctionnement sur la base de la Taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) qui est établie sur la base de la valeur locative et pas sur la réalité de la production de déchets ménagers par le ménage. C'est comme si vous payez votre facture d'électricité ou votre facture de téléphone portable sur la base de la valeur locative de votre immeuble, mais pas du nombre de kilowatts que vous consommez et du nombre d'appels que vous passez.
Je suis étonné depuis longtemps que les citoyens acceptent ce mode de facturation, plutôt que la redevance dite "incitative" qui facture au poids ou au volume réellement produit par les habitants.
Le système suisse que nous avons visité permet de suivre à la seconde la production de déchets de chaque ménage qui apporte en apport volontaire ses déchets dans le système de collecte. Le MOLOK est équipé d'un lecteur de carte à puces qui permet l'ouverture de la trappe par laquelle les habitants remplissent le Molok. On facture donc exactement ce que le ménage produit.

Ci-dessus le système de lecture installé sur le MOLOK.
Mais également, on peut suivre le remplissage de chaque MOLOK à l'instant près, et donc organiser les tournées de collecte en les adaptant au cas par cas. Cela évite les tournées inutiles que génère notre système de collecte quotidien où la C2A fait rouler des camions qui ne collectent pas forcément utilement car les bacs de collecte sont à moitié vides ou pas sortis par les habitants.
Et donc cela économise du CO2 et des frais de fonctionnement pour la collectivité territoriale.

Ci-dessus le type de mobilier urbain .
On distingue le lecteur de puce sur le couvercle rabattable.
La pesée de l'apport du citoyen est automatique. Elle est contrôlable par celui-ci en direct sur internet : chacun peut contrôler sa propre production de déchets en temps réel.
La présentation du système est stupéfiante de simplicité car le suivi informatique permet une gestion en temps réel et une optimisation des moyens à mettre en oeuvre.
En FRANCE, une loi de 1992 malheureusement jamais mise en oeuvre, rendait obligatoire ce système.
Mais elle s'est heurtée aux politiques des grands groupes de traitement des déchets qui ont intérêt à ce que les volumes traités soient croissants, alors que la redevance incitative permet de les diviser par deux...
La décision du SILA de fermer le 3° four de CHAVANOD - plutôt que de mener une chasse aux déchets produits par d'autres collectivités à incinérer à ANNECY - permet aujourd'hui de se poser les bonnes questions : comment réduire la production de déchets et alléger la facture payée par les annéciens tout en améliorant notre bilan carbone ?
Nous devrions avoir l'ambition d'installer ce type d'équipements sur l'éco quartier où la gestion des déchets doit être exemplaire.
Suite de la visite quand j'ai un peu de temps...
Lac d'ANNECY : Inquiétude des pêcheurs professionnels
L'inquiétude des pêcheurs professionnels qui rentrent bredouilles depuis plusieurs
mois est maintenant sur la place publique après l'intervention en leur faveur auprès des pouvoirs publics de la FDSEA.
Pour la première fois, les pêcheurs professionnels du lac d'ANNECY ne parviennent plus à pêcher les féras qui font les délices des restaurants du bord du lac.
Cette situation inédite est pour le moment sans explication.
Les féras pêchées par les filets des pêcheurs professionnels sont trop petites et sont donc relâchées et il n'y a plus de féras d'une taille suffisante.
Les scientifiques de l'INRA qui suivent depuis des années l'évolution de la ressource halieutique du lac sont donc appelés à la rescousse, ainsi que leurs collègues scientifiques étrangers qui participent au comité de suivi halieutique piloté par la Direction départemental de l'équipement et de l'agriculture.
Alors que les pêcheurs amateurs ne se plaignent pas cette année de ne pas pêcher, peut être grâce aux sonars dont les bateaux sont équipés, les pêcheurs professionnels ne trouvent pas de poisson cette année.
Il faut donc comprendre ce qui se passe.
Les pêcheurs professionnels sont des gens responsables qui ne veulent pas d'une réduction de la taille autorisée de la pêche des poissons si la ressource halieutique est menacée dans l'avenir.
Nous ne sommes nullement en face de professionnels qui veulent continuer de pêcher même si cela liquide l'espèce, comme malheureusement on le voit sur les littoraux côtiers, avec l'appui des élus locaux qui s'en prennent aux "technocrates" européens, alors que le moratoire sur la pêche est une nécessité absolue comme pour le thon rouge...
Tel n'est nullement l'état d'esprit de nos quatre pêcheurs très inquiets pour leur survie professionnelle si cette situation perdure, et inquiets de ne pas connaître les raisons de cette situation alors que la qualité biologique de la masse d'eau continue d'être exceptionnellement bonne.
Mais qui refusent une solution de court terme qui empêcherait l'espèce de se reproduire pour les années à venir.
Les poissons n'ont ils plus suffisamment à manger ? Le réchauffement climatique et le déficit en eau de pluie et de fonte des neiges sont ils des facteurs explicatifs de cette insuffisante croissance des poissons ?
On sait la fragilité des éco systèmes et qu'une différence de quelques degrés de la température de l'eau peut conduire à des modifications notoires...
Le comité scientifique se réunit le 16 juillet et l'on attend beaucoup de cette réunion dans une ambiance de grande inquiétude.
Pour la première fois, les pêcheurs professionnels du lac d'ANNECY ne parviennent plus à pêcher les féras qui font les délices des restaurants du bord du lac.
Cette situation inédite est pour le moment sans explication.
Les féras pêchées par les filets des pêcheurs professionnels sont trop petites et sont donc relâchées et il n'y a plus de féras d'une taille suffisante.
Les scientifiques de l'INRA qui suivent depuis des années l'évolution de la ressource halieutique du lac sont donc appelés à la rescousse, ainsi que leurs collègues scientifiques étrangers qui participent au comité de suivi halieutique piloté par la Direction départemental de l'équipement et de l'agriculture.
Alors que les pêcheurs amateurs ne se plaignent pas cette année de ne pas pêcher, peut être grâce aux sonars dont les bateaux sont équipés, les pêcheurs professionnels ne trouvent pas de poisson cette année.
Il faut donc comprendre ce qui se passe.
Les pêcheurs professionnels sont des gens responsables qui ne veulent pas d'une réduction de la taille autorisée de la pêche des poissons si la ressource halieutique est menacée dans l'avenir.
Nous ne sommes nullement en face de professionnels qui veulent continuer de pêcher même si cela liquide l'espèce, comme malheureusement on le voit sur les littoraux côtiers, avec l'appui des élus locaux qui s'en prennent aux "technocrates" européens, alors que le moratoire sur la pêche est une nécessité absolue comme pour le thon rouge...
Tel n'est nullement l'état d'esprit de nos quatre pêcheurs très inquiets pour leur survie professionnelle si cette situation perdure, et inquiets de ne pas connaître les raisons de cette situation alors que la qualité biologique de la masse d'eau continue d'être exceptionnellement bonne.
Mais qui refusent une solution de court terme qui empêcherait l'espèce de se reproduire pour les années à venir.
Les poissons n'ont ils plus suffisamment à manger ? Le réchauffement climatique et le déficit en eau de pluie et de fonte des neiges sont ils des facteurs explicatifs de cette insuffisante croissance des poissons ?
On sait la fragilité des éco systèmes et qu'une différence de quelques degrés de la température de l'eau peut conduire à des modifications notoires...
Le comité scientifique se réunit le 16 juillet et l'on attend beaucoup de cette réunion dans une ambiance de grande inquiétude.
L'eau en état de manque...
Ce qui pouvait apparaître comme une hérésie il y a quelques années est devenu un
véritable enjeu pour les ALPES : l'eau.
Alors que l'on présentait la montagne comme un chateau d'eau pour le reste du pays, un programme européen "Alps water scarce" présente la pénurie d'eau comme une réalité à laquelle il faut faire face.
Les travaux de Carmen DE JONG de l'Université de SAVOIE sur les conséquences négatives et sous estimées volontairement de la neige de culture sur l'hydrogéologie montagnarde, mais aussi les déficits pluviométriques récurrents que l'on connaît dans les ALPES sont des faits que l'on ne peut plus nier.
Cette situation de rareté se trouve confortée par les demandes pressantes d'intercommunalités de plus en plus éloignées de la C2A, ou qui avaient dédaigné les efforts de la C2A au moment de l'investissement dans la nouvelle usine d'ultrafiltration de LA PUYA, pour qu'elles bénéficient d'une interconnection des réseaux avec celui de la C2A.
Alors que le niveau de l'eau du Lac a baissé nettement en l'absence de précipitations depuis des semaines, cette situation de pénurie est aujourd'hui sous contrôle.
Mais un promeneur du bord des USSES me racontait ces derniers jours que la rivière est à un niveau bas jamais vu : un indice de plus de cette modification du régime des eaux de surface dans l'arc alpin.
Alors que l'on présentait la montagne comme un chateau d'eau pour le reste du pays, un programme européen "Alps water scarce" présente la pénurie d'eau comme une réalité à laquelle il faut faire face.
Les travaux de Carmen DE JONG de l'Université de SAVOIE sur les conséquences négatives et sous estimées volontairement de la neige de culture sur l'hydrogéologie montagnarde, mais aussi les déficits pluviométriques récurrents que l'on connaît dans les ALPES sont des faits que l'on ne peut plus nier.
Cette situation de rareté se trouve confortée par les demandes pressantes d'intercommunalités de plus en plus éloignées de la C2A, ou qui avaient dédaigné les efforts de la C2A au moment de l'investissement dans la nouvelle usine d'ultrafiltration de LA PUYA, pour qu'elles bénéficient d'une interconnection des réseaux avec celui de la C2A.
Alors que le niveau de l'eau du Lac a baissé nettement en l'absence de précipitations depuis des semaines, cette situation de pénurie est aujourd'hui sous contrôle.
Mais un promeneur du bord des USSES me racontait ces derniers jours que la rivière est à un niveau bas jamais vu : un indice de plus de cette modification du régime des eaux de surface dans l'arc alpin.
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